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Combien d'argent faut il pour se considérer comme riche? | 29 décembre 2006

Combien d'argent faut il pour se considérer comme riche?



On estime que l'on peut considère comme riche une famille ou une personne possèdent un actif hors les actions et l'immobiliers une somme d'un minimum de  1.500.000.00 euros.
Et une Grosse Fortune a environ 15.000.000.00 d'euros tout confondus

C'est une question qui dépend bien sûr des pays et de ce qui représente le luxe.
C'est une question primordiale pour les vendeurs de rêve que sont les jeux d'argent. Il y a une super cagnotte, un maxi magot à l'Euro millions les bistrots ne parlent que de ça (faut dire que parler d'autre chose est difficile vu la qualité du beaujolais nouveau...).
Les blogs en parlent moins si ce n'est pour dire que ce qui est intéressant c'est le rêve de devenir riche et non pas de devenir riche en soi de cette façon qui apporte beaucoup plus d'ennuis que de bonnes choses. Et en cela les loteries sont très éthiques puisqu'elles offrent le rêve à tous les clients et ne réserve les ennuis de l'argent qu'à quelques très rares bouc émissaires.

Camelot a mené une enquête dans toute l'Europe pour savoir combien il faut pour être riche et ce qu'il faut.
Ce sont les Portugais et les Espagnols et Suisses qui ont besoin des plus grosses sommes. Le Jet privé est bien sûr le signe universel que l'on est riche alors que le Champagne l'est moins (c'est normal même les pauvres
 boivent du Champ' tous les soirs).

Reste un mystère pourquoi le seuil de rêve sur être riche est le plus bas en France du classement européen? Peut être que le luxe d'être riche c'est justement d'être en France.

Publié par forted à 03:25:31 dans Combien faut il pour être riche? | Commentaires (0) |

Tapis rouge, placements sophistiqués | 28 décembre 2006

Gérer sa fortune en première classe


Tapis rouge, placements sophistiqués, conseils personnalisés, les services gestion privée des banques cherchent à séduire les familles riches. Des attentions qui varient selon l'importance du capital.


 La banque privée se démocratise. Alors qu'il y a à peine vingt ans
seules quelques centaines de personnes très fortunées pouvaient s'offrir les services de grandes maisons comme Indosuez, Paribas et d'établissements hyperélitistes qu'étaient la Banque du Louvre ou la Compagnie financière Edmond de Rothschild, par exemple, elles sont aujourd'hui plusieurs centaines de milliers à bénéficier d'un service bancaire haut de gamme. Toutes les banque ou presque ont investi ce créneau et ont conçu des offres qui leur sont spécifiques. Comme le précise Philippe de Cholet, vice-président de Cholet Dupont, « le service de banque privée est de plus en plus un moteur de développement commercial. Aujourd'hui, il devient difficile de trouver des clients sur la seule performance des produits. Ce qui les préoccupe, c'est notre capacité à trouver des solutions intelligentes aux questions d'ordre patrimonial qu'ils se posent. »
La notion de banque privée peut toutefois être très variable selon les établissements et la richesse de leurs clients. La plupart des banques privées ont d'ailleurs plusieurs niveaux d'intervention selon le degré de fortune. Si les services peuvent chez certains être accessibles dès 100 000 à 150 000 euros d'actifs financiers, le ticket d'entrée à la gestion de fortune proprement dite se situe entre 1 et 5 millions d'euros. Au-delà de 15 à 20 millions d'euros, la plupart des banques privées proposent un service de family office. Le principe en est simple : superviser, prendre en charge et contrôler pour le compte des clients l'organisation de leur patrimoine.


