Mon humeur est à l'image du temps : changeant, violent, brutal. Le soleil brille et réchauffe doucement l'atmosphère puis tout à coup, les nuages étouffent la lumière, la pluie se met brusquement à tomber et des rafales de vents balaient tout. Je suis calme, tranquille, apaisée, et tout à coup, la colère, l'angoisse, les regrets me dévastent. La moindre fêlure devient une brèche puis très rapidement un gouffre.
Et comme tous les jours, je me dis et j'espère que demain ça ira mieux.
Please don't stop me
But go and leave me
You can't keep me inside
Please don't stop me
From being so strange
You can't help me
With your lies
Watch me self-destruct
Please don't stop me
Let me lose in the black
You can't touch me
Because I'm not coming back
Please don't watch me
Eyes burn inside
You can't help me
Or even try
Please go and smash me
Break my bones
You capture then leave me
Like a villain alone
Watch me self-destruct
See the light disappear now
Roll it over the black
I've got to disappear now
And I'm never coming back
Let it roll on over
Everything in sight
It's taken out my feelings
And it's fading out the light
Watch me self-destruct
Watch me self-destruct
Watch me self-destruct
Watch me self-destruct
Publié par Miss-C à 21:58:26 dans Nothing in particular | Commentaires (4) | Permaliens
"Il n'avait pas de jambes et pas de bras et pas d'yeux et pas d'oreilles et pas de nez et pas de bouche et pas de langue. Quel maudit rêve. Bien sûr doux Jésus que c'est un rêve. Il fallait à tout pris qu'il se réveille sans quoi il allait devenir dingo. Personne ne peut vivre ainsi. Toute personne qui se trouverait dans cet état serait morte et il n'était pas mort il ne pouvait donc pas se trouver dans cet état. Il rêvait tout simplement.
Mais ce n'était pas un rêve.
Il avait beau vouloir que ce soit à tout jamais un rêve ce la ne changeait rien à la situation car il était vivant et bien vivant. Il n'était qu'un morceau de chair comme les bouts de cartilages que Vogel le vieux prof leur montrait au cours de biologie. Des bouts de cartilages qui ne possédaient rien sauf la vie et se nourrissaient de produits chimiques. Mais il avait un avantage sur le cartilage. Il possédait un esprit doté de pensées. C'était plus que pouvait n'en dire le vieux Vogel de ses cartilages. Il pensait et il n'était qu'un objet.
Oh non. Non non non.
Il ne pouvait pas vivre ainsi parce qu'il deviendrait fou. Mais il ne pouvait pas mourir parce qu'il ne pouvait pas se tuer. S'il lui était seulement donné de respirer il aurait la possibilité de mourir. C'était curieux, mais c'était la vérité. Il pourrait retenir sa respiration et se tuer. C'était la seule ressource qu'il lui restait. Seulement il ne respirait pas. Ses poumons pompaient l'air mais il ne pouvait pas arrêter leur fonctionnement. Il ne pouvait pas vivre et il ne pouvait pas mourir."
Johnny s'en va-t-en guerre, chapitre V, Dalton Trumbo, 1939
L'année dernière, en terminale, le professeur de Philosophie nous avait fait voir le film éponyme adapté de ce livre. Je ne saurais pas dire exactement ce que j'en ai pensé. C'était bouleversant, fascinant, prenant, angoissant,... Ce film pose beaucoup de questions. En tout cas, quand à la Médiathèque je suis tombé sur le livre, d'où est tiré le film, je n'ai pas hésité à l'emprunter.
Johnny s'en va-t-en guerre est un roman pacifiste sorti en 1939 quelque jours après le début de la Seconde Guerre Mondiale. Il a rapidement été censuré en ces temps de guerre, le pacifisme nuit quelque peu au patriotisme.
