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Avec quelle somme commencer en bourse | 17 décembre 2006

Avec quelle somme commencer en bourse ?
Quand on parcourt les forums boursiers ou quand on reçoit des dizaines d'e-mails par jour, comme chez ABC Bourse, on se rend compte que cette question est une de celles qui reviennent le plus souvent chez les investisseurs débutants.
Le montant dont il faut disposer pour commencer un investissement boursier est appréhendé de diverses façons par les jeunes actionnaires. Souvent, ces derniers ont tendance à occulter des éléments importants, comme les frais de courtage notamment et minimisent largement la somme minimale qui permet d'investir dans de bonnes conditions.
La future réussite boursière ne dépend pas du montant d'espèces qui sera déposée sur le compte. L'actionnaire aisé sera donc mis sur un pied d'égalité avec celui qui ne dispose que de quelques économies pour commencer à investir en bourse.



 
Toutefois, ce raisonnement atteint ses limites lorsque les dépôts sont trop petits, d'où la raison d'être de cet article. S'il n'y a pas de plafond maximal déconseillé à la somme que l'on peut mettre sur son compte titre, nous vous proposons cependant de vous donner quelques conseils sur le montant minimal.
Bien souvent, on constate que les actionnaires qui sont sous capitalisés, c'est-à-dire disposant de trop peu de fonds, sont ceux qui disparaissent le plus rapidement dans les périodes de crise boursière. Le fait de ne pas disposer d'assez d'argent sur son compte titre a plusieurs conséquences négatives que nous décrivons ci-dessous :
L'incidence des frais de courtage
Passer des ordres en bourse implique de rémunérer l'intermédiaire qui exécute l'ordre pour vous sur le marché. Le tarif moyen d'un ordre de bourse est d'environ 0,5% du montant de la transaction avec un minimum de 10 €.

Si vous achetez des actions et que vous les revendez, vous aurez donc passé deux ordres : un ordre d'achat et un ordre de vente. Cette transaction vous aura donc coûté 20 € au minimum.

Pour commencer à gagner de l'argent, il faudra gagner plus que les frais de courtage. Ainsi, avec le jeu des minimums de perception (10 € par ordre environ) vous êtes pénalisés si vous passez un ordre de petite taille. Passé une certaine taille, il n'y aura aucune différence.









Exemple :

Dans cet exemple, nous partons du principe que les frais de courtage sont de 0,5 % du montant de chaque ordre avec un minimum de perception de 10 € par ordre.

Scénario 1 : Vous achetez pour 500 € d'actions (soit 50 actions Alcatel à 10 € par exemple). Le titre Alcatel progresse de 4 % dans les jours qui suivent, cotant 10,4 €. À ce moment-là, vous décidez de vendre vos 50 actions pour prendre vos bénéfices.

En fait, on s'aperçoit que dans cette opération vous n'avez rien gagné. Vous avez acheté 500 € d'action que vous avez revendu 520 (soit 50 actions à 10,4 €). Comme vous avez passé deux ordres, vous avez payé 20 € de frais de courtage, votre plus-value est annulée, vous n'avez rien gagné.

Scénario 2 : Admettons maintenant, que vous achetiez pour 2500 € d'actions, soit 250 actions à 10 €. Comme dans l'exemple précédent, vous décidez de revendre vos 250 actions à 10,4 € car elles ont bien progressé. Qu'avez-vous gagné ?

Achat (-2500) + Vente (+2600) - courtage (+12,5+13) = + 74,5 euros.

En réalisant une transaction de 2500 €, vous avez gagné 74,5 € soit environ 3 % de gains pour une progression de 4 % de l'action. Le reste étant des frais de courtage.

À partir de cet exemple, que votre ordre soit de 2500 € ou de 25 000 € vous gagnerez toujours 3 % pour une variation de 4 % de l'action. Vous n'êtes plus soumis au minimum de perception des frais de courtage.


Cette incidence des frais est souvent minimisée voire complètement occultée par les actionnaires débutants ce qui est une erreur importante, notamment quand on commence avec peu de liquidités.

