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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Les femmes au volant... | 03 septembre 2008

Depuis quelques mois déjà, je connais les joies de la conduite accompagnée. Il faut savoir que je n'aime pas conduire, et que la conduite me le rend bien. Il m'a fallu beaucoup de temps pour m'habituer au véhicule de l'auto-école, autant pour la voiture familiale ensuite. Sans compter que j'ai du mal à savoir dans quel sens je dois tourner le volant quand je suis en marche arrière, je suis incapable d'utiliser le frein moteur, je peine à manoeuvrer, etc.

En plus, c'est super rassurant de voir que mon père s'accroche à la portière quand je conduis, et je ne parle pas de ma mère ! On s'est mis d'accord pour que je ne fasse pas de conduite accompagnée quand elle est dans la voiture parce qu'on se stresse mutuellement. Et puis des fois mes parents me donnent des ordres contradictoires comme une fois "Accélère" (mon père) et "Freine" (ma mère).

Enfin bref, malgré ça, j'ai eu aujourd'hui le rendez-vous des 1000km (plus que 2000...). L'horreur : j'ai un nouveau moniteur, la voiture de l'auto-école est beaucoup plus petite, légère et nerveuse que celle de mes parents donc ça change toute ma conduite, le point de patinage est plus bas, le moniteur m'a embrouillé à propos du sens des roues en marche arrière, j'ai pris un sens interdit, etc. Et puis mon cerveau s'était mis en mode pause sur l'agréable après-midi précédant l'heure de conduite, alors j'avais quelques difficultés à la réflexion et à la réaction.

En fait, non seulement je conduis comme un pied, mais un pied d'homme-tronc en plus ! Autant dire que je ne vais pas avoir mon permis tout de suite (si je l'ai un jour), mais bon, c'est une bonne chose si on se place du point de vue des autres utilisateurs de la route...

Seul point positif :
Le moniteur : Et tu vas avoir 18 ans bientôt ?
Moi : Euh... J'ai déjà 18 ans. J'en ai même 21.

Image : Poppy (et son moniteur) dans le film Be happy. En la regardant conduire, je me disais qu'il y avait pire que moi, mais au vu du désastre d'aujourd'hui, je n'en suis plus si sûre...

Titre : je vais rendre vrai le préjugé selon lequel les femmes conduisent mal (alors qu'en réalité elles ont moins d'accidents que les hommes)

Publié par Miss-C à 19:46:46 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

"Ailleurs que là où je suis" | 28 août 2008

"Il m'a souvent semblé que mon plaisir serait d'aller toujours droit devant moi, sans savoir où, sans que personne s'en inquiète, et de voir toujours des pays nouveaux. Je ne suis jamais bien nulle part, et je crois toujours que je serais mieux ailleurs que là où je suis."

Titre et texte : Les vocations, Charles Baudelaire

Image : perso, origine inconnue

Et pour se dépayser, voici un peu de musique. On l'as pas mal entendue cet été, mais je ne m'en lasse pas, il s'agit de la chanson Lake of Udaipur de l'artiste Le Tone (son Myspace et son site) :

Publié par Miss-C à 19:48:11 dans Nothing in particular | Commentaires (1) |

Into the wild | 11 août 2008

La semaine dernière, T. et moi avons regardé le film Into the wild, de Sean Penn, tiré du livre éponyme de Jon Krakauer qui lui-même s'est inspiré de la tragique histoire vraie de Christopher McCandless. Du film, je n'ai entendu que de bonnes, voire d'excellentes critiques, que ce soit à propos des acteurs, de l'image, du scénario, de la musique, etc... Bref, les critiques encensaient le film et étaient unanimes. Evidemment, ça donne envie de se faire sa propre opinion. Dont acte.

L'histoire que narre le film est celle de Christopher McCandless, un jeune Américain qui vient d'obtenir son diplôme avec d'excellentes notes. Mais plutôt que d'aller à l'université poursuivre ses brillantes études, il décide de tout quitter, sans prévenir personne, et de parcourir le pays. Il part de Géorgie et traverse les Etats-Unis pour se rendre sur la côte ouest, puis il va au Mexique et décide finalement de se rendre en Alaska.

Christopher McCandless rejette la société de consommation, il désapprouve le fait d'acheter quelque chose sans en avoir besoin. Par exemple, il n'énerve quand, pour le féliciter de l'obtention de son diplôme, ses parents lui proposent une nouvelle voiture. Puisque celle qu'il a déjà roule bien (même si elle n'est pas neuve), pourquoi en acheter une autre ? Il dénonce le monde d'apparences dans lequel vivent ses parents, et globalement la plupart des gens. C'est pour cela que lorsqu'il quitte son domicile pour changer de vie, il se débarrasse de ses papiers et fait don de son argent à une ONG.

