Je ne rêve plus, Mansfield.TYA
Devenir cinglée
Et se taper la tête contre les murs
Multiplier sur moi toutes les fractures
Cumuler l'absence et la torture
Ensommeillée,
Je ne rêve plus
Je ne rêve plus
Une insuffisance respiratoire
Un goût amer choquant et montrueux
Alors qu'en ta présence
Je peux entrevoir le repos de tous ces songes
Volés,
Je ne rêve plus
Je ne rêve plus
Ils sont plus jolis quand tu es là
Le monde autour n'existe plus
Je suis plus calme dans tes bras
Chaque jour je me le dis comme dans la nuit
Je ne rêve plus
Je ne rêve plus
Il y a des gens comme moi qui ont besoin
D'autre chose que de manger pour exister
Mon corps réclame aussi ce venin
Qui injectait à mes journées
Une paix oubliée
Je ne rêve plus
Je ne fais que pleurer
Comme une malade mentale
Qu'on aurait pas soignée
Je ne rêve plus
Je ne fais que pleurer
Comme une malade mentale
Qu'on aurait pas soignée
Je ne rêve plus
(Je ne rêve plus)
Je ne rêve plus
(Je ne rêve plus)
Je ne rêve plus
(Je ne rêve plus)
Je ne rêve plus
(Je ne rêve plus)
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Pendant longtemps, j'ai été dans un avion, juste au-dessus des problèmes, ennuis et contraintes de la vie, que je regardais d'en haut, j'étais en sécurité, pas malheureuse, mais en-dessous du bonheur éclatant. J'étais entre les deux, en équilibre en quelque sorte. Un jour, l'avion a perdu de l'altitude, progressivement, pendant des mois, avant d'arriver brusquement sur le sol, là où se trouve tout ce qui ne va pas. Impossible de m'en sortir, j'errais là, sans but ni envies, pas assez désespérée pour y mettre fin, mais trop pour en sortir. Mais un jour des ailes m'ont poussée, je pouvais décoller, m'envoler dans les hauteurs vertigineuses du bonheur. Je planais, tous les ennuis et les doutes paraissaient tellement insignifiants vus de si haut, j'étais tellement heureuse. Et puis tout à coup, sans prévenir, les ailes se brisent. En quelques minutes, on se retrouve en chute libre et on s'écrase brutalement dans la boue des problèmes qu'on avait quittée. Non seulement la chute est dure, ce n'est jamais agréable de se casser la gueule, surtout quand on tombe de très haut, mais même sans ça, même en ramassant les morceaux, même en me relevant, je me retrouve engluée à nouveau dans cette masse noire et collante de soucis divers. Pendant un moment je planais, le sourire aux lèvres, je volais haut, je voyais loin, j'avais oublié que j'étais vulnérable, et l'instant d'après, je me retrouve recroquevillée au sol, paralysée par la douleur, déchirée, broyée, seule, vide, sans passion, sans objectifs, sans désirs, sans rien.
Publié par Miss-C à 11:08:43 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens
Alela Diane sings Pirate's gospel.
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Non seulement les administrations ont leur propre langage, mais en plus, pour compliquer un peu plus les choses, chacune a sa propre langue ! J'ai un dossier à remplir pour la rentrée prochaine, je cale sur plein de termes, et même avoir demandé à plusieurs personnes de mon entourage, et à une secrétaire de la fac, je ne suis pas plus avancée parce que personne n'a été capable de déchiffrer le sens des phrases. Ce qui veut dire que je risque d'envoyer un dossier d'inscription incomplet ou truffé d'informations erronées. Peut-être que ce language codé a un but de sélection : en enlevant tous les dossiers mal remplis parce que la personne n'a pas compris ce qui été demandé, il reste environ le même nombre d'élèves que de places disponibles.
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Cette semaine s'annonce perturbée. Les profs ont voté une grève illimitée jusqu'au retrait des réformes concernant les universités. Le problème c'est que la situation étant décidée chaque matin, on ne peut pas savoir à l'avance si les cours ont lieu, ou pas. En plus de ça, il y a du cas par cas : certains profs font grèves et n'assurent pas leur cours, certains font grèves et leur cours et d'autres ne font pas la grève (donc font leurs cours). J'ai envoyé quelques mails aux professeurs que j'ai demain pour connaître leur décision, je n'ai une qu'une seule réponse pour le moment, et elle disait que le cours serait assuré. Si l'autre prof ne répond pas, je vais devoir faire une heure de trajet, juste pour être à la fac au cas où il y aurait cours.
