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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Identité | 24 mai 2009

C'est quelque chose de vertigineux et d'effrayant de ne plus savoir qui on est. Qu'est-ce que le je, le moi, quelle est mon identité, qui suis-je ? J'avais toujours plus ou moins eu des repères fixes, des constantes quant à celle que j'étais, des choses que j'aimais et d'autres que je n'aimais pas. Désormais, je ne suis plus sûre de rien puisque les repères que j'avais n'existent ont disparu ou ont une valeur moindre. Ce sentiment est d'autant plus fort que je viens de terminer un cycle (ma Licence d'Histoire) et que je vais en débuter un autre à la rentrée, mais que je ne sais pas en quoi ça va consister. Je suis dans une période d'incertitude, ce que je croyais stable ne l'était pas, ce que j'avais construit a été détruit et l'avenir ne se présente que comme un point d'interrogation.

Je n'arrive plus à savoir qui je suis, ce que je suis. Avant, je ne l'étais pas non plus, d'ailleurs, on ne peut l'être vraiment puisqu'on est sans cesse en perpétuel changement, que ça dépend de l'humeur, qu'on a un certain point de vue, etc, mais j'avais quand même des repères qui fondaient mon identité. Aujourd'hui, j'ai perdu mes repères, les bases du moi. Je n'arrive même plus vraiment à savoir ce que j'aime et ce que je n'aime pas, si j'agis parce que je le veux vraiment ou bien parce que c'est ce que j'aurais fait il y a encore quelques mois ou si c'est parce que les autres le veulent ou bien parce que c'est comme ça que tout le monde fait. Je (me) suis perdue.

En fait, c'est comme si j'avais continué à me détruire après le coup principal. Je n'ai pas commencé à me perdre, mais j'ai continué parce que j'ai construit un mur autour de moi, une façade qui cachait tout ce qu'il y avait derrière. Or la façade et l'intérieur n'ont rien à voir, ce qui a contribué à créer un hiatus au sein même de ma personnalité puisque que je suis devenu deux (l'intérieur et l'extérieur). J'ai toujours été plutôt ambivalente mais c'est encore plus vrai aujourd'hui, les différences sont encore plus marquées.

On pourrait penser que n'ayant plus de repères, je peux repartir sur de nouvelles bases, prendre un nouveau départ : "condamné à devenir homme, il me faut maintenant mourir (à moi-même), m'accoucher moi-même" (L'expérience intérieure, Georges Bataille) donc vu que je me sens vide et morte à l'intérieur, c'est l'occasion de renaître, de repartir sur autre chose. C'est ce que j'aimerais croire, mais ça ne fonctionne pas. Même en repartant à zéro, le passé demeure, on ne peut pas effacer la mémoire, par conséquent les actes et évènements du passé influeront toujours -consciemment ou pas- sur des éventuelles nouvelles vie et identité. Même si tout ce qu'on avait est détruit, on ne peux pas reconstruire comme on le veut parce qu'il y a les ruines de ce qui a été.

Mais même sans vraiment y croire, je m'y accroche, et ma persistance à vouloir préserver les apparences pourra tout de même se révéler utile puisque qu'elle me permet de continuer quelque chose, mais si je n'y crois pas, que je me sens désinvestie de ma propre existence. En agissant, je construis tout de même des choses ici ou là, bien que je le fasse pour les autres plus que pour moi. Au moins, si/quand je me serais (re)trouvée, j'aurais quand même un support sur lequel m'appuyer, comme un échafaudage pour reconstruire ma vie et mon identité, c'est toujours mieux que de se laisser complètement aller et de se couper de tout.

