
"Il m'a souvent semblé que mon plaisir serait d'aller toujours droit devant moi, sans savoir où, sans que personne s'en inquiète, et de voir toujours des pays nouveaux. Je ne suis jamais bien nulle part, et je crois toujours que je serais mieux ailleurs que là où je suis."
Titre et texte : Les vocations, Charles Baudelaire
Image : perso, origine inconnue
Et pour se dépayser, voici un peu de musique. On l'as pas mal entendue cet été, mais je ne m'en lasse pas, il s'agit de la chanson Lake of Udaipur de l'artiste Le Tone (son Myspace et son site) :
Publié par Miss-C à 19:48:11 dans Nothing in particular | Commentaires (1) | Permaliens

La semaine dernière, T. et moi avons regardé le film Into the wild, de Sean Penn, tiré du livre éponyme de Jon Krakauer qui lui-même s'est inspiré de la tragique histoire vraie de Christopher McCandless. Du film, je n'ai entendu que de bonnes, voire d'excellentes critiques, que ce soit à propos des acteurs, de l'image, du scénario, de la musique, etc... Bref, les critiques encensaient le film et étaient unanimes. Evidemment, ça donne envie de se faire sa propre opinion. Dont acte.
L'histoire que narre le film est celle de Christopher McCandless, un jeune Américain qui vient d'obtenir son diplôme avec d'excellentes notes. Mais plutôt que d'aller à l'université poursuivre ses brillantes études, il décide de tout quitter, sans prévenir personne, et de parcourir le pays. Il part de Géorgie et traverse les Etats-Unis pour se rendre sur la côte ouest, puis il va au Mexique et décide finalement de se rendre en Alaska.
Christopher McCandless rejette la société de consommation, il désapprouve le fait d'acheter quelque chose sans en avoir besoin. Par exemple, il n'énerve quand, pour le féliciter de l'obtention de son diplôme, ses parents lui proposent une nouvelle voiture. Puisque celle qu'il a déjà roule bien (même si elle n'est pas neuve), pourquoi en acheter une autre ? Il dénonce le monde d'apparences dans lequel vivent ses parents, et globalement la plupart des gens. C'est pour cela que lorsqu'il quitte son domicile pour changer de vie, il se débarrasse de ses papiers et fait don de son argent à une ONG.

D'ailleurs, tout ce qui est officiel, administratif et/ou bureaucratique le rebute. Il ne comprend pas, par exemple, qu'il faille un permis pour descendre une rivière, et qu'en plus, il y a plus de 10 ans d'attente pour l'obtenir. Il considère que cela est absurde et aberrant et que s'il a envie de descendre le rapide, il peut le faire sans avoir à s'encombrer de paperasserie, la nature appartient à tout le monde.
S'il veut partir, c'est aussi pour voir le monde véritablement, sans les voiles de l'hypocrisie, du mensonge, de l'argent. "Nous dépensons plus pour presque n'importe quel article d'alimentation destiné à faire la joie sinon la douleur de notre ventre que pour notre alimentation mentale."* Il souhaite avoir un autre regard sur ce qui l'entoure, sans ce ce soit faussé par de fausses ou mauvaises valeurs. Il veut également découvrir qui il est vraiment. Tout comme Henry David Thoreau, il aurait pu dire "Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre délibérément. Je voulais vivre intensément et extraire la moelle de la vie. Réduire à néant tout ce qui n'était pas la vie. Et ne pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n'avais pas vécu."*
Au fur et à mesure de son périple, il rencontre des gens différents de ceux qu'il côtoyaient, des gens pour qui le regard des voisins ne compte pas et qui ne dépensent pas leur temps et leur argent à consommer. Il y a le couple de hippies, les campeurs suédois, les gens de l'exploitation de maïs, une communauté hippie, le retraité veuf, etc.

Dans les derniers mois de sa vie, il campe dans un car abandonné dans l'Alaska. Là, il est complètement coupé de l"humanité, il est complètement seul. Pour se nourrir, il chasse le gibier qui passe à proximité, il a avec lui du riz et un livre sur les plantes comestibles. Malgré cela, il s'affaiblit, surtout que ça réserve de riz s'épuise. Il fini par mourir après avoir mangé une plante toxique qu'il avait confondue avec une plante comestible très ressemblante.
Le personnage de Christopher McCandless est, dans le film, un personnage romantique, il meurt pour ses idéaux. Il a un caractère entier, radical, refuse les compromis et est d'une certaine manière impitoyable avec les autres, aussi bien qu'avec lui même. Aveuglé par sa fougue, il ne s'est pas suffisament préparé à ce qu'il l'attendait. "[...] quel danger y a-t-il si vous n'en imaginez pas ?"* Manifestement, il n'avait pas imaginé le danger, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en avait pas.
Le personnage et certes fou et excessif, mais cela n'en donne pas moins l'envie de partir. Après avoir vu le film, on est tenté de lâcher la routine, le quotidien, les études, les grandes surfaces qui nous cernent. On a envie de parcourir les grands espaces américains avec la musique d'Eddie Vedder dans la tête, d'aller de déserts arides de sables et de roches aux déserts immaculés de glace et de froid.

*Walden ou la vie dans les bois, d'Henry David Thoreau, un auteur fondamental de la littérature américaine qui a passé deux ans à vivre isolé dans les bois, de 1845 à 1847.
Images : Into the wild, Sean Penn
Musique : No ceiling, Eddie Vedder, morceau extrait de la superbe BO du film
Publié par Miss-C à 11:44:57 dans Nothing in particular | Commentaires (9) | Permaliens

Grâce à un petit programme placé sur mon blog je peux savoir par quel biais les gens atterissent sur mon blog (je peux aussi avoir les adresse IP). Régulièrement je vais donc jeter un coup d'oeil à l'historique des requêtes et je m'étonne et/ou souris devant les recherches que certain(e)s peuvent faire sur les moteurs de recherches. Voici donc un florilège ces requêtes, l'orthographe d'origine ayant été conservée... :
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Il y a des gens aux idées étranges qui se balladent sur le net ! Mais bon, ça a le mérite de me faire sourire devant tant de bizarrerie, parce que j'aime bien découvrir des mots-clés tordus !
Image : Road in Maine, Edward Hopper (ça n'a rien à voir avec l'article, mais j'aime beaucoup ce peintre)
Publié par Miss-C à 19:48:30 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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