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Lundi (le 9), Indochine a sorti son dernier album : La République des Météors. Personnellement, je n'aime pas vraiment ce dernier opus.
Globalement, j'avais plutôt bien aimé l'album précédent, Alice & June, au point que je m'étais procuré la version double du CD, que j'avais été les voir en concert fin 2006 puis j'avais acheté le double CD du live à Hanoï. Mais là, je doute qu'il se reproduise quelque chose de semblable avec La République des Météors.
Au son, on sent bien que c'est le prolongement d'Alice & June, mais c'est un peu une suite déclinante à mes yeux. Les musiques sont moyennes, certaines ne sont même pas agréables à l'oreille, les paroles sont peu travaillées et se répètent sans cesse et j'ai l'impression que Nicola Sirkis n'a pas assez de souffle quand il chante. Je ne sais pas... il manque quelque chose pour que ça prenne. Il n'y pas assez d'innovation, d'originalité je pense.
Déjà, je n'avais pas accroché à leur premier single, Little dolls, donc je n'attendais pas grand chose de l'album. En fait, la seule chansons que je trouve écoutable est Je t'aime tant, avec Gwen B et Suzanne Combo, le rythme est pas trop mal, les paroles ont un sens et la mélodie du refrain est accrocheuse. Mais le reste, non merci. Je n'espérais rien de particulier de cet album mais ça ne m'a pas empêchée d'être déçue.
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Hier au lieu d'un cours d'Anglais habituellement scolaire, on a regardé The Wall, d'Allan Parker (1982). On s'est retrouvé devant sans savoir ce qu'on allait voir et je dois dire que ce long-métrage m'a complètement destabilisée. Si je devais résumé ce que j'ai ressenti, je dirais juste : wouah ! Franchement, j'ai du mal à exprimer ce que j'en pense tellement c'est marquant.
En fait, ce n'est pas un film au sens traditionnel du terme, c'est plutôt une mise en image du double album The Wall des Pink Floyd (1978), une sorte de long clip d'images filmées et d'images dessinées qui se succèdent sans autre logique que celle de l'esprit fou du personnage central. On se retrouve plongé dans un univers chaotique, surréaliste et cauchemardesque où se mêlent les souvenirs, les délires, les hallucinations et les peurs du héros. Il n'y a presque aucun dialogue, l'essentiel de la bande-son est composée des chansons de l'albul The Wall.
Pendant tout le film on voit la folie, l'enfermement sur lui-même du héros. On assiste aux épisodes de sa vie qui ont contribué à construire le mur qui progressivement le sépare du monde sensé et rationnel. On y retrouve également des thèmes récurrents comme l'étouffement par la mère, l'absence du père, l'autorité et son refus, l'autodestruction, la solitude, la violence, etc.
Bref, ce film m'a laissée perplexe et sans voix, c'est très dense et percutant, il y a énormément de choses à voir et à analyser. Ce n'est vraiment pas quelque chose de conventionnel avec une structure et une histoire classique et linéaire, pas le genre de film qu'on aime parce que c'est sympa ou agréable, non, c'est vraiment dérangeant et étrange. En tout cas, je vais essayer de le revoir dès que possible parce que ça m'a vraiment hypnotisée.
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Ne pas pleurer ne pas pleurer ne pas pleurer ne pas pleurer ne pas pleurer. Inspire. Continue de marcher. Oublie et fais ce que tu as à faire. Expire. Continue, il est le seul à t'avoir vue. Ne pleure pas. Inspire. Tout va bien aller. Accroche-toi. Expire. Ne pleure pas. Continue. Mais non, tu ne peux pas. Ta fragile sérénité s'effondre. Tu as mal, tu te sens mal, tu te sens seule. Non, tu ne peux pas rester là et faire semblant. Tu fuis, tu rentres chez toi. Tu baisse la tête. Retiens tes larmes dans la rue, dans les magasins, dans le bus. Puis laisse-les couler une fois seule, tant pis si elles tombent ton thé. Tu aimerais qu'ils aient raison et que ce soit toi qui ais tort et qui exagère, mais les faits sont là. Tu n'y étais pas conviée. Il y avait sûrement des raisons, mais tu ne les connaîs pas, on ne te donne pas d'explication. C'est tellement douloureux de se sentir seule et exclue.
Publié par Miss-C à 18:16:18 dans Nothing in particular | Commentaires (2) | Permaliens
15-03-2009 14:09
De Miss-C
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15-03-2009 14:06
De Swan' Sujet:
The Wall Url: [Liens]Contact me
"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)