Sandra, 30 ans, spécialiste de la sieste en toutes situations.
C'est un peu le bazar mais entre la couette et l'oreiller vous trouverez un petit peu de n'importe quoi, un peu de ce qui me chiffonne, des histoires d'école (parfois je suis obligée de me lever...), beaucoup de ce que je lis ou écoute, et surtout tout de ce qui me passionne, et me caractérise.
J'espère que l'ambiance vous plaira!
Décidément c'est un sujet dont j'aime bien parler. Tout simplement parce que je me sens concernée, en tant que citoyenne. La situation de la France est en perpétuel mouvement, et en période pré-électorale les candidats ont des propositions qui me font réfléchir et réagir.
J'y ai déjà fait allusion mais j'ai nettement plus de sympathie pour Chirac que pour Sarkozy, qui pourtant représentent la même tendance. Je ne comprend pas que l'on critique Royal sur la politique internationale et que l'on ne pointe pas plus du doigt Monsieur Sarkozy. Il est très différent de Chirac, qui est sorti grandi de sa présidence sur les questions internationales. Il a su s'élever contre les américains face à la guerre en Irak, et cela restera à son crédit, il a aussi entretenu de bonnes relations avec les pays d'Afrique et du Moyen-Orient.
Le ralliement de Nicolas Sarkozy à Georges Bush m'a vraiment inquiété, nettement plus que la bravitude de Ségolène Royal, cela risque de nous faire perdre une place importante sur l'échiquier international que de suivre les américains, notamment auprès des pays d'Afrique et du Moyen Orient. Le fait de remettre en cause la parole de La France en Nouvelle Calédonie, ce n'est pas rassurant non plus.
Publié par sandrette à 12:45:23 dans Coup de calcaire | Commentaires (10) | Permaliens
Je viens de lire le post de Michel Onfray qui critique Ségolène Royal car elle se présente comme une mère, et qu'il trouve inadmissible que la politique soit sexuée.
Il nous dit que jusque là les candidats ne se présentaient pas comme pères. Mais l'époque était différente.
On cachait sa vie personnelle pour donner l'image d'une famille respectable bien sous tout rapport. Pas d'enfant illégitime, pas de maîtresse, ni de divorce. Jusqu'à la fin du deuxième septennat de Miterrand, à l'issue duquel il a dévoilé sa fille Mazarine. On a commencé à entrer davantage à rentrer dans l'intimité des candidats. Jospin a été le premier candidat d'un grand parti à avoir divorcé. Nicolas Sarkozy a partagé ses déboires avec Cécilia. Jacques Chirac raconte ses soucis avec sa fille anorexique.
Les hommes politiques montrent de plus en plus qu'ils sont des hommes comme les autres. Pourquoi reprocherait-on à Ségolène Royal de se présenter comme une femme et comme une mère?
Les temps changent, voilà tout.
J'aimerais que notre pays soit représenté par une femme. Qu'il y ait enfin une alternance à ce niveau là. De droite ou de gauche. J'espère que cela viendra. Je reconnais tout de même que c'est un mauvais critère pour choisir,le seul qui vaille étant le programme, juste le programme.
Publié par sandrette à 13:01:54 dans Essentiel | Commentaires (6) | Permaliens
Je vis aujourd'hui dans le quartier de mon enfance.
Ce n'est pas quelque chose que je souhaitais particulièrement, c'est simplement une opportunité qui s'est présentée.
Et j'avoue que j'en suis très heureuse.
Lorsque je vais chez les commerçants du quartier, je m'amuse des images du passé qui me traversent : les étals que je parvenais à peine à voir, l'éblouissement face aux devantures, l'odeur et la chaleur de la pizzeria. Je sais ce que sont devenus les commerçants (la plupart ne sont plus là, mais leurs commerces continuent de vivre, la pizzeria par exemple a été reprise par un ancien client). Ceux qui sont toujours présents sont à la pointe de la technologie : le maraicher dispose d'un arrosage automatique, le pâtissier s'est agrandi, il s'est lancé avec succès dans les chocolats. Ce lancement reste un souvenir fort : il avait fabriqué une immense bouteille de vin en chocolat, et l'avait offert aux riverains présents.
