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S'informer | 21 décembre 2006

Savoir s'informer

La première étape dans l'initiation boursière est souvent la lecture de la cote, cote que l'on peut retrouver dans les principaux quotidiens économiques en détail ou synthétisée dans les journaux d'information génaralistes. Une cote donne les principaux éléments d'information relatifs à la séance de la veille avec le nom des différentes valeurs, classées par ordre alphabétique et par marché. Sur une valeur, on retrouve essentiellement des informations relatives à son cours, à savoir le dernier cours coté, son plus haut et son plus bas au sein de la séance boursière, son premier cours ou cours d'ouverture. Y figure aussi son code ISIN, code que vous serez amené à réutiliser pour passer vos ordres ou rechercher de l'information. Le nombre de titres composant le capital social de l'entreprise est généralement précisé de même que les volumes, c'est à dire le nombre de titres échangés sur cette valeur lors de la séance précédente. Enfin, le plus souvent, on retrouve des données relatives au dividende (montant payé par l'entreprise à ses actionnaires), avec la date du dernier paiement, le montant net et l'avoir fiscal. Les différentes informations que l'on retrouve dans une cote sont assez succinctes, mais leur lecture régulière permet de commencer à avoir une "mémoire de marché" c'est à dire de commencer à intégrer les cours cotés par un certain nombre de titres, information qui vous servira régulièrement par la suite pour détecter des baisses anormales dont vous pourrez profiter.


Le second stade de l'information consiste généralement à commencer à lire les hebdomadaires boursiers du week-end. Ces journaux vous donneront des conseils pour investir, servez-vous en pour découvrir les activités des sociétés, les informations à connaître, etc... Pour commencer, la lecture d'un seul de ces journaux est suffisante.


Enfin, Internet a donné naissance à de nombreux sites d'informations ou de conseils boursiers. L'intérêt principal des sites est de diffuser une information dans les plus brefs délais, ils connaissent une forte croissance de leur diffusion. Soyez cependant vigilants vis à vis des informations qui y sont diffusés, la qualité des conseils étant parfois très disparate. Prenez surtout garde aux informations souvent erronées qui circulent sur les forums et qui ont surtout pour objectif d'influencer vos investissements boursiers. Il y a sur les forums beaucoup d'informations intéressantes mais aussi beaucoup de désinformation.

La lecture d'un rapport annuel

Passé le stade de l'information générale, arrive celui plus délicat de l'information financière et de la lecture d'un rapport annuel. A priori, le sujet n'a rien de passionnant et pourtant, la lecture du rapport d'une entreprise permet de trouver des mines d'or... Le rapport annuel d'une entreprise est une véritable photographie de la société. Il permet avec un minimum d'expérience de pouvoir s'informer sur la solidité financière d'une entreprise, sa rentabilité, sa croissance, etc... Mais il a une limite, il n'est disponible que plusieurs mois après la date de clôture des comptes. Notez que les sociétés adressent généralement sur simple demande leurs rapports annuels à leurs actionnaires et qu'ils sont généralement accessibles sur le site Internet de l'entreprise concernée.


Vous trouverez dans un rapport annuel des informations précises sur les métiers et les produits de la société ainsi que ses comptes détaillés. Par souci de simplification, nous n'aborderons que les deux aspects comptables les plus essentiels, le bilan et le compte de résultat. Commençons par le compte de résultat qui est l'élément comptable le plus facile à comprendre.


Un compte de résultat part des ventes ou du chiffre d'affaires, dont on déduit les différentes charges de l'entreprise pour arriver à un résultat positif (bénéfice) ou négatif (perte). Le tableau ci-dessous vous en explique les fondements :


  Chiffre d'affaires (=Ventes de l'entreprise)

- Charges d'exploitation Charges de personnels
  Achats extérieurs
  Locations
  Amortissements et provisions
  ....

= Résultat d'exploitation

- Charges financières Intérêts d'emprunt, agios bancaires,
+ Produits financiers Dividendes, produits des placements,
= Résultat Courant

+ Produits exceptionnels Ecart entre les prix de vente et la valeur du bien dans le bilan
- Charges exceptionnelles comptes, provisions pour restructurations

= Résultat courant avant impôts

- Impôts sur les résultats

= Résultat Net


Quelques précisions :

Les Dotations aux Amortissements

Les biens possédés par une entreprise se déprécient chaque année qu'il s'agisse d'immeubles, ou de matériels tels que des machines, des véhicules, etc. Pour tenir compte de la perte de valeur de ces biens, chaque année, on passe en charge une quote-part du prix d'achat du bien. Pour un bien tel qu'une automobile on pourra retenir une durée de 5 ans. Dans ce cas, on amortira 20 % de la valeur d'achat chaque année. Avec le nouveau plan comptable (IFRS), l'amortissement des survaleurs concernant les sociétés acquises ou "goodwill" n'est plus de mise. Une évaluation de ces sociétés est effectuée chaque année et donnera lieu, si besoin est, à une dépréciation si la valeur ne corresponds plus au prix d'achat.


