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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Procrastination ante-partiels | 27 avril 2009

Puisqu'un blog sert aussi à parler égo et à vider son sac profitons-en (en plus ça me permet d'éviter de réviser des trucs comme la charistikè ou le monde rural à Byzance au Moyen-Age).

Je vais commencer par parler procrastination. Fidèle à moi-même, mon degré de motivation pour réviser en vue des partiels (qui ont commencé) est à zéro. C'est loin d'être nouveau puisque déjà j'avais créé mon premier blog en juin 2006, c'est-à-dire alors que j'étais censée réviser pour le bac. Là, vu que j'ai déjà un blog, j'ai fait autre chose : m'amuser avec Wordle. Oui, j'ai passé aux rayons de ce site la première page de mon blog (voir), l'intégralité des articles de mon blog (voir) et l'intégralité des citations qui me plaisent que j'ai recopiées dans un fichier Word de 320ko (voir). Etrangement (ou pas), le mot le plus récurrent dans ces trois sources est sans conteste "plus".

(Attention, analyse :) "Plus" peut aussi bien être un adverbe qui exprime aussi bien la négation ("s" muet) que la quantité. Ce qui voudrait dire que mes écrits et ceux des autres que je note sont tiraillés entre les regrets, la nostalgie de quelque chose de terminé (plus) et l'insatiabilité, la volonté d'avoir une quantité toujours supérieure de tout (plus) ? Cela est tout de même révélateur dans la mesure où je suis une éternelle insatisfaite qui voudrait que tout soit absolu et parfait, bien que je sache que c'est impossible, et une nostalgique qui a tendance à regarder vers le passé plutôt que vers l'avenir...

Bref, parlons d'autre chose : les partiels. Ceux-ci ont commencé et par exemple ce matin j'ai eu mon dernier contact avec l'Histoire ancienne ! Bon, ce n'était pas top. Déjà, je n'avais révisé que les chapitres sur la romanisation de l'Afrique parce qu'ils représentaient la moitié du programme. Donc vu qu'on était censé avoir deux sujets au choix, je m'étais dit qu'il y en aurait forcément un sur l'Afrique. Cela ne s'est révélé qu'à moitié juste puisque qu'en fait le partiel a consisté en un seul sujet pas au choix, où certes le thème de l'Afrique n'était pas hors-sujet, mais insuffisant cependant. Enfin, tant pis si c'est raté, au moins je suis débarassée.

Par ailleurs, après les partiels, ce sont les vacances. J'ai envoyé, en mars, des lettres pour avoir un job d'été en juin et juillet, mais comme je n'ai toujours pas de réponse, je suis un peu bloquée dans mes projets pour le moment. Parce que si je ne suis prise nulle part, j'avais envisagé chercher un stage en rapport avec l'orientation qui m'intéresse. Mais comme le travail est prioritaire au stage, j'aimerais avoir la certitude que je ne suis embauchée nulle part. Or pour cela je suis obligée d'attendre jusqu'au courant du mois de mai, ce qui fait que je ne peux pas m'occuper de chercher un stage avant la fin mai, ce qui fait franchement tard pour trouver quoique ce soit.

Donc il y a l'éventualité que je n'ai rien de prévu pendant les trois mois et trois semaines de grandes vacances qui m'attendent. J'aurais pu sauter de joie et me dire qu'ainsi j'allais pouvoir sortir, voyager, etc mais en fait non. Parce que manifestement je n'ai pas le droit de sortir seul (Mais est-ce que j'ai choisi d'être célibataire ? Est-ce que j'y suis pour quelque chose si beaucoup des gens que j'apprécie habitent loin ?) ni de prendre le train toute seule (pourtant j'ai 21 ans bien passés). En effet, les contraintes parentales sont un peu lourdes, ce qui réduit quelque peu à néant mes quelques projets et envies... Donc si je n'ai pas de travail cet été, je vais devoir passer plus 17 ou 18 semaines à ne rien faire. Super vacances en perspective.

Sinon, après les grandes vacances, c'est la rentrée. C'est vrai que ça paraît encore loin, mais ça me préoccupe quand même parce que je ne sais pas où je vais être. J'ai envoyé des dossiers à deux endroits et j'ai peur de n'être acceptée nulle part, auquel cas je me retrouverais à ne rien faire ce qui est un peu gênant. J'essaie de me dire que je serais quand même admise quelque part, que mon dossier n'est pas si pourri que ça, mais je doute fortement, et je suis obligée d'attendre la mi-juin pour avoir les résultats des admissions alors que je voudrais avoir des certitudes maintenant. C'est frustrant d'être dans l'expectative.

Bref, voilà pour cet article très égocentré sur mes préoccupations actuelles (je ne peux pas non plus mettre des citations philosophiques dans tous les articles !)

