Dans un précédent article je vous parlais des couleurs des tenues des profs de contemporaine. En écrivant l'article, je me suis dis qu'à coup sûr la prochaine fois que je les verrais ils porteraient d'autres couleurs. Evidemment, ça n'a pas manqué. Ce matin, j'avais un cours avec monsieur J., celui qui ne porte que du bleu et du gris depuis le premier semestre, et j'ai pu voir qu'aujourd'hui, il portait du bordeaux, une du jaune pâle (ou du blanc sale, je n'ai pas réussi à bien définir cette couleur) et du marron très foncé (peut-être même noir). Pour monsieur G., je n'en sais rien, je n'ai cours avec lui que demain.
En tout cas, puisque monsieur J. contredit mon article en changeant la couleur de ses vêtements, je lui répond (pas en vrai, hein !) en lui disant que la matière qu'il enseigne, l'Histoire contemporaine, ce n'est pas de l'histoire d'après certains. En fait, cette idée vient de madame P., professeur d'Histoire moderne, qui a dit mardi : "Vous avez intêret à travailler la Moderne, parce que ce n'est pas avec la Contemporaine que vous arriverez à quelque chose ! La Contemporaine, ce n'est pas de l'histoire, c'est du journalisme. Si vous voulez faire aboutir à quelque chose, vous devez travailler l'Histoire moderne !" (Vous remarquerez au passage que je retiens très bien ce que disent les profs quand ils ne parlent pas des cours.)
Image : rien à voir avec l'article (pour changer), il s'agit de Jaune, Rouge, Bleu de Wassily Kandinski. Une étudiante a présenté un exposé sur cette oeuvre lundi. C'est un tableau abstrait, ça ne représente aucun objet puisque les peintres abstraits veulent justement ne pas peindre la réalité, car pour eux, cela revient à imiter, alors que le rôle de l'artiste est de créer. Donc ce tableau ne représente rien de matériel et pourtant on peut y voir des choses, y faire correspondre des objets. Chacun peut y voir des choses différentes, les interprétations sont variées ("avariées" comme a dit l'étudiante qui présentait l'exposé). Donc, j'aimerais savoir ce que vous voyez dans ce tableau, quelle interprétation vous en faites. (Je donnerais ma propre interprétation un peu plus tard, pour éviter de vous influencer.)
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Mise à jour le 30 mars 2007
Pour commencer, je vais vous dire ce que d'autres ont vu dans ce tableau. Si on retourne le tableau, il y en a qui, à gauche, ont vu une tête de chat (les moustaches sont les traits sous le cercles gris auréolé de jaune). D'autres voient dans le rectangle jaune un flacon de parfum, ou une bombe de peinture dont le motif serait la partie droite du tableau. Pas mal voient de visage, avec à gauche une personne "réelle", et à droite, sa face cachée, ou sont ses pensée (confuses). Le rectangle jaune fait aussi penser à la porte de l'inconscient d'un personnage qui serait à gauche. Certaines lignes font aussi penser à des partitions musicales. Beside, tu écris que ce tableau te fait penser à la musique, et justement, Kandinsky reliait la musique à la peinture. Il a écrit qu'en voyant une peinture, cela fait appel à la vue, mais que s'y on s'y attarde, ça entre en lien avec d'autres sens, dont l'ouïe. La musique a une grande importance pour lui.
Nous en arrivons à mon interprétation. Globalement, ça me fait penser à la maladie, à la douleur et au monde hospitalier. Quand je me suis aperçue à quoi me faisait penser le tableau, j'ai voulu appronfondir un peu parce que quand je le voit brièvement, je le voit comme quelque chose de positif et coloré, mais quand je m'y attarde, c'est cette impression de maladie qui domine.
Le rectangle jaune me fait penser à une porte avec au-dessus une lumière qui signale si la pièce est occupée ou pas, un peu comme dans les salles d'opérations. Cette partie du tableau est en jaune, et c'est une couleur que j'associe souvent à la maladie, donc ça accentue le côté médical. Au milieu, on voit une croix rouge, que je ne peux pas m'empêcher d'associer à l'organisation qui s'occupe de la santé. Le rouge est aussi une couleur de douleur. Le fait que ce côté du tableau soit confus me fait penser au flou qu'on ressent quand on n'est pas bien, quand tout se mélange, qu'on arrive pas à se concentrer. Le cercle bleu me fait penser aux médicaments. Un cercle, c'est comme un cachet, et le bleu ça me fait penser à l'engourdissement des somnifères et des antidépresseurs. Dans le tableau, il y a aussi des petits quadrillages qui me font penser à du carrelage de couloirs de vieux hôpitaux. Et les cercles me rappelent les tâches qu'on a parfois devant les yeux quand on a mal à la tête par exemple.
