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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Audrey Kawasaki | 19 novembre 2009

Il y a quelques mois j'avais enregistré sur mon ordinateur des images qui m'avaient plues, mais je n'avais jamais été plus loin que ces quelques illustrations. Ce soir, j'ai pris le temps d'approfondir un peu et je suis tombé sur le site de leur auteur, Audrey Kawasaki.

J'apprécie beaucoup son univers. C'est un monde peuplé de lolitas vaporeuses, sensuelles et même sexuelles. On y croise quand même parfois quelques éphèbes androgynes, mais ils restent rares. Le féminin domine, le saphique aussi parfois. Les tons sont pastels, les couleurs un peu passées, ce qui donne une impression d'onirisme, de nostalgie et de tristesse. Ça me fait un peu penser à l'illustrateur Mark Ryden et au film Virgin suicides de Sofia Coppola.

Le site d'Audrey Kawasaki

Ci-dessous : OctoGirls, Owari et Yasuragi

Publié par Miss-C à 21:35:37 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

18 novembre 2009 | 18 novembre 2009

Ce soir je comptais faire la morte et m'effondrer dans mon lit vu qu'aujourd'hui j'ai eu 9h de cours (8h-18h), dont un cours de Droit (erk !) et un devoir de Géopolitique (ch*ant). Sauf que non, tu ne dormiras point ma fille. Parce qu'il y en a qui fêtent la qualification de l'Algérie à la Coupe du Monde, dans ma rue (photo ci-dessus), à coup de klaxons, de tam-tams, de vrombissements de moteur, de klaxons encore, de chants et de cris, et à nouveau de klaxons (et accessoirement à coup de voiture qui s'emboutissent). Bref, c'est la joie. Heureusement, demain est ma plus petite journée de la semaine, donc tant pis si je dors mal cette nuit et que je suis fatiguée.

Sinon, rien à voir, mais je voulais encore parler de cuisine parce que ce midi j'ai mangé un truc infect préparé à la hâte ce matin par mes soins (parce que je n'ai qu'une heure le midi, donc j'amène de quoi manger sur le lieu de cours). Le but était d'avoir de la graine de quinoa aux légumes. Sauf que ce n'était pas assez cuit, ni assez égoutté et que j'avais oublié le sel. Donc j'ai mangé des graines quasiment crues, baignant dans l'eau, le tout très fade. Je crois même que c'est mon premier gros ratage culinaire. S'il y a une prochaine fois (ce que je n'espère pas), j'irais m'acheter un truc au distributeur, à la cafétéria ou à la supérette d'à-côté, ça sera sûrement plus comestible.

Publié par Miss-C à 21:43:54 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

14 novembre 2009 | 14 novembre 2009

Petite ballade ce matin : sur les photos on dirait qu'il ne fait pas beau, mais en fait il y a du soleil, il fait bon, et si le sol est mouillé c'est parce que les vagues passent par-dessus la digue.

Publié par Miss-C à 13:38:34 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

Côté cuisine | 13 novembre 2009

Image : une partie de mon déjeuner je ne sais plus quand, devant mon PC. Ça ne se voit pas mais l'intérieur des pommes de terre n'est pas complètement décongelé (j'avais oublié d'allumer la plaque et après je n'avais plus assez de temps avant de retourner en cours). Et si on observe bien, on voit une patate triste.

Je m'aperçois que je n'ai pas encore eu l'occasion de parler de mes talents culinaires pourtant, maintenant que j'ai mon studio, c'est à moi de gérer, entre autres, les courses et la cuisine, ce que je n'avais jamais eu l'occasion de faire auparavant, donc avouons-le, il y a quelques ratés.

La soupe instantanée
J'ai plusieurs fois acheté des sachets de soupe instantanée, mais je n'ai réussi qu'une seule fois à avoir un résultat correct, toutes les autres fois, j'ai eu une sorte de bouillon avec de la purée de légumes dans le fond. Pourtant la recette est simple : vider le sachet dans un bol et ajouter de l'eau chaude progressivement et en mélangeant. Il faut croire que je n'ai pas les capacités requises pour ce genre de recette...

Le dosage des aliments
C'est difficile de savoir quel volume les pâtes (ou le riz, ou le quinoa, etc) vont avoir une fois qu'elles seront cuites, ce qui fait que bien souvent je me retrouve avec une fois et demi ou deux fois ce que je voulais. D'un côté c'est bien, ça fait des plats d'avance, mais le souci c'est quand ça ne fait pas un repas entier et que je dois alors compléter avec d'autres pâtes, elles aussi inévitablement mal dosées (=j'ai du mal à ne pas avoir de restes), ou alors mélanger les restes (ex : riz+quinoa).

Le temps de cuisson
Toujours avec les pâtes et autres féculents, j'ai souvent un problème de temps de cuisson puisque j'oublie de faire attention à l'heure, donc au lieu de cuire pendant 11min, les pâtes vont rester à chauffer 15 min, voire plus. Bon, d'un autre côté, je suis toute seule à manger ce que je "cuisine", donc ce n'est pas un souci, mais bon, quand même.