Publié par Miss-C à 18:04:54 dans Nothing in particular | Commentaires (4) |

25 avril 2009 | 25 avril 2009


Adagio, Secret Garden (sur la BO de 2046 de Wong Kar-Wai)

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Je me rappelle que j'avais acheté des places pour le concert de ce soir, c'était avant, c'était une autre époque. Maintenant, les billets ont été remboursés, tout est terminé. A la place je suis en train d'écouter le ciel pleurer. C'est un vrai concert, parfois les gouttes vont crescendo et fortissimo, exprimant l'intensité, la colère, le désespoir, le déchaînement des passions, puis decrescendo, les évènements et les sentiments s'apaisent, et enfin morendo, le silence et le calme reviennent. Puis à nouveau une brusque envolée, les gouttes tombant violemment, comme une cacophonie d'instruments désaccordés, la crise revient, violemment, douloureusement. Et enfin un rythme se dégage à nouveau. Et les mélodies s'enchaînent ainsi à mon oreille, c'est le seul concert que je vais écouter ce soir, ce sont les mélodies sur lesquelles je vais sombrer dans le sommeil.

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"La crise, c'est le moment de l'effondrement du monde. Les certitudes s'écroulent, les repères s'effacent, le décor ne fait plus illusion. Mais si l'on cesse de croire à ce qui allait de soi, c'est qu'une lucidité corrosive est à l'œuvre, la lucidité étant "la blessure la plus rapprochée du soleil" (René Char)."

"Etre en crise, c'est ne plus pouvoir, même si on le voulait encore, être bercé par les illusions, et voir ce qui est sous nos yeux, sans avoir encore la force ou les moyens de l'appréhender. C'est donc passer de l'aveuglement des faux-semblants à l'aveuglement du réel. Voir, c'est toujours d'abord être aveuglé. C'est pourquoi il faut toujours réapprendre à voir. Non pas tant pour éviter la crise, que pour tenter d'apprendre d'elle. Car en brisant les apparences, la crise nous prépare d'étonnantes révélations."

"La crise est ce que nous n'avions pas prévu, et ce devant quoi nous ne pouvons nous dérober. Mais ce que nous n'avions pas prévu, n'est-ce pas, fondamentalement, d'être là, d'exister ? L'état de faiblesse où la crise nous trouve, n'est-il pas d'abord celui de l'homme démuni face au fait brut du monde et de l'existence ?"

"La crise est sans doute la plus profonde lorsqu'elle n'est causée par rien, ou par un détail insignifiant qui nous met subitement devant l'abîme. C'est pourquoi il est préférable de l'évoquer à travers certaines tonalités affectives, comme l'angoisse ou la nausée qui, venues de nulle part, remettent complètement en cause notre rapport au monde."

"En effet, dans la crise l'existence est comme suspendue, happée par des gouffres inaperçus jusqu'alors. Mais s'ils étaient inaperçus, ils n'étaient pas inexistants pour autant. La crise est donc simultanément révélation, en nous montrant ce qu'on ne voulait ou ne pouvait pas voir. La crise, ce n'est personne, personne d'autre que nous-mêmes, c'est pourquoi dans la crise nous sommes démunis, seuls face à nous-mêmes. La crise est une épreuve de soi car elle est d'abord un affect, une tonalité affective. Provoquée par personne, la crise est une modification de moi-même, où je perds les repères rassurants de la quotidienneté. Certes, elle peut être déclenchée par l'intermédiaire d'autrui, dans le deuil ou la rupture amoureuse par exemple. Mais par sa radicalité et sa démesure, elle dépasse toujours les circonstances où elle a lieu, de même qu'un très grand bonheur se situe toujours au-delà de ses "causes", s'il en a."

"Quelle est la nature et la portée de cette crise ?
Lorsque je suspends mes tâches quotidiennes qui, de projet en projet, permettent de glisser à la surface du monde, alors les choses peuvent m'apparaître dans leur existence brute, dans leur radicale inhumanité. Au lieu de prendre sens par rapport à mes projets, les choses se contentent de manifester leur présence absurde, en deçà des significations humaines
."

"Cet absolu est absurde, c'est pourquoi il est susceptible de provoquer malaise et écœurement chez celui qui a compris son caractère indépassable. En effet, toute tentative pour fonder ou justifier l'être (notamment par le recours à Dieu) est de mauvaise foi et vouée à l'échec. C'est pourquoi la Nausée est une "extase horrible" (Jean-Paul Sartre). Extase car je suis entièrement présent à ce qui est, je me fonds dans la présence universelle des choses. Mais cette présence, loin d'être rassurante, est bien plutôt horrifiante : je ne puis plus me raccrocher à rien, je suis pris dans une assomption d'être que je ne maîtrise pas."

"Le fait d'être guéri, de s'être relevé d'une maladie, ne me replace pas dans une situation identique à celle que la maladie m'a fait quitter. Quand bien même je peux à nouveau faire les même choses qu'avant, je ne les fait pas de la même manière. La vie ne connait pas en ce sens de réversibilité."
L'épreuve de soi, Claire Marin (dir.)

