Une question obsédante depuis plus de trois ans : quand a été inventé le tiroir ? En avoir marre d'être en vacances. Sunday with a flu, Yodelice. Réussir ce qu'on fait avec désinvolture, échouer là on s'investit. "Il faudrait aussi des carottes ratées... euh rapées." Langue de boeuf en conserve, date limite de consommation : 2000. Mary Jane, Alanis Morrissette. Le parfum du jasmin sur mes mains. "A la surface le monde est fou, restez chez vous." Juillet, le temps de Cerise. 16 juin : peut-être des certitudes, peut-être de nouvelles questions. Certains tests sur Facebook visent juste quand même. Entre mes mains, Joseph d'Anvers. Hummmmmm, José Arcadio... 1357 jours, 405 livres. "... Je distingue le vertige de la liberté, La mort de l'ivresse, Le sommeil du rêve..." Diabolo menthe et papotage au soleil avec les collègues historiennes. Mécanisme de défense et retournement contre soi. "Roule à droooiiite !" She's lost control, String Quartet. Sorbet aux fruits rouges sur une terrasse de café ensoleillée. La chaleur de l'alcool et la fraîcheur des fruits. Prendre soin de soi, même si ce n'est plus pour personne. Lire des sites de psychologie à minuit en étant état d'ivresse légère. Papier bulle.
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Il y a une douzaine de jours j'ai regardé le film Pretty persuasion de Marcos Siega. Au début, je pensais que ce n'était qu'un n-ième teen movie insipide et prévisible, mais j'en avais lu de bonnes critiques qui m'avaient donné envie de voir ce film, ne serait-ce que pour me faire une opinion. Le film s'inspire des teen-movies, mais les messages véhiculés sont nettements plus subversifs que les mièvreries prévisibles qu'on trouve en général dans ce genre de film. Mais attention, ce n'est pas non plus une parodie, en fait, Pretty persuasion utilise cette forme, mais pour véhiculer des propos différents, et à mes yeux c'est efficace.
Pour commencer et afin de savoir de quoi on parle, voici le synopsis :
Kimberly Joyce, une brillante adolescente de Beverly Hills à la fois manipulatrice, extrêmement drôle, foncièrement cruelle et naturellement sexy, ne recule devant rien pour devenir célèbre. Elle convint ses deux meilleures amies de partir en campagne contre leur professeur, Percy Anderson. (Source)
Le film trace un portrait au vitriol de l'élite de Los Angeles : raciste, oisive, superficielle, hypocrite, lubrique, égoïste, etc. C'est un monde d'apparences dans lequel seuls l'argent et la réputation comptent, où les parents délaissent leurs enfants et où tous les coups bas sont permis afin de servir ses propres intêret. On y voit aussi un microcosme qui est à l'image de la société en général : individualiste, obsédé par les apparences et la célébrité et où les gens sont prêts à tout pour avoir leur quart d'heure de gloire.
Je dois dire que j'ai beaucoup apprécié. Ce n'est pas un grand film, mais c'est très divertissant et plutôt original dans la forme (puisque c'est un teen movie, mais cynique plus que niais). En plus, l'histoire et la personnalité manipulatrice de l'héroïne m'ont fait penser au livre Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, or j'adore ce roman, ainsi que les films qui en ont été tiré. Enfin, bref, Pretty persuasion est un film tout à fait regardable.
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En général, je m'accommode tout à fait de la solitude, mais il arrive qu'elle soit parfois pesante. Et sans pour autant être une mondaine, j'ai alors envie de nuits d'été sur des terrasse, de discussions sur des bancs à l'abri des arbres, de quelques pas de danse sur un air de guitare avec un bras masculin autour de la taille, de soirées déguisées où l'on ne se prend pas au sérieux, de gestes d'affections, d'aller au cinéma ou au hammam/sauna accompagnée, de ne pas être seule dans mon lit,... C'était possible avant, mais ce n'est plus maintenant. Je n'aime pas aller au cinéma seule, bien qu'il y ait des films qui me tentent. Je ne suis pas invitée à la soirée que j'attendais depuis des mois, mais je le suis à une autre dont je n'ai absolument pas envie mais où je vais quand même aller parce que ça sera l'une de mes rares occasions de sorties pour les mois à venir. Au fond, cette solitude me gêne parce qu'elle n'est pas complètement choisie, elle est désormais subie et dépend d'éléments extérieurs : le rejet, l'oubli, la distance, l'éloignement temporel, l'ignorance,...
