<< Raté, essaie encore. | 26 août 2009 | Inglorious Basterds, Quentin Tarantino >>
Mes pensées bouillonnent, se cognent et rebondissent aux parois de mon crâne et s'en évadent. Elles se répandent partout, galopent échevelées, escaladent vivement les centaines de livres posés contre le mur, sortent par la fenêtre et grimpent dans les arbres, et d'une branche prennent leur élan, s'envolent et virevoltent dans l'air. Elles dansent sous mes yeux et j'essaie de les capturer, de les saisir avec un crayon et de les fixer par traits et mots sur une feuille mais elles me glissent entre les doigts. Et lorsque je crois en avoir attrapée une et que je l'ai épinglée sur une feuille, je réalise que ce n'est que son ombre que j'ai saisi. Intercepter des pensées aussi vives, multiples, fugaces, abstraites et changeantes est vain, une fois entre les mains, on réalise que ce ne sont tout au plus que des carcasses sans vie. Elles peuvent nous habiter, nous hanter, nous saisir, mais on ne peut pas les appréhender complètement, elles seront toujours plus fade dans la captivité que dans la liberté.
Publié par Miss-C à 21:20:17 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens
28-08-2009 23:41
De wendy Sujet:
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)