On voit également un problème sous-jacent qui fait que lorsque l'on passe de petits ordres on a une pression supplémentaire sur les épaules. En effet, on doit réaliser une performance minimale importante pour pouvoir rentrer dans nos frais (on l'a vu avec une progression d'au moins 4% comme dans l'exemple précédent avec un ordre de 500 €).

Le recours abusif à l'effet de levier
Le SRD permet d'investir plus d'argent que l'on en détient effectivement sur son compte, nos liquidités jouant alors le rôle d'une couverture. En France, le système du SRD permet d'engager au maximum cinq fois plus d'argent que l'on en dispose. Ainsi, avec un petit compte de 2000 €, on peut investir jusqu'à 10 000 € sur des valeurs du SRD à un instant t.

En pratique, on observe que le recours à un effet de levier important est souvent le fait de personnes ayant des petits portefeuilles. Plus les portefeuilles grossissent et plus les investisseurs diminuent l'effet de levier qu'ils s'accordent.

Il ne faut pas oublier que l'effet de levier est à double tranchant, s'il peut démultiplier les gains, il peut également multiplier les pertes. Lorsque l'on est investi en levier cinq, soit le niveau maximal, une variation de 10 % de l'action sur laquelle on est investi, fait varier notre portefeuille de 50 %, à la hausse ou à la baisse suivant le sens de variation de la valeur. On voit avec cet exemple simple le danger qui en résulte.

De plus, les petits portefeuilles étant souvent l'apanage d'investisseurs débutants, le danger est encore plus important.

Pas de diversification possible
Sans rentrer dans les arcanes des théories financières et de gestion de portefeuille, il ne fait pas de doute qu'un portefeuille investi sur une seule valeur est beaucoup plus risqué qu'un portefeuille diversifié qui contient quatre ou cinq valeurs différentes. Un petit investissement de départ ne permettra donc pas d'avoir accès à une diversification du portefeuille, c'est-à-dire effectuer une répartition du risque avec 5 à 10 valeurs différentes.

Imaginons le cas où nous avons acheté des actions d'une société qui annonce le matin avant l'ouverture de très mauvais résultats. Il s'ensuivra alors une forte baisse de l'action, 10 voire 20 % de baisse est un phénomène relativement classique en bourse. Il faudra alors patienter longtemps pour retrouver son prix d'achat en ne pouvant plus investir sur d'autres valeurs.

Conclusion
Nous pensons que le montant minimal pour investir en bourse dans de bonnes conditions est d'environ 2000 €. Cela ne permet pas encore de grande diversification, mais permet de commencer à se placer sur deux à quatre valeurs différentes (1000 € par ligne d'action environ) en modulant l'effet de levier sur le SRD de zéro à deux fois au maximum environ.

Pour entamer une diversification correcte voir à investir sur d'autres produits financiers, vous devrez disposer d'environ 5 à 7 000 €. Enfin, pour pouvoir commencer à se diversifier sur d'autres zones géographiques, compter au minimum 10 000 €.

Si vous ne disposez pas de ce montant minimum pour commencer à investir en direct sur les actions, nous nous vous conseillons dans un premier temps d'acheter des OPCVM (Sicav ou FCP) investies en actions. Cela vous permettra en achetant un seul produit, d'investir sur plusieurs valeurs d'un seul coup. C'est une gestion de votre portefeuille qui sera beaucoup moins dynamique mais qui vous permettra de pouvoir commencer à goûter à la bourse en attendant d'avoir des économies plus importantes

 