Tous ces services première classe disposent néanmoins d'un dénominateur commun : la mise en place d'une relation privilégiée, fondée sur l'analyse patrimoniale et le conseil et qui doit aboutir à la gestion des avoirs. « Nous considérons que la gestion privée consiste à s'intéresser au client, à le mettre au coeur de sa problématique patrimoniale et à formaliser ses projets et objectifs de manière à construire avec lui une réponse qui soit autre chose que la simple vente de produits financiers », explique Xavier Kerny, directeur de la gestion privée chez Meeschaert. Ainsi, tous les clients des banques privées bénéficient d'une étude patrimoniale avant de se voir proposer les produits adaptés à leur situation. Celle-ci peut même être très poussée. Toutes les banques privées disposent à cet effet de cellules d'ingénierie patrimoniale qui comptent dans leurs effectifs des spécialistes - avocats, notaires, experts-comptables de formation - qui interviennent au cas par cas pour trouver des solutions à des situations complexes d'optimisation ou de transmission dupatrimoine. Les établissements plus modestes, qui, comme la société de gestion Cholet Dupont, n'ont pas les moyens de répondre à cette attente en interne, font appel à des compétences extérieures.
 
                                                              Partenaires particuliers
 
BNP Paribas Banque Privée
Ticket d'entrée :
·          220 000 euros (banque privée)




  • 5 M euros (gestion de fortune)
Ressources humaines : 850 conseillers/35 banquiers privés
Nombre de clients banque privée : 100 000
Actifs gérés banque privée : 50 Mds euros
Nombre de familles en family office : 900 groupes familiaux.
 
Cie financière E. de Rothschild
Ticket d'entrée : 1 M euro
Ressources humaines : 45 conseillers
Nombre de clients banque privée : NC
Actifs gérés banque privée : 7 Mds euros
Nombre de familles en family office : NC
 
Cholet Dupont
Ticket d'entrée : 500 000 euros
Ressources humaines : 20 gérants conseillers
Nombre de clients banque privée : 5 000
Actifs gérés banque privée : 1,5 Md euros
Nombre de familles en family office : NC
 
HSBC Private Bank
Ticket d'entrée : De 1 à 1,5 M euros
Ressources humaines : 40 banquiers privés
Nombre de clients banque privée : NC
Actifs gérés banque privée : NC
Nbre de familles en family office : NC
 
LCL Banque Privée
Ticket d'entrée : 500 000 Euro(s)
Ressources humaines : 100 conseillers
Nombre de clients banque privée : 6 000
Actifs gérés banque privée : NC
Nombre de familles en family office : néant
 
Meeschaert
Ticket d'entrée : 1 M euro
Ressources humaines : 35 conseillers
Nombre de clients banque privée : 15 000
Actifs gérés banque privée : 2 Mds euros
Nombre de familles en family office : 12
Société Générale
Ticket d'entrée : 1 M euros
Ressources humaines : 30 conseillers et 15 ingénieurs patrimoniaux
Nombre de clients banque privée : 6 000
Actifs gérés banque privée : 10 Mds euros
Nombre de familles en family office : 250
Un confort total



En principe, chaque client dispose d'un interlocuteur. Qu'on l'appelle conseil en gestion de patrimoine comme à la BNP Paribas, banquier privé comme chez HSBC Private Bank France ou tout simplement gestionnaire comme chez Meeschaert, par exemple, il constitue le véritable pivot de la relation banque privée - client. Au centre du dispositif et chargé de l'interface entre tous les spécialistes, il ne s'occupe que d'un nombre limité de personnes, ce qui lui permet logiquement d'être davantage disponible que ne l'est un chargé de compte dans une banque à réseau traditionnelle. Ainsi, à la BNP Banque privée, chaque conseiller accompagne entre 80 et 150 clients, contre 400 dans le reste du réseau. Dans certains établissements, les conseillers peuvent être secondés par des assistants. C'est le cas, par exemple, à la Société générale, au sein de laquelle ils peuvent fonctionner en binôme avec une assistante, voire, quand les patrimoines sont particulièrement complexes, en trinôme, composé d'un conseiller senior, d'un conseiller junior et d'une assistante qui accompagne les clients dans leurs opérations de banque au quotidien. Car si la banque privée est un concept dont l'objectif final est la gestion des actifs financiers, elle assume en général aussi les opérations bancaires de base. « Si, par exemple, la carte bancaire d'un client a été avalée par un distributeur, il peut s'adresser à son centre de banque privée. Nous voulons lui offrir un confort total grâce à un service qui va au-delà de la simple relation bancaire », explique Marie-Claire Capobianco, directrice de BNP Paribas Banque privée.