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Au hasard de mes errances sur la toile, je suis tombé sur une page Wikipédia intitulée Les 100 livres du siècle et comme je n'avais vraiment rien d'autre à faire, j'ai comparé cette liste à mes propres lectures. J'ai ainsi donc pu constater que sur ces cent ouvrages, il y en a trente-deux que j'ai déjà lus (et il y en a près de dix autres qui sont sur ma liste de lecture). Ensuite, je me suis aperçue que parmi les auteurs de la liste, il y en avait beaucoup dont j'avais déjà lu au moins un livre, mais qui n'était pas celui cité dans cette liste. J'ai donc fait le décompte des auteurs de la liste dont j'avais déjà lu au moins un livre, et je suis arrivé au chiffre de quarante-huit ! J'ai donc quand même un minimum de bases dans les livres et les auteurs considérés comme étant des références pour le XXème siècle ! Et cela bien que je n'ai pas suivi une filière littéraire au lycée ou à l'université ! Je ne suis pas trop inculte ! \o/
Publié par Miss-C à 11:21:40 dans Nothing in particular | Commentaires (8) | Permaliens

C'est quelque chose de vertigineux et d'effrayant de ne plus savoir qui on est. Qu'est-ce que le je, le moi, quelle est mon identité, qui suis-je ? J'avais toujours plus ou moins eu des repères fixes, des constantes quant à celle que j'étais, des choses que j'aimais et d'autres que je n'aimais pas. Désormais, je ne suis plus sûre de rien puisque les repères que j'avais n'existent ont disparu ou ont une valeur moindre. Ce sentiment est d'autant plus fort que je viens de terminer un cycle (ma Licence d'Histoire) et que je vais en débuter un autre à la rentrée, mais que je ne sais pas en quoi ça va consister. Je suis dans une période d'incertitude, ce que je croyais stable ne l'était pas, ce que j'avais construit a été détruit et l'avenir ne se présente que comme un point d'interrogation.
Je n'arrive plus à savoir qui je suis, ce que je suis. Avant, je ne l'étais pas non plus, d'ailleurs, on ne peut l'être vraiment puisqu'on est sans cesse en perpétuel changement, que ça dépend de l'humeur, qu'on a un certain point de vue, etc, mais j'avais quand même des repères qui fondaient mon identité. Aujourd'hui, j'ai perdu mes repères, les bases du moi. Je n'arrive même plus vraiment à savoir ce que j'aime et ce que je n'aime pas, si j'agis parce que je le veux vraiment ou bien parce que c'est ce que j'aurais fait il y a encore quelques mois ou si c'est parce que les autres le veulent ou bien parce que c'est comme ça que tout le monde fait. Je (me) suis perdue.
En fait, c'est comme si j'avais continué à me détruire après le coup principal. Je n'ai pas commencé à me perdre, mais j'ai continué parce que j'ai construit un mur autour de moi, une façade qui cachait tout ce qu'il y avait derrière. Or la façade et l'intérieur n'ont rien à voir, ce qui a contribué à créer un hiatus au sein même de ma personnalité puisque que je suis devenu deux (l'intérieur et l'extérieur). J'ai toujours été plutôt ambivalente mais c'est encore plus vrai aujourd'hui, les différences sont encore plus marquées.
On pourrait penser que n'ayant plus de repères, je peux repartir sur de nouvelles bases, prendre un nouveau départ : "condamné à devenir homme, il me faut maintenant mourir (à moi-même), m'accoucher moi-même" (L'expérience intérieure, Georges Bataille) donc vu que je me sens vide et morte à l'intérieur, c'est l'occasion de renaître, de repartir sur autre chose. C'est ce que j'aimerais croire, mais ça ne fonctionne pas. Même en repartant à zéro, le passé demeure, on ne peut pas effacer la mémoire, par conséquent les actes et évènements du passé influeront toujours -consciemment ou pas- sur des éventuelles nouvelles vie et identité. Même si tout ce qu'on avait est détruit, on ne peux pas reconstruire comme on le veut parce qu'il y a les ruines de ce qui a été.
