
J'ai terminé mon CDD vendredi, je suis donc à nouveau en vacances. A propos du travail, je dois dire que tout s'est très bien passé, même si à la fin je commençais à fatiguer. Il faut dire que ranger et trier sont des activités assez répétitives et bien que peu physique, c'est quand même plus mouvementé que mes activités habituelles. En tout cas, je suis satisfaite de mon mois de travail, et mes collègues et mon chef le sont aussi puisqu'on n'a pas cessé de dire que j'étais efficace, donc tout va bien, je mérite mon salaire.
Sinon, je vais employer le mois qui viens à me reposer, certes, puisque j'ai prévu d'aller à la Route du Rock, de voir des amis, procrastiner, de lire, etc, mais août va aussi être consacré à tout un tas d'autres choses comme : aller rendre visite aux grands-parents (que je n'ai pas vus depuis une éternité), rassembler les documents qu'il me manque en vue de mon déménagement, préparer le déménagement lui-même en faisant la liste de tout ce que je dois penser à emmener, faire divers achats,...
En tout cas, rien qu'avec la lecture j'ai de occuper mon temps libre jusqu'au-delà du mois d'août puisque je me suis acheté des livres le mois dernier et qu'on m'en a offert pour mon anniversaire (anniversaire qu'on a commencé à me fêter le 24 juillet et qu'on m'a encore souhaité hier, 2 août !). Voici donc la liste des prochains ouvrages dans lesquels je vais me plonger quand je n'aurais rien d'autre à faire :
- La nouvelle Héloïse, Jean-Jacques Rousseau,
- Le seigneur de Bombay, Vickram Chandra,
- Esthétique et métaphysique, Arthur Schopenhauer,
- L'imaginaire, Jean-Paul Sartre,
- La condition humaine, André Malraux,
- Ethique de Nicomaque, Aristote,
- Méditations métaphysiques, René Descartes
- Ebauches de vertiges, Emil Cioran,
- Sur les cimes sur désespoir, Emil Cioran,
- De l'inconvénient d'être né, Emil Cioran.
Bref, il ne se passe rien de bien intéressant par ici, simplement une infinité de petites choses qui s'accumulent et finissent par remplir mes journées !
Image : Girl grasping blooms of thorny shrub in snow covered landscape, Kay Nielsen. J'avais découvert cette illustratrice il y a quelques années, alors que j'étais au lycée, mais je n'avais pas retenu son nom bien que ses dessins m'aient beaucoup marquée. Pendant longtemps j'ai cherché son nom, mais en vain, ce n'est que tout récemment que j'ai réussi à retrouver l'identité de cette illustratrice.
Publié par Miss-C à 18:48:37 dans Nothing in particular | Commentaires (12) | Permaliens
Jeudi dernier j'ai été voir le dernier Woody Allen, Whatever works, accompagnée d'une connaissance qui n'avait encore jamais vu un seul film de ce réalisateur. Pour commencer, le synopsis du film :
Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre.
Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman... (Source)
Pour commencer, je dois dire que j'ai bien rigolé pendant le film. Les situations improbables s'enchaînent et les personnages sont presque des caricatures ce qui les rend risibles. Le personnage principale est donc Boris, un génie aigri plus tout jeune qui occupe son temps en martyrisant les élèves auxquels il donne des cours d'échec. Ce personnage est l'alter-ego de Woody Allen, à qui il est arrivé de jouer dans ses films. Là, il ne joue pas dedans, mais il apparait à travers le personnage de Boris (joué par Larry David), aussi bien dans le caractère que dans l'apparence physique. L'autre personnage principale est Melody, jeune cruche venue du Mississipi, caricature de la pom pom girl idiote (comme Brittany dans la série Daria) et excellemment interprétée par Evan Rachel Wood. Malgré le fait que ces deux personnages soient clairement peu assortis, ils se marient. Sauf que la mère de Melody débarque et qu'elle n'approuve pas du tout le mariage de sa fille. Elle va alors vouloir la caser avec un séduisant jeune homme de son âge, meilleur parti que Boris. Et au passage la mère de Melody va beaucoup changer. Et la situation se complique quand le père de Melody débarque également.
Bref, c'est une très bonne comédie, bien que la fin soit absolument affligeante de niaiserie. C'est sûr que ce n'est pas le meilleur Woody Allen que j'ai vu, mais ça n'en demeure pas moins un film drôle à l'humour mordant. La personne qui m'accompagnait a d'ailleurs beaucoup aimé le film et style d'humour. Parmi les meilleurs moments, j'ai retenu ceux où Melody tente de répéter la philosophie et les idée de Boris, sauf qu'elle s'emmêle un peu ce qui donne des répliques absolument absurdes (pour notre plus grand plaisir !).
Publié par Miss-C à 06:28:13 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
Poupée déglinguée. Ouais, c'est exactement ça, j'aurais pas dit mieux.
