Sandra, 30 ans, spécialiste de la sieste en toutes situations.
C'est un peu le bazar mais entre la couette et l'oreiller vous trouverez un petit peu de n'importe quoi, un peu de ce qui me chiffonne, des histoires d'école (parfois je suis obligée de me lever...), beaucoup de ce que je lis ou écoute, et surtout tout de ce qui me passionne, et me caractérise.
J'espère que l'ambiance vous plaira!
<< Un mot à la mode | Bon je sais c'est les vacances | J'ai des questions à vous poser >>

Mais on ne rentre pas chez soi en laissant derrière la porte ce que l'on vit à l'école. Tous les profs vous le diront. C'est impossible. Et je ne parle pas du boulot que l'on ramène à la maison. Je parle de ces histoires personnelles auxquelles on se frotte chaque jour.
Quand je suis devenue instit' ce qui m'a frappé, c'est de voir que je vivais jusque là dans un monde bien clos. Je fréquentais alors mon petit milieu étudiant, mes amis me ressemblaient. On n'était pas forcément tous du même milieu, on n'avait pas forcément tous les mêmes idées, mais ce que l'on vivait était globalement semblable.
Je pensais qu'en devenant prof, j'allais m'enfermer dans un monde coupé du reste de la société : le pays de la camif, la maif et la mgen. Je pensais que les profs ne se fréquentait qu'entre eux, et que du coup ils se coupaient du reste de la société. Pas de contact avec le monde de l'entreprise, avec les réalités sociales et économiques. Bref j'avais des à-prioris.
La réalité a évidemment été tout autre. Non pas parce que les profs ne fréquentent pas que des profs (sur ce point je n'étais pas loin du compte tout de même, par la force des choses, on est proches de ses collgues dans toutes les professions), mais parce que l'école est le lieu de la mixité sociale par excellence. Particulièrement l'école primaire. Et un instit' est souvent amené à connaître les parents de manière approfondie, on se voit tous les jours, le matin, le soir, on se voit lors de rendez-vous. Et j'ai découvert des milieux très différents du mien. Le plus marquant, c'est la misère.
Il y a une misère nouvelle. Celle qui touche les familles qui n'ont droit à rien. Et pour cause elles ont des revenus trop importants. Pourquoi sont-elles miséreuses alors? Parce qu'elles sont surendettées. On se serre la ceinture, car la crise est passagère. De la fierté se lit dans les yeux.
Alors les enfants ne mangent pas à la cantine. Ils n'ont pas de vêtements suffisament chauds pour l'hiver.
Publié par sandrette à 00:43:09 dans Dans la cour de récré | Commentaires (2) | Permaliens
20-02-2007 18:48
De sandrette Sujet:
Tu es d'où Gat?
20-02-2007 17:02
De Gatrasz
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