
Le fait d'être en vacances m'angoisse. Je ne dis pas non plus que j'ai envie de retourner en cours suivre des cours sur les institutions d'Athènes dans Antiquité grecque ou quelque chose de ce genre, non, car les cours me stressent aussi, mais différement. Et parmi ces deux stress celui des vacances me semble plus malsain et oppressant que celui des cours. En fait, le fait d'être à la maison fait que je me sens mal. Ou pour être plus précise et exacte, le problème n'est pas la maison mais le foyer, la famille. J'ai besoin d'indépendance et d'autonomie alors que les vacances ne m'offrent que du confinement et finalement de l'oppression. Et finalement j'intériorise ce mal-être et ça se retourne contre moi-même, ça me rends malade, au sens propre.
Et puis, je n'ai plus les cours, les exposés, etc... pour m'occuper l'esprit, alors je réfléchis malgré moi, je reviens sur le passé, et ça se termine toujours par des regrets et des remords. Je me mets à douter, je ne suis sûre de rien, de doute des choix que j'ai pu faire, de ceux que j'aurai à faire, de l'avenir. Je sais que ça ne sert à rien d'avoir des doutes sur quelque chose qui a déjà été fait, ça ne pourra pas faire changer les choses, mais quand même, je suis submergée de question : est-ce que je donne une "bonne" direction à ma vie ? Qu'est ce que j'envisage comme orientation ? Etait-ce une bonne chose d'étudier l'Histoire ? Ne suis-je pas trop spectatrice de ma propre vie ? Est-ce que certains de mes problèmes se résoudront un jour ? Où est-ce que je serai dans deux ans ? Cinq ans ? Dix ans ? Est-ce que j'utilise au mieux mes capacités ? Quelles sont mes capacités d'ailleurs ? Combien d'années je vais passer à galérer avant d'avoir une situation stable ?...
J'aimerai avoir des indications, un mode d'emploi à la vie, quelques signes, avoir des indices sur les conséquences des choix que j'ai à faire afin de mieux choisir, et même de choisir tout simplement car comme je ne sais pas ce qui va découler de mes décisions, j'évite autant que possible de décider quoique ce soit. J'aimerai aussi être libre, ou au moins me sentir libre, j'ai envie de vivre à mon rythme, de suivre mes propres horaires pendant mon temps libre, de ne pas avoir de justification à apporter lorsque je fais quelque chose.
J'ai besoin d'oxygène.
Image : Lost in translation, Sofia Coppola (sur la photo : Scarlett Johansson)
Musique : Oxygen thief, Placebo
Titre : Pline l'Ancien
Publié par Miss-C à 20:46:56 dans Nothing in particular | Commentaires (12) | Permaliens

J'ai un petit carnet dans lequel je note toutes les idées de lectures que je trouve dans les magazines, sur Internet ou celles qu'on me conseille. Je viens encore de rajouter quelques titres dans ce carnet. (Comme s'il n'y en avait pas déjà des dizaines !). Quand je rallonge cette liste je réalise un peu plus tout ce qu'il y a à lire, tous les auteurs et les livres à découvrir, et plus largement les films, les chansons, les artistes divers, ainsi que toutes les connaissances historiques, géographiques, philosophiques, économiques, sociologiques, biologiques,... En fait, ça me remet à l'esprit que les savoir est infini, il y a tellement de chose à connaître et apprendre....
J'aimerais tout savoir, bien que ce soit impossible. Je lis des journaux, des magazines, des livres, je regarde des films, j'écoute de la musique, etc..., je dois donc - logiquement - savoir des choses, et pourtant j'ai cette impression d'être ignorante. J'aimerais tout savoir, connaître tous les angles, les influences et chaque aspect de toute chose, être partout, tout le temps, me saoûler de connaissance, de culture, de tout... C'est très frustrant comme désir. Parce qu'en fait, j'aurai beau savoir des choses, tout ce que je pourrais découvrir ne représentera jamais qu'une poussière de tout ce qu'il y a à savoir.
Cette volonté d'instruction, cette faim insatiable de connaissances pourrait être un moteur pour moi, cela pourrait, et devrait, me pousser à sans cesse apprendre, mais en réalité c'est l'inverse qui se produit. J'ai soif d'apprendre, mais je ne bois pas à la coupe du savoir. C'est un peu comme l'Antigone d'Anouilh : comme je ne peux pas tout avoir, je préfère encore me contenter du rien que du peu. Je ne peux pas tout savoir alors je ne fais aucun effort pour apprendre, à quoi bon puisque que je n'en saurai jamais assez ?
C'est un peu étrange comme attitude puisqu'en ne faisant rien j'apprendrai évidemment moins qu'en agissant, je m'en rends compte, mais je en parviens pas à faire autrement. Je suis parfois un peu extrême, contradictoire et irrationelle dans mes attitudes... Ce comportement ne serait pas vraiment important s'il n'avait pas un impact dans la vie quotidienne. En effet, cette attitude se répercute sur mes études, ce qui renforce ma culpabilité. Je sais que je ne pourrais jamais atteindre le niveau le plus élevé, trouver la problématique idéale avec le plan parfait qui englobe tous les aspect d'un problème, le tout rempli d'informations et de reférences et expliqué clairement, alors finalement je me contente du minimum, d'un travail bâclé, sans profondeur, ni réelle réflexion.
