Mais qu'est ce qu'il m'arrive ? Je ris aux larmes, je larmorie.
Mais qu'est ce qu'il m'arrive ? Je dors au bord de mon lit.
Oh, comme je regrette, je ne suis pas ce que je suis.
Les murs ont des oreilles, les murs me parlent trop.
Oh, comme je déteste, je ne suis pas ce que je suis.
La lune qui me surveille, la lune est dans mon dos.
J'ai bien le droit, j'ai bien le droit aussi de railler;
Dérailler, épuiser toutes mes envies.
Mais qu'est ce qu'il m'arrive ? J'oublie, je bois, je bois l'oubli.
Mais qu'est ce qu'il m'arrive ? Je dors au bord de mon lit.
Oh, comme je regrette, je ne suis pas ce que je suis.
Les murs ont des oreilles, les murs me parlent trop.
J'ai bien le droit, j'ai bien le droit aussi de conduire;
D'éconduire les hommes au bout de la nuit.
Ah, comme je regrette, je ne suis pas ce que je suis.
Les murs ont des oreilles, les murs me parlent trop.
Oh, comme je déteste, je ne suis pas ce que je suis,
La lune qui me surveille, la lune est dans mon dos.
Holden : leur site et leur Myspace
Publié par Miss-C à 19:19:00 dans Nothing in particular | Commentaires (2) | Permaliens
"Aimer, belle Isidora, c'est vivre dans un monde que nous avons crée nous-même, et dans lequel les formes et les couleurs des objets sont aussi brillantes que décevantes. Pour ceux qui aiment il n'y a ni jour ni nuit, ni été ni hiver, ni société ni solitude. Leur délicieuse mais illusoire existence n'offre que deux époques, la présence et l'absence. Elles tiennent lieu de toutes les distinctions de la nature et de la société. Le monde pour eux ne renferme qu'un individu, et cet individu est pour eux le monde lui même. L'atmosphère de sa présence est le seul air dans lequel ils puissent vivre, et la lumière de ses yeux est le seul soleil de leur création.
« J'aime ! » se dit intérieurement Isidora.
- Aimer, continua Melmoth, c'est vivre dans une existence remplie de contradictions perpétuelles ; sentir que l'absence est insupportable ; souffrir presque autant de la présence de l'objet aimé ; être rempli de dix milles pensées quand nous sommes loin de lui ; songer au bonheur que nous éprouverons à lui en faire part en le voyant, et, quand le moment de notre réunion arrive, nous sentir par une timidité également oppressive et insupportable, hors d'état d'exprimer une seule de ces pensées ; être éloquent en son absence et muet en sa présence ; attendre le moment de son retour comme l'aurore d'une nouvelle existence, et, quand il arrive être privé tout à coup de ces moyens auxquels il devait donner une nouvelle énergie, guetter la lumière de ses yeux comme le voyageur du désert guette le lever du soleil, et, quand l'astre a paru, succomber sous le poids accablant de ses rayons et regretter presque la nuit.
- Ah s'il en est ainsi, je crois bien que j'aime ! dit à demi voix Isidora.
- Aimer, poursuivit Melmoth avec une énergie toujours croissante, c'est sentir que notre existence est tellement absorbée dans celle de l'objet aimé que nous n'avons plus de sentiments que celui de sa présence, de jouissances que les siennes, de maux que ceux qu'il souffre."
Image : Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Jean-Pierre Jeunet
Publié par Miss-C à 17:51:49 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens
La gare à 18h59 - la ponctualité de certaine - les pizzas - les verres en plastiques qui sentent le pastis - l'aspirateur - bière & jus de fraise - musique disco - les spectateurs de l'autre côté du bar - les paroles et prémonitions d'un homme saoûl
Des roses de cristal crissent et s'amollissent. Mon amour sans rival murmure des délices. Il prend ma taille ronde et ronronne sur elle. Pour jouer, je lui gronde des menaces cruelles. L'opéra de vermeil s'échappant du laser emplit l'air de soleil et d'ombres passagères.
Ah, que la vie est belle ! Soudain, elle éblouit, comme un battement d'ailes d'oiseau de paradis.
Ah, que la vie est belle ! Quelquefois pour un rien, la divine immortelle, dans le mal et le bien.
Le Bel au bois dormant attendu pendant cinq heures - hammam - sauna - jacuzzi - nos yeux qui changent de couleurs - se mettre de la crème dans le dos - le nougat de l'épicerie asiatique - les cidres doux & brut - le sirop d'érable - des excuses & les oeufs en chocolat
On marche dans l'hiver, brillant comme une abeille, brillant comme un éclair qui dure et émerveille. La joie vous souffle au cœur, on chérit l'univers comme un enfant de chœur son dieu d'éther et chair. Loin des bombes et des balles, goulu comme un bébé, sensuels on inhale la fumée adorée.