D'ailleurs, tout ce qui est officiel, administratif et/ou bureaucratique le rebute. Il ne comprend pas, par exemple, qu'il faille un permis pour descendre une rivière, et qu'en plus, il y a plus de 10 ans d'attente pour l'obtenir. Il considère que cela est absurde et aberrant et que s'il a envie de descendre le rapide, il peut le faire sans avoir à s'encombrer de paperasserie, la nature appartient à tout le monde.

S'il veut partir, c'est aussi pour voir le monde véritablement, sans les voiles de l'hypocrisie, du mensonge, de l'argent. "Nous dépensons plus pour presque n'importe quel article d'alimentation destiné à faire la joie sinon la douleur de notre ventre que pour notre alimentation mentale."* Il souhaite avoir un autre regard sur ce qui l'entoure, sans ce ce soit faussé par de fausses ou mauvaises valeurs. Il veut également découvrir qui il est vraiment. Tout comme Henry David Thoreau, il aurait pu dire "Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre délibérément. Je voulais vivre intensément et extraire la moelle de la vie. Réduire à néant tout ce qui n'était pas la vie. Et ne pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n'avais pas vécu."*

Au fur et à mesure de son périple, il rencontre des gens différents de ceux qu'il côtoyaient, des gens pour qui le regard des voisins ne compte pas et qui ne dépensent pas leur temps et leur argent à consommer. Il y a le couple de hippies, les campeurs suédois, les gens de l'exploitation de maïs, une communauté hippie, le retraité veuf, etc.

Dans les derniers mois de sa vie, il campe dans un car abandonné dans l'Alaska. Là, il est complètement coupé de l"humanité, il est complètement seul. Pour se nourrir, il chasse le gibier qui passe à proximité, il a avec lui du riz et un livre sur les plantes comestibles. Malgré cela, il s'affaiblit, surtout que ça réserve de riz s'épuise. Il fini par mourir après avoir mangé une plante toxique qu'il avait confondue avec une plante comestible très ressemblante.

Le personnage de Christopher McCandless est, dans le film, un personnage romantique, il meurt pour ses idéaux. Il a un caractère entier, radical, refuse les compromis et est d'une certaine manière impitoyable avec les autres, aussi bien qu'avec lui même. Aveuglé par sa fougue, il ne s'est pas suffisament préparé à ce qu'il l'attendait. "[...] quel danger y a-t-il si vous n'en imaginez pas ?"* Manifestement, il n'avait pas imaginé le danger, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en avait pas.

Le personnage et certes fou et excessif, mais cela n'en donne pas moins l'envie de partir. Après avoir vu le film, on est tenté de lâcher la routine, le quotidien, les études, les grandes surfaces qui nous cernent. On a envie de parcourir les grands espaces américains avec la musique d'Eddie Vedder dans la tête, d'aller de déserts arides de sables et de roches aux déserts immaculés de glace et de froid.

*Walden ou la vie dans les bois, d'Henry David Thoreau, un auteur fondamental de la littérature américaine qui a passé deux ans à vivre isolé dans les bois, de 1845 à 1847.

Images : Into the wild, Sean Penn

Musique : No ceiling, Eddie Vedder, morceau extrait de la superbe BO du film

Publié par Miss-C à 11:44:57 dans Nothing in particular | Commentaires (9) |

Mots-clés | 05 août 2008

Grâce à un petit programme placé sur mon blog je peux savoir par quel biais les gens atterissent sur mon blog (je peux aussi avoir les adresse IP). Régulièrement je vais donc jeter un coup d'oeil à l'historique des requêtes et je m'étonne et/ou souris devant les recherches que certain(e)s peuvent faire sur les moteurs de recherches. Voici donc un florilège ces requêtes, l'orthographe d'origine ayant été conservée... :

