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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

16 mars 2009 | 16 mars 2009

Allongée sur ton lit, enveloppée par la chaleur des rayons du soleil qui rentrent par la fenêtre. Pas envie de faire l'exposé d'antiquité romaine. Pas envie d'aller en cours cette semaine. Envie d'aller à la piscine et de tester les salons de thé du centre ville. Envie de marcher sur le sable, de voir et d'entendre la mer. Envie de changer d'air : Londres, Paris, Lyon, Toulouse, etc. Mais c'est moins bien quand on est seule.

Rien ne compense la solitude et le rejet : avoir de l'argent, son diplôme, une voiture, etc, contribuent certes au bonheur, mais ils ne sont pas le bonheur même. Tout avoir pour être heureux ne veut pas dire être heureux. A quoi ça sert d'avoir son semestre si c'est pour se faire rejeter sans respect ? A quoi ça sert d'avoir bientôt une voiture si à côté ceux qu'on considère comme des amis vous oublient ?

Alors oui, je devrais être heureuse d'avoir tout ce que j'ai, mais je ne le suis pas, et faute de l'être, je fais semblant, je joue un rôle qui m'épuise, parce que la vie continue et que je n'ai pas le droit de me plaindre. Je fais ce qu'on attend de moi, je vis pour les autres parce qu'il faut bien continuer. Mais ça reste un masque, lourd à porter qui plus est.

Et je vais devoir continuer à faire semblant. Parce qu'on a le droit d'être mal, mais pas trop longtemps quand même, sinon ça devient gênant. Alors je dois coûte que coûte maintenir les apparences, à n'importe quel prix ou presque, même si c'est difficile et que ce que je faisais sans effort il y a quelques temps me paraît désormais insurmontable.

Tout est tellement plus facile quand on est heureux.

Image : photo perso, Côtes d'Armor

Publié par Miss-C à 18:03:20 dans Nothing in particular | Commentaires (3) |

15 mars 2009 | 15 mars 2009

L'image ci-dessus a été constituée grâce au site Wordle qui prend tous les mots de la première page de n'importe quel site ou blog et qui les reproduit proportionnellement à leur fréquence. C'est assez marrant à faire parce que je me rend compte des mots que j'utilise le plus, sans même y faire attention. Clairement, c'est le mot "plus" qui est le plus récurrent, mais ce n'est pas "plus" au contraire de "moins" c'est "plus" dans le sens de la négation (comme dans "plus jamais"). Je n'avais pas réalisé que j'utilisais autant ce mot, mais c'est vrai qu'il revient pas mal dans les derniers articles puisqu'il marque le fait que quelque chose est terminé.

Publié par Miss-C à 12:30:10 dans Nothing in particular | Commentaires (1) |

14 mars 2009 | 14 mars 2009

Lundi (le 9), Indochine a sorti son dernier album : La République des Météors. Personnellement, je n'aime pas vraiment ce dernier opus.

Globalement, j'avais plutôt bien aimé l'album précédent, Alice & June, au point que je m'étais procuré la version double du CD, que j'avais été les voir en concert fin 2006 puis j'avais acheté le double CD du live à Hanoï. Mais là, je doute qu'il se reproduise quelque chose de semblable avec La République des Météors.

Au son, on sent bien que c'est le prolongement d'Alice & June, mais c'est un peu une suite déclinante à mes yeux. Les musiques sont moyennes, certaines ne sont même pas agréables à l'oreille, les paroles sont peu travaillées et se répètent sans cesse et j'ai l'impression que Nicola Sirkis n'a pas assez de souffle quand il chante. Je ne sais pas... il manque quelque chose pour que ça prenne. Il n'y pas assez d'innovation, d'originalité je pense.

Déjà, je n'avais pas accroché à leur premier single, Little dolls, donc je n'attendais pas grand chose de l'album. En fait, la seule chansons que je trouve écoutable est Je t'aime tant, avec Gwen B et Suzanne Combo, le rythme est pas trop mal, les paroles ont un sens et la mélodie du refrain est accrocheuse. Mais le reste, non merci. Je n'espérais rien de particulier de cet album mais ça ne m'a pas empêchée d'être déçue.

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Hier au lieu d'un cours d'Anglais habituellement scolaire, on a regardé The Wall, d'Allan Parker (1982). On s'est retrouvé devant sans savoir ce qu'on allait voir et je dois dire que ce long-métrage m'a complètement destabilisée. Si je devais résumé ce que j'ai ressenti, je dirais juste : wouah ! Franchement, j'ai du mal à exprimer ce que j'en pense tellement c'est marquant.

En fait, ce n'est pas un film au sens traditionnel du terme, c'est plutôt une mise en image du double album The Wall des Pink Floyd (1978), une sorte de long clip d'images filmées et d'images dessinées qui se succèdent sans autre logique que celle de l'esprit fou du personnage central. On se retrouve plongé dans un univers chaotique, surréaliste et cauchemardesque où se mêlent les souvenirs, les délires, les hallucinations et les peurs du héros. Il n'y a presque aucun dialogue, l'essentiel de la bande-son est composée des chansons de l'albul The Wall.

