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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Vacances été 2007, 17/05/07 - 5/09/07, RIP | 06 septembre 2007


Aujourd'hui je vais faire ma rentrée. En fait, c'est un peu imprévu. Disons que d'après le site de l'université, la rentrée des deuxièmes année en sciences humaines est le lundi 10, alors j'ai cru, naïvement, que je serais en vacances jusqu'à dimanche soir. En fait non, la rentrée est bien aujourd'hui, comme j'ai pu l'apprendre par e-mail entre deux coupures d'Internet.

Donc je vais retrouver la fac, les amphi, les préfabriqués, les élèves, les profs, les exposés, les trajets en bus (puis en tramway en fin d'année), la BU, les constructions d'emploi du temps,...

Le truc qui me dérange, c'est que pour moi, la rentrée c'était lundi, donc je comptais profiter de la fin de la semaine pour lire les quelques livres avec lesquels j'avais envie de conclure mes vacances, reprendre un rythme hypnique adapté aux cours (c'est-à-dire dormir la nuit et être réveillée le jour, pas l'inverse comme c'est le cas), remettre de l'ordre dans mes affaires,...

Là, ça va être un peu juste, je vais devoir retourner dans le bain des études directement sans faire tout ce que j'avais prévu. Mais bon, avec 16h de cours par semaine, le rythme ne devrait pas être insoutenable.

Image : vue aérienne des bâtiments de l'université destinés aux cours de langue et sciences humaines

Musique : Poupée de cire, poupée de son, Wizo (ça donne de l'énergie pour la rentrée !)

Publié par Miss-C à 08:20:33 dans Nothing in particular | Commentaires (12) |

Les dix livres de mon été, partie II | 31 août 2007

Voici donc la suite des dix livres qui m'ont marqué cet été. Je doute qu'il y en ait d'autres parce que même s'il me reste encore un peu de vacances, je n'ai plus le courage de lire, je suis épuisée et franchement j'ai lu énormement de livres alors j'arrive à saturation. Enfin bref, revenons au sujet annoncé :


 L'obsolescence de l'homme, Günther Anders
C'est le premier livre que j'ai lu une fois les cours terminé. C'est un livre dont le prof de l'UEL de Philo à la fac nous avait parlé au dernier cours et qui m'avait beaucoup intéressée. Donc c'est un livre de philosophie, mais en fait, ça se lit très facilement, on dirait même parfois de la psychologie ou de la sociologie. Divers sujets sont abordés (la bombe nucléaire, l'influence des médias sur les relations humaines, la "honte prométhéenne",...) et tous ces sujets sont d'actualité alors que le livre a une cinquantaine d'années. C'est un livre vraiment très intéressant qui fait réfléchir sur soi et le monde dans lequel nous vivons.

 

 Vent d'est, vent d'ouest, Pearl Buck
Ce livre m'a été conseillé par Pharaonglace en début d'été. L'histoire est celle d'une jeune Chinoise qui va vivre avec le mari qu'on lui a choisi. Ce mari est un Chinois, mais il a été étudier aux Etats-Unis, ce qui fait qu'il y a un décalage entre lui et son épouse qui, elle, a été éduquée dans la tradition chinoise. L'héroïne se retrouve donc tiraillée entre deux cultures : celle dans laquelle elle a toujours vécu et où elle doit obéir à son mari, et celle de son époux qui est une culture occidentale, très différente. Pour pouvoir vivre avec son mari, elle va devoir aller à l'encontre de tout ce qu'on lui a appris. C'est un livre agréable à lire, c'est un choc entre deux cultures au sein d'une même personne.

 

 Tout ce que j'aimais, Siri Hustvedt
J'ai lu ce livre après être tombé sur plusieurs sites et blogs de gens qui l'avaient bien aimé, comme l'histoire avait l'air pas mal, j'y ai jeté un coup d'oeil. Il raconte l'histoire de deux couple new-yorkais qui s'installent dans des appartements voisins et dont on suit la vie sur plusieurs décennies : amour, amitié, travail, enfants,... J'aime beaucoup, on s'attache aux personnages, on s'habitue aux lieux, c'est vraiment un livre dans lequel on s'installe, les protagonistes sont comme des amis, à la fin du livre on a l'impression d'avoir vécu avec eux. En plus le livre est très bien écrit, les mots sont choisis avec soin, les descriptions sont précises,... , tout cela rend l'histoire plus réelle.