nymphomane / femme nymphomane / blod nymphomane / baby sitting morveux / blog lycéenne obsédée / utilité petit orteil / lycée nymphomane / depuis ton mail je n'ai pas dormi de la nuit / elle aime le fist / recit de femme nymphomane / image vergetures / blog double-carotte / femmes dans l'eau toutes habiller / la bite des statue grec / blog femme mariee du 71 qui cherche une bite / femme obsédée / dégout du monde / CHIENNE fille / sex de ma grand mère / trop obsédée du sexe / le plus beau homme / j'aimerais revoir ton beau sourir / temperature fin aout maroc / tableau marocain fait à la main / chienne fille / ma femme est nymphomane blog / dario moreno cocaine / joyeux anniversaire toi que jaime / j'aime le fist / ton sourire céleste me rend si heureux / je ne veux pas d'enfants mais je veux etre prof / blog miss 59139 / femme obsedee hard / je suis obsedee par le sexe / cest quoi une femme nyphomane / femme trop obsédée sexe / courgettes sexes photos / je veux t aimer comme personne ne t as aime / depression soudaine / être à tes cotés me rend meilleur / ton sourire et si beau / les bras de l'homme qu'elle aime / habiller des femme qui sont nue / le baiser rodin tatouage / j'aime la vie à tes cotés / ton sourire me rempli de bonheure / jaime jaime t aime tes yeux ton odeur ton sourir tes yeux / Blog Femme nymphomane / si tu savai commen je te desir / femme obsedee / chanson je veu revoir ton beau sourire / ton silence me detraque / transsexuelles violent et sadiques / tu dort bien tu ne pas honte tu mal que tu faire / chienne hard / tatouage mollet paysage japonais / j'aime ton odeur tes caresses / je ne vaux pas d'enfants / je suis fisté / femme allongée dans les dunes sexe a l'air / blog femme mariee nymphomane / le plus beau vetement du monde / j'aime comme tu me baises / la nympho des taxis / etre amoureuse folle citation 

Il y a des gens aux idées étranges qui se balladent sur le net ! Mais bon, ça a le mérite de me faire sourire devant tant de bizarrerie, parce que j'aime bien découvrir des mots-clés tordus !

Image : Road in Maine, Edward Hopper (ça n'a rien à voir avec l'article, mais j'aime beaucoup ce peintre)

Publié par Miss-C à 19:48:30 dans Nothing in particular | Commentaires (6) |

Maroc, 30/06 -> 17/07 | 22 juillet 2008

Plutôt que de voir le verre à moitié vide -je suis rentré du Maroc plus tôt que prévu- je vais voir le verre à moitié plein : j'y ai été pendant un peu plus de deux semaines. Pour résumer, c'était un chantier international au Maroc avec 4 projets : repeindre une école, faire faire des activités à des enfants, enseigner l'anglais à des adolescents ou enseigner le français à des enfants. C'est ce dernier projet que j'avais choisi.


Les cours

Le but premier de mon séjour était donc d'enseigner le français à des jeunes marocains, ce que j'ai fait 5 jours par semaine de 8h30 à 12h, avec une pause de 10h à 10h30. Je me suis retrouvée avec une classe d'environ 25 élèves de 10 à 12 ans alors que je n'avais jamais eu aucune activité se rapprochant de l'enseignement. Ça a donc été difficile d'autant plus que la classe que j'avais était loin d'être attentive. J'ai dû beaucoup crier, et toujours la même chose tous les jours : silence, restez assis à vos places, etc. En fait, les élèves parlaient tout le temps, et quand ils voulaient aller au tableau, ils se levaient, s'avançaient vers le tableau en levant la main et en criant "Maîtresse, maîtresse, maîtresse !", ce qui fait que je me retrouvais entourée d'élèves.

En tout cas, j'ai réalisé à quel point enseigner était quelque chose de difficile : il faut faire preuve d'autorité pour avoir une calme classe ou on peut parler, il faut faire des cours qui captent l'attention des élèves, il faut leur faire comprendre ce qu'on essaie de leur enseigner, etc. Je le savais déjà un peu mais ce séjour l'a confirmé : je ne suis pas faite pour l'enseignement, donc cette orientation reste hors de mes projets !


Le logement

Comme le nombre des volontaires était trop important pour être logé dans une seule école, ceux qui faisaient les activités et la peinture ont été dans une et ceux qui faisaient l'enseignement du français ou de l'anglais dans une autre. Je faisais partie du groupe logé dans une école privée, l'école Leila. Comme les bâtiment étaient plus rapprochés les uns des autres, la cour intérieure était plus souvent à l'ombre ce qui fait que la température était un peu moins élevée que dans l'autre école où il y avait une grande cour.

Pour dormir, on avait mis des matelas dans deux salles de classes vidées de leur mobilier. On pouvait dormir dans ces salles, mais beaucoup préféraient mettre leur matelas dehors pour profiter de la relative fraîcheur de la nuit.

Sinon, il y avait une autre salle qui servait de salle commune : il y avait la photocopieuse, la chaîne, des livres pour préparer les cours, etc... On y mangeait aussi le midi car le soleil donnait trop pour qu'on puisse manger dans la cour.


