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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Marilyn Manson | 05 juillet 2007

Samedi, je vais aller au festival des Terres Neuvas, principalement pour voir Placebo, mais je vais aussi voir les autres groupes et chanteurs. Parmi ceux-ci il y a Marilyn Manson.

A vrai dire, je n'écoute pas leurs chansons, excepté quelques unes, mais en dehors de ça, c'est un groupe et un chanteur à propos desquels je ne connais pas grand chose. Mais je sais que le chanteur et le groupe jouent la carte de la provocation et se sont créée un une identité esthétique, un univers qui leur est propre, et je pense que ça doit valoir la peine de les voir sur scène au moins une fois, juste par curiosité.

Généralement, quand on prononce le nom "Marilyn Manson", on a à faire à une moue dégoûtée de l'interlocuteur, et il est évident qu'une association d'idée du genre Marilyn Manson = satanisme = malsain = incitation à la violence,... se fait. Même en ne connaissant que très peu les chansons du groupe et la personnalité du chanteur, cette assimilation m'a toujours parue abusive, simpliste, notamment quand on accuse Marilyn Manson d'être à l'origine des fusillades dans les lycées américains, sous prétexte que le(s) tireur(s) écoutaient ses chansons.

Les gens ne s'arrêtent souvent qu'aux apparences et ne voient en Marilyn Manson que quelqu'un de dérangé, un chanteur et un groupe dont les productions musicales incitent à la violence et à des actes plus ou moins malsains et dérangeants. Il est vrai que dans les années 90, il y a eu des excès, mais c'est plus calme maintenant.

En réalité, c'est un artiste qui s'exprime dans plusieurs domaines (la chanson, mais aussi la peinture, l'écriture et le cinéma). Si on va plus loin que les préjugés, on voit que les chansons sont une critique de la société. Les chansons abordent des thèmes très variés : les images diffusées par la télévision, la peur entretenue par les médias, les religions qui aveuglent les gens et les gens qui utilisent les religions dans un sens qui les arrange, ceux qui ne cherchent pas à se construire leur propre identité mais qui se contente d'imiter et de suivre les modes, la société standardisée où les gens sont comme aveuglés,... Mais pour cela, il faut écouter les paroles, et ne pas tout prendre au premier degré. Marilyn Manson utilise volontairement la provocation, mais au second degré.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas de provocation ou d'excès, mais en fait, cela n'est pas fait bêtement pour qu'on parle du groupe et du chanteur, il y a un message derrière, il faut aller au-delà des apparences et de l'image qu'on leur a attribué. Ils se sont créée une image de provocateur et ils jouent dessus, il faut juste le prendre au second dergré.

Musique : Rock is dead, de Marilyn Manson, évidemment

Remarque à l'intention de Céleste et Marie-No : ce n'est pas parce que je fais un article sur ce chanteur que je fantasme sur lui, ou sur qui que ce soit, et que vous devez me parler de lui dans les dizaines de messages qu'on s'échange tous les jours ! (même si vous êtes complètement fans, il y a des limites !^^)

Publié par Miss-C à 19:19:15 dans Nothing in particular | Commentaires (44) |

"C'est un spectacle creux" | 01 juillet 2007

free music

Les lendemains de fête ont toujours une ambiance particulière... Il y a quelque chose de languissant, de déprimé, d'ouaté et également un vide par rapport au plein d'une fête remplies de gens, de bruits, de lumières,...

En plus, ce matin, je me suis réveillée trois heures après m'être couchée, il pleuvait, il faisait froid et tout le monde dormait alors ça faisait une étrange, mais agréable, ambiance.

Cette ambiance s'est prolongée toute la journée. J'ai été plongée dans une sorte de léthargie, et je n'ai fais que regarder des films tout à fait dans le genre que j'aime, c'est-à-dire malsains, tordus et étranges (Tideland de Terry Gilliam et Vidéodrome et eXistenZ de David Cronenberg) et à écouter de la musique (Arcade Fire, P.J. Harvey, Placebo, Archive, Air, etc...)

En tout cas, le dynamisme et l'intensité de ma journée émanent tout à fait de cet article...

Musique : My body is a cage, Arcade Fire (à écouter tôt le matin ou tard le soir, quand tout est silencieux)

Titre : traduction d'un extrait des paroles de la chanson que je viens de nommer

Publié par Miss-C à 21:17:57 dans Nothing in particular | Commentaires (37) |

Angst | 26 juin 2007



Un de mes mots préférés est "angst". Non pas pour le son qui est peu agréable à l'oreille, mais pour son sens. C'est un mot allemand qui se traduit en français par "crainte", mais il a en réalité une définition beaucoup plus subtile.

C'est une sensation sourde qui mêle l'angoisse, la sensation d'oppression, d'enfermement, ainsi que l'incertitude, la lassitude, l'ennui, l'accablement, mais aussi une sorte de rage, la colère, la violence.

Ce mot est souvent associé à l'adolescence parce qu'il exprime cette envie de changer les choses, de tout renverser, l'envie de hurler parce qu'on se sent enfermé, le dépit face à la réalité et les incertitudes, les peurs de l'avenir...