 


Particularité de ces services haut de gamme : les équipes sont réputées plus stables que dans la banque de détail où, il est vrai, la rotation de personnel est érigée en principe de gestion. « La plupart des réseaux souhaitent que les clients soient davantage attachés à la banque qu'à leur conseiller. Aussi s'efforcent-ils de faire tourner les équipes commerciales tous les deux ou trois ans », explique Patrice Dordet, membre du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild. Or il est clair que, sous peine de mécontenter leur riche clientèle, les banques privées, dont le concept est fondé sur la relation individuelle, ne peuvent se permettre de raisonner de la même manière. Elles font donc en général beaucoup d'efforts pour stabiliser leur personnel.



Mais toutes ces attentions ne poursuivent finalement qu'un seul objectif : obtenir la gestion des actifs financiers . Les banques disposent à cet effet de toute une panoplie de produits possibles. Avec d'abord et avant tout différentes formules de gestion de portefeuille, qui vont de la gestion sous mandat à la gestion libre en passant par la gestion conseillée et qui, quelle que soit la formule retenue, restent très personnalisées. Pour ce qui est des OPCVM, elles travaillent en principe en architecture ouverte avec l'appui éventuel de filiales spécialisées dans la sélection de fonds. C'est d'ailleurs un argument qu'elles utilisent volontiers pour se distinguer des banques de détail. « Sur un package composé d'une vingtaine de fonds, seuls deux ou trois seront gérés par la Société générale », explique Albert Boclé, directeur de la Banque privée de la Société générale. Certaines d'entre elles reconnaissent néanmoins volontiers les limites de ce service. « Nous sommes pragmatiques. Plutôt que de les perdre, nous préférons offrir à nos clients la possibilité d'accéder à des fonds de tiers sur lesquels nous encaisserons des commissions. Toutefois, il est clair que nous appartenons à un groupe qui n'approuverait certainement pas le fait que nous ayons systématiquement recours à des fonds extérieurs », indique-t-on officieusement chez LCL.



« Le family office restera réservé à un petit nombre de clients »



Qu'est-ce qui distingue le family office de la gestion de fortune ?
L'activité de gestion de fortune comporte inévitablement un aspect commercial. Quelle que soit la méthode employée, l'objectif est de vendre des produits ou des services. Avec le family office, il s'agit de se ranger aux côtés du client, de le conseiller dans ses achats. Le family office n'est pas un gestionnaire, ce n'est qu'un conseil. La démarche est totalement opposée.


Existe-t-il plusieurs types de family office ?
Dans sa version la plus pure, le family office s'apparente à l'exercice d'une profession libérale. Il peut s'occuper de une ou de plusieurs familles en même temps. Les multi-family offices ont d'ailleurs l'avantage sur les mono-family offices de travailler sur des cas si variés qu'ils leur ouvrent des horizons différents. Cette activité peut aussi s'exercer au sein d'un établissement. Mais il est alors nécessaire que cette activité soit filialisée ou, en tout cas, clairement séparée de l'activité principale de la société, pour éviter les pressions commerciales.


De quel niveau de fortune faut-il bénéficier pour accéder à ce service ?
Pour recourir à un family office personnel, il faut disposer d'au moins 100 à 150 millions d'euros d'actifs financiers. Mais, pour accéder à un service partagé, le montant minimal, encore très élevé, est d'une quinzaine ou d'une vingtaine de millions.



Le family office peut-il se démocratiser ?
J'aimerais pouvoir dire oui... Comme très peu de choses peuvent se standardiser, il restera réservé à un petit nombre de clients. En France comme en Europe, il va continuer à se développer et combler son retard sur les Etats-Unis, où l'on dénombre 3 000 family offices consacrés à une seule famille, contre seulement 300 en Europe, pour un PNB pourtant équivalent.