Publié par Miss-C à 19:12:10 dans Nothing in particular | Commentaires (15) | Permaliens
Tout à l'heure, dans le bus en rentrant chez moi, je parlait avec Wendy. La conversation n'avait aucun thème particulier, mais malgré ça, mon niveau de stress qui était à son niveau normal (5 sur une échelle de 0 à 10) a augmenté et est passé à 8.
En effet, j'ai réalisé une chose terrible. Pour le 15 avril, j'ai un commentaire de Philosophie à rendre (c'est la matière que j'ai choisi en UEL), et ce commentaire est l'évaluation finale du semestre. Jusqu'à maintenant, ça ne me préoccupait pas plus que ça, deux semaines, c'est loin, et j'ai le temps, vu que je m'y prends toujours au dernier moment. Sauf que j'ai réalisé que la date limite pour rendre le devoir est le 15, et c'est un dimanche. Donc, comme c'est le jeudi que j'ai Philo, ça veut dire qu'il faut rendre le commentaire avant le 12 avril. Sauf que le 12 tombe pendant l'unique et misérable semaine de vancances qu'on nous a accordé. Donc, il faut rendre le devoir, le jeudi d'avant, c'est-à-dire le 5 avril, soit, horreur, enfer et damnation, la semaine prochaine !
Vous imaginez ? J'avais encore deux semaines à ne rien faire avant de m'en occuper, et là, adieu mon week-end de feignasse ! (Quoique pas tant que ça... Telle que je me connais, je ne vais rien faire du week-end et je vais faire mon commentaire les lundi mardi et/ou mercredi. Quoique non, pas lundi, je n'ai pas le temps.)
Image : en parlant de Philosophie... voici une oeuvre étudiée tout à l'heure en cours d'Histoire de l'Art, Carré noir sur fond blanc, de Casimir Malévitch
Publié par Miss-C à 19:15:27 dans Nothing in particular | Commentaires (10) | Permaliens
Ils ont dit que j'étais sale
Que ma tête était malade
Mais à part moi qu'on emballe
Il n'y a plus rien d'anormal
Encore vide et toujours plat
Sans les rides et déjà las
Et les mains dans les poches
L'air de rien, qui s'approchent
Qu'on m'attache plus fort
Mais tout va bien, je suis moche
Les deux mains dans les poches
Qu'on m'attache encore
Je sais bien que ça brûle
Je sais bien que ça fait mal
Je sais que c'est ridicule
Après tout, ça m'est égal
Encore vide et toujours plat
Sans les rides et déjà las
Et les mains dans les poches
L'air de rien, qui s'approchent
Qu'on m'attache plus fort
Mais tout va bien, je suis moche
Les deux mains dans les poches
Qu'on m'attache encore
Quatre, trois, deux, un, stop !
Et les mains dans les poches
L'air de rien, qui s'approchent
Qu'on m'attache plus fort
Mais tout va bien, je suis moche
Les deux mains dans les poches
Qu'on m'attache encore
Publié par Miss-C à 19:38:14 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
Dans la même veine que les articles de Marie-No sur le style vestimentaire de Ricrado Ricardo, je vais parler un peu du style de deux profs. Déjà, il s'agit de deux professeurs d'Histoire contemporaine, il y en a un, Monsieur J., avec qui j'ai beaucoup d'heures de cours, et un autre, Monsieur G., que je n'ai que peu. Donc, ce que j'ai remarqué, vous allez voir qu'aujourd'hui ma réflexion a été intense, c'est que ces deux profs s'habillent toujours dans les mêmes couleurs ! Oui, en effet, Monsieur J. ne porte que du gris et du bleu, alors que Monsieur G. ne s'habille que dans les marrons et beige.
En plus de ça, puisque que j'en discutais ce midi avec une "collègue historienne" (comme disent les profs), j'ai réalisé que Monsieur J. portait presque tout le temps le même pantalon gris clair à rayures gris moyen. Et quant à Monsieur G., ma collègue historienne, qui a plus de cours que moi avec lui, m'a rapporté que pendant le premier semestre, elle ne l'a jamais vu qu'avec une seule tenue, mais qu'apparement, il s'est acheté un nouveau pantalon (ou il a eu à Noël) parce que depuis le début du deuxième semestre, il porte toujours le même pantalon, mais qui n'est pas celui qu'il avait au premier semestre.
Cette article reflète bien ma concentration sur les cours... D'ailleurs à 11h, alors que je sortais du CM de Monsieur G. et que commençait le TD de Monsieur J., ce dernier nous a demandé de quoi avait traité le CM qu'on venait de faire. Et là, vide. Je n'en savais rien. J'ai tout noté ce qui a été dit pendant le CM, mais je n'ai rien retenu. Mais apparement, je n'étais pas la seule, puisque personne n'a répondu tout de suite.
