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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

11 octobre 2009 | 11 octobre 2009

Avant-hier, on m'a demandé si je me sentais bien dans ma vie, et hier on m'a demandé si j'étais heureuse. Dans les deux cas, j'ai été incapable de répondre. Quand on me pose une question, la réponse est "je ne sais pas" ou bien "ça m'est égal". Je suis incapable d'exprimer une opinion, comme si je disparaissais, que je disparaissaît.

Je n'arrive pas à exprimer ce que je ressens, et même si j'y parvenais, ça serait toujours en moi. J'aurais formulé sans résoudre. J'ai faim, d'autre chose, mais je ne sais pas de quoi. De quel oxygène me manque-t-il pour que je me sente asphyxiée comme je le suis ? Comment les autres font pour supporter la vie ?

Je ressens une frustration, une oppression, une fureur, une rage, quelque chose de violent. J'ai l'impression d'être sans cesse en train d'errer, hallucinée, à la recherche de quelque chose qui pourrait combler -ou au moins soulager- le trop plein de vide qui m'oppresse. J'aimerais me sentir vivante.

Je veux me battre avec la vie, je veux qu'elle me griffe, qu'elle me morde, qu'elle me cogne, je veux sentir la vie, quitte à avoir mal. J'en veux plus, encore, encore, encore, et plus fort. J'en n'ai jamais assez. Je veux l'ivresse, la ferveur, l'absolu, la consomption, la jouissance en continu.

Je suffoque littéralement, je manque d'air et les larmes me montent aux yeux. Mes pensées ne s'arrêtent jamais. J'ai toujours cette faim qui me tenaille, qui me ronge. Je n'arrive pas à supporter le vide, le vain et l'absurdité de tout. Je veux tout détruire, mais je n'arrive pas à bouger. J'ai la gorge nouée et je veux hurler.

Et puis tout ça s'arrête et me laisse pantelante. Je m'engourdis, engloutie dans la torpeur. J'agis automatiquement, sans dire un mot. Je ne regarde pas, je vois, et je n'interviens pas. C'est comme si je n'étais pas là, que je n'existais pas. Je suis présente, mais je suis absente. Je suis une carcasse vide, lasse et découragée.

Publié par Miss-C à 10:09:49 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

9 octobre 2009 | 09 octobre 2009

Il y a ces choses qui ne se disent pas et il y a ce froid qui vient de l'intérieur.

Parfois j'ai l'impression d'être absente. De moi, de la vie, de tout. Je ne suis pas là, je suis ailleurs, mais je ne sais pas où.

Et d'autres fois, des petits rien font mal, très mal au plus profond de soi. Personne n'y peux rien, c'est comme ça.

Et toujours l'impression de gêner, d'être de trop, d'être à côté de la plaque, d'être inadaptée, d'être inutile.

Je n'espère plus grand chose, mais j'arrive quand même à être déçue, parce qu'au fond de moi j'aimerais quand même y croire.

Même enroulée dans une couette on peut avoir froid. Même au milieu d'une foule, on peut être seule.

Ce matin, sans raison, tout tangue et chancelle, la réalité me paraît lointaine et fluctuante, comme si j'étais un peu ivre.

Je n'attire que les moustiques.

Image : photo prise dimanche dernier, place de l'Hôtel de ville, vers 10h.

Publié par Miss-C à 12:22:15 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

3 octobre 2009 | 03 octobre 2009

Musique : Ça devrait être pour moi, Jean-Luc Le Ténia (dont j'avais déjà parlé en juin 2007). Cette chanson vient de son dernier album, Agent octuple (dont je n'ai découvert l'existence qu'hier soir).

Image : photo prise jeudi après-midi à côté du musée Malraux

Au niveau des cours, les choses continuent comme elles ont commencés, c'est toujours varié et intéressant, même s'il y a des choses que je connais déjà, quelques absurdités pédagogiques ou encore de la fatigue (notamment le mercredi où j'ai 9 heures de cours). Sinon, on a quand même des exercices à faire d'une semaine sur l'autre, ce qui me change de la fac où on n'avait juste des travaux ponctuels (exposés et partiels).

Autour de cours, nous avons eu cette semaine une sortie facultative à laquelle je me suis rendue. Il s'agissait d'une visite-conférence au musée Malraux (musée connu pour ses tableaux impressionnistes) sur le thème de l'organisation d'une exposition temporaire, ici une expo de photographies autour du thème des nuages. C'était vraiment intéressant de découvrir tout ce qu'il y a en amont de la présentation d'oeuvres : le choix du sujet, les assurances, le transport, l'installation, la lumière, etc. Et pour compléter cette visite, on va en avoir une autre qui, elle, sera plutôt sur le plan artistique puisque que ce sera une présentation des oeuvres de l'expo.