Les provisions


les sociétés peuvent constater des provisions qui leur permettent de tenir compte d'une charge presque certaine, dans le respect de règles comptables et fiscales très strictes. Le plus souvent, il s'agira de provisions pour clients douteux : l'entreprise a effectué la prestation, elle n'a pas reçu le règlement et juge qu'il sera difficile de recouvrer sa créance. Dans ce cas elle peut provisionner cette créance, ce qui lui génère une charge purement comptable.

 Les produits et charges exceptionnels

La vie d'une entreprise est affectée par des éléments exceptionnels, c'est à dire qui ne rentrent pas dans son cycle d'activité habituel. Par exemple une restructuration, ou la vente d'une filiale. Cette charge ou ce produit que l'on ne retrouvera pas l'année suivante dans les comptes, sera comptabilisé au niveau du résultat exceptionnel afin de ne pas avoir d'impact sur la rentabilité économique réelle de la société.


Les informations que l'on retire de la lecture du compte de résultat sont nombreuses.

Le résultat opérationnel

(ou résultat d'exploitation) c'est une donnée essentielle, il indique la rentabilité économique réelle de la société, il montre sa capacité a gagner de l'argent sur son activité. En divisant le résultat opérationnel par le chiffre d'affaires, on obtient la marge opérationnelle, une donnée que regardent de près les investisseurs : si la marge opérationnelle (ou marge d'exploitation) monte, alors la société augmente sa rentabilité, ce qui est particulièrement apprécié.

 Le résultat net

c'est quant à lui est bien évidemment l'un des premiers éléments que regardent les investisseurs. Notez que si le chiffre brut est important, les boursiers considèrent aussi avec attention la variation du résultat par rapport à l'exercice précédent, et s'il est conforme, meilleur ou moins bon que ne le prévoyaient la société et les analystes financiers.


D'autres notions comptables peuvent être utiles à connaître :

L'Ebitda

ce terme anglais signifie Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization. Il s'agit donc du résultat avant prise en compte des charges financières, des impôts, des provisions et des amortissements. C'est ainsi le bénéfice résultant des seules activités d'exploitation.


Le Cash-Flow


il s'agit de la différence entre les entrées et les sorties de trésorerie au niveau de l'exploitation. Son calcul s'effectue de la manière suivante :


  Résultat net
+ Dotation aux amortissements et aux provisions
+ Moins-values de cession d'actifs
- Plus-values de cession d'actifs
- Variation du BFR (Besoin en fonds de roulement)


Le Free Cash-Flow


le free cash-flow correspond au flux de trésorerie généré par l'actif économique de l'entreprise. On peut le calculer ainsi :


  Excédent brut d'exploitation ou EBITDA
- Impôt normatif sur le résultat d'exploitation
- Variation du besoin en fonds de roulement
- Investissements nets des désinvestissements


Le free cash flow correspond donc à l'argent dont dispose l'entreprise pour rembourser ses dettes, verser un dividende, racheter ses propres actions, effectuer des opérations de croissance externe ou augmenter sa trésorerie. On peut également établir la valeur d'une société à partir de l'actualisation des flux de free cash-flow.


Le bilan de l'entreprise vous donnera deux types d'information : ses ressources financières (passif) et ses emplois (actif), pour résumer, d'où proviennent ses fonds et comment elle les utilise. Les ressources d'une entreprise sont globalement divisées en deux catégories : ses ressources financières propres, que l'on appelle "fonds propres" et son endettement.


Les fonds propres sont composés du capital ainsi que des réserves que la société constitue année après année, c'est à dire la partie de son résultat net qu'elle ne va pas distribuer à ses actionnaires. L'endettement se divise lui aussi en deux partie : les dettes financières à moyen long terme qui sont censées financer les immobilisations (machines, bâtiments, ...) et les dettes financières à court terme qui elles ont pour vocation de financer le cycle d'activité normal de la société. Parmi les points que regardent en premier les investisseurs figure le ratio d'endettement c'est à dire les dettes - la trésorerie / fonds propres : la situation est jugée dangereuse quand ce ratio est supérieur à 1, c'est à dire que l'endettement de l'entreprise dépasse ses fonds propres, les frais financiers risquant de dévorer la rentabilité de l'entreprise. Dans ce cas, soit l'entreprise devra vendre des actifs rapidement pour rembourser une partie de ses dettes, soit elle devra augmenter ses fonds propres, notamment en procédant à une augmentation de capital.