Et pour finir, j'aimerais faire part de ce que j'ai entendu en Anglais cet après-midi. Pendant le cours, on voit à un moment dans le texte qu'il y a 1/3 de je-ne-sais-pas-quoi et un peu plus loin, 10% d'autre chose. La prof demande alors ce que ça donne 10% mis en fraction, comme l'est 1/3. Et après quelques secondes de réflexion, une fille derrière moi dit à sa voisine "Bah, ça fait 1/5." L'autre n'a pas répondu, mais je ne sais pas si c'est parce qu'elle l'approuvait ou si c'est parce qu'elle ne l'écoutait pas.
Image : à gauche, les couleurs portées par Monsieur J., et à droite, celles portées par Monsieur G.
Publié par Miss-C à 19:50:24 dans Nothing in particular | Commentaires (12) | Permaliens
Jeudi, j'ai eu mon dernier exposé du semestre. Il était dans le TD Colonialisme et il portait sur l'exposition coloniale de 1931.
Déjà, pour une fois, je m'y suis prise en avance. Enfin, quand je dis "en avance", ça veut dire que j'ai emprunté des livres sur le sujet 3 semaines avant et qu'ils sont ensuite resté 2 semaines et demi sur mon bureau à prendre la poussière.
Enfin, j'ai quand même travaillé. C'était un peu bâclé sur la fin ("à l'arrache" comme le dit Olivier Besancenot en parlant des dernières signatures qu'il a récupéré), notamment la conclusion que je n'avais pas eu le temps de faire. En fait, je voulais la faire pendant le CM juste avant le TD, mais le prof n'est pas arrivé assez en retard, donc j'ai dû me contenter d'une conclusion qui consistait en une demi-douzaine de mots écrits en diagonale sur une feuille.
Apparement, mon exposé était correct, le professeur a même parlé d'un "exposé de grande qualité" avec de "nombreuses informations". Mais bon, avec ce prof les compliments ne sont pas gratuits, il n'oublie pas de casser tout le temps les élèves, il passe 15 secondes sur les points positifs et 7 minutes sur les points négatifs. Et là, il m'a donc fait des reproches qui sont le manque de pertinence de ma problématique et ma première partie, portant sur le contexte, qu'il juge inutile.
Déjà, ça m'a bien fait rire parce que ces deux reproches sont, mot pour mot, les même qu'il m'avait déjà fait à propos d'un exposé que j'avais présenté dans un autre cours que j'ai avec lui. Mais vraiment exactement : le manque de pertinence de la problématique et ma première partie inutile sur le contexte. Déjà, pour la problématique, il devrait s'estimer heureux qu'il y en ait une parce que généralement je l'oublie (ce qui est stupide puisque qu'une dissertation ou un commentaire doit répondre à une question, donc en fait, mes devoirs sont des réponses à des questions qui ne sont pas posées...). Et puis, je préfère une problématique simple plutôt qu'une problématique ampoulée qui fait 6 lignes, avec plein de virgules, et que finalement, on ne comprend pas le sens de la question. Et par rapport au plan, j'ai réussi à retenir au premier semestre qu'une forme de plan classique était "contexte/causes-évènement/conséquences". Alors vu que je me suis inspirée de ce plan pour faire le mien, il est logique qu'il y ait une partie "contexte". C'est débile, des profs nous apprennent des plans avec une partie sur le contexte et d'autres disent qu'ils n'en voient pas l'utilité.
Bon, tant pis, il est trop tard, l'exposé est passé. Et puis, même si je l'ai un peu fait au dernier moment et que j'aurais pu travailler plus sérieusement, trouver une problématique plus pertinente et faire un meilleur plan, je m'y suis quand même investie (involontairement certes) sur le plan psychologique : crises d'angoisse, insomnies, tachycardie,... (il n'y a rien de mieux que d'être réveillée à 1h puis 4h du matin par des crises d'angoisse).
Image : une photo de la réplique d'Angkor-Vat reconstitué lors de l'exposition coloniale de 1931. L'original se situe à Angkor au Cambodge, il a été construit au XIIème siècle par un roi khmer, les Khmers étant un peuple du sud-est asiatique. La reconstitution du temple d'Angkor était le "clou de l'exposition", le temple est d'ailleurs représenté sur l'affiche officiel de l'exposition. (Admirez comment j'arrive à me souvenir de ce que j'ai raconté dans mon exposé à propos d'Angkor-Vat !)
Publié par Miss-C à 12:32:58 dans Nothing in particular | Commentaires (4) | Permaliens
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