" [The Wall] est une pièce de théâtre musicale dont le sujet est le rapport aliénant entre un groupe de rock et ses spectateurs. Je l'ai ressenti en 1977 lorsque nous tournions dans les grands stades avec Pink Floyd. J'avais l'impression que tout se réduisait à cela : combien de personnes dans le stade et combien ça va rapporter. Nous avions oublié le véritable objet du rock, qui est de faire passer des idées au travers d'une musique hautement électrifiée. Ce fut le point de départ de The Wall. Ensuite, j'ai eu l'idée de construire un vrai mur sur scène, devant les musiciens, pour traduire mon aliénation vis-à-vis des spectateurs. Mais le concept était un petit peu mince et il a fallu le développer. Durant les deux années qui ont suivi, l'idée a fait son chemin et la pièce est devenue autobiographique. Son sujet est demeuré l'aliénation dont j'ai parlé précédemment, mais aussi et plus généralement la manière dont les gens élèvent un mur autour d'eux, petit à petit, à chacune des blessures que la vie leur inflige."
Roger Waters, mars 1994
Publié par Miss-C à 17:34:56 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens



Photos prises le 15 octobre.
Publié par Miss-C à 09:07:40 dans Nothing in particular | Commentaires (9) | Permaliens
Aujourd'hui j'étais réveillée trop tôt, j'ai 9h de cours, un partiel de droit à 8h, je n'ai pas eu le temps de faire la vaisselle, mes plantes sont mortes, mon thé était trop chaud, j'ai cramé le pain et j'ai renversé de la confiture partout.
Publié par Miss-C à 07:33:20 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
Avant-hier, on m'a demandé si je me sentais bien dans ma vie, et hier on m'a demandé si j'étais heureuse. Dans les deux cas, j'ai été incapable de répondre. Quand on me pose une question, la réponse est "je ne sais pas" ou bien "ça m'est égal". Je suis incapable d'exprimer une opinion, comme si je disparaissais, que je disparaissaît.
Je n'arrive pas à exprimer ce que je ressens, et même si j'y parvenais, ça serait toujours en moi. J'aurais formulé sans résoudre. J'ai faim, d'autre chose, mais je ne sais pas de quoi. De quel oxygène me manque-t-il pour que je me sente asphyxiée comme je le suis ? Comment les autres font pour supporter la vie ?
Je ressens une frustration, une oppression, une fureur, une rage, quelque chose de violent. J'ai l'impression d'être sans cesse en train d'errer, hallucinée, à la recherche de quelque chose qui pourrait combler -ou au moins soulager- le trop plein de vide qui m'oppresse. J'aimerais me sentir vivante.
Je veux me battre avec la vie, je veux qu'elle me griffe, qu'elle me morde, qu'elle me cogne, je veux sentir la vie, quitte à avoir mal. J'en veux plus, encore, encore, encore, et plus fort. J'en n'ai jamais assez. Je veux l'ivresse, la ferveur, l'absolu, la consomption, la jouissance en continu.
Je suffoque littéralement, je manque d'air et les larmes me montent aux yeux. Mes pensées ne s'arrêtent jamais. J'ai toujours cette faim qui me tenaille, qui me ronge. Je n'arrive pas à supporter le vide, le vain et l'absurdité de tout. Je veux tout détruire, mais je n'arrive pas à bouger. J'ai la gorge nouée et je veux hurler.
Et puis tout ça s'arrête et me laisse pantelante. Je m'engourdis, engloutie dans la torpeur. J'agis automatiquement, sans dire un mot. Je ne regarde pas, je vois, et je n'interviens pas. C'est comme si je n'étais pas là, que je n'existais pas. Je suis présente, mais je suis absente. Je suis une carcasse vide, lasse et découragée.
Publié par Miss-C à 10:09:49 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens

Il y a ces choses qui ne se disent pas et il y a ce froid qui vient de l'intérieur.
Parfois j'ai l'impression d'être absente. De moi, de la vie, de tout. Je ne suis pas là, je suis ailleurs, mais je ne sais pas où.
Et d'autres fois, des petits rien font mal, très mal au plus profond de soi. Personne n'y peux rien, c'est comme ça.
Et toujours l'impression de gêner, d'être de trop, d'être à côté de la plaque, d'être inadaptée, d'être inutile.
Je n'espère plus grand chose, mais j'arrive quand même à être déçue, parce qu'au fond de moi j'aimerais quand même y croire.
Même enroulée dans une couette on peut avoir froid. Même au milieu d'une foule, on peut être seule.
Ce matin, sans raison, tout tangue et chancelle, la réalité me paraît lointaine et fluctuante, comme si j'étais un peu ivre.
Je n'attire que les moustiques.
Image : photo prise dimanche dernier, place de l'Hôtel de ville, vers 10h.
Publié par Miss-C à 12:22:15 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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