
Une addiction sans drogue, une dépendance où l'objet du désir est aussi celui du dégoût. Une obsession à deux faces. Je fais partie de ce tiers qui oscillera sans cesse entre ces deux faces opposées et siamoises.
Je connais ce chemin, j'y suis déjà passé, c'est celui qui m'a mené là où je suis aujourd'hui. Chemin dangereux, escapé, isolé, froid voire même glacé. Mais quelle ivresse il y a à l'emprunter ! Ce vertige, ce tournis ! Et cette pureté ! Ce danger aussi, et ces mensonges, cet isolement, cette exclusivité. Je connais les étapes de ce chemin, les bifurcations, l'arrivée. Je sais que c'est loin d'être le meilleur chemin. Mais je ne peux pas m'en empêcher. J'ai besoin de ce vide, de ce froid, de cette pureté, de cette incorruptibilité, de cette quête d'abstraction, aussi malsain et vain que ce soit.
J'ai certes d'autres choix. Comme lui de continuer sur la voie-jumelle que je suis depuis un bout de temps déjà, voie tout aussi malsaine et dangereuse. Et pourtant je ne peux pas continuer à avancer sur cet entrecroisement de voies dangereuses comme je le fais depuis quelques années, j'aimerais désormais trouver autre chose. Je pourrais essayer de changer complètement ma route, en trouver une qui soit plus... balisée et aplanie. Mais ça ne me tente pas, "balisé et aplani" pour moi c'est "banal et plat". C'est mon côté extrême et excessif. Les extrêmes sont épuisants, dangereux, mais l'équilibre est tellement fade et ennuyeux. Le "trop" est-il une condition sine qua non à l'intensité ?
"Chacun à sa façon est courageux, déterminé, et tellement desespéré. Désespéré parce qu'on rêve d'avoir une vie à l'extérieur, mais qu'on craint en partant de passer à côté de l'essentiel. Désespéré parce qu'on veut tout avoir à tout prix, même lorsqu'on ne sait pas exactement ce qu'on veut. Désespéré, parce qu'on veut que la vie redevienne parfaite coûte que coûte, bien qu'on se rende compte qu'elle ne l'a jamais vraiment été. Désespéré parce qu'on rêve d'un meilleur avenir mais qu'on arrive pas à échapper à son passé." Desperate Housewives, [1x23]
Image : en parlant d'excès... Amy Winehouse
Musique : Lux aeterna, Clint Mansell (sur la BO de Requiem for a dream de Darren Aronofsky)
Publié par Miss-C à 16:54:22 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
Quelques minutes de pauses dans mes révisions de dernières minutes (qui sont en fait mes seules révisions, hum hum) pour jeter un coup d'oeil à mon planning pour les deux dernières semaines après un week-end chargé et avant les vacances : 3 partiels de contrôle continu et un exposé la semaine prochaine, 2 partiels de fin de semestre la semaine suivante et 10h de conduite d'ici la fin du mois, sans compter le temps pourri, les achats de Noël à finir (pour ça je ne suis pas en retard au moins), trouver un endroit où aller pour le Nouvel An, etc... Et je suis déjà à bout de forces depuis deux semaines...
Image : ma pause avec du Christmas tea et des chocolats
Musique et titre : Pause, Daisybox
Publié par Miss-C à 21:18:19 dans Nothing in particular | Commentaires (7) | Permaliens
Aujourd'hui mon blog fête sa première année d'existence et je ne sais toujours pas s'il est une bonne ou une mauvaise chose. Il m'arrive régulièrement de songer à l'abandonner, mais je continue toujours, c'est donc que ça doit m'apporter quelque chose, c'est un album de pensées, d'humeur et de souvenirs, un endroit où m'exprimer.
Quoiqu'il en soit, je mets à suivre une citation que j'avais mise sur mon ancien blog le 21 juin 2006 et que j'aime toujours autant :
"Je ne sais qui m'a mis au monde, ni ce que c'est que le monde, ni que moi-même; je suis dans une ignorance terrible de toutes choses; je ne sais ce que c'est que mon corps, que mes sens, que mon âme et cette partie même de moi qui pense ce que je dis, qui fait réflexion sur tout et sur elle-même, et ne se connaît non plus que le reste. Je vois ces effroyables espaces de l'univers qui m'enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu'en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m'est donné à vivre m'est assigné à ce point plutôt qu'à un autre de toute l'éternité qui m'a précédé, et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m'enferment comme un atome et comme une ombre qui ne dure qu'un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir, mais ce que j'ignore le plus est cette mort même que je ne saurais éviter.
Comme je ne sais d'où je viens, aussi je ne sais où je vais; et je sais seulement qu'en sortant de ce monde, je tombe pour jamais ou dans le néant, ou dans les mains d'un Dieu irrité, sans savoir à laquelle de ces deux conditions je dois être éternellement en partage. Voilà mon état, plein de faiblesse et d'incertitude. Et de tout cela, je conclus que je dois donc passer tous les jours de ma vie sans songer à chercher ce qui me doit arriver"
Pensées, Blaise Pascal (1670)
Titre : un an de ce blog, un an à ne rien de particulier...
Publié par Miss-C à 07:50:16 dans Nothing in particular | Commentaires (9) | Permaliens
Ce matin première heure de conduite, qui était en fait une évaluation, la monitrice à l'air bien (il vaut mieux vu mon niveau !). Cet après-midi, cours annulé, donc direction le centre-ville pour les achats de Noël.
Et sinon, bien que je me sente sereine actuellement, un test de stress vient de me dire que je "ressen[s] le stress de manière extrême et que celui-ci [me] nuit émotivement et physiquement" (qu'est ce que ça doit être quand je suis stressée !).
Image : thé à la menthe et mini quatre-quarts pour le goûter
Publié par Miss-C à 17:12:35 dans Nothing in particular | Commentaires (2) | Permaliens

Le stress continue de grimper progressivement depuis sa mise en place à la rentrée, de même que le taux de glycémie qui a vu sa courbe augmenter rapidement dans l'après-midi alors que la fatigue qui s'accumule depuis plusieurs semaine continue de mener le marché vers le bas. Les regrets et les remords se sont déclenchés dans la journée, entraînant un rebond de la colère et des réactions démesurées et excessives au niveau des sentiments et des émotions. Miss-C effectue donc un net repli à la clôture du marché.
Musique : Manipulated living, Michael Andrews (sur la BO de Donnie Darko)
Publié par Miss-C à 21:03:21 dans Nothing in particular | Commentaires (12) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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