Et en dehors des cours, pas grand chose de neuf. Je n'ai pas été me promener le long de la plage cette semaine, j'irais peut-être demain. Pas contre, j'ai été faire un tour dans la grande librairie du centre-ville et je me suis, entre autres, acheté Zazie dans le métro de Raymond Queneau, auteur né au Havre. Je voulais le lire parce que cette année la ville du Havre fête les cinquante ans de la publication de ce livre et il y a toute une série d'animations organisées dans ce cadre (infos ici), dont la venue de Marie Desplechin le 10 décembre. Je n'ai lu qu'un livre d'elle, Sans moi, et j'avais plutôt bien aimé.

Sinon, c'est un peu déprimant ici... Pour la première fois, le temps n'est pas super ; il ne pleut pas, mais il y a beaucoup de nuages et de vent. En plus, je suis un peu fatiguée et je n'ai aucune activité passionnante prévue pour le week-end, ça va être courses, lessive, révisions pour un DS, faire les exercices pour les cours, voir si je peux rentrer chez moi le week-end prochain, faire le ménage, etc. Enfin, j'ai quand même de quoi m'occuper puisque j'envisage la concrétisation de quelque chose, et puis j'ai Internet et une quinzaine de livres, pas de quoi déprimer donc.

Publié par Miss-C à 12:01:18 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

27 septembre 2009 | 27 septembre 2009

Un rythme commence à s'installer et l'aspect de la nouveauté s'estompe, dévoilant la réalité des choses.

Les cours sont toujours intéressants, même si parfois il y a de la redite par rapport à ce que j'ai pu voir pendant ma Licence (tout ce qui est en rapport avec l'histoire culturelle en fait). Et puis les introductions sont terminées et on commence à aborder les choses sérieuses, donc ça se corse un peu ! Je crains notamment les exposés en Socio et Langage documentaire ou les cas pratiques en Droit...

Sinon, les caractères des gens s'affirment, on sait un peu mieux à qui on a à faire, les masques tombent en quelque sorte. Telle prof qui avait l'air bien sympa se révèle plutôt désinvolte et fausse, telle élève qui se montrait si conviviale est également hypocrite, le voisin de palier qui avait l'air superficiel est en fait plutôt agréable, etc

Pendant mon temps libre, je continue de découvrir la ville, mais bon, désormais j'ai vu l'essentiel donc j'en reviens aux mêmes endroits, notamment à la plage où je me rend régulièrement (comme l'attestent les nombreuses photos que j'ai pu mettre sur mon profil FB). J'ai aussi été plusieurs fois dans LA grande librairie locale, ce qui est un calvaire puisque que j'ai envie de tout acheter !

J'ai aussi occupée une soirée en allant au concert de Dionysos. J'ai beaucoup aimé, le groupe est dynamique, drôle et chaleureux, on sent qu'ils aiment ce qu'ils font et ça ne peut qu'être bon pour la prestation. Mathias Malzieu est à la fois chanteur et acteur, il se déguise, lit, fait des cabrioles, etc, il est vraiment génial ! Bref, c'était une bonne soirée !

Globalement, il n'y a rien de bien palpitant : la routine s'intalle et j'essaie de ne pas passer mon temps à tourner en rond dans mon studio (comme je l'ai fait ce week-end) mais bon, je ne vais pas non plus aller me promener à la plage tous les jours et comme les occasions de sorties sont rares, je reste quand même pas mal chez moi (A procrastiner en plus ! Vilaine !).

Image : hier sur la plage, après le coucher du soleil.

Publié par Miss-C à 23:22:06 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

Jenny, you're barely alive, Rilo Kiley | 19 septembre 2009

(A écouter ici.)

And it’s all the treasures that shine in the street
As we drive right over them,
And its all the mornings we missed for sleep,
As the sun glides over our apartment,
And it’s all the subtle change in landscape and business
Reminds you of your limited time.
This time you’ll listen to the movement in your body
How it keeps on despite you and it frightens you,
Cause you’re barely alive

You’re desperate in finding something else to please you,
You’ve been searching your whole life,
Something to mute, change, or just distract you,
Something to put inside you to give the illusion of life,
Cause you’ve always been barely alive,
Cause you’re barely alive,
Cause you’re barely alive,
You’ve always been barely alive,
Have you not ?

And the greatest escape that you ever did make
With your arms by your side left it up to fate,
And the coast that you’ve seen though you’re watching them weekly,
You’ve cursed all perfect days as you walked away,
I can hear you say “Jenny, you’re barely alive”.

A metal rods you put in your fucking jaw to keep you from grinding your teeth at night !

Cause you’re barely alive,
You’ve always been barely alive,
Cause you’re barely alive,
Always been barely alive.

Publié par Miss-C à 10:54:04 dans Nothing in particular | Commentaires (0) |

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