Musique : Poupée déglinguée, Les French Lovers. Pour écouter d'autres morceau, c'est par ici. Je me rappelle que je les avais vus en concert en 1994, c'était un soir dans un bar près d'un viaduc dans le Puy de Dome, j'avais alors autour de 7 ans. J'ai pas mal écouté leur album, Dans les rues d'ici, quand j'étais petite, on avait même appelé un de nos chats P'tit Louis, comme le titre de la deuxième piste de l'album. Avec le recul je trouve que c'est assez particulier comme bande son d'enfance, en fait, mais en fait j'ai grandi avec les chansons des groupes de la Boucherie Productions (et mon premier CD c'était Billy Ze Kick) donc bon, ça ne me choque pas plus que ça.
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Il désirait mon coeur, j'ai donné mon corps.
Une jouissance dérobée dans un viol consenti,
L'esprit loin de la chair, s'imaginer en dehors,
Suffoquer de répulsion, nier le ressenti.
Se revêtir en hâte, dépouille sans allure.
Nécessité de fuir, oublier le dégoût,
Partir sous la pluie, vouloir laver les souillures,
Se dissoudre sous l'eau, disparaître dans l'égoût.
(18 juillet 2009)
Publié par Miss-C à 07:34:41 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens

Bon, l'article que j'ai l'intention de faire depuis un moment et qui traîne faute de temps et/ou de motivation.
Déjà le travail. Ça se passe bien, tout le monde est sympa, etc, il y a un seul "souci", c'est que je suis trop efficace dans mon travail (oui, on parle bien de moi, la feignasse adepte de la procrastination). Comme ça on ne voit pas où est le problème, mais en fait c'est un peu gênant parce que le travail à faire avait été calculé pour tenir dans un mois, or régulièrement j'ai de l'avance. C'est ainsi que lundi dernier, entre quelques dossiers à ranger et des vieilles brochures à jeter, j'ai pu lire plus de 400 pages du quatrième tome d'Harry Potter... Heureusement, aujourd'hui je suis dans une autre agence donc j'ai du travail, mais lundi prochain je passe la journée à l'agence où j'étais avant et je me demande bien ce qu'ils vont pouvoir me trouver à faire (et mes collègues aussi se le demandent)...
Sinon, avec le travail, je me retrouve à traverser le centre ville pour rejoindre une agence ou pour aller prendre le bus, donc je croise des gens (dingue !). En descendant du bus lundi à 8h30 je tombe sur un jeune homme qui a l’air paumé. En effet, dès qu’il me voit il vient vers moi et m’explique qu’il cherche une rue, mais il n’a que le nom, pas d’indication d’un grand axe proche ou d’un nom de magasin, rien. Bref, comme j’avais 10 minutes à perdre je l’ai aidé. Et en parlant, j’ai appris qu’il était arrivé la veille de Polynésie et en plus d’être réellement perdu, il se sentait perdu parce le paysage local n’a rien à voir avec ce qu’il a eu l’habitude de voir, et il a surtout insisté sur la difficulté de conduire alors qu’il y a des panneaux, des feux, des routes partout dans tous les sens. En tout cas, je lui ai noté sur un papier le chemin à prendre pour se rendre à l’endroit qu’il cherchait, mais je ne sais pas s’il a trouvé parce que –pas de bol pour lui- il avait à prendre une avenue bordélique…
Toujours en ballade en ville : cette fois c'était mercredi midi, alors que je quittais l'agence. Je prend la rue vers le centre-ville et je vois sur mon chemin trois jeunes commerciaux en train de discuter. Comme ils prennent toute la place, l'un d'eux recule et... se retrouve sur le dos, étalé sur le capot d'une voiture garée au bord du trottoir. Le même jour, mais 15 minutes plus tard, je croise un homme en trottinette, il jette un coup d'oeil dans ma direction et... trébuche sur le bord du trottoir et se cogne sur une voiture (encore !). Alors, que s'est-il passé ? Cela serait-ce dû à ma mystérieuse beauté, à ma riche intelligence, à mon lumineux charisme ? (Ou pas ?) Encore un phénomène inexpliqué pour Mulder et Scully...!