Quant au boulanger son four est toujours aussi magnifique, mais le pain est encore meilleur que dans mon souvenir.
Publié par sandrette à 00:56:42 dans Un peu de moi | Commentaires (3) | Permaliens
Pourquoi parle t-on de rupture (même tranquille) lorsque l'on est un membre éminent du gouvernement en place et que l'on souhaite conserver le pouvoir?
Pourquoi la majorité critique t-elle, entre autres choses, les 35 heures alors qu'elle a eu tout le loisir de modifier cette loi et bien d'autres puisque les assemblées parlementaires lui appartiennent?
Les français sont ils bien représentés au sein de leurs institutions, sachant que le front national (qui pourtant me hérisse le poil) n'a pas de parlementaire alors qu'il rassemble plus de 16% des suffrages aux élections présidentielles?
Il n'y a pas que sur TF1 que l'on pose des questions. Une émission politique c'est toujours bon à prendre mais le concept de celle-ci n'est pas évident : les candidats doivent répondre à pleins de questions en même temps, et les questions ne sont pas forcément liées, si bien qu'ils en zappent un bon nombre.
J'ai fait partie des quelques huit millions de spectateurs hier soir; Je me suis dit à l'issue de l'émission que Ségolène Royal était vraiment très humaine. Elle m'a rappelée Jacques Chirac par certains aspects. Au-delà des propositions que peuvent faire les candidats, il y a beaucoup de paramètres totalement subjectifs qui entrent en jeu. Je n'aime pas trop penser à ça. Et pourtant...
Publié par sandrette à 00:12:18 dans Vu, lu, entendu | Commentaires (2) | Permaliens

Mais on ne rentre pas chez soi en laissant derrière la porte ce que l'on vit à l'école. Tous les profs vous le diront. C'est impossible. Et je ne parle pas du boulot que l'on ramène à la maison. Je parle de ces histoires personnelles auxquelles on se frotte chaque jour.
Quand je suis devenue instit' ce qui m'a frappé, c'est de voir que je vivais jusque là dans un monde bien clos. Je fréquentais alors mon petit milieu étudiant, mes amis me ressemblaient. On n'était pas forcément tous du même milieu, on n'avait pas forcément tous les mêmes idées, mais ce que l'on vivait était globalement semblable.
Je pensais qu'en devenant prof, j'allais m'enfermer dans un monde coupé du reste de la société : le pays de la camif, la maif et la mgen. Je pensais que les profs ne se fréquentait qu'entre eux, et que du coup ils se coupaient du reste de la société. Pas de contact avec le monde de l'entreprise, avec les réalités sociales et économiques. Bref j'avais des à-prioris.
La réalité a évidemment été tout autre. Non pas parce que les profs ne fréquentent pas que des profs (sur ce point je n'étais pas loin du compte tout de même, par la force des choses, on est proches de ses collgues dans toutes les professions), mais parce que l'école est le lieu de la mixité sociale par excellence. Particulièrement l'école primaire. Et un instit' est souvent amené à connaître les parents de manière approfondie, on se voit tous les jours, le matin, le soir, on se voit lors de rendez-vous. Et j'ai découvert des milieux très différents du mien. Le plus marquant, c'est la misère.
Il y a une misère nouvelle. Celle qui touche les familles qui n'ont droit à rien. Et pour cause elles ont des revenus trop importants. Pourquoi sont-elles miséreuses alors? Parce qu'elles sont surendettées. On se serre la ceinture, car la crise est passagère. De la fierté se lit dans les yeux.
Alors les enfants ne mangent pas à la cantine. Ils n'ont pas de vêtements suffisament chauds pour l'hiver.
Publié par sandrette à 00:43:09 dans Dans la cour de récré | Commentaires (2) | Permaliens
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