C'est un livre qui pose éormément de questions. Sur le fait d'aller à la guerre, de se battre, de se sacrifier. Sur le fait qu'on se bat pour défendre de grandes valeurs, mais cela se fait contre des hommes semblables, ennemis ou pas. Il y a aussi des questions comme jusqu'où peut-on garder quelqu'un en vie ? Comment faire quand les médecins n'ont aucun moyen de voir que le malade a toute sa raison, mais que celui-ci est dans l'incapacité de communiquer ? Comment accepter que ce qui n'est plus un corps humain puisse avoir toute sa conscience et toute sa raison ?
Est-ce qu'on est encore vivant lorsqu'on n'a plus de membres, d'ouïe, d'odorat, de goût, de vue ? Lorsque qu'on ne peut même plus décider de sa vie et de sa mort ? Et quand les jours consistent à se souvenir du passé et que les nuits sont habitées par des rêves qui piochent leurs images dans la mémoire, comment parvenir à savoir si on dort ou si on est réveillé ? Si on rêve ou si on pense ? Comment savoir à quel moment de la journée on est quand on ne sait pas si il fait jour ou nuit ? Comment même savoir combien de temps s'est écoulé quand on n'a aucun repère de temps, que le sommeil et les évanouissements brouillent les répères ? Il ne reste qu'au héros "que" sa mémoire, son imagination et sa capacité de réflexion.
C'est vraiment un livre que je conseille.
Musique : In the army now, de Status Quo (qui sera aux Terre Neuvas le 7 juillet), les paroles de la chanson me font beaucoup penser à Johnny s'en va-t-en guerre (les paroles sont ici et il y en a une traduction ici)
Publié par Miss-C à 21:39:36 dans Nothing in particular | Commentaires (7) | Permaliens
Regardez Une vérité qui dérange de Davis Guggenheim. L'essentiel est dit, vous pouvez vous passer de lire le reste.
Donc, plus sérieusement, et très sérieusement d'ailleurs, dans le cadre d'une action sur le développement durable dans ma ville, une séance de projection gratuite d'Une vérité qui dérange suivie d'un débat était organisés hier soir. Vous avez sûrement entendu parler de ce film qui est fait à partir d'une conférence d'Al Gore, le candidat malheureux des présidentielles américaines de 2000. Après sa défaite, Il a décidé de se consacrer à ce qui a toujours été très important pour lui : le développement durable, l'écologie,..., et il a fait des conférences dans tous les Etats-Unis, et un peu partout dans le monde d'ailleurs, pour sensibiliser les gens aux catastrophes, aux désastres écologiques qui en découlent et qui vont ne faire que s'aggraver dans les années à venir.
J'y ai été plutôt à l'improviste, parce que je n'avais pas d'autre chose à faire pour m'occuper. Et je ne regrette pas. Ce film devrait être projeté dans les écoles, les collèges et les lycées, on devrait pouvoir le voir facilement parce que son message est essentiel et urgent. Même si le film a quelques petits défauts (Al Gore se met en scène, il s'en prend à ses adversaires politiques), cela ne gène absolument en rien le message qu'il veut passer, et par rapport au contenu de ses propos, à la gravité de ses propos, ce ne sont vraiment que des détails.

Il dit aussi que ce n'est pas aujourd'hui qu'on découvre le phénomène du réchauffement climatique, des scientifiques et des hommes politiques en parlaient et s'alarmaient déjà il y a plusieurs décennies. A un moment, Al Gore montre que sur un échantillons d'articles parus dans des revues scientifiques, il n'y a aucun article lui met en doute le réchauffement climatique, alors que sur un échantillon d'articles parus dans la presse populaire, il y a 53% d'article qui sous-estiment ou nient ce réchauffement. Cela fait que les gens sont assez souvent peu sensibilisés à ce problème, et par conséquent, les politiques n'en parlent pas, ce n'est pas leur principal souci. Ou alors pire, certains en parlent, mais pour dire que la protection de la planète est incompatible avec une économie qui prospère.