Les emplois (actifs) comprennent les actifs incorporels, c'est à dire les brevets que possède la société, ses marques, etc..., ainsi que ses actifs corporels qui sont représentés par son outil de travail, les usines, les machines, les bureaux, etc... qu'elle possède. La seconde catégorie d'actif est représentée par les actifs d'exploitation, c'est à dire pour simplifier ses stocks. Parmi les éléments les plus intéressants, il conviendra de regarder dans les actifs si la société ne possède pas des biens qui sont totalement amortis car ils figurent dans ces comptes depuis de longues années, ou qui n'ont pas été revalorisés et qui pourraient générer des plus-values très importantes si la société décidait de les vendre. Ainsi, il arrive que l'on découvre dans le bilan de certaines sociétés qu'elles possèdent des terrains ou des immeubles achetés il y a très longtemps et dont le prix est largement sous-évalué dans le bilan...


Les méthodes d'évaluation


L'analyse fondamentale


Contrairement à ce que pensent ceux qui débutent en Bourse, une action dont le cours est très élevé pourrait être moins "chère" qu'un titre dont le cours est très faible. Ainsi, le fait qu'Alcatel cote 10 euros ne veux pas dire que la valeur est meilleur marché que Bouygues qui vaut 35 euros. D'autres facteurs doivent être considérés :

Le PER

Le PER (Price Earning Ratio appelé aussi rapport cours/bénéfices) est l'un des premiers critères à prendre en compte dans l'évaluation d'un titre. Il se calcule en deux temps. Tout d'abord en divisant le bénéfice net par le nombre d'actions composant le capital, on obtient ainsi le Bénéfice Net par Action ou BNA ou BNPA. Puis, en divisant le cours de Bourse par le BNA, vous obtenez le PER du titre.


PER = Cours / BNA
avec BNA = bénéfice net / nombre d'actions composant le capital de l'entreprise.


Plus le PER est faible, plus l'action est bon marché et inversement. Ainsi, un PER de 30 ou plus commence à être élevé dans l'absolu. Un PER est bon marché en dessous de 10 et très faible en dessous de 5 ou 6. Le PER est aussi appelé multiple de capitalisation des bénéfices ou plus simplement multiple.


Ainsi obtenu, le PER donne une première indication sur la valeur d'un titre, mais il faut aussi tenir compte d'autres paramètres : le secteur de la société par exemple. Ainsi, pour une valeur sidérurgique un PER de 8 à 12 est normal alors que pour une valeur informatique un PER de 30 est habituel. Car le PER est d'autant plus élevé que le rythme de croissance des bénéfices est rapide. Prenons l'exemple d'une société A ayant des prévisions de croissance de 25% par an et un PER de 15, et d'une société B dont les bénéfices progressent de 5% par an, l'action B ayant un PER de 10. Rapidement, le PER de A sera moins élevé que celui de B, A est donc comparativement moins chère.

 

              PER année 1  PER année 2  PER année 3


 Action  A 15                   11.25              8.43


 Action  B 10                     9.5                9.25

 

Les investisseurs valorisent donc les titres sur la base des résultats connus sur le dernier exercice mais surtout en fonction des bénéfices qu'ils estiment sur l'année en cours et les années suivantes.


Retenez que malgré l'existence de différents critères d'évaluation, le PER est sans aucun doute l'un des plus importants et des plus fiables sur la durée. Peter Lynch, gestionnaire de Fidelity et auteur du best-seller "Et si vous en saviez assez pour gagner en Bourse ?" a de son côté une formule assez simple mais efficace au vu de ses résultats : il considère qu'un PER ne devrait jamais dépasser le taux de progression des profits d'une entreprise. Ainsi, une société dont le marché estime qu'elle va voir ses bénéfices s'accroître de 20% par an sur les prochaines années, devient intéressante si son PER est sensiblement inférieur à 20. La technique paraîtra simpliste à certains, mais en Bourse les méthodes les plus simples sont souvent celles qui fonctionnent le mieux...

Le Rendement

Le rendement d'une action représente la rémunération que perçoit l'investisseur. Le rendement se calcule en divisant le dividende par le cours de l'action.


Rendement = Dividende / Cours de l'action


Plus le rendement d'un titre est élevé, plus son achat est intéressant. Mais attention, certains rendements très importants cachent parfois des situations délicates : une société mal en point voit son cours s'effondrer, le rendement augmente fortement mais si elle fait des pertes à l'avenir, elle ne distribuera plus de dividendes et le rendement deviendra donc nul ! Il y a des valeurs que l'on qualifie de valeurs de rendement car elles distribuent une part importante de leurs résultats à leurs actionnaires, notamment les sociétés immobilières. Les entreprises qui ont fait l'objet d'un RES (Rachat d'Entreprises par les Salariés) ont elles aussi généralement une politique de distribution assez généreuse car les cadres qui ont racheté leur société ont souvent eu recours à l'emprunt, ils doivent donc recevoir des dividendes élevés.


Les valeurs de rendement sont particulièrement intéressantes quand les taux d'intérêts baissent, elles sont à l'inverse pénalisées dans les périodes où les taux sont élevés.