Ah, que la vie est belle ! Soudain, elle éblouit, comme un battement d'ailes d'oiseau de paradis.
Ah, que la vie est belle ! Quelquefois pour un rien, la divine immortelle, dans le mal et le bien.
Nos peaux douces - un montage vidéo - Mister Bean - du lapin (en chocolat) pour un végétarien - "Non merci, je n'aime pas les fruits naturels" & "Il a un cancer !" - des miettes partout dans le lit - des courbatures et des larmes de fatigue
Sans rien chercher, je trouve, au détour d'un instant, une euphorie de louve, un amour de Satan. Après de sombres heures, plus doux sont ces moments où l'on crie de bonheur, comme un petit enfant. Encore des baisers, vie secrète et changeante, je saurai te donner mon âme si méchante.
Ah, que la vie est belle ! Soudain, elle éblouit, comme un battement d'ailes d'oiseau de paradis.
Ah, que la vie est belle ! Quelquefois pour un rien, la divine immortelle dans le mal et le bien.
De la tendresse & des caresses - des petits-déjeuner, qui sont en fait des déjeuners, mais à l'heure du goûter - des amusements félins - des sous-entendus - du Prozac naturel - le pervers & la vicieuse - l'hédoniste & la feignasse
Publié par Miss-C à 20:10:49 dans Nothing in particular | Commentaires (5) | Permaliens
J'aurais pu faire un article pour ne rien dire, vu que je n'ai rien à dire, mais heureusement (?), j'ai trouvé des trucs à dire.
Pour commencer, j'ai appris que l'auteur, compositeur et interprète suisse Nicolas Michel, alias K, allait sortir son premier album, L'amour dans la rue, le 7 avril (il est déjà disponible en téléchargement légal depuis le 10 mars) . Il n'est pas (encore) très connu, mais ça ne devrait pas tarder parcer qu'il mérite pourtant d'être écouté et reconnu.
Fin novembre, il était passé pas loin de chez moi dans une minuscule salle (qui est en fait une péniche), j'y avais été un peu par hasard après que Wendy m'en ait parlé alors qu'elle cherchait quelqu'un pour l'y accompagner. J'avais bien aimé les quelques chansons que j'avais entendues avant d'aller au concert, mais quand j'ai vu K sur scène (j'étais à moins de 2m de lui !) ça a été une révélation ! J'adore ses chansons, les paroles, la musique, il chante le quotidien, l'actualité, les petits bouts de bonheur de tous les jours, ses chansons sont lucides, ouvertes sur le monde, optimistes, "ensoleillantes" même, parce qu'elles mettent de bonne humeur. Sa page MySpace et son site officiel, avec des infos, les dates de concert, des vidéos, etc...
Sinon, j'ai pu découvrir la bande annonce du remake états-unien de Funny Games. J'avais déjà parlé de ce film dans cet article du 18 novembre 2007, voici ce que j'en avait écrit :
Funny Games, de Michael Haneke, avec Arno Frisch, Frank Giering, Susanne Lothar.
Synopsis : Une famille composée d'un couple et de leurs deux enfants passe ses vacances au bord d'un lac. Deux jeunes hommes leur rendent visite sous un prétexte futile. Ils les sequestrent et les assassinent un à un. (Source)
J'ai vu ce film il y une dizaine de jours, histoire de décompresser de la difficile journée de cours que j'avais eu. Et ça a marché, ça m'a complètement changé les idées, il faut dire que c'est le genre de film marquant, limite traumatisant peut-être. Personnellement j'ai adoré ! Les deux acteurs qui jouent les jeunes intrus jouent leurs rôles à merveille (surtout Arno Frisch), avec un côté malsain à souhait, on voit bien qu'ils cachent quelque chose mais on ne sait pas quoi alors ça devient oppressant. Au début c'est plutôt de la violence psychologique et après ça devient de la violence physique. C'est quand même brutal comme film, sadique même, ça m'a fait un peu penser à Orange Mécanique dans la mesure où les jeunes héros usent de la violence pour s'amuser, et en plus on ne dirait même pas qu'ils se rendent compte que ce qu'ils font est mal. Enfin, bref, j'ai bien aimé mais je doute que ce soit le genre de film qui plaisent à tout le monde parce que c'est violent, sadique, tordu, malsain, vicieux, oppresant, choquant,... A noter qu'en 2008 un remake du film sortira, avec Michael Pitt et Naomi Watts.