Pendant tout le film on voit la folie, l'enfermement sur lui-même du héros. On assiste aux épisodes de sa vie qui ont contribué à construire le mur qui progressivement le sépare du monde sensé et rationnel. On y retrouve également des thèmes récurrents comme l'étouffement par la mère, l'absence du père, l'autorité et son refus, l'autodestruction, la solitude, la violence, etc.

Bref, ce film m'a laissée perplexe et sans voix, c'est très dense et percutant, il y a énormément de choses à voir et à analyser. Ce n'est vraiment pas quelque chose de conventionnel avec une structure et une histoire classique et linéaire, pas le genre de film qu'on aime parce que c'est sympa ou agréable, non, c'est vraiment dérangeant et étrange. En tout cas, je vais essayer de le revoir dès que possible parce que ça m'a vraiment hypnotisée.

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Ne pas pleurer ne pas pleurer ne pas pleurer ne pas pleurer ne pas pleurer. Inspire. Continue de marcher. Oublie et fais ce que tu as à faire. Expire. Continue, il est le seul à t'avoir vue. Ne pleure pas. Inspire. Tout va bien aller. Accroche-toi. Expire. Ne pleure pas. Continue. Mais non, tu ne peux pas. Ta fragile sérénité s'effondre. Tu as mal, tu te sens mal, tu te sens seule. Non, tu ne peux pas rester là et faire semblant. Tu fuis, tu rentres chez toi. Tu baisse la tête. Retiens tes larmes dans la rue, dans les magasins, dans le bus. Puis laisse-les couler une fois seule, tant pis si elles tombent ton thé. Tu aimerais qu'ils aient raison et que ce soit toi qui ais tort et qui exagère, mais les faits sont là. Tu n'y étais pas conviée. Il y avait sûrement des raisons, mais tu ne les connaîs pas, on ne te donne pas d'explication. C'est tellement douloureux de se sentir seule et exclue.

Publié par Miss-C à 18:16:18 dans Nothing in particular | Commentaires (2) |

12 mars 2009 | 12 mars 2009

Les choses ont un petit peu évolué depuis le dernier article. Je pense que lorsque je l'a écris j'avais atteint le point le plus bas, tout ce que je ressentais était exacerbé au maximum. Maintenant, je me sens un peu calmée. C'est un peu comme si un cyclone était passé et avait tout dévasté, désormais je dois progressivement tout remettre en état et (me) recontruire.
 
Ce n'est pas toujours évident, il y a des moments dans la journée où je me sens très mal à nouveau, comme par exemple quand je tombe sur quelques images de tel ou tel film diffusées sur un écran à la Fnac ou le soir quand je suis couchée mais pas encore endormie et que toutes les pensées et les impressions que j'essaie d'étouffer se réveillent.
 
Mais d'autres fois, après deux Danettes au chocolat par exemple, j'ai l'impression que les choses pourront aller mieux. C'est peut-être un phénomène purement chimique dû au sucre et au chocolat, mais c'est un fait. Et dans ces moments-là je me dis qu'il y a des raisons qui valent la peine de s'accrocher, ne serait-ce que pour pouvoir goûter les cookies chocolat blanc/cranberries que j'ai repéré mais pas achetés, ou pour pouvoir écouter le nouvel album de Ghinzu (groupe belge qui fait de l'electro et du rock) qui sort à la fin du mois.
 
Ce n'est pas grand chose, mais en fait, c'est en me fixant de objectifs que j'avancerais, même si ce sont de petits objectifs à court terme.