"Alice - J'ai changé si souvent depuis ce matin que je ne sais plus qui je suis.
La chenille - Et vous croyez que je le sais ? Expliquez-vous je vous prie.
Alice - J'aurais beaucoup de difficulté à vous expliquer qui je suis parce que je ne suis plus moi-même, vous saisissez ?"
Alice au pays des merveilles, dessin animé d'après le livre de Lewis Carroll

Image : Summer interior, Edward Hopper (tout à fait représentatif de mes journées : oisives, vides, introspectives, etc, sauf que je m'habille quand même)

Publié par Miss-C à 11:06:34 dans Nothing in particular | Commentaires (7) |

Le Havre | 22 mai 2009

Quelle ville pourrait émaner d'un mélange entre Rouen et Saint-Nazaire...?

Réponse : Le Havre, ville dans laquelle j'ai été déambuler pendant quelques heures. Deux motivations m'y ont poussé, à savoir dépasser la barre des 3000km en conduite accompagnée (j'en suis maintenant à 3048km \o/) et faire du repérage dans la ville puisqu'il y a quelques chances pour que j'y soit (ou pas) l'année prochaine dans le cadre de mes études.

Alors, alors, que dire ? Pour commencer, qu'est-ce qui m'a fait comparer la ville à Rouen et à Saint-Nazaire ?

Et bien, on trouve Rouen dans la topographie de la ville, à savoir une ville basse avec le centre-ville et une ville haute constituée de collines autour, et qui elle, est plutôt résidentielle et avec pas mal de verdure dans certains coins. Rouen aussi dans l'aménagement urbain et l'architecture en périphérie et dans les quartiers les plus vieux, avec beaucoup de maisons à trois étages en briques.

Mais aussi Saint-Nazaire dans le centre-ville puisque ces deux villes côtières ont été détruites par les bombardements pendant la Seconde Guerre Mondiale puis reconstruite dans les années 50, donc on retrouve le même genre d'aménagement et d'architecture avec de larges avenues (pleines de courants d'air), des immeubles clairs avec des petits balcons, des bâtiments publics plutôt monumentaux, etc.

Sinon, il a fait super beau, on s'est pas mal balladés, il faut dire qu'on cherchait le bâtiment où je suis susceptible d'étudier l'année prochaine (si je suis admise bien évidemment), et qu'il est très à l'écart du reste  et qu'en plus il est caché, on a été faire les magasins du centre commercial René Coty (fait dans le même style que le Ruban Bleu à Saint-Nazaire et Atlantis à Nantes), on a été le long des bassins, on a vu des paquebots, on est revenu vers le centre-ville où on s'est arrêté dans une boutique qui ne vend que des macarons (des bons en plus), etc.

Enfin, bref, c'est pas mal comme ville, tout le centre-ville est classé parce que les bâtiments ont été conçus par Auguste Perret et en plus, il y a un super musée d'impressionistes, une magnifique bibliothèque universitaire (photo) et une très belle piscine (photo). (Et vous saviez qu'un nécrophile cannibale y avait vécu de 1828 à 1850 ?) [J'aimerais vraiment continuer mes études dans cette ville !]

Image : Terrasse à Sainte Adresse, Claude Monet. Mais quel rapport avec ce que je viens de raconter ? Ce tableau est une oeuvre que j'ai bien, et il se trouve qu'en regardant un plan du Havre j'ai vu qu'il y avait la commune de Sainte-Adresse englobée par Le Havre.

Musique : Made in Normandie, Les Elles (reprise de Stone & Charden). J'écoutais cette chanson en boucle il y a 12-13 ans (j'avais alors une petite dizaine d'années) ! Et elle est tout à fait adaptée ici puisque Le Havre est en Normandie et qu'on a traversé la région en y allant...

Publié par Miss-C à 21:28:55 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