 

 L'objet de mon affection, Stephen McCauley
Je suis tombé sur ce livre de la même manière que le précédent : en errant sur Internet où je l'ai trouvé conseillé sur plusieurs sites. Le narrateur est un trentenaire gay qui vit avec un homme avec qui il a une relation sans passion. Par hasard, suite à une fête, il va se retrouver à aller habiter chez une femme qui va devenir son amie. Cette femme ca se retrouver enceinte et elle va demander au personnage principal de vivre avec elle pour élever l'enfant, et en parallèle, celui-ci va recontrer un homme dont il tombe amoureux. Dit comme ça, on dirait le synopsis d'un soap-opéra, mais en vrai c'est agréable à lire, les personnages sont attachants, c'est vraiment bien comme livre, on ne se prend pas la tête dessus. Par contre, j'a lu un autre livre de cet auteur et j'ai constaté beaucoup de points commun avec ce livre, un peu comme si c'était la même histoire dont les détails avaient été modifiés.

 

 Le démon, Hubert Selby Jr.
J'avais déjà lu deux livres de cet auteur : Last Exit to Brooklyn et Retour à Brooklyn (dont est tiré le film Requiem for a dream), et je les avait bien aimé. Le démon, ce n'est pas que j'ai aimé, c'est que j'ai adoré ! En plus d'être un des livres que j'ai le plus appréciée cet été, et est désormais parmi mes livres préférés. Le héros de ctte histoire est un Américain moyen à la vie réglée, fade voire ennuyeuse. Cependant, il a une sorte de colère, de violence en lui. Il apaise d'abord ce besoin en couchant avec des femmes mariées. Mais au bout d'un moment ça ne lui suffit plus, il s'y est habitué alors il lui faut un exutoire plus fort. A chaque fois qu'il trouve un nouveau moyen de calmer son manque, il fini par se lasser et il lui faut quelque chose de plus fort. J'aime beaucoup l'ambiance oppressante de ce livre, l'impression de malaise, quelque chose de malsain.


Il y aurait pu en avoir un onzième : Johnny s'en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, mais je lui ai déjà consacré un article (ici), donc je ne l'ai pas compté ici. Donc voilà pour les dix livres qui m'ont le plus marqué cet été, comme je l'ai déjà dit dans la première partie de cet article j'en ai lu d'autres qui, même si je n'en parle pas ici, n'en sont pas moins bon. En fait, je n'ai pas lu tous les ouvrages que j'avais prévu, mais j'en ai lu beaucoup d'autres, et puis ceux que j'avais et que j'ai envie de lire sont notés dans un petit carnet, donc je finirais bien par les lire un jour.

Publié par Miss-C à 20:42:35 dans Nothing in particular | Commentaires (6) |

Journée à Nantes | 29 août 2007

 Aujourd'hui journée à Nantes, quasi à l'improviste. Bonne journée, temps agréable, bien que par moment le vent ait été un peu froid. Tramway, parc de l'île de Versailles, les Machines de l'île, le palais de justice,...., mais aussi les jeux de mots de certains, les photos interdites d'autres, le slim noir à pois blancs, les mots croisés et fléchés dans le train, les canards et les biches, le contrôleur et le Suédois, l'agenda de la fac, les papotages,... C'est sympa de prévoir le truc au dernier moment, en fin de vacances, ça change un peu avant la rentrée, et puis je me rends compte que ça me fait du bien de voir des gens (alors que paradoxalement je me sens généralement mal à l'aise). Enfin, bref, journée dépaysante et agréable, qui brise le rythme du quotidien et qui permet d'éloigner momentanément le spectre de la rentrée qui approche.

Image : l'affiche pour l'inauguration des Machines de l'île

Musique : Louxor de Philippe Katerine (il "adore regarder danser les gens", moi j'aime les regarder aux terrasses des cafés :D)

Publié par Miss-C à 22:11:24 dans Nothing in particular | Commentaires (5) |

How soon is now ? The Smiths | 27 août 2007

L'une de mes chansons préférées dont j'ai utilisé un passage des paroles pour servir de titre à ce blog.

