<< 26 août 2009 | Inglorious Basterds, Quentin Tarantino | 28 août 2009 >>

En fin d'après-midi, j'ai été voir Inglorious Basterds de Quentin Tarantino. J'étais très tentée de le voir, déjà même avant sa sortie, non seulement pour le scénario : réécrire la Seconde Guerre Mondiale et le Troisième Reich est une idée risquée mais potentiellement très intéressante, mais aussi pour les bonnes critiques que j'avais pu lire.
Je ne sais pas comment parler du film, il m'a laissée... pantelante et hébétée, je dirais. Ce n'est pas un bon film dans le sens où ce n'est pas un film marquant, avec une histoire, des personnages ou une morale susceptible de bouleverser votre vie. Donc, non, ce n'est pas un bon film dans ce sens, mais indéniablement, c'est un film dense et intense.
Le scénario : un lieutenant, Aldo Raine (Brad Pitt), réunit une poignée d'Américains juifs afin d'aller mener une sorte d'expédition punitive en Allemagne. C'est une chasse aux Nazis tout simplement, une vengeance où tous les coups sont permis pour affaiblir le Troisième Reich. Le but annoncé est de ramener le scalp de cent soldats allemands.
Mais finalement, le scénario et le contexte de la guerre s'effacent pour faire place à une partie de poker où chacun bluffe, où l'adversaire sait qu'on lui ment et où on sait qu'il sait qu'on ment. Les acteurs jouent au chat et à la souris entre eux, tout le monde joue un double-jeu. En plus de ça, le hasard s'en mêle ce qui crée des situations (inat)tendues.
Dans ce film, c'est la manipulation, la violence, les coups-bas et la trahison qui dominent ; pas de compassion, de compromis, de pitié ou d'affection. Alors c'est sûr que beaucoup considèreront que c'est de la violence gratuite (surtout que les choses sont montrées clairement), mais ce n'est pas que ça, il faut garder à l'esprit que c'est une sorte de jeu où la réalité est exagérée et mise en scène.
Et au-delà de la violence et de la tension qui dominent tout le film, il y a de l'humour aussi, du second degré. Ce n'est pas une comédie, mais ce n'est pas non plus un drame ou un pur film de guerre ni même un western. Ce serait plutôt une sorte de jeu mené par Tarantino, un drame violent et ironique si on veut, encore que le film reste difficile à définir.
Il y a quelque chose de magistral dans la manière de faire d'un sujet aussi dramatique que le Troisième Reich, de réecrire le scénario de l'Histoire et d'en faire une toile de fond à un jeu de cache-cache, d'oser mélanger des scènes émotionnellement difficiles, des scènes violentes et des scènes drôles. En tout cas, peu importe le ton choisi, la tension est toujours sous-jacente.
Globalement, c'est vraiment un film compact et soutenu où se mêlent violence et humour, manipulation et hasard. La tension est sans cesse présente et parasite chaque scène avant de se relâcher dans l'avant-dernière scène où tout aboutit, ou presque. La dernière scène n'est qu'une conclusion en forme de dernière trahison, une manière de montrer qu'un basterd reste un basterd.
A noter : l'excellente performance de Christoph Waltz qui joue le colonel Hans Landa. Il a d'ailleurs reçu le prix d'interprétation masculine à Cannes cette année pour ce rôle.
Publié par Miss-C à 22:49:32 dans Nothing in particular | Commentaires (7) | Permaliens
02-09-2009 12:28
De wendy Sujet:
uhmuhm
29-08-2009 16:55
De Miss-C
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29-08-2009 15:20
De La licorne à paillettes Sujet:
^^
28-08-2009 00:12
De Miss-C
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28-08-2009 00:06
De Marie-No Sujet:
;
27-08-2009 23:12
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27-08-2009 23:05
De wendy Sujet:
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