Quand cette activité est-elle apparue ?
Elle a toujours plus ou moins existé à travers les intendants, les notaires, les fondés de pouvoir. Mais on la retrouve dans sa forme moderne en France depuis que la famille Deutsch de la Meurthe, en 1926, y a eu recours. Mais le concept se développe lentement. En France, seule une trentaine de familles dispose d'un family office d'au moins deux personnes et cent cinquante autres d'un homme de confiance réellement investi de ce rôle, c'est-à-dire lié à la famille par un lien de subordination


Des produits sur mesure
Comme ces établissements s'adressent en principe à des investisseurs réputés avoir la capacité d'être mieux informés et mieux avisés que les autres, ils proposent en général des produits de placement plus sophistiqués que dans les réseaux. C'est ainsi qu'ils commercialisent des contrats d'assurance vie spécifiques offrant des possibilités étendues et des options plus variées. HSBC Private Bank France travaille ainsi avec plus de dix compagnies d'assurance vie. « Cela nous permet de répondre exactement aux besoins de nos clients en fonction de leur surface financière et du profil qu'ils recherchent », explique Paul-Henri Bartoli, directeur de la stratégie et du développement. Les banques privées n'hésitent pas non plus à commercialiser des produits confidentiels réservés aux épargnants avertis. Elles leur proposent ainsi d'investir dans le capital de sociétés non cotées (private equity), de créer des fonds dédiés avec des supports spécifiques si leur encours est suffisant et tout un ensemble de formules plus ou moins innovantes. D'ailleurs, toutes mettent un point d'honneur à concevoir une offre variée à la pointe de l'innovation. Si la Société générale dispose ainsi d'une filiale au Luxembourg chargée de concevoir des produits sur mesure, BNP Paribas développe pour sa part une dizaine de fonds ad hoc par an qu'elle réserve à sa clientèle fortunée.

Enfin, privée ou pas, une banque ne serait pas une banque si elle n'accordait pas de crédits. Elles ont donc souvent développé des financements sur mesure. « Nos clients n'ont pas besoin de crédits à la consommation mais de crédits destinés à optimiser leur patrimoine : pour investir, pour satisfaire un besoin de trésorerie... Dans ces conditions, notre conception du crédit est nécessairement différente de celle des agences du réseau », note Marie-Claire Capobianco. Et celles dont ce n'est pas la vocation de faire du crédit se chargent de lancer des appels d'offres auprès des établissements de la place.



La banque privée a pourtant ses limites. Essentiellement conçue pour la gestion des actifs financiers de ses clients, elle reste encore en retrait sur certains sujets comme l'immobilier. A l'exception de quelques banques à grand réseau. BNP Paribas, par exemple, a développé des espaces immobiliers qui lui permettent d'oeuvrer dans la transaction, la gestion locative et l'expertise et sur lesquels s'appuie le département banque privée, notamment pour monter des opérations de défiscalisation. HSBC développe quant à elle une offre immobilière croissante qui lui permet aujourd'hui de faire du conseil en transactions grâce à des accords passés avec un partenaire extérieur, de commercialiser des opérations de défiscalisation et, bientôt, d'offrir des produits collectifs.


Le coût du conseil
L'ingénierie patrimoniale, le conseil sont en principe, pour la banque privée, des services gratuits. « C'est un service non marchand qui peut rapporter beaucoup au client et qui nous permet de mieux comprendre ses attentes et ses besoins », rapporte Paul-Henri Bartoli, directeur de la stratégie et du développement de HSBC Private Bank France. Les banques privées se rémunèrent sur la gestion. En prélevant des commissions forfaitaires annuelles pour les actifs sous mandat et des commissions d'entrée et de gestion sur les produits collectifs qu'elles distribuent. Quelques exceptions cependant. « Lorsque les attentes de nos clients nécessitent que nous recourions aux services d'un tiers, nous leur refacturons les frais que nous supportons », précise-t-on chez LCL. La Société générale va encore plus loin : « Si un client nous demandait une étude lourde requérant plusieurs jours de travail et l'intervention de compétences externes, nous la lui facturerions en accord avec lui », précise Albert Boclé, directeur de la gestion privée. Même son de cloche chez Meeschaert Gestion privée. « Le conseil simple que nous dispensons à un client qui vient nous confier un mandat de gestion ou une assistance que nous prêtons pour remplir une déclaration de revenus simple sont gratuits. Mais, pour les questions plus complexes, nous pouvons être amenés à facturer notre conseil. A l'heure ou au forfait sur devis », explique Xavier Kerny, directeur, en précisant qu'une analyse de succession un peu difficile peut se payer environ 1 000 euros, une analyse patrimoniale entre quelques centaines et plusieurs milliers d'euros selon le client et... ce qu'il est prêt à payer. « Nous pensons que nous réalisons une réelle prestation de conseil qui engage la responsabilité de notre société et qui doit donc être tarifée », conclut Xavier Kerny.