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Je sens que je vais passer rester éveillée longtemps. Je sais que je n'ai qu'un seul cours demain, et il est de 17h à 19h, donc pas de raison de me lever tôt et par conséquent, aucune de me coucher tôt. Quand je sais que je n'ai pas besoin de me lever tôt, je plonge dans l'oisiveté et la paresse la plus totale. Je glande devant mon PC, lit quelque page du livre que j'ai en cours, puis retourne au PC, etc. Et quand j'ai mal à la tête et aux yeux à force de fatigue, je finis pas m'effondrer dans mon lit à une, deux, trois voire quatre heure du matin. Ca fait quand même vacances d'avoir des cours annulés, plus de contraintes horaire, d'emploi du temps, de travaux à préparer, etc. Sauf qu'on est pas en vacances.
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"Cassie - Is it possible to truly enjoy power ?
Teacher - Sorry ?
Cassie - It's question three.
Teacher - I'm not supposed to help you with your exam.
Cassie - I stopped eating and then everyone had to do what I said. That was powerful.
Teacher - And did you enjoy that ?
Cassie - I think it was the happiest time of my life. But I had to stop before I died, because... otherwise it wasn't fun. You wouldn't understand.
Teacher - You're wrong, Cassie.
Cassie - Did you cut yourself too ?
Teacher - People will do anything to... People will do anything to work out why they feel bad, won't they ?
Cassie - And did you ? Work it out ?
Teacher - Like I said, I'm not supposed to help you with your exam.
Cassie - I want you to tell me !
Teacher - What ?
Cassie - How to stop bad things happening.
Teacher - Doesn't work, does it ? That's why you have to start eating again.
Cassie - I fell in love.
Teacher - Ah, love. Why cut yourself when you can be in love ?
Cassie - You think passing an exam will make me happy ?
Teacher - Cassie, passing exams generally only makes life more complicated. But there's lots of other stuff that makes things bearable, and you don't even have to use a knife.
Cassie - Like ?
Teacher - Disco."
Skins, [2x09]
Publié par Miss-C à 11:05:51 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
Une belle, bien que triste, chanson : When I was last home de The Dø.
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J'ai toujours tendance à me fixer des objectifs impossibles, et à vrai dire, inatteignables pour qui que ce soit. Mais toujours j'y crois, et je me lance fougueusement vers mon objectif. Le problème c'est que ça ne dire jamais longtemps et qu'au premier obstacle je chute et me ramasse lamentablement. S'ensuivent la honte, l'amertume, les regrets, la colère, etc. Mais malgré cela, je recommence sans cesse, chaque jour j'y crois, têtue, ignorant les expériences précédentes et la raison. C'est pour ça que demain, après-demain, et tous les jours suivants, je recommencerait, comme Sisyphe, en vain et sans cesse, parce que quoique je fasse, j'aurais toujours cette chimère agrippée à mon dos.
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J'ai un ami qui actuellement est dans une phase down. J'aimerais lui tendre la main, l'aider, le soutenir, parce que je suis passé par là et que je n'en suis pas vraiment sorti. Mais j'ai l'impression que quoi que je pourrais lui dire ça sonnera faux, creux et convenu, que n'importe qui pourrait sortir les même banalités. Et pourtant, je sais ce qu'il ressent. Mais est-ce qu'il m'écoutera ? J'ai l'air tellement mieux maintenant, il ne verra en moi que l'optimisme et la joie que j'ai retrouvé, pas les fantômes et les tourments qui se cachent derrière. Et puis je ne suis pas sûre de vraiment être de bon conseil parce que je sais que je n'ai pas trouvé de solutions à mes propres problèmes.
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J'ai l'impression de perdre mon temps. Quand je regarde autour de moi les autres étudiants, j'en vois qui cumulent études, emploi, loisirs et amour. Ils ont une vie dense, remplie, productive. La mienne me paraît vide, j'ai l'impression de perdre mon temps, alors même que je n'ai le temps de rien faire. J'aimerais toujours avoir quelque chose à faire, quelque chose ou quelqu'un qui m'attende. Pas de temps pour me morfondre, pour aller mal, pour sombrer en moi-même. J'aurais au moins l'impression de faire quelque chose, et pas d'être une paresseuse. Mais je n'y arrive pas. J'ai toujours du mal à commencer quoique ce soit, l'avance est laborieuse et la fin bâclée. Il y a plein de choses que j'aurais dû faire et que je reporte.
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Je suis confrontée à moi-même, à mon ambivalence. J'ai une obsession malsaine et morbide, incompatible avec la vie en général. Je suis tiraillée entre cette fascination exclusive, absolue et enivrante mais dangereuse et stupide, ou la vie "ordinaire", stable et sûre mais fade et ennuyeuse. Je n'arrive jamais à m'adapter complètement à l'un ou à l'autre, j'oscille sans cesse, tiraillée entre des désirs incompatibles. Comment concilier l'inconciliable, accorder les contraires ? Trouver l'équilibre, le juste milieu ? Mais comment faire quand il s'agit de positions extrêmes ou entières et qu'on a le caractère d'Antigone ? Je ne peux pas tricher indéfiniment et accommoder les choses avec des mensonges faits à moi-même ou aux autres...