La décote sur actif net réévalué

L'analyse de la décote d'une société est surtout utilisée pour apprécier les holdings, les sociétés immobilières ou de portefeuilles. Cet indicateur est aussi pertinent dans le cas de valeurs dont le cours s'est effondré à la suite de pertes ou de mauvaises nouvelles car il permet de juger du risque que l'on prend en investissant. Généralement les décotes se situent entre 20 et 35 % de l'actif net réévalué. On peut juger qu'une décote supérieure à 50 % représente un bon critère d'achat sur une valeur d'actif. Il est parfois possible de constater des "surcotes", c'est à dire un cours de Bourse supérieur à la valeur estimée du patrimoine de la société. Cela arrive dans certaines périodes atypiques : ainsi au début de l'année 2000, on a vu des holdings technologiques surcoter par rapport à leur valeur d'actif tant les investisseurs étaient persuadés que la valeur de leurs participations allaient monter rapidement...

La formule de la décote se calcule de la façon suivante :

Décote : (Cours - ANR) / Cours avec ANR : Actif Net Réévalué


Comme nous l'avons aperçu dans l'analyse du bilan, il convient souvent de réévaluer l'actif des sociétés en fonction des critères de marché. Ainsi, une participation pourra être considérée en fonction de son cours de Bourse, un immeuble en fonction de la valeur des transactions immobilières dans le quartier, un brevet selon le potentiel d'activité qu'il peut générer, etc....

Le PEG

Le PEG, pour Price Earnings Growth, est apparu ces dernières années et peut notamment être utile pour comparer certaines valeurs de croissance. Le PEG se calcule par le rapport entre le PER et le taux de croissance moyens des bénéfices attendus sur les années futures. Par exemple, une valeur ayant un PER de 15 pour une croissance attendue de 20% aura un PEG de 0,75. Un PEG inférieur à 1 est souvent considéré comme situation plutôt favorable à l'investissement dans une valeur de croissance, mais ce n'est pas une généralité.

La capitalisation boursière rapportée au chiffre d'affaires

Au-delà des résultats, la notion de chiffre d'affaires est parfois essentielle pour apprécier une valeur. En effet, même une société qui dégage des pertes peut représenter un intérêt de par l'activité qu'elle réalise, ou la part de marché qu'elle détient.


La valorisation des entreprises par rapport à leurs chiffres d'affaires peut varier de façon très importante : une entreprise sur un secteur en faible croissance peut se payer 10 à 15 % de son CA lors d'une opération financière. A l'inverse, sur des secteurs dynamiques tels que l'informatique, il n'est pas étonnant de constater des prix de transaction représentant plus d'une année d'activité. Afin d'affiner ce critère, il convient de tenir compte des dettes de la société, car dans le cas d'une opération financière, l'acquéreur tient compte de l'endettement. L'idéal est donc de raisonner sur la base du ratio Capitalisation + dettes / CA. Notez que dans le cas d'une société ayant une trésorerie positive et non endettée, le ratio sera impacté.


Autre intérêt à considérer le ratio capitalisation boursière sur CA est d'avoir une première estimation de la capacité bénéficiaire d'une entreprise. Par exemple, pour une société en perte, un investisseur peut estimer qu'une fois redressée, l'affaire dégagera une rentabilité au moins égale à celle du secteur d'activité. Il suffit donc d'appliquer cette marge nette pour avoir une idée approximative des bénéfices futurs et détecter ainsi une valeur à fort potentiel. Vous pouvez aussi retenir la moyenne des marges bénéficiaires dégagées par l'entreprise sur les années précédentes.

L'analyse technique

Appelée aussi analyse graphique ou chartiste, l'analyse technique tente de prévoir les cours futurs en se basant sur les courbes des graphiques précédents. Les principes généraux reposent sur les données dérivées des marchés financiers, en particulier des cours d'échange et des volumes de transactions. Ces principes reposent donc sur des études empiriques. L'analyse technique a prouvé qu'elle permettait d'obtenir de bons résultats sous certaines conditions sans faire intervenir beaucoup de moyens puisque seuls les graphiques des cours suffisent. La raison du succès de l'analyse technique est certainement à rapprocher de sa facilité d'apprentissage.

Etudions maintenant les principales figures remarquables de l'analyse technique.

Les figures remarquables


Les supports et résistances


Les supports et résistances correspondent à une succession de cours qui reposent sur de véritables droites. Lorsque cette droite est supérieure au cours d'une valeur, il s'agit d'une résistance, lorsqu'elle est située en-dessous, d'un soutien. De manière très simple, la rupture d'une résistance, c'est à dire lorsque le cours d'une valeur dépasse le niveau de cours de la résistance, on obtient un signal d'achat. A l'inverse, la rupture d'un soutien constitue un signal de vente pour l'analyse graphique.

Les moyennes mobiles

Les moyennes mobiles (MM) permettent d'éliminer les variations non significatives afin de dégager le mouvement général. Ces MM constituent donc un instrument de lissage de l'évolution des cours. Elles n'ont pas pour objet d'anticiper mais de déterminer des tendances à plus ou moins long terme par des signaux d'achat et de vente.


