<< Darjeeling Limited | 28 janvier 2009 | 3 février 2009 >>
Une belle, bien que triste, chanson : When I was last home de The Dø.
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J'ai toujours tendance à me fixer des objectifs impossibles, et à vrai dire, inatteignables pour qui que ce soit. Mais toujours j'y crois, et je me lance fougueusement vers mon objectif. Le problème c'est que ça ne dire jamais longtemps et qu'au premier obstacle je chute et me ramasse lamentablement. S'ensuivent la honte, l'amertume, les regrets, la colère, etc. Mais malgré cela, je recommence sans cesse, chaque jour j'y crois, têtue, ignorant les expériences précédentes et la raison. C'est pour ça que demain, après-demain, et tous les jours suivants, je recommencerait, comme Sisyphe, en vain et sans cesse, parce que quoique je fasse, j'aurais toujours cette chimère agrippée à mon dos.
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J'ai un ami qui actuellement est dans une phase down. J'aimerais lui tendre la main, l'aider, le soutenir, parce que je suis passé par là et que je n'en suis pas vraiment sorti. Mais j'ai l'impression que quoi que je pourrais lui dire ça sonnera faux, creux et convenu, que n'importe qui pourrait sortir les même banalités. Et pourtant, je sais ce qu'il ressent. Mais est-ce qu'il m'écoutera ? J'ai l'air tellement mieux maintenant, il ne verra en moi que l'optimisme et la joie que j'ai retrouvé, pas les fantômes et les tourments qui se cachent derrière. Et puis je ne suis pas sûre de vraiment être de bon conseil parce que je sais que je n'ai pas trouvé de solutions à mes propres problèmes.
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J'ai l'impression de perdre mon temps. Quand je regarde autour de moi les autres étudiants, j'en vois qui cumulent études, emploi, loisirs et amour. Ils ont une vie dense, remplie, productive. La mienne me paraît vide, j'ai l'impression de perdre mon temps, alors même que je n'ai le temps de rien faire. J'aimerais toujours avoir quelque chose à faire, quelque chose ou quelqu'un qui m'attende. Pas de temps pour me morfondre, pour aller mal, pour sombrer en moi-même. J'aurais au moins l'impression de faire quelque chose, et pas d'être une paresseuse. Mais je n'y arrive pas. J'ai toujours du mal à commencer quoique ce soit, l'avance est laborieuse et la fin bâclée. Il y a plein de choses que j'aurais dû faire et que je reporte.
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Je suis confrontée à moi-même, à mon ambivalence. J'ai une obsession malsaine et morbide, incompatible avec la vie en général. Je suis tiraillée entre cette fascination exclusive, absolue et enivrante mais dangereuse et stupide, ou la vie "ordinaire", stable et sûre mais fade et ennuyeuse. Je n'arrive jamais à m'adapter complètement à l'un ou à l'autre, j'oscille sans cesse, tiraillée entre des désirs incompatibles. Comment concilier l'inconciliable, accorder les contraires ? Trouver l'équilibre, le juste milieu ? Mais comment faire quand il s'agit de positions extrêmes ou entières et qu'on a le caractère d'Antigone ? Je ne peux pas tricher indéfiniment et accommoder les choses avec des mensonges faits à moi-même ou aux autres...
Publié par Miss-C à 11:03:02 dans Nothing in particular | Commentaires (0) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)