Publié par forted à 01:47:23 dans Gérer sa fortune en première classe | Commentaires (0) |

A qui confier sa fortune ? | 28 décembre 2006



Les particuliers à la tête de grands patrimoines sont de plus en plus demandeurs d'une offre de gestion globalisée. Les banques s'intéressent de près à ce segment de haut de gamme.


 C 'est dans l'un des somptueux salons de l'Hôtel de Fare, situé place Vendôme, siège parisien de JP Morgan, que l'équipe de cette société américaine accueille ses clients . Mais attention, pas n'importe quels clients ! Ceux qui pénètrent dans le hall de cet hôtel particulier sont à la tête d'un patrimoine équivalant au moins à 10 millions d'euros. « Ce qu'ils viennent chercher chez nous, c'est avant tout un conseil global, annonce Hervé de Montlivault, directeur général de JP Morgan Private Bank. Et ce que nous leur promettons, c'est un service sur mesure, des compétences multiples pour gérer des problématiques de plus en plus complexes. » Cela ajouté à beaucoup de discrétion...
La gestion de fortune concerne une clientèle estimée à 10 millions de personnes dans le monde, dont 150 000 en France. « Un chiffre qui augmente autant en nombre qu'en volume », selon le cabinet Andersen. Ainsi, même en 2001, année boursière particulièrement maussade, les particuliers sollicitant les services des banques privées ont été plus nombreux qu'en 2000. Société générale Gestion privée annonce, par exemple, une rentrée nette de près de 1 milliard d'euros l'an dernier, flux d'abord lié aux cessions d'entreprises (60 %), de plus en plus nombreuses, puis aux héritages (40 %). Parmi les principaux clients : des cadres dirigeants d'entreprise ou des entrepreneurs qui se sont enrichis dans la nouvelle économie.
Dans ce contexte favorable, de plus en plus de banques françaises et étrangères installées dans l'Hexagone s'intéressent à la gestion privée. Et tentent de se distinguer soit par une spécificité (gestion de portefeuille chez Merrill Lynch), soit par une spécialité (conception de contrats d'assurance vie sur mesure à la Dresdner Bank).
Des formules sur mesure
Mais la différence réside dans le niveau de patrimoine minimal requis, la barre du million d'euros distinguant les banques qui font de la gestion patrimoniale haut de gamme de celles qui exercent la gestion de fortune. Les premières s'adressent à des clients souvent soucieux de leur retraite ou de leur succession, alors que les secondes accueillent des particuliers (ou familles) confrontés à des problèmes de gestion de grandes fortunes familiales et industrielles. Certains établissements, souvent les grandes banques à réseau, choisissent de se positionner sur ces deux segments de clientèle. A la Société générale, les clients dont le patrimoine est supérieur à 1 million d'euros sont ainsi reçus à Paris au sein de l'agence de gestion de fortune. « Nous prospectons les entrepreneurs et cadres dirigeants d'entreprise, créateurs de richesse soit parce qu'ils cèdent leur affaire et se trouvent à la tête d'un capital, soit parce qu'ils sont intéressés, par le biais de stock-options par exemple, à la création de valeur de leur entreprise », précise Pierre Mathé, directeur international de Société Générale Private Banking. Parallèlement, des services de gestion de patrimoine sont mis à disposition des particuliers (patrimoine supérieur à 150 000 euros) dans les agences du réseau.
Enfin, certaines banques ne s'intéressent qu'à une catégorie de clients très fortunés pour, disent--elles, affiner la personnalisation de leur service ! Mais, attention : la notion de patrimoine minimal requis diffère selon les banques. Certaines d'entre elles, telle JP Morgan, considérant qu'il s'agit d'un patrimoine global, alors que d'autres ne prennent en compte que le patrimoine financier liquide, excluant entre autres les biens immobiliers.
Un suivi personnalisé du dossier
Quoi qu'il en soit, l'apanage des banques privées est d'offrir un service haut de gamme, délaissant l'activité de banque de détail, pour se concentrer sur le conseil patrimonial et financier, la mise en place de produits de placement sur mesure (ingénierie patrimoniale et financière) et la gestion de portefeuille (gestion d'actifs). « Nos clients sont déjà très entourés par des notaires et experts de toute sorte, justifie Pierre Mathé. Nous devons leur apporter des conseils qu'ils ne trouvent pas au sein de leur entreprise. » Le « plus » étant de délivrer un conseil global et d'assurer un suivi personnalisé. Ainsi le client dispose-t--il d'un interlocuteur unique, banquier ou conseiller selon les appellations (qui gérera entre cinquante et cent clients), véritable interface entre le particulier et les différents spécialistes souvent réunis en interne (gérants, fiscalistes, juristes, etc.).
Le diagnostic patrimonial s'inscrit comme un préalable incontournable de la gestion privée. Son but : analyser la composition du patrimoine, la structure familiale, etc., et mettre en face d'elle les objectifs du client. Ensuite, il s'agira de structurer le patrimoine en mettant en place les outils les plus adaptés (dispositifs juridiques et fiscaux ou produits de placement) à son optimisation. « Nous exploitons, par exemple, toutes les subtilités fiscales pour réaliser des économies importantes sur la fiscalité relative à la transmission du patrimoine (droits de succession et impôts sur les plus-values), annonce Albert Boclé, directeur France de Société Générale Private Banking. Mais, pour cela, il faut anticiper les événements et revoir périodiquement le diagnostic patrimonial à des moments stratégiques tels que celui d'une rentrée ponctuelle de capitaux, à l'occasion d'un divorce, d'un décès... » Donc entretenir avec le client une relation confidentielle, doublée de comptes rendus clairs et précis.