Publié par Miss-C à 22:47:03 dans Nothing in particular | Commentaires (1) |

18 avril 2009 | 18 avril 2009

So you'll aim toward the sky, Grandaddy

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"Pour celui qui se trouve acculé à cette solitude que crée la rupture, la souffrance, la disparition de l’autre, la norme ne vaut plus, les discours des autres sonnent creux, les réconforts parlent d’un monde qui ne vaut plus pour lui. L’épreuve apparaît comme le moment où le sujet est sommé de redéfinir ce qui lui est propre sans pouvoir se réfugier derrière les valeurs et les repères communs à la sphère sociale, professionnelle ou communautaire qui servait de paravent à son identité. Cette mise à nu, véritable épochè existentielle, dépouille aussi les valeurs anciennes de leur attrait superficiel. L’épreuve apparaît comme une remise à zéro des compteurs."
Le sujet face à l’épreuve, article de Claire Marin

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"Peut-être est-ce même le trait le plus original, le plus essentiel de l'homme : son incomplétude, cet être "raté". "Heureusement nous ne nous rencontrons jamais". L'ontologie de Michaux se résume dans cette phrase. Heureusement que nous nous manquons, que nous nous ratons, car ce n'est que dans la perpétuelle invention de nous-mêmes que nous sommes. Ce n'est que dans cette quête d'un horizon inaccessible que notre identité se construit et se révèle. L'adéquation, l'identité tautologique est régression : "Revenir à soi, c'est retomber dans l'inconscience". Se rencontrer, ce serait coïncider avec un être défini, c'est-à-dire figé dans sa définition, gelé dans une formé déterminée. Un être fini, sans zone d'ombre ou de flou, sans mystère. Un être parfaitement lui-même, mais dont la perfection signifie finitude, fin des possibles. Or Michaux refuse l'idée de se réduire à ce qu'on est.
C'est pour cette même raison que Michaux revendique une perpétuelle enfance, il refuse l'idée d'un être adulte, abouti, fini. L'adulte est celui qui, parvenant à ses fins, parvient à sa fin. Il est comme un homme mort que plus rien ne motive
."
L'épreuve de soi, Claire Marin (dir.)

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Tout s'éclaire à présent. Les non-dits, les doutes, les troubles sont avoués et dévoilés. Les pièces du puzzle se mettent en place. Il y a toujours cette incompréhension, pourquoi ne pas avoir parlé, ou plutôt pourquoi avoir mal parlé ? L'échange permet de résoudre autant qu'embrouiller, il faut savoir dire les bonnes choses avec les bons mots à la bonne personne. Ca aurait tellement tout changé de parler, ou au moins de dire la vérité même si elle n'est pas une certitude. Tant de douleur et de destruction à cause d'un manque de confiance infondé. Le soulagement maintenant, même s'il reste des encore des interrogations et des scories d'incompréhension, de colère, de déception. Mais désormais je comprends. Et même si les larmes ont encore coulé, ce n'est plus exactement pour les mêmes raisons. Et même si ce n'est pas le grand soleil, c'est peut-être une aube qui est en train de poindre.

Publié par Miss-C à 13:05:43 dans Nothing in particular | Commentaires (3) |

12 avril 2009 | 12 avril 2009

Jouer à être normale, comme Dexter. Les cookies cranberry-chocolat blanc. Lire de la philo dans le bus à 8h15 le matin. Black hearted love, PJ Harvey & John Parish. Détruire pour reconstruire ou juste pour détruire ? Résille et plumes. "Just because it’s a game doesn’t mean that it doesn’t really hurt." (Juliana Hatfield). Twix, Efferalgan et Redbull, le petit déjeuner des championnes (ou pas). Planer sur Lights d'Archive au crépuscule. Ne pas avoir le droit de prendre le train toute seule à 21 ans. La Marquise de Merteuil comme inspiration. En huit jours, les trois hommes des deux mois. Que tout est noir, Saez. "[...] je sais que quelque chose ne va pas -mais je m'en fiche complètement. Je me fous de m'en foutre, mais peut-être que je ne me fous pas de ne pas me foutre de m'en foutre." (Elizabeth Wurtzel). Ne pas trop réfléchir parce qu'à trop creuser on déterre des cadavres. Not an addict, K's Choice. Il neige des pétales de fleurs de cerisier. Je hais les repas de famille. Sécher les cours pour un 5 à 7 de 11 à 13. Grandes vacances le 7 mai. Cet après-midi je marcherai sur le sable. Réflexion insconsciente, instinct féminin ou révélation soudaine ? "Je n’ai jamais connu, et ne connaîtrai jamais, d’homme pire que moi." (Henry David Thoreau). Non ce n'est pas un collant blanc, c'est la peau de mes jambes. Black, Archive. J'irai (au moins) en Australie, au Canada, aux Etats-Unis, en Inde et en Nouvelle-Zélande. L'océan n'est qu'un désert recouvert d'eau.

Publié par Miss-C à 07:52:41 dans Nothing in particular | Commentaires (10) |

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