Sandra, 30 ans, spécialiste de la sieste en toutes situations.
C'est un peu le bazar mais entre la couette et l'oreiller vous trouverez un petit peu de n'importe quoi, un peu de ce qui me chiffonne, des histoires d'école (parfois je suis obligée de me lever...), beaucoup de ce que je lis ou écoute, et surtout tout de ce qui me passionne, et me caractérise.
J'espère que l'ambiance vous plaira!
Et oui aujourd'hui c'est Noël! Comme beaucoup j'ai eu droit à deux repas gargantuesques, l'un pour le réveillon et l'autre pour le lendemain midi. Les mets les plus délicieux se sont succédés sur la table : hier soir une farandole d'apéritifs (j'ai vraiment apprécié les mini-brochettes de poire, bleu et noix), des foies gras, de la pintade, des marrons, des girolles, des cèpes, des marrons, de la salade, du fromage, un tiramisu, des petits fours sucrés...Bref après le foie gras j'avais déjà plus faim. Il faut dire que je suis gourmande et que je me suis donc jetée sur les apéritifs...Après il a donc fallu jouer serrer pour arriver jusqu'au tiramisu, mais en prenant de petites portions et en serrant le ventre (voire en dégrafant un bouton du pantalon, mais je ne dénoncerai personne), cette première bataille fut gagnée.
Le plus dur était à venir : remettre ça le lendemain. Evidemment j'ai sauté le petit déj', mais la tâche s'est annoncée rude dès l'apéritif quand ont été apportés les toasts au foie gras, saumon..., le pain surprise et les pruneaux enroulés dans du lard. Là j'ai compris que mon estomac allait devoir s'accrocher, car les repas de Noël, c'est pas pour les petits joueurs.
J'ai vaincu le foie gras, le saumon, la canette farçie et la bûche! Mais je pense que demain si j'ai le courage de monter sur la balance, je ne serai peut-être pas aussi fière de cette victoire. La reconstruction du pays sera rude!
Publié par sandrette à 18:44:24 dans Superflu | Commentaires (1) | Permaliens
Info top secrète : je sais, de source sûre, que le père Noël doit passer dans ma classe au moment où les parents seront également présents pour écouter leurs chérubins chanter des chants de Noël.
Je vous laisse imaginer le bordel...Les enfants excités, ceux qui veulent rester scotchés à leur parents, les parents agglutinés les uns contre les autres, béats d'admiration devant leur progéniture, 4 personnes au mètre carré, les gamins effrayés par le père Noël, qui se mettent à pleurer et à hurler.
Bref, j'en ai des sueurs froides d'avance. Et pourtant je ne voudrais pas les priver d'un tel moment. Mais bon, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire... Tout ça pour un foutu mensonge sur un mec en rouge.
Ce qui est sûr c'est qu'après une journée comme ça (qui s'achève par le spectacle de Noël de mon ancienne école à 50 km et beaucoup d'embouteillages de chez moi- mais j'ai hâte de revoir mes anciens élèves-) on savoure les vacances!
Publié par sandrette à 20:34:59 dans Dans la cour de récré | Commentaires (0) | Permaliens
"Comment ça? Il parle mal en classe, on ne le comprend pas? C'est bizarre parce qu'à la maison il parle très bien."
Je ne dois pas avoir le même degré de compréhension que beaucoup de parents ...
En général ce sont les mêmes qui ne comprennent pas pourquoi leur chéri ne mange rien à la cantine, et qui repartent en leur collant un biberon de lait de 280ml de lait à 16h30, ou une poche de sucrerie en tous genre et de yaourt à boire (les vrais yaourts, c'est trop complexe).
Mon problème c'est que je n'ai que les enfants en classe, alors que tant de parents auraient besoin d'éducation...
Publié par sandrette à 23:20:34 dans Dans la cour de récré | Commentaires (2) | Permaliens
La justice lybienne a condamné à mort des 5 infirmières bulgares et du médecin palestinien accusés d'avoir inoculé volontairement le virus du SIDA à 426 enfants, dont 52 sont décédés.
Le professeur Montagnier, découvreur du virus du SIDA a exclu dès mai 2004 la possibilité d'une contamination volontaire, le virus étant présent avant leur arrivée en mars 98. L'appel de 114 prix nobel dans la Revue Brittanique Nature n'a rien changé. Ils sont incarcérés depuis 7 ans.
La population avait soif de vengeance et besoin de coupables. Le gouvernement lybien et son bras armé, une justice truquée, donne au peuple ce qu'il veut.
Cette affaire est une injustice claire est nette, elle donne aussi à réfléchir sur la peine de mort. La condamnation à mort me fait froid dans le dos. Je suis fire d'être dans un pays qui l'a aboli. Cette abolition est incroyablement récente quand on y pense. Chaque fois que l'on repasse le vibrant discours de Badinter à la télévision, j'en ai les larmes aux yeux. Son livre "l'abolition" qui relate son combat me chavire totalement.
Il faudrait à présent passer à un stade supérieur : l'abolition à l'échelle internationale. Mais il y a du chemin à parcourir, deux grandes démocraties maintiennent encore la peine de mort : les Etats Unis bien-sûr, et le Japon.
Pourquoi abolir?
- parce que nul ne peut s'arroger le droit de vie ou de mort sur un homme
- parce que la peine de mort est un acte de vengeance qui légitime la violence
- parce que la meilleure des justice qui soit n'est jamais à l'abri d'une erreur judiciaire
- parce qu'elle ne dissuade pas les criminels de tuer (cf. les USA)
- parce qu'elle frappe principalement les plus faible, ceux qui n'ont pas les moyens de se défendre correctement
Il y a encore bien des raisons, la liste n'est pas exhaustive. Bref il faut se mobiliser, pour les infirmières, et pour l'abolition dans tous les pays! Jack Lang (je ne l'adore pas mais la cause est juste) se mobilise sur son blog, allez voir!. Je sais si les 114 prix nobels n'y ont rien fait, on peut penser que nous non plus on ne peut rien faire. Je crois qu'il faut tout de même essayer.
Publié par sandrette à 16:40:28 dans Essentiel | Commentaires (0) | Permaliens
Je m'accroupis. Par terre les dalles rouges caoutchouteuses. Je passe mes doigts sur elles. Je me relève, je marche avec plaisir sur chacune d'elles, j'ai l'impression de rebondir à chaque pas.
Une des deux barres est libres, je m'accroche à l'une d'elle et je m'enroule autour. La tête en arrière, aggripée à la barre par les genoux, je lache les mains d'un coup. La tête me tourne. Je reprend la barre, rapproche les jambes de mon corps, bascule et retrouve le sol. De nouveau la sensation agréable de rebondir.
Je me dirige vers un pneu, je le redresse, mes doigts glissent sur la surface rugueuse. L'odeur. Je le fais rouler doucement puis de plus en plus vite, je reste tout près. Pas question de se le faire chiper. L'échanger d'accord, mais contre une voiture à pédale, pas moins. Elles sont difficiles à ranger, mais j'aime tellement les conduire, aller vite, sentir l'air sur mes joues.
Publié par sandrette à 23:42:53 dans Un peu de moi | Commentaires (0) | Permaliens
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