Publié par forted à 01:25:52 dans Gestion de patrimoine | Commentaires (0) |

Deux cent napoléons de 20 francs | 26 décembre 2006

Nous recommandons toujours en coffre, deux cent napoléons de 20 francs, soit actuellement l'équivalent de 20.000 euros.
Bien entendu à domicile, pas dans un coffre de banque inaccessible durant les époques troublées et en revanche facilement visitable par les administrations diverses. Le volume représenté par deux cent napoléons fait 4x4x8 centimètres. Nous faisons cette recommandation par référence aux cours du napoléon lors de la Deuxième Guerre Mondiale et de l'Occupation.
Nous avons eu l'occasion de compulser un document exceptionnel, entre mains privées : l'enregistrement journalier des cours du marché noir, durant la période 1941/1944, de cinq modèles de pièces d'or, relevés par nos prédécesseurs à la Banque Centrale Parisienne, devenue en 1947, lors de la nationalisation du Crédit par les communistes, la Compagnie Générale de Bourse .
Rappelons tout d'abord que, durant l'occupation, la détention de plus de cinq grammes d'or par personne (une alliance de taille moyenne) était un crime économique contre le Reich et pouvait conduire en camp de concentration.
Rappelons aussi que le pillage de notre pays, organisé pour le compte des nazis par plusieurs réseaux franco-français, franco-allemands, dont - comble - celui de Joseph Jaonovici, juif roumain immigré, déjà millionnaire avant guerre dans la récupération, qui, par ses filières déjà bien établies mettait en jeu de nombreux rabatteurs acharnés à récupérer l'or. L'activité de changeur d'or, donc particulièrement risquée, était exercée dans les caves de boutiques fermées. Il en sera certainement de même pour le marché de l'or si, dans le futur, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Nous n'avons pas la certitude que nos prédécesseurs n'ont jamais frayé avec des réseaux de pilleurs - ils l'ont certainement fait au moins indirectement - mais la légende rapporte une histoire de canne creuse au diamètre propice aux napoléons qui fit de nombreuses fois le voyage vers la Suisse, les clients de la CGB de l'époque étant manifestement plus préoccupés d'exfiltrer des fonds que de réaliser des bénéfices métropolitains.
Les cours que révèlent ces cahiers avec un maximum de 5200 francs par napoléon, fin 1942, sont très impressionnants. Nous devons comparer avec les cours d'avant-guerre, lorsque le Front Populaire créait le Ministère des Loisirs pendant que la Hitlerjugend défilait au pas cadencé : entre 80 et 150 francs. Une autre comparaison intéressante est, en pleine guerre, avec le prix de marché noir du kilo de côtes de porc : 150 francs.
Nous pouvons donc en tirer comme conclusion que la hausse des cours des valeurs réelles transportables et imputrescibles sont tels pendant période de crise extrême que l'on peut raisonnablement espérer survivre économiquement à une guerre avec deux cent napoléons. Bien entendu, sous la houlette des élites aussi compétentes que sérieuses qui gouvernent actuellement la planète, une guerre est très peu probable dans un avenir prévisible. Malheureusement, la lecture des journaux de 1938 (Munich, c'est la Paix !) laisse rêveur sur l'aveuglement des populations et de leurs élus. Il est toujours facile d'être prophète après les évènements et dans le doute, nous pensons que chaque famille devrait avoir, chez elle, bien cachés, deux cent napoléons.
Pourquoi le napoléon ?
D'abord parce que nous vivons en France et que c'est la pièce la plus connue des Français. C'est donc celle qui sera le mieux acceptée si vous devez un jour faire une transaction hors du circuit des professionnels de l'or. Ensuite, parce que le napoléon est d'une valeur unitaire raisonnable adaptée à des transactions "à taille humaine" : il est clair que le 50 pesos est moins maniable, sans parler du lingot, parfaitement inutilisable.
Finalement parce que l'on peut acheter aujourd'hui des napoléons de qualité parfaite pratiquement au poids du métal contenu, ce qui n'est pas toujours le cas pour toutes les autres pièces de bourse.

Au-delà de ces fameux deux cent napoléons, le choix de détenir de l'or est affaire d'investissement et donc de pari sur la hausse des cours: une décision personnelle. Jusqu'à deux cent napoléons, c'est une mesure de sécurité pour soi-même et sa famille. Une assurance "risques majeurs" dont on ne perd pas la "prime" qui est récupérable à volonté.
Dominique.F        

