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La Banque centrale européenne annoncera jeudi prochain un durcissement de sa politique monétaire, en dépit de l'envolée de l'euro.
Depuis lors, rien n'est venu démentir ce pronostic, en dépit du recul mécanique de l'inflation des prix à la consommation avec la baisse du pétrole et malgré le rebond du cours de l'euro. Le patron de la BCE, qui continue envers et contre tout de s'inquiéter « des risques pesant sur la stabilité des prix », vient de recevoir un renfort de poids en la personne de Jean-Philippe Cotis. L'économiste en chef de l'OCDE, souvent très critique à l'égard de la BCE, a viré sa cuti : « Si la reprise reste vigoureuse, il faudra peut-être relever les taux d'intérêt en 2008 également » (sic), a-t-il lâché la semaine dernière. Cela a conforté les analystes de marché qui considèrent que le mouvement de hausse des taux européens se poursuivra tout au long de 2007 pour franchir le cap des 4 %. Selon l'OCDE, le renchérissement du prix de l'argent n'est que le reflet des perspectives de croissance de la zone euro, qu'elle vient de relever à 2,6 % en 2006, 2,2 % en 2007 et 2,3 % en 2008.
De tels chiffres n'ont, certes, rien d'extraordinaire en soi, si ce n'est qu'ils dépassent légèrement les possibilités de croissance potentielle des économies européennes. Autrement dit le seuil à partir duquel l'inflation devient un risque réel. Loin d'être théorique, la menace s'exprime dès à présent en Allemagne, où la forte reprise de l'activité industrielle bute dès à présent sur un manque de main-d'oeuvre qualifiée. Patrick Artus, le vibrionnant chef économiste de Natixis, qui est tout sauf un faucon en matière de politique monétaire, est sur la même ligne. « La Réserve fédérale accorde beaucoup plus de poids que la BCE au cycle économique réel ; si elle était en charge de la zone euro, elle pratiquerait aujourd'hui des taux d'intérêt beaucoup plus élevés que la BCE (avec la baisse du chômage) », explique-t-il dans une note où il s'amuse à imaginer ce que ferait la banque centrale américaine si elle avait à gérer l'économie européenne, compte tenu de sa culture propre.
Ces diagnostics apportent une lumière sensiblement différente de celle que projette actuellement la classe politique française, de gauche et de droite, dès qu'il s'agit de la BCE. Thierry Breton a multiplié ces derniers jours les avertissements au sujet d'un resserrement monétaire juste au moment où l'euro s'envole par rapport au dollar, lançant « un appel à la vigilance ». Ce qui lui a attiré ce commentaire peu amène du gouverneur de la Banque des Pays-Bas, Nout Wellink, parlant de « réaction pavlovienne » de sa part.
Contrairement à l'effroi qui semble régner à Paris, ni les responsables politiques ni les économistes européens ne veulent tirer la sonnette d'alarme en ce qui concerne l'euro. Éric Chaney, l'expert de la banque Morgan Stanley, basé à Londres, estime par exemple que « la récente appréciation de l'euro n'est pas susceptible de faire dérailler la reprise économique ». Il fixe à 1,45 dollar le seuil à partir duquel les difficultés commenceraient vraiment. Il reconnaît certes que la remontée de la monnaie européenne constatée en 2006 pourrait entraîner, en tant que telle, une moindre croissance, de 0,3 % du PIB en 2007. Mais il s'empresse de faire remarquer que cet effet restrictif « serait complètement compensé par des prix du pétrole plus bas ». Un bel exemple d'équilibre que l'opinion publique française et ses pasteurs feraient bien de méditer.
De même devrait-on réfléchir au phénomène suivant, bien connu des marchés, mais que le grand public semble ignorer, tant les hausses de taux de la BCE sont présentées comme un épouvantail. Loin de provoquer un renchérissement des taux longs, et donc des conditions de crédit immobilier pour les ménages, le durcissement de la politique monétaire a eu au contraire tendance à les stabiliser. Jean-Claude Trichet ne manquera pas de le noter, jeudi prochain, à l'issue de la réunion des gouverneurs de la BCE. Il y verra une preuve de confiance et de crédibilité dans sa politique monétaire, qu'on ne saurait jeter par-dessus les moulins, comme on feint de le croire sur les bords de la Seine.