Gestion du pain
Il m'est arrivé plusieurs fois de n'avoir presque plus de pain, à peine de quoi faire le petit déjeuner du lendemain, donc pour éviter de me retrouver à cours un jour, j'ai acheté des biscottes. C'est comme ça qu'un matin j'ai voulu me rabattre sur les biscottes vu que je n'avais pas de pain, sauf que la boîte dans les étagères était vide. Joie. C'est ainsi que je me suis retrouvée à manger des pâtes au petit déjeuner.

Plateau
Pendant quelques semaines, je mangeais sur la table de la cuisine ou sur mon bureau, rien de spécial me direz-vous. Sauf que ça fait des miettes et qu'il faut nettoyer et tout. Donc j'ai adopté la tactique de la feignasse : je mange sur un plateau. Comme ça j'ai juste le plateau à passer à l'eau, c'est beaucoup plus pratique. Evidemment, ça a aussi des inconvénients parce que si, ou plutôt quand, je fais tomber le plateau, il  a des miettes partout par terre, et je dois donc passer l'aspirateur, ce qui est plus fatiguant que de nettoyer une table.

Dans le plat
Toujours dans la catégorie "je suis une feignasse", je dois avouer que très souvent il m'arrive de manger directement dans le plat. Pourquoi sortir une assiette alors que le plat est déjà tout prêt dans la poêle ? Ça fait quand même moins de vaisselle. Certes, j'ai l'air un peu pathétique à manger dans la poêle, mais après tout, il n'y a personne pour me regarder, donc il n'y a pas de problème.

Bref, vu comme ça, on dirait que je suis une catastrophe dans la cuisine, mais en vrai pas tant que ça : même si je suis loin d'être une femme d'intérieur, quand je cuisine ça ressemble à quelque chose et c'est bon en général. C'est juste que je suis un peu paresseuse, et qu'en plus comme je ne cuisine que pour moi je ne fais pas d'efforts.

Publié par Miss-C à 13:38:33 dans Nothing in particular | Commentaires (6) |

13 novembre 2009 | 13 novembre 2009

Parfois j'aimerais tomber amoureuse. Regoûter aux prémices d'une relation, ses hésitations, son agréable gêne, sa timide tendresse, ses tâtonnements impatients, ses frémissements, ses caresses indécises. Puis prendre de nouvelles habitudes, adopter un nouveau rythme, être deux. Sans cesse découvrir l'autre. Savoir qu'on n'est pas seul dans la vie, et que même si on est paumé, on l'est à deux. Mais être amoureuse c'est se montrer tel qu'on est, avec ses défauts, ses imperfections, ses manies, ses faiblesses, on tombe les masques et on est soi. C'est être vulnérable. Il faut être capable d'avoir confiance : en soi et en autrui. Etre capable de sortir de l'isolement qu'on a édifié pour se protéger, être capable d'affronter une présence, un regard. Vivre c'est s'exposer : à la douleur, mais aussi au bonheur. Se renfermer c'est limiter l'un, mais l'autre aussi. Aimer c'est pareil.

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Toujours cette même problématique de vouloir se sentir vivre. L'amour, l'amour, oh oui, qu'est-ce qu'on se sent vivant quand on est amoureux. C'est l'amour plus que l'être aimé qui plaît, parce que l'un rend vibrant et vivant alors que l'autre est souvent décevant. Sauf que l'un et l'autre sont toujours liés. L'amour n'existe pas intrinsèquement, il lui faut un objet, un support. Alors on s'attache à n'importe qui sous n'importe quel prétexte. On ne dit rien à personne, on projette, on savoure en silence. On aime pour l'ivresse du geste. Oh, oui, on sait qu'on va souffrir parce que ce n'est qu'une illusion qu'on s'est construite pour sentir son coeur battre un peu plus fort, pour colorer sa vie. On ne veut pas que ça se réalise, surtout pas, ça gâcherait tout, on veut juste la griserie du sentiment, le fantasme sublimé, le pétillant dans l'eau bourbeuse du quotidien, mais on ne veut pas de la réalité, parce qu'elle ne sera jamais à la hauteur des espérances. On sait aussi que c'est stupide de vivre dans le petit film qu'on s'est créé, d'imaginer quelque chose sans vouloir que ça se réalise, juste pour y trouver un peu de chaleur et de réconfort. On le sait tout ça, mais même en le sachant, on veut quand même y croire, on s'expose volontairement à une douleur inévitable. On sait qu'à un moment ou un autre la réalité et l'illusion se heurteront et qu'on ne pourra plus se leurrer, que le film se terminera, que les oeillères tomberont. On sait qu'on va avoir mal mais on continue quand même, on sait que ça va nous coûter plus en douleur qu'en plaisir obtenu. Mais on persiste. Parce qu'on veut un peu de légèreté, de vie. Parce qu'on ne peut pas s'empêcher d'être attiré par la chaleur. Quitte à se brûler.

Publié par Miss-C à 07:34:05 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

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