Pour préparer ses conférences, Al Gore part des critiques, des arguments qu'on peut lui opposer. Ainsi, des gens pensent que même s'ils changent leur comportement, ça ne servira à rien parce que ce n'est pas à eux-seuls qu'ils vont changer quelque chose. Il dit qu'au contraire si chacun est sensibilisé aux problème du réchauffement climatiques, cela va influencer les hommes politiques, ainsi des mesures pourront être prises pour mener une vraie politique pour lutter contre les pollutions, les destructions de forêts, l'utilisation d'énergies polluantes,... En fait, même si la situation est très grave, elle n'est pas inéluctable, mais pour cela, il faut agir rapidement.
Le mieux est encore de voir le film, j'incite vraiment toutes les personnes à passer par ici à le voir parce que le problème du réchauffement climatique y ait très clairement expliqué et que c'est un sujet décisif sur lequel chacun devrait être sensibilisé.
Publié par Miss-C à 22:40:58 dans Nothing in particular | Commentaires (8) | Permaliens
J'ai eu un coup de foudre pour cette chanson dès que je l'ai entendue ! Il s'agit d'une reprise de Pastime Paradise, la chanson de Stevie Wonder, par Patti Smith.
They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been wasting most their lives
Glorifying days long gone behind
They've been wasting most their days
In remembrance of ignorance oldest praise
Who of them will come to be ?
How many of them are you and me ?
Dissipation Of Race Relations
Consolation
Segregation
Dispensation
Isolation
Exploitation
Mutilation
Mutations
Miscreation
Confirmation to the evils of the world
They've been spending most their lives
Living in a future paradise
They've been spending most their lives
Living in a future paradise
They've been looking in their minds
For the day that sorrow's gone from time
They keep telling of the day
When the Savior of love will come to stay
Who of them will come to be ?
How many of them are you and me ?
Proclamation of Race Relations
Immigration
Integration
Verification of Revelations
Acclamation
World salvation
Vibrations
Stimulation
Confirmation to the peace of the world
They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been spending most their lives
Living in a pastime paradise
They've been spending most their lives
Living in a future paradise
Future paradise
They've been spending too much of our lives
Living in a pastime paradise
Pastime paradise
Let's time living for the future
Future paradise
Let's time living our lives
Living for the future
Future paradise
Publié par Miss-C à 14:51:51 dans Nothing in particular | Commentaires (15) | Permaliens
1) Aujourd'hui j'ai :
a - perdu mon temps sur Internet
b - fait du ménage et du rangement
c - vu une amie
d - dormi et lu
2) En ce moment je dors... :
a - pas assez
b - ni plus ni moins qu'avant
c - beaucoup
d - trop
3) ... ce qui fait que je suis :
a - épuisée
b - fatiguée
c - en forme
d - pleine d'énergie
4) J'ai envie de m'acheter
a - des livres
b - des gels douches
c - des CDs
d - des vêtements
5) Dans les jours qui viennent j'envisage surtout de :
a - voir du monde et sortir
b - faire les magasins
c - m'occuper comme je peux
d - m'ennuyer et déprimer
6) Je suis en train d'écouter :
a - Schubert et Beethoven
b - Archive et Air
c - REM et Placebo
d - Mika et BB Brunes
7) J'ai envie d'être :
a - le 21 juin
b - le 7 juillet
c - le 29 juillet
d - à la rentrée
8) J'ai mis cette image parce que :
a - je n'en ai pas trouvé d'autre
b - parce que j'aime bien Londres
c - parce qu'elle est aussi ensoleillée que le temps d'aujourd'hui
d - parce que c'est comme ça et pas autrement
9) J'ai fait cet article principalement parce que :
a - je n'avais rien d'autre à faire
b - pour prévenir des réclamations de nouvel article de la part de mon lectorat
c - j'avais envie de faire un nouvel article
d - j'avais de l'inspiration
Publié par Miss-C à 21:58:38 dans Nothing in particular | Commentaires (20) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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