<< Raaaaah ! Saleté ! | "Tout ce que je sais c'est que je ne sais rien" | "La seule certitude c'est que rien n'est certain"" >>

J'ai un petit carnet dans lequel je note toutes les idées de lectures que je trouve dans les magazines, sur Internet ou celles qu'on me conseille. Je viens encore de rajouter quelques titres dans ce carnet. (Comme s'il n'y en avait pas déjà des dizaines !). Quand je rallonge cette liste je réalise un peu plus tout ce qu'il y a à lire, tous les auteurs et les livres à découvrir, et plus largement les films, les chansons, les artistes divers, ainsi que toutes les connaissances historiques, géographiques, philosophiques, économiques, sociologiques, biologiques,... En fait, ça me remet à l'esprit que les savoir est infini, il y a tellement de chose à connaître et apprendre....
J'aimerais tout savoir, bien que ce soit impossible. Je lis des journaux, des magazines, des livres, je regarde des films, j'écoute de la musique, etc..., je dois donc - logiquement - savoir des choses, et pourtant j'ai cette impression d'être ignorante. J'aimerais tout savoir, connaître tous les angles, les influences et chaque aspect de toute chose, être partout, tout le temps, me saoûler de connaissance, de culture, de tout... C'est très frustrant comme désir. Parce qu'en fait, j'aurai beau savoir des choses, tout ce que je pourrais découvrir ne représentera jamais qu'une poussière de tout ce qu'il y a à savoir.
Cette volonté d'instruction, cette faim insatiable de connaissances pourrait être un moteur pour moi, cela pourrait, et devrait, me pousser à sans cesse apprendre, mais en réalité c'est l'inverse qui se produit. J'ai soif d'apprendre, mais je ne bois pas à la coupe du savoir. C'est un peu comme l'Antigone d'Anouilh : comme je ne peux pas tout avoir, je préfère encore me contenter du rien que du peu. Je ne peux pas tout savoir alors je ne fais aucun effort pour apprendre, à quoi bon puisque que je n'en saurai jamais assez ?
C'est un peu étrange comme attitude puisqu'en ne faisant rien j'apprendrai évidemment moins qu'en agissant, je m'en rends compte, mais je en parviens pas à faire autrement. Je suis parfois un peu extrême, contradictoire et irrationelle dans mes attitudes... Ce comportement ne serait pas vraiment important s'il n'avait pas un impact dans la vie quotidienne. En effet, cette attitude se répercute sur mes études, ce qui renforce ma culpabilité. Je sais que je ne pourrais jamais atteindre le niveau le plus élevé, trouver la problématique idéale avec le plan parfait qui englobe tous les aspect d'un problème, le tout rempli d'informations et de reférences et expliqué clairement, alors finalement je me contente du minimum, d'un travail bâclé, sans profondeur, ni réelle réflexion.
Cette volonté d'absolu se retrouve dans d'autres domaines de ma vie où faute de ne pouvoir avoir ni le tout ni le rien l'alterne les phrases où je tends vers le rien et celles où je me précipite vers le trop de manière frénétique et vaine. En fait je sais que j'ai les capacités d'apprendre des tas de choses, et cela dans des domaines variés, mais je ne parviens pas à changer ma manière de penser, à me dire qu'il vaut encore mieux savoir peu de choses que de ne rien savoir. L'année dernière à un oral de partiel, j'ai un peu discuté avec la prof qui m'interrogeait, et elle a trouvé bizarre le décalage entre mon intêret pour les études et mon attitude passive en cours. Il faudrait que je cherche, et trouve, un moyen de d'admettre qu'il y a des limites de ce que je peux apprendre et que ce n'est pas parce que je ne peux pas tout savoir que je dois pour autant me terrer dans une sorte d'ignorance.
"On dit que dionysos devint fou à force d'étudier. Nous ingérions plus d'informations sur le monde, sur ses limites et leur dépassement que nous n'étions sans doute capable d'en digérer. Nous étions trop nombreux à embrasser l'idée romantique de l'artiste fou, du génie qui s'enivre de musique, de mots, de couleurs. Nous voulions être ce génie que l'univers de son esprit a rendu fou. Les couloirs, les routes, les dortoirs résonnaient de vibrations, de fureur, d'exaltation." Piégée, Marya Hornbacher
(Je ne sais plus pourquoi j'ai fait cet article, le but qu'il avait ; en fait je pense que je voulais juste mettre à l'écrit ce qui ce ballade dans ma tête, histoire de poser les choses afin que ça me tracasse moins...)
Image : Lost highway, David Lynch (sur la photo : Patricia Arquette)
Titre : Socrate
Publié par Miss-C à 17:21:41 dans Nothing in particular | Commentaires (17) | Permaliens
01-03-2009 23:08
De Léa Sujet:
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31-10-2007 23:45
De Céleste Sujet:
^^
31-10-2007 23:30
De Miss-C
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31-10-2007 23:08
De Céleste Sujet:
lol
31-10-2007 21:49
De Miss-C
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Céleste ! Url: [Liens]
31-10-2007 12:23
De Céleste Sujet:
^^
31-10-2007 12:13
De Miss-C
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31-10-2007 12:08
De Céleste Sujet:
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31-10-2007 11:59
De Miss-C
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31-10-2007 11:44
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30-10-2007 22:32
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)