Les moyens de transports

A Errachidia même, les gens se déplacent en mobylette, en charrette, en vélo, en âne, à pieds, en voiture ou en taxi. Les touristes utilisent les taxis, qui sont de deux sortes : les petits taxis bleus et les grands taxis gris. Les premiers sont des petites voitures qui peuvent accueillir trois passagers, ils font surtout des trajets dans la ville. Les seconds sont plus grands et prennent 6 passagers (4 sur la banquette arrière et deux sur le siège passager), ils font des trajets plus longs, pour emmener hors de la ville notamment.

Entre les villes, on peut aussi utiliser des cars, climatisés ou non, ces derniers étant moins chers et plus fréquents. J'ai pris deux fois le car : Casablanca - Errachidia (10h) et Errachidia - Meknès - Fès (6h). A chaque fois il faisait nuit, sûrement pour éviter que la température ne soit trop élevée, mais de toute façon, ça n'aurait pas été un problème vu que la climatisation est au maximum ! Pendant les deux premières heures du trajet Errachidia - Meknès - Fès, la température a baissé de 17°C dans le car ! Je ne sais pas de combien elle était parce que le thermomètre était mal réglé, mais c'est passé de -91°C à -108°C : les températures sont fausses mais la différence entre elles est bien réelle !

Sinon, les Marocains n'ont pas froids aux yeux : en allant aux gorges du Ziz, notre taxi a doublé un camion dans un virage en côte et avec ligne continue. Et pire, en allant à Fès, mon car a doublé un camion, dans un virage, en côte avec ligne continue aussi, mais de nuit !

Et une fois, j'ai vu dans la rue un vieux Traffic à l'arrière duquel un homme était en train de faire monter deux vaches et sur le toit duquel il y avait une grande cage contenant deux trois chèvres et autant de moutons.


Le climat et le paysage

Errachidia est une ville qui est située à l'arrière de l'Atlas, donc l'air venant de la mer est bloqué par les montagnes, ce qui fait que le climat est très chaud et très sec. On transpire beaucoup et rien qu'à dormir on se réveille en sueur, il faut dire que les températures dépassent les 40°C à l'ombre. Quant à l'air, il est tellement sec que mes cheveux (pourtant long et épais) ne séchaient qu'en quelques minutes !

On a aussi le droit à des tempêtes de sable. En temps normal, elles arrivent surtout de la mi-juillet à la fin août. Elle n'étaient pas très impressionnantes, mais vu qu'il n'y a pas de vent dans le coin où on était, ça faisait bizarre. En tout cas, ça met du sable partout ! Et on a même eu des vitres à casser quand des fenêtres ont claqué à cause du vent !

Quand aux paysage, c'est un peu toujours la même chose : du sable et des cailloux, c'est très aride. Parfois, au creux des vallées il y a des oasis, c'est beau, il y a un contraste entre la sécheresse caillouteuse des montagnes et la végétation luxuriante en bas de celles-ci.


Les boissons et la nourriture

Le thé à la menthe est bien sûr LA boisson marocaine par excellence, bien qu'on devrait parler de sucre au thé, parce que c'est très sucré. T. a même une fois bu un thé avec tellement de sucre que ça avait un goût de caramel. Sinon, on trouve du Coca-Cola partout, d'ailleurs, le moindre petit hameau perdu dans les montagnes a une habitation surmontée d'un panneau de la célèbre marque, c'est stupéfiant !

Pour la nourriture, l'école où nous étions avait une cuisinière, Fatima, qui nous préparait de délicieux plats. En entrée ce sont souvent des salades à base de poivrons, concombres et tomates, parfois on a eu des salades bettraves-carottes-pommes de terre ou pommes de terre-coquillettes-carottes. En plat principal, c'était tajine, couscous (le vendredi), des sortes d'omelettes avec du poulet ou du boeuf, etc, toujours avec des épices. En dessert, on avait des pastèques (miam :p) ou des melons d'eau le midi et le soir c'était des yaourts (que beaucoup n'osaient pas manger parce qu'il n'étaient pas frais). Et j'ai découvert que la pizza marocaine consiste en un pain plat garni de poulet, d'amandes et d'oignons.


La source bleue de Meski

Une de nos première visite a été celle de la source de Meski. C'est une oasis où l'eau est très fraîche, c'est pour cela qu'un bassin de baignade a été aménagé. Ce qui nous as paru choquant c'est qu'il n'y avait que des hommes et des enfants à se baigner, les femmes restaient complètement vêtue sur les espaces autour du bassin. Les filles du groupe pouvaient se baigner, mais beaucoup ne sont pas resté longtemps à cause du poids des regards, elles se sentaient gênées, mal à l'aise.