Mais même sans vraiment y croire, je m'y accroche, et ma persistance à vouloir préserver les apparences pourra tout de même se révéler utile puisque qu'elle me permet de continuer quelque chose, mais si je n'y crois pas, que je me sens désinvestie de ma propre existence. En agissant, je construis tout de même des choses ici ou là, bien que je le fasse pour les autres plus que pour moi. Au moins, si/quand je me serais (re)trouvée, j'aurais quand même un support sur lequel m'appuyer, comme un échafaudage pour reconstruire ma vie et mon identité, c'est toujours mieux que de se laisser complètement aller et de se couper de tout.
"Alice - J'ai changé si souvent depuis ce matin que je ne sais plus qui je suis.
La chenille - Et vous croyez que je le sais ? Expliquez-vous je vous prie.
Alice - J'aurais beaucoup de difficulté à vous expliquer qui je suis parce que je ne suis plus moi-même, vous saisissez ?"
Alice au pays des merveilles, dessin animé d'après le livre de Lewis Carroll
Image : Summer interior, Edward Hopper (tout à fait représentatif de mes journées : oisives, vides, introspectives, etc, sauf que je m'habille quand même)
Publié par Miss-C à 11:06:34 dans Nothing in particular | Commentaires (7) | Permaliens

Quelle ville pourrait émaner d'un mélange entre Rouen et Saint-Nazaire...?
Réponse : Le Havre, ville dans laquelle j'ai été déambuler pendant quelques heures. Deux motivations m'y ont poussé, à savoir dépasser la barre des 3000km en conduite accompagnée (j'en suis maintenant à 3048km \o/) et faire du repérage dans la ville puisqu'il y a quelques chances pour que j'y soit (ou pas) l'année prochaine dans le cadre de mes études.
Alors, alors, que dire ? Pour commencer, qu'est-ce qui m'a fait comparer la ville à Rouen et à Saint-Nazaire ?
Et bien, on trouve Rouen dans la topographie de la ville, à savoir une ville basse avec le centre-ville et une ville haute constituée de collines autour, et qui elle, est plutôt résidentielle et avec pas mal de verdure dans certains coins. Rouen aussi dans l'aménagement urbain et l'architecture en périphérie et dans les quartiers les plus vieux, avec beaucoup de maisons à trois étages en briques.
Mais aussi Saint-Nazaire dans le centre-ville puisque ces deux villes côtières ont été détruites par les bombardements pendant la Seconde Guerre Mondiale puis reconstruite dans les années 50, donc on retrouve le même genre d'aménagement et d'architecture avec de larges avenues (pleines de courants d'air), des immeubles clairs avec des petits balcons, des bâtiments publics plutôt monumentaux, etc.
Sinon, il a fait super beau, on s'est pas mal balladés, il faut dire qu'on cherchait le bâtiment où je suis susceptible d'étudier l'année prochaine (si je suis admise bien évidemment), et qu'il est très à l'écart du reste et qu'en plus il est caché, on a été faire les magasins du centre commercial René Coty (fait dans le même style que le Ruban Bleu à Saint-Nazaire et Atlantis à Nantes), on a été le long des bassins, on a vu des paquebots, on est revenu vers le centre-ville où on s'est arrêté dans une boutique qui ne vend que des macarons (des bons en plus), etc.
Enfin, bref, c'est pas mal comme ville, tout le centre-ville est classé parce que les bâtiments ont été conçus par Auguste Perret et en plus, il y a un super musée d'impressionistes, une magnifique bibliothèque universitaire (photo) et une très belle piscine (photo). (Et vous saviez qu'un nécrophile cannibale y avait vécu de 1828 à 1850 ?) [J'aimerais vraiment continuer mes études dans cette ville !]
