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So you'll aim toward the sky, Grandaddy
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"Pour celui qui se trouve acculé à cette solitude que crée la rupture, la souffrance, la disparition de l’autre, la norme ne vaut plus, les discours des autres sonnent creux, les réconforts parlent d’un monde qui ne vaut plus pour lui. L’épreuve apparaît comme le moment où le sujet est sommé de redéfinir ce qui lui est propre sans pouvoir se réfugier derrière les valeurs et les repères communs à la sphère sociale, professionnelle ou communautaire qui servait de paravent à son identité. Cette mise à nu, véritable épochè existentielle, dépouille aussi les valeurs anciennes de leur attrait superficiel. L’épreuve apparaît comme une remise à zéro des compteurs."
Le sujet face à l’épreuve, article de Claire Marin
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"Peut-être est-ce même le trait le plus original, le plus essentiel de l'homme : son incomplétude, cet être "raté". "Heureusement nous ne nous rencontrons jamais". L'ontologie de Michaux se résume dans cette phrase. Heureusement que nous nous manquons, que nous nous ratons, car ce n'est que dans la perpétuelle invention de nous-mêmes que nous sommes. Ce n'est que dans cette quête d'un horizon inaccessible que notre identité se construit et se révèle. L'adéquation, l'identité tautologique est régression : "Revenir à soi, c'est retomber dans l'inconscience". Se rencontrer, ce serait coïncider avec un être défini, c'est-à-dire figé dans sa définition, gelé dans une formé déterminée. Un être fini, sans zone d'ombre ou de flou, sans mystère. Un être parfaitement lui-même, mais dont la perfection signifie finitude, fin des possibles. Or Michaux refuse l'idée de se réduire à ce qu'on est.
C'est pour cette même raison que Michaux revendique une perpétuelle enfance, il refuse l'idée d'un être adulte, abouti, fini. L'adulte est celui qui, parvenant à ses fins, parvient à sa fin. Il est comme un homme mort que plus rien ne motive."
L'épreuve de soi, Claire Marin (dir.)
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Tout s'éclaire à présent. Les non-dits, les doutes, les troubles sont avoués et dévoilés. Les pièces du puzzle se mettent en place. Il y a toujours cette incompréhension, pourquoi ne pas avoir parlé, ou plutôt pourquoi avoir mal parlé ? L'échange permet de résoudre autant qu'embrouiller, il faut savoir dire les bonnes choses avec les bons mots à la bonne personne. Ca aurait tellement tout changé de parler, ou au moins de dire la vérité même si elle n'est pas une certitude. Tant de douleur et de destruction à cause d'un manque de confiance infondé. Le soulagement maintenant, même s'il reste des encore des interrogations et des scories d'incompréhension, de colère, de déception. Mais désormais je comprends. Et même si les larmes ont encore coulé, ce n'est plus exactement pour les mêmes raisons. Et même si ce n'est pas le grand soleil, c'est peut-être une aube qui est en train de poindre.
Publié par Miss-C à 13:05:43 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
18-04-2009 20:51
De Soleil Noir Sujet:
Une Excellente Nouvelle !
18-04-2009 14:54
De Miss-C
Sujet:
.:. Url: [Liens]
18-04-2009 14:20
De wendy Sujet:
:) Contact me
"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)