<< Introspection : n.f. Etude du sujet par lui-même | Le chaos intérieur | Route du Rock 2009 >>
Je ne suis rien.
Oublier, danser, chanter, hurler, baiser, courir, aimer, vibrer, inspirer, souffrir, se rassasier, rire, construire, absorber, jubiler, virevolter, soupirer, s’enfiévrer, pleurer, expirer, jouir, avancer, s’affamer, s'essouffler, accepter, détruire, transcender, consumer, ralentir, reprendre son souffle, écrire, lire, dessiner, regarder puis repartir.
Ne jamais, jamais s’arrêter. Sinon le vide vous attrape et vous étouffe. Juste ne pas penser, ne pas réfléchir, ne pas chercher un sens : il n’y en a pas. Ne pas voir que l'on existe pas et que rien n’existe de toute façon. Nier le vide qui est partout et qui menace de nous suffoquer et continuer de danser, même si c'est au bord du précipice. On finit tous par y tomber de toute façon.
Que sont la pudeur, la morale, la douleur, l'absurde et la folie quand il s'agit de se sentir vivant ? Tant que ça ne gêne personne, pourquoi se conformer ou se limiter ? Remplir chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Toujours être dans l'action, et quand il n'y a plus rien à faire, se tourner vers les arts et saisir tout ce qu'on y trouve.
Trop de limites, trop de contraintes, trop d'éphèmère trop d’entraves, trop d'insipidité, trop de non-sens, trop de contradictions. Rien d'assez satisfaisant. Et toujours cette faim d’autre chose, de quelque chose de plus dense, de plus complet, de plus fort, de plus vibrant, de plus intense, de plus vivant, de plus exaltant, de plus transcendant, de plus.
Entre nihilisme, lucidité, faim d’absolu, ivresse des excès, vertige du vide et urgence de vivre.
Vouloir concilier les contraires, incarner l'absolu, se dissoudre dans le tout.
Tout est vide et vain.
Tout est rien.
Mais rien est tout.
Publié par Miss-C à 10:25:05 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
Contact me
"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)