Image : Terrasse à Sainte Adresse, Claude Monet. Mais quel rapport avec ce que je viens de raconter ? Ce tableau est une oeuvre que j'ai bien, et il se trouve qu'en regardant un plan du Havre j'ai vu qu'il y avait la commune de Sainte-Adresse englobée par Le Havre.
Musique : Made in Normandie, Les Elles (reprise de Stone & Charden). J'écoutais cette chanson en boucle il y a 12-13 ans (j'avais alors une petite dizaine d'années) ! Et elle est tout à fait adaptée ici puisque Le Havre est en Normandie et qu'on a traversé la région en y allant...
Publié par Miss-C à 21:28:55 dans Nothing in particular | Commentaires (4) | Permaliens

Les iris, Vincent Van Gogh
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C'est tellement facile de faire semblant, de jouer un rôle. Au début c'est difficile et épuisant, ça demande un effort énorme pour ne pas laisser transparaître ce que l'on est en vrai, ce qu'on ressent au fond. Puis cela vient naturellement au bout d'un moment, on donne l'impression d'être "ouverte, "joyeuse", "bien" quand bien même on ne l'est pas et/ou qu'on se sent étouffée, asphyxiée, morte à l'intérieure. Et j'en arrive même à jubiler de si bien jouer mon rôle, c'est comme un tour de prestidigitation sauf que le public ne le sait pas. C'est de plus en plus facile, la transition se fait instantanément, ne rien montrer, être blindée. Et finalement cela devient une seconde nature, ce n'est pas la vérité, mais c'est un mensonge qui vient naturellement. Tellement que parfois j'y crois moi-même.
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"C'est infiniment plus grave que ça, tout simplement. Si vous voulez, imaginez que vous découvriez un miroir brisé, retrouviez tous les morceaux, les éclats, les minuscules petits fragments, et qu'avec toute la patience et l'habileté nécessaires, le recolliez entièrement, il serait encore couvert d'une toile d'araignée de fissures, ce serait toujours une version inutile et rafistolée de ce qu'il a été autrefois, qui ne donnerait que des reflets fragmentaires de quiconque viendrait s'y mirer. Il y a des choses qu'il n'est plus possible de réparer."
Prozac nation, Elizabeth Wurtzel
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Il y a des films qu'on regarde par hasard, sans jamais en avoir entendu parler, sans avoir lu le synopsis, et ce sont des films qui finalement marquent. Ca m'était déjà arrivé avec Ma vie sans moi d'Isabelle Coixet, et cette fois-ci c'est avec Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman. Je ne l'ai regardé que parce que je n'avais rien d'autre à faire et finalement on en ressort changé, le film a su saisir quelque chose de subtil et d'inattendu. Ce n'est pas forcément un grand film, mais c'est un film qui fait qu'on se sent différent quand même. Et j'ai bien aimé Les chansons d'amour de Christophe Honoré aussi, mais là je m'y attendais un peu. Par contre j'ai été un peu déçue par I'm not there de Todd Haynes, pourtant de lui j'avais absolument adoré Velvet goldmine.
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Cigarettes et chocolate milk, Rufus Wainwright
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"Personne ne peut longtemps présenter un visage à la foule et un autre à lui-même sans finir par se demander lequel est le vrai." (La lettre écarlate, Nathaniel Hawthorne) Pas faux. Ca pourrait même être vrai. A force de vouloir maintenir les apparences j'ai plaqué un masque sur mon visage et à force de me conformer à ce rôle, j'en arrive à ne plus savoir où est le moi là-dedans, ce que je veux, ce que j'aime, etc. J'agis comme le moi d'avant l'aurait fait, sans savoir si le moi d'aujourd'hui le veut vraiment, j'agis comme je suis censée le faire, j'agis aussi comme ni l'ancien ni le nouveau moi ne l'auraient jamais fait. Et finalement, je ne sais plus qui je suis.
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La traduction d'un article très intéressant de Nicholas Carr à propos du fait qu'Internet change notre manière de penser, mais plus largement, la manière dont nous pensons.