Publié par forted à 20:44:22 dans Faut-il détenir de l'or ? | Commentaires (0) |

Encore l'ISF | 26 décembre 2006

La France des riches

394 518 foyers ont acquittés, en 2005, l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) soit une augmentation de 17,6% par rapport à 2004. En progression constante depuis sa création par le nombre de personnes concernées, cet impôt, spécifique à la France, reste très décrié.
Au 1er janvier 2006, l'ISF est un impôt payé par les personnes detenant un patrimoine supérieur à 750 000 €. Créé par la loi de finances de 1989, il a succédé à l'IGF, l'impôt sur les grandes fortunes.
Applicable aux seules personnes physiques, la progression du nombre de redevables est très importante depuis sa création (+ 87%) en grande partie lièe à l'envolée des prix de l'immobilier. A l'inverse, on peut s'étonner que les œuvres d'art et d'antiquité soient exclus des biens pris en compte dans l'évaluation du patrimoine.
Mis en place par la gauche, l'ISF est plus symbolique qu'efficace en terme de redistribution. Il assure 1% des recettes fiscales de l'état. Sa réforme est demandée notamment par la droite, sans que personne n'ait véritablement le courage de la mener ouvertement. La liste des biens exonérés a été élargie en 2003 et 2005. La mise en place du "bouclier fiscal" devrait indirectement alléger ou faire disparaître l'ISF pour certains contribuables, dans l'objectif d'aligner la France sur la fiscalité de nos pays voisins.
Dans un rapport de 2004, le Sénat a relevé un certain nombre de points noirs propres à cet impôt : sa complexité liée à la multiplication des régimes particuliers pour éviter de trop pénaliser l'initiative, un rendement en régression, de produits qui plafonnent alors que les effets pervers se multiplient. Fort justement, la Haute Assemblée relève que le contexte dans lequel s'inscrit cet impôt, a profondément changé depuis sa création, il y a maintenant plus de vingt ans et de conclure, "Nul doute que la situation n'est pas soutenable à long terme, qu'un tel impôt ne pourra indéfiniment être maintenu en l'état et qu'il faudra, dès que la situation des finances publiques le permettra, en revoir, sinon le principe, du moins le barème, si l'on veut préserver l'attractivité du territoire national et donc l'emploi des Français."
Pour autant, il est clair que le débat sur l'ISF occulte fort à propos la vraie question de fond sur la redistribution des richesses dans nos sociétés modernes et l'essoufflement pour ne pas dire le caractère désormais obsolète de notre régime d'imposition notamment sur le revenu.
En attendant, on peut toujours se distraire en parcourant les données du ministère des finances qui indiquent le nombre d'assujettis à l'ISF dans les villes de plus de 20 000 habitants. La région Parisienne arrive très largement en tête avec quelques 16 338 redevables dans le seul 16ème arrondissement de Paris quand ils sont 5300 à Lyon et 610 ...à Clermont-Ferrand.