I am the son
And the heir
Of a shyness that is criminally vulgar
I am the son and heir
Of nothing in particular

You shut your mouth
How can you say
I go about things the wrong way ?
I am human and I need to be loved
Just like everybody else does

I am the son
And the heir
Of a shyness that is criminally vulgar
I am the son and the heir
Of nothing in particular

You shut your mouth
How can you say
I go about things the wrong way ?
I am human and I need to be loved
Just like everybody else does

There's a club, if you'd like to go
You could meet somebody who really loves you
So you go, and you stand on your own
And you leave on your own
And you go home
And you cry
And you want to die

When you say it's gonna happen now,
Well, when exactly do you mean?
See I've already waited too long
And all my hope is gone

Publié par Miss-C à 21:49:49 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

Les dix livres de mon été, partie I | 21 août 2007

Je ne crois pas avoir autant lu de ma vie que cet été. Il faut dire que je n'ai jamais eu autant de vacances d'affilés, c'est-à-dire 16 semaines. En plus comme je suis un peu associale et misanthrope, j'ai préféré passer mon temps à lire plutot qu'à voir du monde. En tout cas, comme en période scolaire je suis trop fatiguée pour lire (et pourtant on ne peut pas dire que je m'épuise en recherches et révisions !), je compense pendant les vacances, et d'après mes savants calculs j'ai traversé l'été avec une moyenne de 4 livres/semaine (contre environ 2-3 livres/mois en période scolaire).

Comme la rentrée littéraire a déjà commencé, il est temps que je fasse un petit bilan des livres qui m'ont le plus marquée. Beaucoup ont été très agréables à lire, mais ils leur manquait peut-être un petit quelque chose pour que je les j'en garde un souvenir consistant, pour qu'ils me surprennent, me donnent envie de ne pas m'arrêter avant dernière page,... Donc j'en ai retenu dix, dix livres que je présentent ici, sans ordre de préférence.

 Le chameau sauvage, Philippe Jaenada
Ce livre, je l'ai lu par hasard. Le titre m'a intrigué pour un ouvrage rangé avec les romans, on dirait que c'est un bouquin animalier, mais quand j'ai lu le résumé, ça m'a fait changer d'avis et j'ai eu envie de le lire : "Un jour d'hiver je me suis mis en tête de réparer le radiateur de ma salle de bain, un appareil à résistances fixé au dessus de la porte. Je ne sais pas ce qui m'est passé sous le crâne ce jour-là, je me suis cru l'un de ces magiciens de la vie pour qui tout est facile. Il faut dire que jamais encore je n'avais été confronté à de réels obstacles, ni dettes faramineuses, ni chagrins d'amour, ni maladies graves, alors naturellement j'étais naïf.". Dans ce livre, le héros est un trentenaire qui a une vie banale, vie qui va basculer lorsqu'il va vouloir réparer un chauffage : il va se retrouver mêlé à une bagarre, va être arrêté par la police, va rencontrer dans la rue une femme, Pollux, qui vient de recevoir une bassine d'eau sur la tête, il va tomber amoureux d'elle, va la perdre puis la rechercher parce qu'il pense qu'on a toujours une deuxième chance de revoir les gens qui nous ont marqué. C'est léger, mais pas futile, c'est un mélange de quotidien et de folie douce, c'est surprenant, réaliste, agréable parfois absurde et loufoque, j'ai beaucoup aimé. A noter que ce livre a été adapté au cinéma par Luc Pagès, sous le titre A+ Pollux.