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"A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils, tous les chemins qui me sont passés à côté, à tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils, à tous ceux que je n'ai pas été, aux malentendus, aux mensonges, à nos silences, à tous ces moments que j'avais cru partager, aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense, à celles que je n'ai pas osées, à nos actes manqués, aux années perdues à tenter de ressembler, à tous les murs que je n'aurais pas su briser, à tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté, tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer, au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus, aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés, tous ces mots que d'autres ont fait rimer et qui me tuent, comme autant d'enfants jamais portés, à nos actes manqués, aux amours échouées de s'être trop aimés, visages et dentelles croisés justes frôlés, aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées, aux vivants qu'il aurait fallu tuer, à tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard, à tous les masques qu'il aura fallu porter, à nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs, aux peurs impossibles à échanger, à nos actes manqués."
A nos actes manqués, Jean-Jacques Goldman
Publié par Miss-C à 21:09:30 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
I-naked, Malibu Stacy
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Les grandes vacances. Frapper quelqu'un déjà à terre. Cappuccino. The Edukators, Hans Weingartner. "Réenchanter le monde pour le sauver." L'épuisement physique et l'épuisement moral. Not dark yet, Bob Dylan. L'autodestruction comme illusion salvatrice. 3 mois, 13 livres et 21 livres. Control, Anton Corbijn. Grandes vacances. Les hommes ont-ils tous les mêmes préférences et fantasmes ? Incertitudes de l'avenir. Malheureuses certitudes du présent. Commencer à réviser le jour même de l'examen. Klimt, en-dore-moi ! 36 degrees, Placebo. Quatre cauchemars et réveils dans la nuit. Aller faire des galipettes au risque d'arriver en retard en partiel. N'être claustrophobe que dans les salles de partiels. "Oh regarde là- bas, du papier Milka ! Euh... Oui oui, je t'écoute aussi, je n'écoute pas que mon estomac." Kir-Regina-Tiramisu-Diabolo menthe. De restos en bars, la ville la nuit. Le soleil donne à minuit. Le ballet des ambulances. L'ivresse de liberté dans l'air et de l'alcool dans les veines. Les belles chaussures font mal aux pieds. "A friend in need's a friend indeed" (Pure morning, Placebo). Spacescalope. L'art de Klimt est-il bling-bling ? Plus de cours d'Histoire. Les cheveux longs de Brian. Encaisser les coups. "De toute façon le seul moyen de se faire entendre c'est de tout casser, la violence est la solution !". Pouvoir procrastiner sans culpabiliser. On se donne rendez-vous dans dix ans... au Pôle emploi. De toute façon on va tous droit dans le mur.
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Les serpents d'eau II, Gustav Klimt
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"Mais son jugement me transperçait comme un glaive et mettant en question jusqu'à mon droit d'exister. Et c'était vrai, je m'en étais toujours rendu compte : je n'avais pas le droit d'exister. J'étais apparu au hasard, j'existais comme une pierre, une plante, un microbe. Ma vie poussait au petit bonheur et dans tous les sens. Elle m'envoyait parfois des signaux vagues ; d'autres fois je ne sentais rien qu'un bourdonnement sans conséquence."
"Mais cette richesse tournait en confusion et finalement ça n'était plus rien parce que c'était trop. Ce moment fut extraordinaire. J'étais là, immobile et glacé, plongé dans une extase horrible. Mais, au sein même de cette extase quelque chose de neuf venait d'apparaître : je comprenais la Nausée, je la possédais. A vrai dire je ne me formulais pas mes découvertes. Mais je crois qu'à présent, il me serait facile de les mettre en mots. L'essentiel c'est la contingence. Je veux dire que, par définition, l'existence n'est pas la nécessité. Exister, c'est être là, simplement ; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire. Il y a des gens, je crois, qui ont compris ça. Seulement ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un être nécessaire et cause de soi. Or aucun être nécessaire ne peut expliquer l'existence : la contingence n'est pas un faux-semblant, une apparence qu'on peut dissiper ; c'est l'absolu, par conséquent la gratuité parfaite."
"- Je le sais. Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice : si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterais plus jamais."
La nausée, Jean-Paul Sartre
Publié par Miss-C à 09:46:07 dans Nothing in particular | Commentaires (4) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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