1.      La crétinite . Considérations sur une vaste épidémie contemporaine
Les considérations qui suivent ne sont pas une œuvre humoristique, ni économique, ni sociale, ni religieuse, ni philosophique, ni, ni.....mais si telle est votre préférence, elle peut être tout cela à la fois. C'est une analyse de pure fiction, au sujet de la situation présente, surtout dans le plus beau et le plus agréable pays du monde, le notre : la France.
Il est nécessaire de poser un postulat de base de nature scientifique, ce qui exclut la possibilité de le considérer à 100 % utopique, dans le futur, la science étant par définition ouverte à toutes les hypothèses. C'est ainsi que le monde moderne occidental, et particulièrement la France, est victime d'un virus qui se propage de plus en plus. Ce virus: LA CRETINITE
J'ai donc entrepris de dresser une liste, provisoire, des très nombreuses situations qui présentent des symptômes convergents, vers l'existence d'un tel virus.
Exemple : l'argent.....Très nombreux sont les français qui ont un problème avec l'argent. Pour certains d'entre eux, c'est un vrai soucis, de fait dans leur vie quotidienne. Pour les autres, c'est plutôt un problème de leur relation affective avec l'argent. Il n'est pas de bon ton de parler d'argent, ou alors très discrètement. Essayez de connaître, en gros et en détail, les revenus réels de chacun....Néanmoins, à part les gens très riches, tous réclament à cor et à cri, davantage d'argent, s'estimant désavantagés, floués ou carrément spoliés. Les nouveaux riches, dont certains ont tendance à se faire remarquer en étalant leur fortune, sont tous des exploiteurs, des spéculateurs, sinon des voleurs de grand chemins. C'est par exemple, le cas des ” grand patrons ” du privé, dont les émolument mirifiques ne s'explique pas, par leurs capacités ou leur travail. En parallèle, les gains, eux aussi fabuleux, des champions du sport, des grandes “vedettes” du spectacle ne sont dus, exclusivement, qu'à leurs efforts méritoires et à leurs talents physiques ou intellectuels.
A côté de cela, les fils à papa, qui sans le moindre mérite, bénéficient des avantages de la richesse, et à condition que leurs comportement ne soient pas trop ostentatoires, sons crédités d'avoir ” bien de la chance ” . Tout au plus, cette fantaisie de la destinée ne peut que susciter quelque jalousies, parmi ceux qui ne l'ont pas eue. Surtout, ne voyez aucune contradiction dans ces sentiments aussi disparates. Ne perdez pas votre temps inutilement à monter des équations tarabiscotées et à couper les cheveux en quatre, pour tenter d'expliquer cette situation. Le responsable, c'est ; LA CRETINITE .

Publié par forted à 20:34:43 dans La France des riches | Commentaires (0) |

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