On distingue trois moyennes classiques : la courte (généralement 10 jours), l'intermédiaire (50 jours) et la longue (200 jours de Bourse, soit près d'une année). Certains investisseurs travaillent sur des moyennes beaucoup plus courtes, notamment les day-traders.


Un signal d'achat se déclenche quand une MM courte coupe, en venant du bas, une MM longue pour évoluer au-dessus. Réciprocité oblige : un signal de vente apparaît si une MM courte coupe, en venant du haut, une MM longue pour évoluer au-dessous.


Notez aussi qu'un croisement de MM près d'un sommet est significatif d'un signal fort de retournement à la baisse.

Les têtes et épaules

La figure tête et épaule est probablement la plus courante de l'analyse technique.


Le marché tend à dessiner une figure ressemblant au buste d'un être humain. La courbe qui représente le cours de l'action est caractérisée par une succession de trois pics : "la tête" (au centre), et les deux "épaules" (sur les côtés). Le dépassement par la courbe de la ligne de "cou" en fin de figure est un signe de vente. A l'opposé, la figure tête et épaules inversées annonce souvent une forte hausse à venir.

Le canal

Le canal est un outil d'analyse graphique permettant de déceler les tendances d'une valeur. Il est constitué de deux droites parallèles au sein desquelles la valeur fluctue. Selon l'orientation du canal, on parle de canal haussier ou baissier. A noter que la sortie d'un canal par le haut est annonciatrice d'une hausse, et inversement dans le cas où la valeur sort par le bas.

Les triangles

Les triangles sont des figures assez fiables. Ils peuvent être qualifiés d'isocèles, ou encore de biseaux. La valeur qui évolue au sein d'un triangle voit sa zone de fluctuation se réduire peu à peu, la sortie par le haut est généralement suivie d'une forte progression des cours, et inversement par le bas.

Les indicateurs remarquables

Les performances respectives des indicateurs suivants sont sensiblement identiques. Leur utilisation se fera selon la décision d'achat, de conserver ou de vendre.

La Stochastique

La stochastique illustre les moments de sur-achats et de sur-vente pour un titre.

Le Momentum

Le Momentum est un indicateur de mesure de rapidité des mouvements. Il joue un rôle important dans la mesure où il aide à identifier les sommets et les creux de marché.

Le MACD

Le MACD (Moving Average Convergence Divergence) correspond à la combinaison entre deux lignes oscillatoires : la ligne delta (rapide) et la ligne de signal (lente). La ligne delta est relative à la différence entre deux MM exponentielles (12 et 26 jours, en général). La ligne de signal correspond à la moyenne mobile exponentielle (ou MM lente) à 9 jours.
Lorsque la ligne de signal passe au-dessus de la ligne delta et que les deux lignes sont au-dessus de la ligne des zéros, un signal d'achat est validé. Et inversement pour un signal de vente.

Le RSI

Le RSI (Relative Strengh Index) est un oscillateur étudiant la force relative du mouvement d'un titre. Si le RSI est égal à 100%, alors le mouvement est purement haussier. Et inversement si le RSI est égal à 0%. Si un RSI est supérieur à 70%, le titre est en sur-achat : le marché devrait alors prendre ses bénéfices. A l'inverse, si un RSI est inférieur à 30%, le titre est en sur-vente : le marché devrait alors être attiré par cette sous-valorisation et porter son cours à la hausse.

Publié par forted à 00:35:47 dans Investir | Commentaires (0) |

Quelques règles de bases | 20 décembre 2006

5. FISCALITÉ ET FRAIS BOURSIERS

Les détenteurs de valeurs mobilières bénéficient de deux types de revenus : les plus-values et les dividendes. Chacun de ces revenus possède ses propres caractéristiques fiscales. De plus, sachez que sous certaines conditions, les transactions boursières supportent un impôt, l'impôt de bourse. Le passage d'un ordre de Bourse génère des frais, appelés les frais de courtage avec, selon l'intermédiaire, un seuil minimum de perception.

5.1 - Les frais de transaction (ou frais de courtage)

Après chaque ordre d'achat ou de vente, des frais de courtage sont prélevés à l'investisseur par son intermédiaire financier. Grâce à Internet, les frais de courtage ont fortement baissé. Ces frais peuvent, en outre, être prélevés sous forme de forfait.

5.1.1 - L'impôt de bourse

Pour des transactions supérieures à 7.666 euros, la transation est soumise à un impôt de Bourse. Celui-ci s'élève à 0,3% de la transaction d'un montant compris entre 7.666 euros et 153.000 euros, puis de 0,15% au-delà. L'impôt de Bourse peut s'élever à un maximum de 610 euros.

5.1.2 - Les droits de garde

Les droits de garde sont prélevés une fois par an, généralement en début d'année civile, par l'intermédiaire financier. Ils sont déductibles du revenu imposable et sont facturés en fonction du nombre de lignes et de la valeur du portefeuille.