Cette volonté d'absolu se retrouve dans d'autres domaines de ma vie où faute de ne pouvoir avoir ni le tout ni le rien l'alterne les phrases où je tends vers le rien et celles où je me précipite vers le trop de manière frénétique et vaine. En fait je sais que j'ai les capacités d'apprendre des tas de choses, et cela dans des domaines variés, mais je ne parviens pas à changer ma manière de penser, à me dire qu'il vaut encore mieux savoir peu de choses que de ne rien savoir. L'année dernière à un oral de partiel, j'ai un peu discuté avec la prof qui m'interrogeait, et elle a trouvé bizarre le décalage entre mon intêret pour les études et mon attitude passive en cours. Il faudrait que je cherche, et trouve, un moyen de d'admettre qu'il y a des limites de ce que je peux apprendre et que ce n'est pas parce que je ne peux pas tout savoir que je dois pour autant me terrer dans une sorte d'ignorance.
"On dit que dionysos devint fou à force d'étudier. Nous ingérions plus d'informations sur le monde, sur ses limites et leur dépassement que nous n'étions sans doute capable d'en digérer. Nous étions trop nombreux à embrasser l'idée romantique de l'artiste fou, du génie qui s'enivre de musique, de mots, de couleurs. Nous voulions être ce génie que l'univers de son esprit a rendu fou. Les couloirs, les routes, les dortoirs résonnaient de vibrations, de fureur, d'exaltation." Piégée, Marya Hornbacher
(Je ne sais plus pourquoi j'ai fait cet article, le but qu'il avait ; en fait je pense que je voulais juste mettre à l'écrit ce qui ce ballade dans ma tête, histoire de poser les choses afin que ça me tracasse moins...)
Image : Lost highway, David Lynch (sur la photo : Patricia Arquette)
Titre : Socrate
Publié par Miss-C à 17:21:41 dans Nothing in particular | Commentaires (17) | Permaliens
Décidemment, ma connexion joue avec ma patience, mes nerfs et ma santé mentale. Cela confirme que c'est toujours quand on n'a pas quelque chose qu'on constate à quel point on en est dépendant.
En effet, depuis quelques jours, Internet se coupe régulièrement, et comme par hasard, ça a commencé le soir où j'ai été en vacances, c'est-à-dire vendredi soir. Pourtant, le réseau virtuel n'est pas censé prendre de vacances, on paie pour avoir ce service en continu alors il n'y a aucune raison que ça ne fonctionne plus que quelques heures par jours ! En fait, ça coupe tous les soirs entre 19h et 20h, et ça ne revient que le lendemain à des horaires variables : 10h, 13h, 17h...
Bref, ça m'énerve bien, d'autant plus que j'utilise Internet pour beaucoup de choses : pour m'informer, être en contact avec mes amis, faire des recherches, consulter les horaires de bus, lire des blogs, me divertir, écouter de la musique, regarder des vidéos, etc... Et j'y suis d'autant plus dépendante que je ne regarde pas la télévision et que je n'utilise pas non plus le téléphone (sauf en cas d'urgence).
Ce matin ça s'est remis à fonctionner à 6h45 (donc plus tôt que d'habitude), j'espère que c'est signe que le réseau va mieux et qu'il va arrêter d'être planté la moitié du temps !
Titre : manifestation de ma joie face aux interruptions de ma connexion
Publié par Miss-C à 07:50:39 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
Depuis cet après-midi je suis enfin en vacances.
Cela va me permettre de préparer un exposé sur une révolte qui a eu lieu dans l'Antiquité romaine, lire un pavé qui a l'air rébarbatif passionnant sur l'Antiquité grecque, lire un livre apparement repoussant enthousiasmant sur les régions françaises, préparer les interros d'Antiquité grecque et romaine prévues en novembre (interros qui ont été décrites par la prof d'Antiquité romaine comme "sanglantes" pour les résultats des élèves de l'année dernière...), préparer des plans de texte pour rendre aux profs, faire des recherches sur les méthodes de mon option libre (cinéma), réviser pour le devoir de Géographie, lire le texte et apprendre le vocabulaire en Anglais, etc...
Bref, vive les vacances, il était temps qu'elles arrivent, histoire de se reposer un peu...
Image : je ne suis pas workaholic (ça ne risque pas !), c'est juste que mon agenda est rempli
Titre : Holiday, Madonna
Publié par Miss-C à 19:36:01 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
J'ai été en ville pour chercher (et surtout trouver) des idées cadeaux pour l'anniversaire de ma soeur et aussi celui de mon père. J'ai fini par trouver pour la première, mais je n'ai pas trouvé ce que je voulais pour le deuxième. En plus il y avait plein de monde dans les magasins et il y faisait trop chaud. Et je voulais un CD que je n'ai pas trouvé, et j'aurais voulu aussi m'acheter des livres, mais il n'y avait pas ceux que je voulais dans aucune des trois librairies où j'ai été, et j'ai essayé des eaux de toilette à Body Shop et comme je n'ai pas trouvé les lamelles cartonnées pour tester j'ai été obligée de m'en mettre sur les mains (ça sent bon heureusement), et j'ai une dissertation d'Histoire Grecque que je dois commencer -et finir- pour lundi, et des exercices à faire et du vocabulaire à apprendre en Anglais pour mardi, et un exposé en Histoire Médiévale pour mercredi et il faut aussi que je range et que je nettois ma chambre, et j'ai un DVD qu'il faudrait que je vois rapidement, et en plus depuis hier j'ai une chanson débile dans la tête dont je ne parviens pas à me débarrasser, je suis crevée, j'ai un énorme rhume et j'ai mal à la tête.
A part ces détails, je me sens calme et sereine.
Musique : Girl anachronism, Dresden Dolls (pour illustrer le rythme effréné de mon week-end)
Publié par Miss-C à 17:13:49 dans Nothing in particular | Commentaires (11) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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