<< 20 mars 2009 | In the mood for love, Wong Kar-Wai | 26 mars 2009 >>

Hier soir j'ai regardé le film In the mood for love de Wong Kar-Wai (2000) et j'ai beaucoup aimé. Pour commencer, voici le synopsis :
Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commencé, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs époux respectifs ont une liaison. Cette découverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence a s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilité pour eux de vivre une relation amoureuse. Mais la retenue, les réserves émotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow, qui sent ses sentiments changer. (Source)
C'est donc une relation ambiguë entre un homme et une femme qui est racontée dans ce film. La nature floue du lien qu'il y a entre eux est très bien mise à l'écran, tout est suggéré par des silences et des ellipses. Les deux personnages sont comme prisonniers de cette relation. D'ailleurs, le film paraît être un huis-clos bien qu'il n'en soit pas un, parce que la plupart des autres personnages est filmée de dos et donnent presque l'impression de faire partie du décor. Ne restent que les deux héros, prisonniers d'une proximité involontaire, les barreaux et grilles reviennent souvent à l'image, comme pour suggérer un emprisonnement, mais aussi la solitude de chacun. Le lien trouble qui les unit est quant à lui mis en image par les jeux de miroirs et les voiles, le "couple" n'est pas filmé directement ce qui montre la confusion et le flou qui définit leur sentiments. Autre élément marquant : la musique et surtout le thème récurrent du film, le Yumeji's Theme, un morceau sensuel, triste et lancinant qui reste à l'esprit.
Ce que j'ai aimé c'est la manière dont les images reflètent la relation entre les deux personnages principaux, à eux-seuls les plans suggèrent l'ambigüité, le trouble et la solitude. Le jeu des acteurs est également excellent et raffiné : ils parlent peu, l'essentiel passe par les expressions du visage et par les mouvements du corps. Je dirais même que le film est beau : les plans sont comme des tableaux, les personnages ont des gestes gracieux et graciles comme s'ils dansaient et la musique accentue toutes les émotions contenue dans les images.
Publié par Miss-C à 20:44:01 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
04-05-2009 20:42
De Beside Sujet:
:-)
04-04-2009 18:34
De onthe moon Sujet:
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)