Publié par Miss-C à 11:03:02 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens

Profitant du festival cinéma Télérama, j'ai été voir A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson. Lors de sa sortie en salle, en mars 2008, j'avais eu envie d'aller le voir, mais faute de temps et de courage, l'idée n'a pas abouti, jusqu'à il y a quelques jours.
A bord du Darjeeling Limited est l'histoire de trois frères réunis à l'initiative de l'un d'entre eux. Leur père est décédé un an auparavant et depuis, ils ne se sont plus contactés. Le voyage en Inde organisé, et qui a pour arrivée le couvent dans lequel leur mère s'est retirée, a donc pour but de recréer les liens qui existaient entre eux, mais aussi de réfléchir sur eux, leurs choix, la vie, etc, c'est donc également un voyage spirituel. Evidemment, ça ne se passe pas comme prévu et les trois frères accumulent les disputes et les problèmes.
Personnellement j'ai bien aimé ce film, c'est drôle, ça fait s'évader et ça donne envie de voyager. J'avais été attirée par le fait que le réalisateur, Wes Anderson, était déjà à l'origine du film La famille Tenenbaum que j'avais adoré. En plus, la distribution me semblait également intéressante, avec dans les rôles principaux : Owen Wilson, Adrian Brody, Jason Schwartzman et Natalie Portman. Je suis resortie de la salle hantée par la chanson Where do you go to (my lovely) de Peter Sarstedt, récurrente dans le film (écoutable ici, et la BO là). Accessoirement, j'ai aussi beaucoup aimé les couleurs du film : c'est un film aux couleurs vives, franches et fraîches, j'ai surtout été séduite par la palette de verts et de bleus que l'on voit dans le train et sur les costumes des personnages du personnel du Darjeeling Limited.
Publié par Miss-C à 10:54:58 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
Les cours ne sont pas que mornes et ennuyeux ! Il suffit d'une prof déjantée shootée au café pour éveiller un certain intêret ! En fait, si on devait la résumer à un smiley, ça serait celui-ci : :D .
J'avais déjà eu cette prof l'année dernière en TD et j'avais déjà pu constater son dynamisme euphorique. Elle nous a notamment parlé de films sur l'Antiquité romaine, comme Gladiator, avec "Russel Crooooowe" et d'autres acteurs "musclés et torse nu".
Au début de ce semestre, elle s'était emportée en évoquant d'une manière très enthousiaste "les Gaulois qui adoraient faire la guerre et se battre à demi-nus".
Mais aujourd'hui, elle s'est dépassée : on a vu des pièces de monnaie gauloises qui représentaient "un cheval au galop au-dessus de son dos" (?!) et une statue d'un soldat en grès avec un casque "qui ressemble aux oreilles de Mickey" >_<
Elle nous a également appris que d'après les recherches archéologiques "on sait que la boisson était décapitée".
Et par ailleurs, elle nous a dit que comme on avait retouvé des traces d'activités druidiques dans les forêt, pendant longtemps les historiens pensaient "que les Gaulois avaient des cultes naturistes" xD
A la fin du cours, à propos des supposés sacrifices d'hommes, la prof a déclaré, avec un grand sourire : "Moi, je serais plutôt favorable aux sacrifices humains" O_o
Et pendant les deux heures en amphi, elle a fait passé dans les rangs un livre pour illustrer ses propos ; lorsqu'elle nous a décrit les corps enterrés recroquevillés, elle nous a évidemment montré les images. Un étudiant a dit à son voisin que ça allait nous donner des cauchemars et la prof, enchantée et enthousiaste (avec cette tête : :D ), s'est exclamée "Ouh ! Des cauchemars !".
Mais bon, dès les premières minutes du cours on avait été prévenu puisqu'après un lapsus elle nous a sorti "pourtant il n'est que 17h, je n'ai rien fumé !"...
Huhuhu ! Il n'y a pas que du mauvais dans les cours !
[Par contre, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas que du mauvais que tout est bon, preuve en est un exposé que je dois préparer pour jeudi prochain avec une autre étudiante. Le problème c'est que je n'ai qu'une seule option en commun avec cette fille, le jeudi matin, mais comme demain il n'y a pas cours on ne se verra pas et comme je ne la croise jamais et que je n'ai aucun moyen de la contacter, ça va être difficile de mettre nos travaux en commun. Et comme si ce n'était pas suffisant, cette fille à une fâcheuse tendance à ne pas préparer ses exposés et à compter sur les autres pour le faire. Bref, je sens que la préparation de cet exposé va être galère...è_é]
Publié par Miss-C à 21:08:50 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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