Changement de sujet, parlons de voyance et de divination. Bon, en vrai on va parler de cinéma. Samedi, j’ai été voir Le Hérisson, le film tiré d’un livre qui a bien marché l’année dernière : L’élégance du hérisson de Muriel Barbery. Je n’ai pas lu le livre, donc ce n’est pas vraiment volontairement que j’ai été voir ce film, c’est juste que c’est le seul film qui correspondait aux différents critères de chacun. Bon, je le dit tout de suite, ce n’est pas un film exceptionnel, ça permet de passer un bon moment, mais votre vie n’en sera pas bouleversée. Ou presque. En effet, grâce à ce film j’ai pu voir mon avenir, à travers le personnage de la concierge, Renée Michel. Tout comme elle j’aime les chats, j’aime le chocolat, j’aime le thé, j’aime les livres, je suis renfermée, j’ai lu Anna Karénine, j’ai la même théière qu’elle et j’ai des cartes postales d’aquarelles de chats de Chen Dehong (on en voit une accrochée au côté d’une bibliothèque dans le film), etc. Etrange, mais j’espère quand même, avoir une existence plus joyeuse…
Maintenant on passe encore du coq à l’âne, et je vais aborder ma prochaine rentrée. Vu que je vais étudier dans une autre ville, je vais avoir besoin d’un logement. Et c’est pour me trouver un toit que mes parents sont au Havre aujourd’hui et demain. Mais il se trouve que Sarkozy est aussi au Havre demain, ce qui veut dire centre ville bloqué et autres obstacles à une recherche d’appartement. Donc si mon logement est pourri et que je loupe mon année, je mettrais ça sur le dos de notre président, sous prétexte que s’il n’avait pas été là, les visites auraient été simplifiées et mes parents auraient pu trouver quelque chose de mieux. En fait, il se trouve que mon excuse ne marchera pas puisque mes parents m’ont trouvé une chambre aujourd’hui (mais si quelque chose ne va pas, j’accuserais quand même le susnommé). Donc, oui, j’ai enfin un logement au Havre ! Je ne sais pas encore tout, mais ce que je sais déjà c’est qu’il est sur un des axes principaux de la ville, qu’il y a une laverie et un café littéraire en face, deux bouquinistes à proximité, un supermarché et la BU un peu plus loin dans la rue, mon bâtiment d’études à 10 minutes à pieds et… un sex-shop en bas de l’immeuble. Je pressens que je vais faire des rencontres passionnantes là-bas ! Bref, à part ce détail, plus cocasse qu’autre chose, tout à l’air très bien.
Conclusion : j’ai tout à fait conscience que cet article est incohérent, brouillon et indigeste, mais tant pis. (Ça, c’est de la conclusion !)
Image : Le Hérisson, film de Mona Achache
Publié par Miss-C à 07:00:22 dans Nothing in particular | Commentaires (5) | Permaliens
Au début, je voulais faire l'article hétéroclite et plutôt joyeux et optimiste que j'attends d'avoir le courage de faire depuis plusieurs jours, quelque chose sans nuages gris, quelque chose de drôle peut-être, mais de léger en tout cas. Quelques choses à base de petites anecdotes des derniers jours, rien d'exceptionnel. Et puis aujourd'hui, alors que j'en ai le temps, je n'ai plus l'humeur pour le faire. Ce n'est la faute de personne, peut-être même pas de moi-même.
On peut toujours se blinder et se préparer aux attaques, mais on ne peut pas grand chose contre ce qui est involontaire et inattendu, quand ce qui blesse n'était pas fait pour blesser. C'est souvent quand il est trop tard que les choses se révèlent. C'est après coup, par la douleur, le soulagement ou la joie qu'on réalise à quel point quelqu'un ou quelque chose pouvait avoir ou non de l'importance, qu'on réalise ce qu'on pensait et ressentait vraiment.
Tout ça me renvoit encore à tout ce que je peux éprouver et me fait encore analyser de manière critique mes actes et pensées présents et passés. Je passe finalement cet après-midi submergée par une angoisse inexplicable et face à moi-même. En fait, on peut toujours essayer de se protéger en se rendant hermétique et en renforçant ses points faibles, mais on ne peut pas faire grand chose -pas même fuir- quand ça vient de l'intérieur.
Alors je ressasse tout ça. Aurais-je dû le dire avant ? Mais avant je ne savait pas et ça n'aurait abouti à rien. Faut-il tout dire à la personne concernée même s'il est trop tard ? J'ai l'impression que cela interviendrait de manière impromptue et que ça serait gênant pour tout le monde. Faut-il que j'en parle à des amis ? Je ne sais pas si j'ai envie de me dévoiler complètement, même si ce sont les personnes en qui j'ai le plus confiance, peut-être plus tard, mais en tout cas pas tout de suite.
Le mieux semble encore être le silence. Garder tout ça pour moi. Au moins je m'épargne la honte et le ridicule. Après tout, il ne s'est rien passé, ce ne sont que des éventualités, tout est en moi-même. Mais je sais que si je ne dis rien, ça me rongera ; même si j'essaie de cacher ça dans un recoin de ma mémoire cela ressurgira toujours à un moment ou un autre. Et même si je le dit, ça continuera à me tracasser de toute façon.
Comment (ré)agir face à la disparition d'une éventualité potentielle, face à une incertaine possibilité avortée ?
(Tous ces mots ne veulent probablement rien dire pour personne, si ce n'est pour moi. Mais ce n'est pas grave, c'est juste parce que j'avais besoin d'exprimer le trop-plein de sentiments, émotions et pensées qui me pèsent sur le moral. Ce blog est, par certains aspect, comme la Pensine de Dumbledore dans Harry Potter et la Coupe de Feu : il sert à évacuer le "trop de pensées et de souvenirs qui se bousculent dans ma tête".)
Publié par Miss-C à 16:11:04 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
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(Alain Rémond)
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