5.1.3 - Les commissions

Les commissions correspondent à plusieurs opérations facturées au particulier par son intermédiaire financier : commission de tenue de compte, relevés de plus-value, etc...

5.1.4 - La TVA sur les frais de courtage

Elle est actuellement établie à 19,6%.

5.2 - La fiscalité du compte titres

5.2.1 - Imposition des dividendes

Le dividende est la partie du bénéfice net d'une société distribuée à l'actionnaire. Les dividendes sont soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Pour les titres français, un abattement annuel forfaitaire est appliqué aux dividendes.

5.2.2 - Imposition des plus-values

La plus-value constitue le gain obtenu sur la vente d'un titre. L'administration fiscale retient un seuil de cessions à partir duquel les plus-values sont taxables.

5.2.3 - La fiscalité du PEA

5.2.3.1 - Les avantages

Le PEA offre un cadre fiscal avantageux : en effet, les opérations boursières sur le PEA sont exonérées d'impôt. Les dividendes des produits échappent également à l'impôt. On peut ainsi acheter ou vendre des titres comme bon nous semble, mais il existe des conditions à respecter...

5.2.3.2 - Les contraintes

Il faut savoir que toutes les actions ne sont pas éligibles au PEA. De plus, le plan ne doit pas être cassé (retrait anticipé) avant 5 ans afin de bénéficier des avantages fiscaux maximum. En cas de retrait anticipé, dividendes et plus-values sont alors taxées et le plan est alors clôturé. L'autre contrainte de taille est qu'il n'est pas possible de faire jouer l'effet de levier du règlement à service différé (SRD).

5.2.3.3 - Particularités

Au delà de 8 ans, les retraits partiels n'entraînent plus la clôture, mais tout versement ultérieur est interdit. Le plan peut cependant continuer à fonctionner jusqu'au décès du titulaire.
Pour un couple, deux PEA valent mieux qu'un. Ce principe permet une gestion plus souple que si le couple n'en possédait qu'un car, en cas de besoin de liquidités, l'un des deux PEA pourra être cassé et sera imposable fiscalement. L'autre restera ouvert.
A la différence d'un compte titre "ordinaire" sur lequel on peut passer des ordres sans pour autant disposer des fonds le jour de l'ordre d'achat, un compte PEA exige de détenir les espèces correspondantes avant de passer un ordre.

Pour résumer, le PEA est une enveloppe fiscale qui permet de "jouer en bourse" sans impôt à condition de ne pas sortir avant cinq ans.
En pratique, il est bon de dissocier les opérations de bourse en 2 parties : les opérations au comptant étant réalisées sur le PEA et celles au SRD sur le compte titre traditionnel. Cette technique simple permet de profiter partiellement des avantages fiscaux liés au PEA en éliminant une part des contraintes, déjà énumérées, qu'il impose.

Publié par forted à 22:52:51 dans Bien débuter en Bourse | Commentaires (0) |

Voici le plus grands des trois chalets Suisse de Papa | 20 décembre 2006

Publié par forted à 03:15:13 dans Photos | Commentaires (0) |

Dix poncifs sur la richesse | 20 décembre 2006

1. Le PIB est un bon indicateur de la richesse créée


De la vache folle à l'Erika, de la tempête de décembre 1999 aux accidents de la route ou à l'explosion de l'usine AZF à Toulouse : toutes ces catastrophes sont des bénédictions pour notre produit intérieur brut ! Les centaines de milliards de francs qu'elles coûtent à la collectivité ne sont pas comptabilisées comme des destructions, mais comme des créations de richesse : dès lors qu'il faut payer des garagistes pour réparer les voitures endommagées, des cimentiers pour brûler les farines animales ou des médecins pour soigner les victimes de la pollution, des valeurs ajoutées monétaires sont enregistrées dans les comptes. Ce qui contribue à gonfler le PIB (produit intérieur brut).


2. Seules les entreprises produisent de la richesse


Notre système économique repose sur la stricte séparation entre, d'un côté, des entreprises considérées comme seules productrices de richesse et, de l'autre, des activités sociales et écologiques financées par prélèvement sur cette richesse. Un tel mythe condamne les associations à quémander leurs moyens d'existence à l'État ou à les rechercher sur le marché, faute de disposer de ressources directement liées aux richesses sociales qu'elles contribuent à créer ou à préserver. En termes de comptabilité nationale, les associations concourent à faire baisser le PIB en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Ce système pervers fait des services publics un secteur suspecté en permanence de parasitisme.


3.Les indicateurs de productivité de l'ère industrielle sont toujours valables


Nous disposons d'outils de mesure de la productivité forgés pour favoriser une croissance matérielle de nature industrielle. Ceux-ci s'avèrent largement contre-productifs lorsqu'il s'agit d'affronter les trois grands défis de l'avenir : entrée dans l'ère informationnelle, enjeux écologiques, rôle des services relationnels (éducation, santé...) dans notre développement. Ainsi, en matière de santé, ce qui compte n'est pas le nombre de visites chez le médecin, mais le fait de savoir si l'on est guéri ou, mieux, si l'on échappe à tel ou tel risque. Or, dans la comptabilité actuelle, plus on fait de prévention, plus on casse la croissance (puisqu'on consomme moins de médicaments et d'heures d'hospitalisation) !