11 mai 2009 | 11 mai 2009

Les iris, Vincent Van Gogh

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C'est tellement facile de faire semblant, de jouer un rôle. Au début c'est difficile et épuisant, ça demande un effort énorme pour ne pas laisser transparaître ce que l'on est en vrai, ce qu'on ressent au fond. Puis cela vient naturellement au bout d'un moment, on donne l'impression d'être "ouverte, "joyeuse", "bien" quand bien même on ne l'est pas et/ou qu'on se sent étouffée, asphyxiée, morte à l'intérieure. Et j'en arrive même à jubiler de si bien jouer mon rôle, c'est comme un tour de prestidigitation sauf que le public ne le sait pas. C'est de plus en plus facile, la transition se fait instantanément, ne rien montrer, être blindée. Et finalement cela devient une seconde nature, ce n'est pas la vérité, mais c'est un mensonge qui vient naturellement. Tellement que parfois j'y crois moi-même.
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"C'est infiniment plus grave que ça, tout simplement. Si vous voulez, imaginez que vous découvriez un miroir brisé, retrouviez tous les morceaux, les éclats, les minuscules petits fragments, et qu'avec toute la patience et l'habileté nécessaires, le recolliez entièrement, il serait encore couvert d'une toile d'araignée de fissures, ce serait toujours une version inutile et rafistolée de ce qu'il a été autrefois, qui ne donnerait que des reflets fragmentaires de quiconque viendrait s'y mirer. Il y a des choses qu'il n'est plus possible de réparer."
Prozac nation, Elizabeth Wurtzel

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Il y a des films qu'on regarde par hasard, sans jamais en avoir entendu parler, sans avoir lu le synopsis, et ce sont des films qui finalement marquent. Ca m'était déjà arrivé avec Ma vie sans moi d'Isabelle Coixet, et cette fois-ci c'est avec Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman. Je ne l'ai regardé que parce que je n'avais rien d'autre à faire et finalement on en ressort changé, le film a su saisir quelque chose de subtil et d'inattendu. Ce n'est pas forcément un grand film, mais c'est un film qui fait qu'on se sent différent quand même. Et j'ai bien aimé Les chansons d'amour de Christophe Honoré aussi, mais là je m'y attendais un peu. Par contre j'ai été un peu déçue par I'm not there de Todd Haynes, pourtant de lui j'avais absolument adoré Velvet goldmine.

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Cigarettes et chocolate milk, Rufus Wainwright

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"Personne ne peut longtemps présenter un visage à la foule et un autre à lui-même sans finir par se demander lequel est le vrai." (La lettre écarlate, Nathaniel Hawthorne) Pas faux. Ca pourrait même être vrai. A force de vouloir maintenir les apparences j'ai plaqué un masque sur mon visage et à force de me conformer à ce rôle, j'en arrive à ne plus savoir où est le moi là-dedans, ce que je veux, ce que j'aime, etc. J'agis comme le moi d'avant l'aurait fait, sans savoir si le moi d'aujourd'hui le veut vraiment, j'agis comme je suis censée le faire, j'agis aussi comme ni l'ancien ni le nouveau moi ne l'auraient jamais fait. Et finalement, je ne sais plus qui je suis.

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La traduction d'un article très intéressant de Nicholas Carr à propos du fait qu'Internet change notre manière de penser, mais plus largement, la manière dont nous pensons.

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"A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils, tous les chemins qui me sont passés à côté, à tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils, à tous ceux que je n'ai pas été, aux malentendus, aux mensonges, à nos silences, à tous ces moments que j'avais cru partager, aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense, à celles que je n'ai pas osées, à nos actes manqués, aux années perdues à tenter de ressembler, à tous les murs que je n'aurais pas su briser, à tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté, tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer, au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus, aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés, tous ces mots que d'autres ont fait rimer et qui me tuent, comme autant d'enfants jamais portés, à nos actes manqués, aux amours échouées de s'être trop aimés, visages et dentelles croisés justes frôlés, aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées, aux vivants qu'il aurait fallu tuer, à tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard, à tous les masques qu'il aura fallu porter, à nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs, aux peurs impossibles à échanger, à nos actes manqués."
A nos actes manqués, Jean-Jacques Goldman