Musique : Teenage Angst, de Placebo

Image : Tomorrow Is Never, de Kay Sage

Publié par Miss-C à 07:32:18 dans Nothing in particular | Commentaires (23) |

Définition subjective de vacances réussies | 23 juin 2007

Définition de ce que je considère comme de bonnes vacances : rester enfermée dans ma chambre, les volets fermés, de l'eau, mon PC, des livres et de la musique, sans voir personne.

(Comme quoi il suffit de peu pour être bien.)

Image : mon lit où je passe l'essentiel de mes journées à lire, dormir, écouter de la musique et me ballader sur Internet.

Musique : Cat On The Wall, de P.J. Harvey

Publié par Miss-C à 17:01:23 dans Nothing in particular | Commentaires (20) |

Jean-Luc Le Ténia | 19 juin 2007

Jean-Luc Le Ténia. Jusqu'à il n'y a pas longtemps, ça ne m'évoquait absolument rien. En fait, il s'agit d'un auteur-compositeur-interprète que j'ai découvert un peu, beaucoup même, par hasard il n'y a pas longtemps.

J'avoue que quand j'ai écouté quelques unes de ses chansons pour la première fois, j'ai été quelque peu sceptique... Je n'ai pas prolongé mon écoute, mais j'ai quand même gardé le lien de son site dans le dossier "A voir un jour" de mes favoris (un dossier où je mets tous les sites que je n'ai pas le temps ou l'envie de voir, je les garde pour quand je n'ai rien à faire).

Et un jour où je n'avais rien à faire, j'ai été voir dans ce dossier s'il n'y avait pas un site susceptible de m'occuper, et en l'occurence, j'ai été sur son site. Sur ce dernier, on a la possibilité de télécharger trois de ses albums (il est très prolifique, il doit bientôt approcher des 30 CDs, avec plus de 1000 chansons !). J'ai téléchargé les 5 premières chansons que chaque album et je les écoutées.

Et là, je suis devenue fan.

Oui, ça peut paraître assez bizarre d'être fan de ce chanteur qui met en musique et en poésie son célibat, ses frustrations, les moindres détails de son quotidien. En fait, il chante tout ce qui lui passe par la tête, ce qui est assez surprenant et déstabilisant. C'est comme des instantanés de la vie quotidienne, des photos de son état d'esprit. A la première écoute, on croit que ses chansons sont des blagues tellement c'est... désespéré, unique, pathétique, peu conventionnel, JLLT chante un peu faux, il n'y a généralement presque pas d'accompagnement,... Bon bref, difficile d'accrocher au premier abord.

Mais pourtant, au bout de quelques écoutes, j'aime vraiment bien. Je ne saurais pas dire pourquoi. Peut-être parce que c'est franc, direct, second degré, inhabituel, drôle, déjanté, pittoresque, attachant,... Comme quoi il ne faut pas se fier à la première impression !

Le pire, c'est que je connais JLLT en vrai ! Oui, parce qu'il travaille à la Médiathèque du Mans, et que j'y vais très régulièrement, donc j'ai dû le croiser assez souvent. Je côtoyais "le plus grand chanteur français du monde" (appellation que lui a donné Didier Wampas) sans même le savoir ! Je me rappelle notamment que c'est lui qui m'a changé ma carte d'emprunt cassée qui ne tenait plus que par du ruban adhésif, et que c'est lui aussi qui a réussi à me trouver un exemplaire du Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, alors que tous les exemplaires étaient signalés comme étant indisponibles.

Et d'ailleurs, énorme coïncidence, c'est dans ce livre que j'ai trouvé un passage (à méditer) qui me fait penser à JLLT : "Les seuls artistes que je connaisse et qui soient personnellement délicieux, sont de mauvais artistes. Les bons artistes existent simplement pour ce qu'ils font, et sont en conséquence totalement inintéressants dans ce qu'ils sont. Un grand poète, un poète réellement grand, est l'être le moins poétique qu'il soit. Mais les poètes mineurs sont absolument fascinants. Plus leurs vers sont mauvais plus ils ont l'air pittoresque. Le simple fait d'avoir publié un livre de sonnets médiocres rend un homme absolument irrésistible. Il vit la poésie qu'il est incapable d'écrire. Les autres écrivent la poésie qu'ils n'osent pas traduire en actes." (chapitre IV)

Son site où vous pouvez, entre autres, télécharger trois albums (gratuitement) : Tenia Diary Si vous n'avez pas envie de tout télécharger ou que vous ne savez pas quoi télécharger, je vous conseille notamment : A coup de piocheMême Le Pen, Caroline n'a pas de coeur, Le dos des carpes, Life in vain, Tenia on ice, Takeshi Kitano, L'argent ou le plomb, Ne rentre pas à pied, Qui appeller, L'art et la manière, En plein étéLes bons conseils D'onc Jean-Jean, H.S., Oui oua, Godiche, L'âme du Mans et I wanna be your boyfriend.

Musique : Les harpies, de Jean-Luc Le Ténia, bien sûr, ça vous donne une idée du personnage... ! (J'ai eu un mal fou à choisir une seule chanson ! j'aurais voulu en mettre une dizaine !)

Publié par Miss-C à 18:31:08 dans Nothing in particular | Commentaires (25) |

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