Publié par forted à 23:30:43 dans Les sommes | Commentaires (0) |

Une entreprise familiale très compétitive : | 17 décembre 2006

Publié par forted à 03:05:47 dans Petits Liens | Commentaires (0) |

Dix commandements | 17 décembre 2006

Dix commandements à connaître avant de passer son premier ordre. Les respecter ne vous garantit aucun gain. En revanche, les négliger peut vous faire perdre beaucoup.  1 - Se projeter à long terme
La Bourse demeure le meilleur placement financier, mais à long terme. Certes, vous pouvez gagner gros grâce à quelques opérations spéculatives très rapides, mais c'est toujours plus risqué et, au final, moins rentable, qu'un investissement de plusieurs années
 2 - S'informer
Méfiez-vous des conseils et des « tuyaux » de vos proches. Bien s'informer sur les valeurs (activité de l'entreprise, résultats, perspectives, etc.) reste le meilleur moyen de limiter les risques.
 3 - Garder son calme en toutes circonstances
Lorsque les cours plongent, ne perdez pas votre sang-froid. Si les valeurs retenues sont solides, leurs cours remonteront car la Bourse fonctionne par cycles de baisses et de hausses. Si vous n'avez pas vendu avant la correction des marchés, gardez vos actions car il est désormais trop tard pour vendre.
 « Il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon. »
Autrement dit, mieux vaut acheter lorsque les cours baissent et vendre lorsque ceux-ci montent. Reste encore à déterminer le meilleur moment...
 4 - Diversifier son portefeuille
Optez pour une stratégie diversifiée en mêlant des valeurs traditionnelles à des valeurs plus spéculatives.
 5 - Evaluer son niveau de risque
Estimez la répartition de votre portefeuille en fonction de vos objectifs à court ou à long terme. Ainsi, si vous visez de rapides plus-values, optez pour un portefeuille composé en majorité d'actions et de produits dérivés, mais soyez conscient des risques à prendre !
 « Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, la Bourse est faite du même bois. »

Le cours d'une action ne peut pas monter indéfiniment...
 6 - Savoir vendre à bon escient
Même si une valeur vous donne toute satisfaction, sachez prendre vos bénéfices. Il n'est jamais sain de trop s'attacher à ses actions.
 7 - Se méfier des effets de mode
Attention au bouche à oreille et à l'air du temps qui entraînent tous les boursicoteurs vers des choix hasardeux et parfois irrationnels : souvenez-vous de ce qui est arrivé aux valeurs Internet !
 8 - Ne jamais tout miser sur une même valeur
Ne misez pas la majorité de votre capital sur une seule valeur. Car sa baisse entraînerait tout votre portefeuille. Répartissez au contraire aussi équitablement que possible votre capital entre les différentes valeurs retenues.
 9 - Ne pas trop se disperser
Rien ne sert d'acquérir des dizaines d'actions de valeurs différentes. Concentrez-vous plutôt sur quatre ou cinq valeurs pour vous familiariser avec les mécanismes de la Bourse.
 10 - Rester précis dans ses ordres

Pour éviter les pertes de temps et d'argent, vérifiez toujours vos ordres boursiers afin qu'ils soient exécutés sans encombre.

Publié par forted à 02:50:46 dans Les dix lois de l'apprenti boursier | Commentaires (0) |

6 Petites règles de bases | 17 décembre 2006

COMMENT DEVENIR RICHE ET PUISSANT
Devenir riche c'est accéder à la félicité insurpassable de nos sociétés. Vous pourrez avoir une télévision à écran plat, vous passerez vos vacances sur votre yacht ancré à St Tropez, votre septième mariage avec un top model passera dans un journal populaire, vous pourrez virer autant d'ouvriers que vous le souhaitez tout en augmentant votre propre salaire, vous pourrez faire voter des lois vous permettant d'échapper aux tribunaux, vous pourrez traiter vos compatriotes de couillons tout en bénéficiant de leur appui ... bref... vous serez heureux.
Devenir riche doit, dans l'esprit des gens, nécessiter de longues études ou une grande habileté. En regardant autour de vous, vous constaterez que ce n'est pas nécessaire. Ni les diplômes, ni la finesse d'esprit ne vous aident grandement pour vous accaparer des biens produits par l'ensemble d'une population. Il suffit de suivre quelques règles simples que je me propose de vous conseiller.


Règle N°1. Pour devenir riche, il faut investir plutôt que consommer.
Imaginez que vous soyez un petit dealer de shit qui gagne chichement sa vie en revendant la drogue fournie par des intermédiaires. Si vous dépensez ce peu d'argent en Nike et en mobylettes, vous êtes un “looser” (perdant). Vous devez économiser afin de vous permettre d'aller jusqu'à Amsterdam pour vous approvisionner directement en matière première. Vous pourrez alors appliquer la règle N°2.


