<< Premier travail ! | 23 juin 2009 | Un peu de musique >>
J'ai envie de pique-nique dans un parc avec quelques amis, de manger de la pastèque, d'aller passer un après-midi à siester et dorer à la plage, de visiter une ville que je ne connais pas, d'action au lieu d'attente, de sentir du sable chatouiller légèrement mes pieds, d'avoir mon permis pour être débarassée, de savoir où je serai à la rentrée, d'aller à la piscine, de voir autre chose que les quatre murs de ma chambre ou les mêmes rues en ville, de marcher sans but avec la musique dans les oreilles.
J'aimerais pouvoir préparer mon déménagement, découvrir une ville sous l'angle de celle qui y vit, commencer à étudier de nouvelles choses, rencontrer de nouvelles personnes, prendre de nouvelles marques, être indépendante avec mon chez moi et mon rythme, je sais pas, prendre mon envol en quelque sorte. Et même si je ne suis pas prise au Havre, Dijon sera bien parce que j'y ai déjà une amie et que ce n'est pas très loin de Lyon, ville que je ne connais pas et où j'ai deux amis.
En fait, j'ai l'impression de moisir depuis des mois. Avec les grèves et toutes les perturbations de cours, j'ai l'impression d'être en vacances depuis Noël, c'est sympa au début, mais là c'est énervant et pesant. J'ai l'impression de tourner en rond, j'ai envie de nouveauté, de bouger, de faire quelque chose, mais il y a toujours trop de contraintes donc je stagne. Heureusement, je commence à travailler dans huit jours, ça m'occupera un peu (et ça m'évitera de sombrer dans l'enfer des gifs scintillants...).
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Mise à jour à 22h02 : C'est bizarre : à peine le texte ci-dessus mis en ligne j'ai eu un doute. Est-ce que je crois vraiment à ce que j'écris ? J'ai toujours l'impression d'être multiple, il y a celle que je suis, celle que j'ai été, celle que je devrais être, celle que je serais, etc, j'ai l'impression d'être tiraillée entre plusieurs personnalités, et au final, je ne sais pas si j'agis pour moi ou pour les autres, ni ce qui est vrai ou faux dans ce que je fais ou dis.
Et souvent, je me dit que tout ça ne sert à rien : quoiqu'on fasse, ça ne changera pas grand chose, non ? Tout me paraît tellement vain et superficiel... Et puis je regrette beaucoup de chose et ai des remords pour beaucoup d'autres. Je pense à ce que j'aurais dû faire, mieux faire ou ne pas faire, je m'impose une sorte d'examen masochiste où j'examine tous mes choix, mes actes et mes paroles et les corrigeant, et pourtant, je sais que le passé est passé et qu'on ne peut pas le changer...
Le résultat de cette introspection est peu constructif parce que je suis plutôt perfectionniste et exigeante vis-à-vis de moi-même, donc très rapidement j'ai l'impression de rater tout ce que j'entreprends, d'être moi-même une erreur, un boulet, une fausse note, de toujours tout mal faire, de rater les occasions, d'être trop ceci ou pas assez cela...
Ca m'exaspère dans la mesure où je sais que c'est stupide de trop demander (à soi ou aux autres), mais je ne peux pas m'en empêcher, il faut toujours que je décortique et critique le moindre de mes gestes, comme si le Surmoi était hypertrophié, au détriment du Ça, atrophié, ce qui m'empêcherait de profiter sans être toujours en train d'analyser les tenants et les aboutissants de tout et n'importe quoi.
Enfin, bref, je suis encore en train de chercher qui je suis et à me prendre la tête toute seule pour des problèmes qui n'existent qu'à mes yeux...
Publié par Miss-C à 21:20:41 dans Nothing in particular | Commentaires (2) | Permaliens
24-06-2009 12:10
De LisaDawn Sujet:
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24-06-2009 10:37
De Lucas Sujet:
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)