4 La monnaie sert d'abord à faciliter l'échange


Exact, mais pour une part seulement. Le mot "payer" vient du latin pacare, qui signifie pacifier et Montesquieu a développé une théorie du " doux commerce " comme alternative à la guerre. Mais, si la monnaie remplit cette fonction lorsqu'elle facilite l'échange entre partenaires, elle devient facteur de violence quand elle se fait outil de domination d'un capitalisme relevant plus de la volonté de puissance que du désir d'échange. Que des personnes désireuses d'échanger et de créer des activités ne puissent le faire au motif qu'elles sont insolvables est en contradiction avec la théorie de la monnaie comme outil d'échange.


5 L'argent reste le fondement de tout système d'échange


Le système d'échange le plus universel entre les êtres humains est en réalité celui du temps. Celui-ci remplit d'autant mieux les rôles d'unité de compte et de moyen d'échange traditionnellement dévolus à la monnaie que ses unités (heures, minutes, secondes) ont l'avantage, contrairement à l'argent, d'être universellement reconnues et invariables. Bref, ce qu'on appelle l'argent, et qui n'est en fait que la " monnaie de marché ", n'est qu'un cas particulier de l'échange de temps. Il serait plus judicieux de dire que " l'argent, c'est du temps " plutôt que " le temps, c'est de l'argent ".


6 C'est la rareté qui fait la vraie valeur d'un bien


Nous définissons la valeur, au sens économique, par la rareté. Mais cette intuition devient fausse lorsqu'elle dénie toute valeur à des biens non rares mais dont la perte serait irréparable : l'air est abondant et gratuit, mais sa disparition condamnerait l'espèce humaine. Ce qui montre que la valeur marchande est un sous-ensemble d'un système de valeurs plus élevé, dont il suffit de simuler la perte pour découvrir l'importance.


7 Les ressources planétaires sont insuffisantes pour satisfaire tous les besoins


La guerre économique actuelle, que l'on nous présente comme liée à des logiques de rareté et de survie, se situe dans un contexte où les besoins fondamentaux des six milliards d'êtres humains peuvent être satisfaits. Les chiffres du Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) sont éloquents : il faudrait environ 40 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim, permettre l'accès à l'eau potable pour tous, pour les loger décemment et combattre les grandes épidémies. Soit dix fois moins que pour les dépenses mondiales de publicité !


8 L'économie est née de la nécessité d'affecter des ressources rares


Dans la plupart des cas, ce n'est pas la rareté mais l'abondance qui caractérise la nature : que l'on pense à l'abondance des espèces, des cellules et, de manière générale, à la formidable profusion dont témoigne le phénomène de la vie... Loin que l'économie apparaisse comme l'activité de base, condition de toute survie, elle est beaucoup plus, à partir de sa réinvention moderne au xixe siècle, l'idéologie dominante de la société industrielle.


9 L'économie joue un rôle central dans toutes les sociétés humaines


S'il est un trait commun à la plupart des civilisations, c'est la subordination du travail, de la production et, plus largement, de la sphère économique à des activités ou des valeurs jugées plus fondamentales comme la politique, la culture, la philosophie. Même Adam Smith, le père de notre économie politique, estimait que le vrai rôle de l'économie était, en organisant l'abondance, de réunir les conditions pour construire ensuite une " république philosophique ". Quant à Keynes, il considérait que l'économie devrait occuper, à terme, une place réduite dans l'activité sociale et les économistes accepter que leur rôle ne soit pas plus important que celui des " dentistes ".


10 Il n'y a pas d'alternative au plan international sur ces questions


Dès aujourd'hui, on peut s'appuyer sur un courant de recherche international pour faciliter la transformation de nos systèmes de représentation de la richesse. En témoignent les indicateurs de développement humain et de pauvreté élaborés par le Pnud, ceux de l'Union européenne sur des indicateurs environnementaux et sociaux, le débat récent sur la " responsabilité sociale de l'entreprise " et même certaines études de la Banque mondiale et de l'OCDE sur " le capital social " et le " capital naturel ". Enfin et surtout, l'exigence croissante de la société civile mondiale pousse les acteurs institutionnels et économiques à bouger sur cette question : la rencontre de Québec " globaliser la solidarité ", organisée par les acteurs de l'économie sociale et solidaire, et le Forum social mondial de Porto Alegre ont tous inscrit la reconsidération de la richesse à leur ordre du jour. Du coup, il devient difficile d'arguer du fait que la France ne saurait s'engager seule dans une stratégie de transformation pour justifier l'immobilisme.