Malgré tout, le patron de la BCE devra s'expliquer sur l'euro et le dollar. Pour en juger, on se référera à sa déclaration de la semaine dernière à Londres, en marge d'un colloque académique : « J'ai déjà dit et je répéterai que j'ai signé le dernier communiqué du G 7 (en septembre, à Singapour, NDLR). Il y est écrit qu'une volatilité excessive et des mouvements désordonnés dans les taux de change sont indésirables pour la croissance économique. » Voilà au moins de quoi satisfaire tout le monde à Paris, ceux pour qui les marchés se doivent de répondre à un « ordre juste » et ceux qui, redoutant leur rigidité, préconisent « la rupture tranquille ».
Publié par forted à 02:57:28 dans La zone euro | Commentaires (0) | Permaliens
Les riches toujours plus riches et plus nombreux en France
Le capital total détenu par ces Français riches a augmenté de 5,4% en 2004 et devrait dépasser les 1.000 milliards dès 2006, selon une étude de la société d'analyse de marché britannique Datamonitor publiée mardi. Actuellement, plus de 530.000 Français possèdent un capital (hors immobilier) de plus de 300.000 euros et plus de 3,9 millions un capital compris entre 50.000 et 300.000 euros, note Datamonitor. Au-delà, Datamonitor prévoit "que le nombre de riches va augmenter de 30% à 5,8 millions en 2009, tandis que leurs capitaux détenus atteindront au total 1.200 milliards d'euros".
Publié par forted à 02:49:08 dans Toujours plus riche | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par forted à 02:46:34 dans Les nouveaux riches | Commentaires (0) | Permaliens
Que veut dire : "héritiers solidaires du paiement des droits de succession" ?
Contrairement aux légataires (désignés par testament du défunt), tous les héritiers qui figurent sur la déclaration de succession sont tenus solidairement des droits de succession. Cela veut dire que le fisc peut réclamer l'intégralité des droits de succession à n'importe lequel des héritiers.
Ainsi, si l'un des héritiers est insolvable, les autres devront régler la totalité des droits au Trésor public, leur part et celle du défaillant. Il faut savoir cependant que le paiement de ces droits peut être fractionné ou différé sous certaines conditions.
Qu'est-ce qu'un don manuel ?
C'est la remise matérielle d'un objet "de la main à la main" entre celui qui donne (le donateur) et celui qui reçoit (le donataire). Même s'il n'est pas constaté par acte notarié, le don manuel est tout à fait valable. Ces dons devront être déclarés, au plus tard, lors de l'ouverture de la succession du donateur.
Ils sont imposables comme toute donation et pris en compte pour évaluer la réserve et la quotité disponible de la succession.
En termes de succession, à quoi sert un acte de notoriété ?
Dans le cadre d'une succession, un acte de notoriété est en principe établi par un notaire, à la demande d'un ou de plusieurs héritiers ou de légataires potentiels.
Il s'agit alors, pour ces personnes, pour prouver légalement leur qualité dans une succession donnée. L'acte de notoriété permet ainsi de prendre possession des biens de la succession.
Qu'est-ce qu'un exécuteur testamentaire ?
Un "exécuteur testamentaire" est une personne désignée au préalable par la personne défunte pour surveiller l'exécution de ses dernières volontés. Il est souvent désigné dans le testament qui règle l'attribution des biens. L'exécuteur testamentaire peut très bien être lui-même légataire.
Sa mission est varie selon les termes du testament :
Depuis le 1er janvier 2007, il peut aussi être autorisé par le testament à vendre un immeuble, à recevoir et placer des capitaux, à payer les dettes et à répartir entre héritiers et légataires les biens restants après partage.
Droit d'habitation accordé à vie
Le conjoint peut par la suite demander à bénéficier jusqu'à son propre décès des mêmes droits aux mêmes conditions et il a 1 an, à compter du décès de son conjoint, pour manifester sa volonté de bénéficier de ce droit.
En revanche, le partenaire pacsé du défunt ne peut pas revendiquer ce droit viager.
Publié par forted à 00:27:34 dans FAUT-IL FAIRE SON TESTAMENT ? | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par forted à 01:04:51 dans Petits Liens | Commentaires (0) | Permaliens
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