Publié par Miss-C à 21:09:30 dans Nothing in particular | Commentaires (6) |

8 mai 2009 | 08 mai 2009

I-naked, Malibu Stacy

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Les grandes vacances. Frapper quelqu'un déjà à terre. Cappuccino. The Edukators, Hans Weingartner. "Réenchanter le monde pour le sauver." L'épuisement physique et l'épuisement moral. Not dark yet, Bob Dylan. L'autodestruction comme illusion salvatrice. 3 mois, 13 livres et 21 livres. Control, Anton Corbijn. Grandes vacances. Les hommes ont-ils tous les mêmes préférences et fantasmes ? Incertitudes de l'avenir. Malheureuses certitudes du présent. Commencer à réviser le jour même de l'examen. Klimt, en-dore-moi ! 36 degrees, Placebo. Quatre cauchemars et réveils dans la nuit. Aller faire des galipettes au risque d'arriver en retard en partiel. N'être claustrophobe que dans les salles de partiels. "Oh regarde là- bas, du papier Milka ! Euh... Oui oui, je t'écoute aussi, je n'écoute pas que mon estomac." Kir-Regina-Tiramisu-Diabolo menthe. De restos en bars, la ville la nuit. Le soleil donne à minuit. Le ballet des ambulances. L'ivresse de liberté dans l'air et de l'alcool dans les veines. Les belles chaussures font mal aux pieds. "A friend in need's a friend indeed" (Pure morning, Placebo). Spacescalope. L'art de Klimt est-il bling-bling ? Plus de cours d'Histoire. Les cheveux longs de Brian. Encaisser les coups. "De toute façon le seul moyen de se faire entendre c'est de tout casser, la violence est la solution !". Pouvoir procrastiner sans culpabiliser. On se donne rendez-vous dans dix ans... au Pôle emploi. De toute façon on va tous droit dans le mur.

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Les serpents d'eau II, Gustav Klimt

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"Mais son jugement me transperçait comme un glaive et mettant en question jusqu'à mon droit d'exister. Et c'était vrai, je m'en étais toujours rendu compte : je n'avais pas le droit d'exister. J'étais apparu au hasard, j'existais comme une pierre, une plante, un microbe. Ma vie poussait au petit bonheur et dans tous les sens. Elle m'envoyait parfois des signaux vagues ; d'autres fois je ne sentais rien qu'un bourdonnement sans conséquence."

"Mais cette richesse tournait en confusion et finalement ça n'était plus rien parce que c'était trop. Ce moment fut extraordinaire. J'étais là, immobile et glacé, plongé dans une extase horrible. Mais, au sein même de cette extase quelque chose de neuf venait d'apparaître : je comprenais la Nausée, je la possédais. A vrai dire je ne me formulais pas mes découvertes. Mais je crois qu'à présent, il me serait facile de les mettre en mots. L'essentiel c'est la contingence. Je veux dire que, par définition, l'existence n'est pas la nécessité. Exister, c'est être là, simplement ; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire. Il y a des gens, je crois, qui ont compris ça. Seulement ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un être nécessaire et cause de soi. Or aucun être nécessaire ne peut expliquer l'existence : la contingence n'est pas un faux-semblant, une apparence qu'on peut dissiper ; c'est l'absolu, par conséquent la gratuité parfaite."

"- Je le sais. Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice : si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterais plus jamais."
La nausée, Jean-Paul Sartre

Publié par Miss-C à 09:46:07 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

Procrastination ante-partiels | 27 avril 2009

Puisqu'un blog sert aussi à parler égo et à vider son sac profitons-en (en plus ça me permet d'éviter de réviser des trucs comme la charistikè ou le monde rural à Byzance au Moyen-Age).

Je vais commencer par parler procrastination. Fidèle à moi-même, mon degré de motivation pour réviser en vue des partiels (qui ont commencé) est à zéro. C'est loin d'être nouveau puisque déjà j'avais créé mon premier blog en juin 2006, c'est-à-dire alors que j'étais censée réviser pour le bac. Là, vu que j'ai déjà un blog, j'ai fait autre chose : m'amuser avec Wordle. Oui, j'ai passé aux rayons de ce site la première page de mon blog (voir), l'intégralité des articles de mon blog (voir) et l'intégralité des citations qui me plaisent que j'ai recopiées dans un fichier Word de 320ko (voir). Etrangement (ou pas), le mot le plus récurrent dans ces trois sources est sans conteste "plus".