Publié par forted à 01:00:07 dans Dix poncifs | Commentaires (0) |

Faut bien passer par la !!! | 20 décembre 2006

Instauré par le projet de loi de finances de 1989, l'ISF touche tous les contribuables qui possèdent un patrimoine supérieur à 720 000 Euros, montant dans lequel il faut inclure les propriétés immobilières, qu'elles soient à usage personnel, ou destinées à la location







                                               BAREME  2007 DE L'IMPOT SUR LE REVENU


                                   Tranches de revenus 2006     Taux 2007
                                                                             Jusqu'à 5614 euros                         0 %
                                                                           De 5615 euros à 11198 euros      5.5%
                                                                              De 11.199 à 24.872 euros             14%
                                                                              De 24.873 à 66.679 euros           30%
                                                                              Plus de 66.679 euros                    40%







 Les personnes imposables :
Les personnes qui ont un patrimoine, en France, qui dépasse 720 000 €. Pour les personnes mariées, concubines ou pacsées (1), c'est l'ensemble des biens du couple qui est pris en compte. Contrairement à une idée reçue, l'ISF ne concerne pas uniquement des gens très riches. Ainsi, un couple propriétaire d'un 5/6 pièces à Paris, d'une résidence secondaire et de deux voitures y est généralement soumis.
Les personnes physiques résidant hors de France, mais possédant un patrimoine de cette valeur sur le sol français, sauf placements financiers.
En matière d'immobilier, les personnes imposées doivent être propriétaire de leurs biens : les biens en cours de vente doivent être intégrés à la déclaration jusqu'à la signature de l'acte de vente (et pas uniquement de la promesse de vente).
Réduction pour charges de famille : Le montant de la réduction s'élève à 150 euros par personne considérée comme à charge du contribuable :
enfants mineurs ou infirmes,
et personnes invalides vivant sous son toit.



Font l'objet de règles particulières :

les contrats d'assurance-vie : exonération ou imposition selon la nature et la date de souscription du contrat,
 


les rentes viagères : exonération de celles assimilées à des pensions de retraite ou versées en réparation d'un dommage corporel lié à un accident ou une maladie, ainsi que des pensions militaires d'invalidité (sinon imposition).


Pour échapper à l'ISF, de nombreuses personnes ont procédé à la donation de leur résidence principale à leurs enfants : seulement pour être exonérés, le logement doit faire l'objet d'un contrat de location assorti du paiement réel et normal d'un loyer. En outre, les personnes redevables de l'ISF ne peuvent plus être exonérés du paiement de la taxe d'habitation, même si leurs revenus sont modestes.
La déclaration : La déclaration doit être faite à l'initiative de la personne imposable et non de l'administration fiscale avant le 15 juin de chaque année.
Evaluer vos biens : L'évaluation des biens s'opère sur la base de la valeur vénale à la date du 1er janvier de l'année. Pour parvenir à la déterminer, les propriétaires doivent rechercher le prix auquel ont été vendu des appartements de même catégorie ou doivent s'adresser à un expert agréé par l'administration fiscale. Concernant les biens mis en location, la valeur prise en compte est le loyer brut.



Les dettes relatives aux immeubles peuvent être déduite si :

Elles existent au 1er janvier de l'année
Elles sont imputables à la personne imposée.
Elles sont prouvées



On note quelques règles essentielles dans la jurisprudence : le calcul de la valeur vénale de la résidence principale doit se faire en tant que logement occupé et permet une décote de 20 %. en cas d'achat sur plan, la valeur est croissante de l'avancement des travaux. Les loyers non encore perçus au 31 décembre sont imposables puisqu'il s'agit de créances faisant partie du patrimoine imposé à l'';ISF. Les dépôts de garantie (caution de locataire) ne sont pas intégrés à l'ISF puisque le bailleur n'en est que le dépositaire temporaire. En cas d'achat en viager, le propriétaire déclare la valeur en nue-propriété.
Tolérance : L'administration fiscale fixe une marge de tolérance de 10 %. Au delà, un intérêt de retard de 0.75 % par mois est appliqué.
Calcul et paiement de l'impôt : Il doit être versé le jour de la déclaration (avant le 15 juin). En l'absence de déclaration et de paiement, l'administration fiscale peut réclamer jusqu'à dix années d'arriérés.
(1) L'article 885 A du CGI prévoit que les partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS) défini à l'article 515-1 du code civil font l'objet d'une imposition commune à l'ISF.En conséquence, les partenaires liés par un PACS doivent souscrire une seule déclaration qui regroupe l'ensemble de leurs biens, droits et valeurs imposables ainsi que ceux des enfants mineurs dont ils ont, l'un ou l'autre, l'administration légale des biens. La déclaration doit être signée par les deux partenaires. Les conditions d'assujettissement s'apprécient au 1er janvier de chaque année d'imposition.














 

Publié par forted à 00:48:46 dans Impots sur l'ISF | Commentaires (0) |

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