Parfois j'aimerais tomber amoureuse. Regoûter aux prémices d'une relation, ses hésitations, son agréable gêne, sa timide tendresse, ses tâtonnements impatients, ses frémissements, ses caresses indécises. Puis prendre de nouvelles habitudes, adopter un nouveau rythme, être deux. Sans cesse découvrir l'autre. Savoir qu'on n'est pas seul dans la vie, et que même si on est paumé, on l'est à deux. Mais être amoureuse c'est se montrer tel qu'on est, avec ses défauts, ses imperfections, ses manies, ses faiblesses, on tombe les masques et on est soi. C'est être vulnérable. Il faut être capable d'avoir confiance : en soi et en autrui. Etre capable de sortir de l'isolement qu'on a édifié pour se protéger, être capable d'affronter une présence, un regard. Vivre c'est s'exposer : à la douleur, mais aussi au bonheur. Se renfermer c'est limiter l'un, mais l'autre aussi. Aimer c'est pareil.
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Toujours cette même problématique de vouloir se sentir vivre. L'amour, l'amour, oh oui, qu'est-ce qu'on se sent vivant quand on est amoureux. C'est l'amour plus que l'être aimé qui plaît, parce que l'un rend vibrant et vivant alors que l'autre est souvent décevant. Sauf que l'un et l'autre sont toujours liés. L'amour n'existe pas intrinsèquement, il lui faut un objet, un support. Alors on s'attache à n'importe qui sous n'importe quel prétexte. On ne dit rien à personne, on projette, on savoure en silence. On aime pour l'ivresse du geste. Oh, oui, on sait qu'on va souffrir parce que ce n'est qu'une illusion qu'on s'est construite pour sentir son coeur battre un peu plus fort, pour colorer sa vie. On ne veut pas que ça se réalise, surtout pas, ça gâcherait tout, on veut juste la griserie du sentiment, le fantasme sublimé, le pétillant dans l'eau bourbeuse du quotidien, mais on ne veut pas de la réalité, parce qu'elle ne sera jamais à la hauteur des espérances. On sait aussi que c'est stupide de vivre dans le petit film qu'on s'est créé, d'imaginer quelque chose sans vouloir que ça se réalise, juste pour y trouver un peu de chaleur et de réconfort. On le sait tout ça, mais même en le sachant, on veut quand même y croire, on s'expose volontairement à une douleur inévitable. On sait qu'à un moment ou un autre la réalité et l'illusion se heurteront et qu'on ne pourra plus se leurrer, que le film se terminera, que les oeillères tomberont. On sait qu'on va avoir mal mais on continue quand même, on sait que ça va nous coûter plus en douleur qu'en plaisir obtenu. Mais on persiste. Parce qu'on veut un peu de légèreté, de vie. Parce qu'on ne peut pas s'empêcher d'être attiré par la chaleur. Quitte à se brûler.
Publié par Miss-C à 07:34:05 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
La marche, la mer, le vent, le froid ont quelque chose d'assainissant. Quand je reviens d'une promenade le long de la plage, je suis vidée, épuisée, mais c'est de la bonne fatigue, celle dont on se réveille ressourcé, nettoyé.
(Mise à jour à 12h43 : J'ai bien fait de sortir ce matin parce que maintenant il y a du vent, de la pluie, de l'orage et de la grêle. Les fenêtres et le sol tremblent quand il y a un coup de tonnerre ! O_o)



Publié par Miss-C à 10:38:23 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens

Image : Bassin du Commerce, photo prise tout à l'heure.
A la rentrée on avait des cours 24h/semaines, avant les vacances, on était rendus à 30h, maintenant, on est passé à 36h (et normalement ça ne devrait plus trop augmenter). C'est fatiguant, surtout quand la trachéite s'en mêle, mais bon, ça reste supportable et le contenu est intéressant.
Le plus étonnant dans tout ça, c'est que je n'ai pas l'impression de faire moins de choses que quand j'étais à la fac, alors que je n'y avais jamais plus de 16h/semaine. Par exemple, je n'ai jamais autant lu que ces deux derniers mois alors que j'ai des semaines pourtant bien plus chargées que l'année dernière.
Sinon, demain matin je vais aller me balader à la mer, ensuite je me barricaderai dans mon studio pour le reste du week-end et j'y resterais à me reposer, lire, écouter de la musique, regarder un film peut-être, et aussi à faire plein d'autres trucs plus contraignants (ménage, travail, etc).
Publié par Miss-C à 22:04:24 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
J'aimerais pouvoir écrire de jolies phrases pleines de beaux mots, ciseler des phrases-bijoux avec des mots-joyaux, mais je n'ai que l'amertume, la déception, la lassitude, la rancoeur, la colère et l'aigreur comme matériaux.
Je ne demande rien et n'espère que peu de choses, mais je suis quand même déçue, sans cesse. Barjavel a tout a fait raison quand il écrit que "l'homme est merveilleux, et que les hommes sont pitoyables".
La mesquinerie, la vanité, la sournoiserie, la fatuité, le mensonge, la manipulation, l'égoïsme, l'orgueil des uns sont autant de gouttes de poison amers distillées dans l'eau quotidienne des autres.
On essaie de se contruire un petit peu de bonheur dans son coin, mais il y a toujours des gens qui, plus ou moins consciemment et plus ou moins volontairement, viendront en saper les fondations.
Je ne parle de rien ni personne en particulier, mais de tout en général, de ces myriades d'indélicatesses et de fourberies de qui éclaboussent la vie de gouttelettes de crasse, et la constellent de tâches indélébiles.
Publié par Miss-C à 09:02:58 dans Nothing in particular | Commentaires (2) | Permaliens
(L'album Music for men fait partie de ceux que j'écoute en boucle en ce moment, j'adore.)
Publié par Miss-C à 09:18:23 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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