(Attention, analyse :) "Plus" peut aussi bien être un adverbe qui exprime aussi bien la négation ("s" muet) que la quantité. Ce qui voudrait dire que mes écrits et ceux des autres que je note sont tiraillés entre les regrets, la nostalgie de quelque chose de terminé (plus) et l'insatiabilité, la volonté d'avoir une quantité toujours supérieure de tout (plus) ? Cela est tout de même révélateur dans la mesure où je suis une éternelle insatisfaite qui voudrait que tout soit absolu et parfait, bien que je sache que c'est impossible, et une nostalgique qui a tendance à regarder vers le passé plutôt que vers l'avenir...

Bref, parlons d'autre chose : les partiels. Ceux-ci ont commencé et par exemple ce matin j'ai eu mon dernier contact avec l'Histoire ancienne ! Bon, ce n'était pas top. Déjà, je n'avais révisé que les chapitres sur la romanisation de l'Afrique parce qu'ils représentaient la moitié du programme. Donc vu qu'on était censé avoir deux sujets au choix, je m'étais dit qu'il y en aurait forcément un sur l'Afrique. Cela ne s'est révélé qu'à moitié juste puisque qu'en fait le partiel a consisté en un seul sujet pas au choix, où certes le thème de l'Afrique n'était pas hors-sujet, mais insuffisant cependant. Enfin, tant pis si c'est raté, au moins je suis débarassée.

Par ailleurs, après les partiels, ce sont les vacances. J'ai envoyé, en mars, des lettres pour avoir un job d'été en juin et juillet, mais comme je n'ai toujours pas de réponse, je suis un peu bloquée dans mes projets pour le moment. Parce que si je ne suis prise nulle part, j'avais envisagé chercher un stage en rapport avec l'orientation qui m'intéresse. Mais comme le travail est prioritaire au stage, j'aimerais avoir la certitude que je ne suis embauchée nulle part. Or pour cela je suis obligée d'attendre jusqu'au courant du mois de mai, ce qui fait que je ne peux pas m'occuper de chercher un stage avant la fin mai, ce qui fait franchement tard pour trouver quoique ce soit.

Donc il y a l'éventualité que je n'ai rien de prévu pendant les trois mois et trois semaines de grandes vacances qui m'attendent. J'aurais pu sauter de joie et me dire qu'ainsi j'allais pouvoir sortir, voyager, etc mais en fait non. Parce que manifestement je n'ai pas le droit de sortir seul (Mais est-ce que j'ai choisi d'être célibataire ? Est-ce que j'y suis pour quelque chose si beaucoup des gens que j'apprécie habitent loin ?) ni de prendre le train toute seule (pourtant j'ai 21 ans bien passés). En effet, les contraintes parentales sont un peu lourdes, ce qui réduit quelque peu à néant mes quelques projets et envies... Donc si je n'ai pas de travail cet été, je vais devoir passer plus 17 ou 18 semaines à ne rien faire. Super vacances en perspective.

Sinon, après les grandes vacances, c'est la rentrée. C'est vrai que ça paraît encore loin, mais ça me préoccupe quand même parce que je ne sais pas où je vais être. J'ai envoyé des dossiers à deux endroits et j'ai peur de n'être acceptée nulle part, auquel cas je me retrouverais à ne rien faire ce qui est un peu gênant. J'essaie de me dire que je serais quand même admise quelque part, que mon dossier n'est pas si pourri que ça, mais je doute fortement, et je suis obligée d'attendre la mi-juin pour avoir les résultats des admissions alors que je voudrais avoir des certitudes maintenant. C'est frustrant d'être dans l'expectative.

Bref, voilà pour cet article très égocentré sur mes préoccupations actuelles (je ne peux pas non plus mettre des citations philosophiques dans tous les articles !)

Publié par Miss-C à 18:04:54 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

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