De la source, on a aussi été se promener pour voir la kasbah qui est en photo dans mon article précédent. En chemin on s'est arrêté dans une arrière boutique pour boire du thé. La pièce appartient à une musicien ce qui fait qu'il y avait de nombreux instruments accrochés un peu partout, ainsi que des objets de décoration, des tapis, des armes blanches, etc. Les membres de l'association qui nous accompagnaient nous ont joué des morceaux avec des tebilats (sorte de double tam-tam, avec une caisse plus grosse que l'autre) et des qraqebs (sorte de double-mini-cymbales qui se tiennent à bout de doigt et dont le rythme n'est pas le même selon la main, par exemple : celui qu'on tient dans la main gauche est cogné deux fois plus souvent que celui tenu dans la main droite, c'est difficile !).


Le hammam

On a aussi été passer deux heures dans un hammam. Il y a en fait deux entrées au bâtiment : une pour les hommes et une pour les femmes, une fois dedans, on ne se voit jamais, ce sont deux parties complément coupées l'une de l'autre. D'abord, on va dans un vestiaire qui est une grande pièce, haute de plafond et carrelée de blanc, vert et bleu. On se met en maillot de bain et on laisse nos affaires dans une étagère. Avant de rentrer dans le hammam même, on nous confie un seau et on peut acheter un savon naturel.

Le hammam est constitué de trois pièces de plus en plus chaudes. Dans chaque pièce, il y a deux robinets : un d'eau chaude et un d'eau froide. Il faut en fait remplir son seau d'eau, et se savonner, puis se rincer, sans cesse. Dans la troisième salle, il y avait une femme qui faisait un massage et un nettoyage au gant de crin (dans le hammam pour homme, il y a aussi un massage, mais il est nettement plus... "musclé" d'après les dires de T.)

Sinon, les Marocaines sont souvent par deux dans le hammam, elles se lavent mutuellement, se teignent les cheveux au henné, etc. Et autant nous on y va pour se détendre, autant les Marocaines s'y lavent complètement et s'y épilent, c'est comme une salle de bain !


La sortie dans le désert

Le week-end des 12 et 13 juillet on a eu une sortie dans le désert. On est parti d'Errachidia dans la matinée, on s'est arrêté à Erfoud pour aller faire un tour dans le souk, puis on est arrivé à Merzouga pour le déjeuner. Dans l'après-midi, on pouvait soit profiter de la piscine de l'hôtel où nous étions, soit nous reposer dans une des chambres réservée par l'association. Nous aurions dû partir vers 18h pour le désert, mais à cause d'une tempête de sable nous ne sommes parti qu'une heure plus tard.

Le trajet dans le desert de faisait en dromadaires, ceux-ci étant par caravanes de 3 à 6. Quand on est sur le dos d'un dromadaire, on est loin d'avoir les pieds près du sol, c'est assez haut comme animal, c'est pour cela qu'il faut bien se tenir quand on vient de s'installer et qu'il se relève. Et puis ce n'est pas reposant ! Pas de risque de s'endormir pendant les deux heures de dromadaire parce que ça secoue bien ! Pendant le trajet, on contourne les dunes, on peut voir du sable fin et orange à perte de vue. On trouve aussi quelques déchets (eh oui, même dans le désert...) : pots de yaourts, bouteilles d'eau vides, plusieurs paires de chaussures (?!).

Au terme du trajet, on est arrivé dans un camp berbère où on a mangé et dormi. Ou plutôt : on a dormi, on nous a réveillé pour manger puis on s'est couché, à la belle étoile. Ce qui était dommage, c'est que le temps était nuageux, donc on n'a pas pu voir les étoiles... Mais bon, on voyait déjà la lune, et c'est incroyable ce qu'elle est lumineuse quand il n'y a aucune lumière au sol (pollution lumineuse des villes par exemple).

Le lendemain matin, on est reparti à dos de dromadaire vers l'hôtel où on avait été la veille, on a pris des douches et des petits-déjeuners, puis on s'est reposé un peu (c'est fatiguant le dromadaire et ça fait mal, surtout à l'intérieur des cuisses). On est ensuite parti vers Rissani où on pouvait aller au souk et où on a mangé au restaurant, on est ensuite aller voir une kasbah, avant de retourner à Errachidia.


Image : dessin que j'ai fait de la vue qu'il y a depuis la terrasse de l'école Leila où nous étions logés

Publié par Miss-C à 21:11:00 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

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