Sandra, 30 ans, spécialiste de la sieste en toutes situations.
C'est un peu le bazar mais entre la couette et l'oreiller vous trouverez un petit peu de n'importe quoi, un peu de ce qui me chiffonne, des histoires d'école (parfois je suis obligée de me lever...), beaucoup de ce que je lis ou écoute, et surtout tout de ce qui me passionne, et me caractérise.
J'espère que l'ambiance vous plaira!
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«
Madame, je ne vous ai entendue et vue qu'à la télévision. Mais vos
propos, votre manière d'être ont fait que, depuis plusieurs mois déjà,
j'étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement
votre livre « Maintenant », je ne doute plus de le faire.Je suis un
très vieux monsieur. Ministre du général de Gaulle à trois reprises, je
fus un des rares qui eurent l'honneur d'être reçus par lui à Colombey,
après qu'il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu'il avait décidé. Je suis fidèle à sa mémoire. La France,
au cours de sa longue histoire, n'a guère eu de chef d'Etat de cette
envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances
financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider
par quiconque, discernant ce qu'allait être l'évolution du monde et
percevant ce qu'étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je
n'ai jamais cru à la possibilité d'un gaullisme sans de Gaulle et je me
suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.
Cela dit - et
sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à
cette très haute figure -, j'ai le goût de vous dire que je constate
d'assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles
qu'elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages. D'abord
le volontarisme politique, puis l'attachement à la nation, à son passé
et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les
individus vivant sur son sol ; la prise en compte des aspirations
populaires mais sans soumission systématique à l'opinion ; l'idée, que
de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les
activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de
demain ; encore, le fait que la France,
dans un monde menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire
forte. Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui
exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : «Alors
! Pratiquement, que proposez-vous ?» Or toujours vous proposez ou
esquissez une solution concrète.
Jean-Marcel Jeanneney, le dernier ministre survivant, avec Pierre Messmer, du général de Gaulle.
C'est un extrait du nouvel obs.
Des anciens ministres qui changent de cap, il y en a pas mal en ce moment:
- Tapis pour Sarko
- Begag pour Bayrou
Mais celui-ci, il a vraiment de la gueule, non?
Publié par sandrette à 19:23:15 dans Vu, lu, entendu | Commentaires (4) | Permaliens
14-04-2007 20:46
De sandrette
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