Clip : Dragster wave, Ghinzu, en live

Publié par Miss-C à 07:40:52 dans Nothing in particular | Commentaires (1) |

6 mars 2009 | 06 mars 2009

T'arrives juste pas à dormir le soir. T'es fiévreuse ou glacée. T'as beau essayer de ne pas pleurer, les larmes coulent toujours, même un mois après, le matin, le soir, pendant la journée, n'importe où. Et tu fais tout le temps des cauchemars, tu te réveilles trop tôt le matin, complètement paniquée et tu ne sais même pas pourquoi, tu te retrouves en pleine nuit à étouffer tes sanglots, recroquevillée sur le sol de ta chambre parce qu'en allant prendre la boîte de mouchoirs sur ton bureau t'as même pas au assez de force pour retourner dans le lit. La tête déraille et le corps suit. Tu te sens tellement mal, t'as retrouvé celle que t'étais avant de tomber amoureuse, alors que tu pensais que c'était fini maintenant. Mais en fait, c'est pire maintenant, tu n'as jamais été aussi mal. Tu te demandes pourquoi les choses se sont passées de cette manière, pourquoi il t'a laissée du jour au lendemain sans élément annonciateur, sans même t'en avoir parlé, sans t'avoir préparée un peu. Parce que pour lui c'est facile, il était prêt, il a eu du temps pour envisager la situation, y réfléchir, mais pas toi. Un jour tu as tout et le lendemain tu n'as plus rien. Qu'est-ce que t'as fait pour mériter ça ?! Pour être rejetée comme si t'étais complètement négligeable et inutile ?! Pourquoi a-t-il fait preuve d'aussi peu de respect et d'egards ?! T'aurais tellement aimé que cela n'arrive pas. T'étais pas prête, t'avais encore tellement de choses avec lui devant toi. Et puis maintenant plus rien, à part ce profond sentiment d'inachevé, et ce vide abyssal. Maintenant, t'es complètement à la dérive, t'as plus envie de rien, t'as pas envie d'aller à la fac parce de toute façon les cours ne t'intéressent pas et en plus tes études ne débouchent sur rien. Mais t'essaie quand même d'y aller parce que c'est tout ce qu'il te reste : des études qui te pèsent et que tu fais parce qu'il faut bien faire quelque chose. En fait, t'as juste envie d'une chose c'est d'oublier, de ne plus penser, alors tu passes l'essentiel de ton temps libre à dormir, parce que quand tu dors tu n'as plus mal, tu te souviens plus et tu ne penses plus non plus, sauf quand tu fais des cauchemars. Alors t'es là, à sans cesse dormir, fixer le vide, à pleurer ou à essayer de ne pas pleurer. T'aimerais juste que tout soit comme avant, quand tu étais sereine, apaisée après des années de troubles, quand t'étais heureuse tout simplement, mais tu sais que c'est pas possible, et que ça ne le sera plus. On te dit que tu retomberas amoureuse, mais NON, tu ne les seras plus vraiment de l'amour parce qu'il y aura toujours la méfiance, la peur d'être à nouveau abandonnée sans raison valable du jour au lendemain. Maintenant il y aura toujours une fêlure, quelque chose de brisé et d'irréparable. D'ailleurs qu'est-ce qui pourra à nouveau te rendre heureuse ? Il n'y a plus RIEN. Tu sais juste que tu vas devoir ramer pour un résultat minuscule même pas garanti, et t'as pas le courage de ramer, t'es trop fatiguée de tout. Tu sais que tu vas pas bien, tu sais que t'es en train de t'effondrer, mais tu ne sais pas quoi y faire. Tu peux toujours parler à ton entourage, mais ils n'ont pas la solution, pour la simple et bonne raison qu'il n'y en a pas. Et tout ce que tu vas faire c'est les saouler, et ils finiront par se lasser de te porter à bout de bras. Tu te dis qu'il faudrait que tu vois un médecin, mais tu les détestes et de toute façon, qu'est-ce qu'ils peuvent y faire ?! Il n'y a pas de remède au mal de vivre, pas de cachets à prescrire, de sirop à prendre. Et puis tu sais que ton médecin traitant ne connaît pas grand-chose en-dehors des maladies infantiles et des virus alors en quoi est-ce qu'il va t'aider ? Il y a bien du personnel médical à la fac, mais tu ne l'as jamais vu, tu n'auras pas l'occasion de le revoir d'ici quelques semaines et il n'ont rien à proposer non plus alors y aller ne servira à rien. T'es dans une impasse. T'as pas envie de finir à l'hôpital parce que tu sais que ça ne sert à rien à part te couper de tout et te briser un peu plus moralement, et en plus tu finis pas sans cesse faire des allers-retours là-bas parce que finalement t'arrives plus à te débrouiller seule, en fait ça te rend juste un peu plus inadaptée. Et t'as pas envie de consulter un psy-quelque chose parce que là aussi les résultats sont nuls sur toi. Et puis de toute façon, les médecins te fileront des antidépresseurs et qu'est-ce qui se passera ? Rien. T'en as déjà eu des doses énormes, 10 à 20 fois plus que d'autres qui étaient comme toi, tu l'as même eu par perfusion, et est-ce que ça t'a rendue heureuse, ou au moins, un peu moins mal ? Même pas. Ca t'empêche juste de trop penser et de ressentir quoique ce soit, tu deviens un zombie qui ne pense plus à rien le jour et qui est assomé par un sommeil de plomb la nuit. Alors il reste quoi comme solution ??? T'as plus envie de vivre, t'as même plus de raison de le faire, mais tu ne veux pas non plus mourir parce que tu ne veux faire de mal à personne et que t'en as pas le courage de toute façon. Quoique tu fasses il y aura toujours quelque chose de mort en toi, rien ne sera plus JAMAIS comme avant. T'iras peut-être un peu moins mal un jour, mais ça veut pas dire que tu te sentiras bien pour autant. Tout ce qu'il te reste c'est l'oubli, dormir toute la journée pour ne plus penser, ne plus pleurer, ne plus avoir mal. Mais quand tu te réveilles c'est toujours pareil. Et t'auras beau dormir aussi longtemps que tu voudras, le monde pourra changer, mais quand tu te réveilleras, tu seras toujours la même, avec ce vide, ce gouffre, cette déchirure à l'intérieur.

Publié par Miss-C à 20:15:20 dans Nothing in particular | Commentaires (3) |

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