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Photo prise le 5 janvier. On dirait une image de mon humeur.
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Il y a eu la préparation, puis la peur et l'envie de faire demi-tour. Tout mon être et toute ma raison me criaient de faire demi-tour, de fuir, mais non, je tiens mes engagements, même les plus idiots. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. D'un côté c'était parfaitement prémédité, organisé et vérifié, mais de l'autre c'était complètement impulsif. Ca ne me ressemble tellement pas d'avoir fait ça. Je ne parviens même pas à cerner les raisons qui m'ont poussée à le faire. Probablement, l'envie de me faire du mal, de faire quelque chose que je regretterais, de me punir de ce que je subis. Me salir, m'écoeurer, me détruire et faire des choses stupides pour me sentir vivante. Juste pour avoir l'impression d'être désirable, m'entendre dire que je suis belle.
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Tous les matins au réveil, les données personnelles se remettent en place, qui suis-je ? Où suis-je ? Quel jour on est ? etc, et tous les matins, il y a la douleur de se redécouvrir seule. L'écho de la rupture initiale qui résonne dans chaque jour. Et puis on ne comprend pas ce qui était trop différent dans nos goûts puisque même séparés, on se retrouve à aller voir et à aimer les même films. Et parfois les larmes reviennent, à cause de l'incompréhension et du goût d'inachevé qui reste encore plus de deux semaines après. C'est comme si la page n'était pas tournée, mais pourtant si on est dans les draps d'un autre sans avoir l'impression de tromper celui avec qui on était, c'est que la page est tournée, non ?
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Je vois autour de moi des amis qui ont des problèmes autrement plus graves que les miens. A côté d'eux, j'ai l'impression d'être une privilégiée capricieuse qui ne fait preuve d'aucune volonté et qui se laisse submerger alors qu'elle sait nager. Tout le monde me dit de ne pas me laisser abattre, mais je ne vois aucune raison de faire un effort. Pourquoi me casser la tête à faire des études qui ne mènent à rien ? Pour avoir un travail qui me permettra de payer les antidépresseurs dont je me nourrirais ? Et pourquoi travailler cet été ? Pour payer des vacances nulle part et toute seule ? Je sais que j'ai la capacité d'avancer, mais je n'ai aucune motivation, aucune raison pour le faire...
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C'est étrange, je viens de remarquer que j'ai passé plus de deux semaines sans lire un seul livre. Je crois que ça ne m'est jamais arrivé depuis... je ne sais même pas, au moins sept ans. J'ai toujours adoré lire, m'évader et réfléchir par les mots. Les livres ont toujours peuplé ma vie et ma chambre. Et une semaine sans ouvrir un livre est une semaine perdue. Certes, j'ai feuilleté des livres, mais c'était pour des exposés, ce n'était pas une lecture-plaisir, ce n'était même pas de la lecture puisque je me suis contentée je survoler les pages à la recherches d'informations susceptibles d'être utiles dans mes travaux. Mais c'est inhabituel cette abstinence livresque, surtout vu mon goût pour la lecture.
Publié par Miss-C à 08:44:39 dans Nothing in particular | Commentaires (2) | Permaliens
04-03-2009 07:46
De Miss-C
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02-03-2009 01:14
De Swan' Sujet:
Non Contact me
"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)