 

 La rage au coeur, Ingrid Bétancourt
Ce livre, c'est Wendy qui ma l'a prêté. Généralement, je ne suis pas encline à lire les livres en rapport avec la politique ou l'actualité, je préfère les romans. Mais si Wendy a jugé bon de ma le prêter c'est qu'il doit avoir quelque chose de différent. Et en effet, ce n'est pas le livre auquel je m'attendais, je pensais que j'aurais affaire à un ouvrage exposant les idées politiques d'Ingrid Bétancourt, une sorte de programme, mais en réalité, c'est un livre où elle retrace le chemin qui l'a menée à la politique, les difficultés qu'elle a rencontré pour arriver là où elle est arrivé,... Ce n'est pas un livre froid et lisse, au contraire, c'est livre vivant, courageux, écrit avec passion, avec rage comme le dit le titre. Je ne connaissait pas grand chose d'elle et finalement, ça m'a beaucoup appris sur la situation politique de la Colombie et du pourquoi de sa prise d'otage qui dure maintenant depuis plus de cinq ans. Je trouve également qu'Ingrid Bétancourt a une forte personnalité,  après avoir lu le livre, on ne peut que l'admirer pour avoir tenté de changer la situation politique de la Colombie et lutter contre la corruption, alors qu'elle n'avait quasiment personne pur la soutenir au début, et qu'elle a risqu" beaucoup pour se faire une place.

 

 La vallée des poupées, Jacqueline Susann
Au début, je pensais que ça serais un livre un peu niais, une sorte d'équivalent littéraire des soap-opéras américains. Il y a bien un tel aspect dans ce livre, mais il y a autre chose aussi. Ce livre culte raconte l'histoire de trois femmes qui se lancent dans des carrières d'actrices, qui rêvent de gloire et de luxe, mais pour réussir, elle doivent faire des choix, saisir les occasions qui leurs sont proposée,... Forcément, tout ne se passe pas bien et les héroïnes connaissent les déceptions amoureuses, les addictions aux médicaments et à l'alcool, les mauvaises critiques,... La réalité n'est pas aussi rose et pailletée qu'elle en a l'air. J'ai donc bien aimé ce livre, mais je l'aurais encore plus aimé si ça avait été un peu plus sombre. (C'est l'image du DVD parce que je n'ai pas trouvé de couverture du livre)

 

 La tête dans le carton à chapeau, Mark Childress
Au début, je m'attendais à un livre dans le même genre que La vallée des poupées : une femme va à Los Angeles pour se lancer dans le cinéma. Mais en réalité, c'est très différent de ce à quoi je m'attendais et je préfère ça d'ailleurs, sinon j'aurais eu une impression de déjà lu. Donc, certes c'est l'histoire d'une femme, Lucille, qui veut devenir une star du cinéma, mais ce qui rends l'histoire plus piquante, c'est qu'elle a empoisonné puis décapité son mari au couteau électrique et qu'elle traverse une partie des Etats-Unis, pour aller à Los Angeles, avec la tête de son époux dans une boîte Tupperware. Et ce qui est intéressant aussi, c'est que l'histoire a deux narateurs, Lucille, et Peejoe, son neveu. Ce dernier est, comme toute sa famille au courant du meurtre, mais il est le seul à qui Lucille en ait raconté les circonstances. Par ailleurs, Peejoe, lui, reste dans son coin pommé d'Alabama où il est témoin des conflits raciaux des années 60. L'histoire est intéressante parce qu'elle a un côté sérieux vu par le regard d'enfant de Peejoe, et le côté déjanté et loufoque de sa tante Lucille. J'ai vraiment aimé ce livre qui se lit très bien, j'ai eu du mal à faire des pauses tellement j'avais envie de connaître le dénouement.

 

 Moi, Charlotte Simmons, Tom Wolfe
Ce livre, c'est son volume qui m'a attiré, j'aime les pavés littéraires, alors quand j'ai vu que ce livre avait 1000 pages, j'ai eu envie de le lire, surtout que l'histoire avait l'air intéressante. Il s'agit d'une jeune fille originaire d'un coin perdu des Etats Unis qui va entrer dans une grande et prestigieuse université, cela va bouleverser ses valeurs, sa personnalité,... parce que le monde des études supérieures est très différents de ce à quoi elle s'attendait et heurtent tout ce qu'elle a pu connaître auparavant. Malgré son volume, le livre se lit très bien et le style est limpide. Le seul truc que je n'ai pas trop aimé, c'est la fin qui est un peu fade à mon goût.

A suivre...

Publié par Miss-C à 11:53:41 dans Nothing in particular | Commentaires (16) |

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