<< 9 juillet 2009 | 14 juillet 2009 | 15 juillet 2009 >>
Au début, je voulais faire l'article hétéroclite et plutôt joyeux et optimiste que j'attends d'avoir le courage de faire depuis plusieurs jours, quelque chose sans nuages gris, quelque chose de drôle peut-être, mais de léger en tout cas. Quelques choses à base de petites anecdotes des derniers jours, rien d'exceptionnel. Et puis aujourd'hui, alors que j'en ai le temps, je n'ai plus l'humeur pour le faire. Ce n'est la faute de personne, peut-être même pas de moi-même.
On peut toujours se blinder et se préparer aux attaques, mais on ne peut pas grand chose contre ce qui est involontaire et inattendu, quand ce qui blesse n'était pas fait pour blesser. C'est souvent quand il est trop tard que les choses se révèlent. C'est après coup, par la douleur, le soulagement ou la joie qu'on réalise à quel point quelqu'un ou quelque chose pouvait avoir ou non de l'importance, qu'on réalise ce qu'on pensait et ressentait vraiment.
Tout ça me renvoit encore à tout ce que je peux éprouver et me fait encore analyser de manière critique mes actes et pensées présents et passés. Je passe finalement cet après-midi submergée par une angoisse inexplicable et face à moi-même. En fait, on peut toujours essayer de se protéger en se rendant hermétique et en renforçant ses points faibles, mais on ne peut pas faire grand chose -pas même fuir- quand ça vient de l'intérieur.
Alors je ressasse tout ça. Aurais-je dû le dire avant ? Mais avant je ne savait pas et ça n'aurait abouti à rien. Faut-il tout dire à la personne concernée même s'il est trop tard ? J'ai l'impression que cela interviendrait de manière impromptue et que ça serait gênant pour tout le monde. Faut-il que j'en parle à des amis ? Je ne sais pas si j'ai envie de me dévoiler complètement, même si ce sont les personnes en qui j'ai le plus confiance, peut-être plus tard, mais en tout cas pas tout de suite.
Le mieux semble encore être le silence. Garder tout ça pour moi. Au moins je m'épargne la honte et le ridicule. Après tout, il ne s'est rien passé, ce ne sont que des éventualités, tout est en moi-même. Mais je sais que si je ne dis rien, ça me rongera ; même si j'essaie de cacher ça dans un recoin de ma mémoire cela ressurgira toujours à un moment ou un autre. Et même si je le dit, ça continuera à me tracasser de toute façon.
Comment (ré)agir face à la disparition d'une éventualité potentielle, face à une incertaine possibilité avortée ?
(Tous ces mots ne veulent probablement rien dire pour personne, si ce n'est pour moi. Mais ce n'est pas grave, c'est juste parce que j'avais besoin d'exprimer le trop-plein de sentiments, émotions et pensées qui me pèsent sur le moral. Ce blog est, par certains aspect, comme la Pensine de Dumbledore dans Harry Potter et la Coupe de Feu : il sert à évacuer le "trop de pensées et de souvenirs qui se bousculent dans ma tête".)
Publié par Miss-C à 16:11:04 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
23-07-2009 21:39
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)