Règle N°2. Pour devenir riche, il faut faire travailler les autres.
Votre pécule augmentant, il vous faut des employés qui prendront à votre place les risques afférents à votre métier. Plus vous aurez d'employés (précaires, ceux qui restent trop longtemps risqueraient de prendre votre place), plus votre pécule augmentera rapidement. N'oubliez pas de continuer à appliquer la régle N°1. Il vous faut à un certain moment changer d'échelle, car l'offre va finir par surpasser la demande. Vous passez alors à la règle N°3.


Règle N°3. Pour devenir riche, il faut acheter (jamais produire, c'est une erreur fatale) à des pauvres (de préférence très pauvres) et vendre à des riches (de préférence très riches).
Pour ce faire, vous devez changer la nature de vos investissements : acheter une voiture de luxe, fréquenter des endroits “branchés”, apprendre à s'exprimer d'une façon abstruse pour éblouir ceux qui cherchent par dessus tout à ne rien comprendre, fréquenter des politiques (de droite car c'est eux qui possédent le plus d'entregent : vous verrez à quel point il est facile de les intéresser aux choses les plus puériles). Vos clients, plus fortunés, augmenteront vos gains mais surtout ils vous permettront de prendre pied dans le monde de l'escroquerie, moins risqué que celui dans lequel vous avez évolué jusqu'alors. Vous devez également faire des voyages, non pas pour transporter de la drogue, métier trop exposé et réservé aux petites gens, mais pour placer votre argent au sein d'un pays émergent : Chine, Inde, Colombie... vous avez l'embarras du choix.


Régle N°4. Dès que l'apparence des choses s'y prêtent, vous devez emprunter de très grosses sommes d'argent. Ne jamais solliciter une banque pour de petits emprunts, démarche typique des pauvres qui le resteront. La somme obtenue, vous rachetez une entreprise au bord de la faillite.
A cette étape, vos relations nouvellement créées vont vous aider à obtenir la confiance des banquiers et des petits investisseurs. Vous n'avez besoin d'aucune connaissance particulière concernant les activités de l'entreprise que vous rachetez. Vous vous contentez de faire un “plan social” avec l'aide des pouvoirs publiques (car il faut que vous commenciez à peaufiner votre image de “manager” dur mais social). L'entreprise, privée d'une plus ou moins grande partie de ses employés, devient rentable : vous pouvez donc la revendre avec profit pour en acheter une plus importante.


Régle N°5. Vous devez vous rapprocher d'une organisation caritative.
Il ne s'agit évidemment pas d'aider qui que ce soit sinon vous même. Non ! L'organisation caritative doit être choisie en fonction de son impact médiatique. La télévision est, bien entendu, la cible de choix. A ce stade, faites des dons importants, c'est un moyen tout à fait adapté pour vous faire connaître du plus grand nombre : vous devenez célèbre et, incidemment, généreux pour les démunis, les malades ou les handicapés. Ce rayonnement va vous permettre de construire des réseaux d'amitiés qui vont permettre un nouvel essor à votre esprit entrepreneurial.


Régle N°6. Se réclamer de la République et de la Démocratie.
Votre parcours est presque achevé, il ne vous reste plus qu'à rester dans les mémoires des masses laborieuses comme étant un “Grand Homme”. Vous pouvez prétendre, avec votre expérience, aux plus hautes fonctions politiques. Pour ne pas choquer les “simples”, il est habile de se présenter comme un “leader” déterminé de la cause républicaine qui mettra hors d'état de nuire la racaille qui ne cesse de vouloir l'ébranler. Il faut donc que vous soyez élu : mettez en avant votre détermination et votre savoir faire d'entrepreneur. Une fois élu, vous pourrez toujours faire brûler le Reichstag.

Publié par forted à 02:04:10 dans Introduction | Commentaires (0) |

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