Je parlais ici de l'original autrichien que Michael Haneke avait réalisé en 1997. Le remake est également de Michael Haneke, c'est exactement le même film image par image, ce sont juste les acteurs qui ont été changé pour en faire une version américanisée, et au casting on retrouve donc Naomi Watts, Michael Pitt et Tim Roth. En tout cas, même si ça a l'air aussi bien que l'original (c'est logique vu que c'est à très peu de chose près le même film), je ne pense pas que j'irai le voir parce que j'ai déjà vu l'original trois fois et comme le remake est identique, je ne suis pas très tentée de le voir une quatrième fois. En tout cas, voici la bande annonce de Funny Games U.S. (montez le volume, le son n'est pas super) :
Titre : Funny Games, Michael Haneke (dans l'original)
Musique : La petite Léonine, K
Publié par Miss-C à 14:27:11 dans Nothing in particular | Commentaires (11) | Permaliens
Les brèves vacances de février sont déjà terminées, il faut donc se relancer dans la seconde moitié du semestre. Je sais que je n'ai pas à me plaindre, étant étudiante, je dispose de pas mal de vacances, mais là, une semaine c'est trop court. On se dit qu'on va profiter de cette parenthèse de congés pour récupérer le travail qu'on à finir, s'avancer dans les exposés et partiels qui vont venir, se reposer, mais en fait, on a peine le temps de récupérer, tout juste le temps de se vautrer dans son lit et/ou devant son PC et de faire le légume amorphe. Ce qui fait qu'on reprend les cours épuisés et avec toujours autant de travail en retard.
En plus le lundi j'ai le CM et le TD d'une option qui pourrait être intéressante si la prof du CM était plus organisée (elle nous donne le plan qu'on va suivre pendant les séances à venir, puis, une minute plus tard, au moment de commencer, elle part avec un autre plan) et celle du TD moins ennuyeuse, monotone et sèche. D'ailleurs, le TD et insoutenablement insupportable. Le seul moyen de tenir est de blaguer avec les voisins, mais le problème c'est qu'on se fait vite repérer, d'autant plus qu'au bout de 30-40 minutes de cours, l'ennui fait craquer les nerfs et on se met à rire nerveusement à propos de tout et n'importe quoi, sans pouvoir s'arrêter. Donc mon voisin et moi, qui sommes habituellement des élèves discrets, nous sommes faits rappeller à l'ordre (ça n'était en plus pas la première fois dans cette option pour moi). Le pire c'est que la prof nous dit qu'on a qu'à sortir pour nous calmer, mais justement, c'est ce qu'on a envie : sortir ! On aurait presque envie de répondre à sa (légitime) remarque en se mettant à genoux à la remercier, avant de quitter le cours, soulagé.
Enfin, bref, sinon, comme mes vacances n'ont pas été suffisament longues à mon goût, je me retrouve avec un exposé tordu à préparer. Exposé pour lequel je n'ai aucune idée de plan, si ce n'est de faire un plan en 18 parties de quelques lignes chacunes ou un plan en une seule partie comprenant 18 sous-parties. Bien évidemment, aucun de ces deux plans n'est sérieusement envisageable, donc il va falloir que je trouve autre chose, et vite, très vite, car je dois rendre mon travail jeudi matin. En plus je suis quelque peu embêtée par le fait que je n'ai presque pas de sources, et que celles qui existent sont monopolisées par d'autres élèves (il y a de 4 à 8 élèves par exposés, et tout le monde a la même échéance). Certes, c'est vrai, j'aurais pu m'y prendre à l'avance, mais bon, les autres élèves pourraient aussi écouter les profs qui disent d'éviter d'emprunter les livres pour que tout le monde y ait accès. Donc en attendant, faute de mieux, je fait mes recherches avec Wikipédia, l'outil à ne pas utiliser si on veut éviter de se faire lapider dans la notation (ce n'est pas une source digne d'une élève en deuxième année d'Histoire !).
Arf, je ne sais pas si je vais pouvoir encore tenir sept semaines si au bout d'une journée je suis déjà dépassée et épuisée. Et puis il faudra aussi que je pense aller voir le conseiller d'orientation pour savoir que faire de ma licence, que j'aurais sûrement dans un ou deux ans si je n'abandonne pas avant, et qui ne m'apporte rien compte tenu des compétences requises dans le monde du travail.
Titre & musique : Another brick on the wall (part 2), Pink Floyd
Publié par Miss-C à 23:12:09 dans Nothing in particular | Commentaires (7) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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