<< Journée à Nantes | Les dix livres de mon été, partie II | Vacances été 2007, 17/05/07 - 5/09/07, RIP >>
Voici donc la suite des dix livres qui m'ont marqué cet été. Je doute qu'il y en ait d'autres parce que même s'il me reste encore un peu de vacances, je n'ai plus le courage de lire, je suis épuisée et franchement j'ai lu énormement de livres alors j'arrive à saturation. Enfin bref, revenons au sujet annoncé :
L'obsolescence de l'homme, Günther Anders
C'est le premier livre que j'ai lu une fois les cours terminé. C'est un livre dont le prof de l'UEL de Philo à la fac nous avait parlé au dernier cours et qui m'avait beaucoup intéressée. Donc c'est un livre de philosophie, mais en fait, ça se lit très facilement, on dirait même parfois de la psychologie ou de la sociologie. Divers sujets sont abordés (la bombe nucléaire, l'influence des médias sur les relations humaines, la "honte prométhéenne",...) et tous ces sujets sont d'actualité alors que le livre a une cinquantaine d'années. C'est un livre vraiment très intéressant qui fait réfléchir sur soi et le monde dans lequel nous vivons.
Vent d'est, vent d'ouest, Pearl Buck
Ce livre m'a été conseillé par Pharaonglace en début d'été. L'histoire est celle d'une jeune Chinoise qui va vivre avec le mari qu'on lui a choisi. Ce mari est un Chinois, mais il a été étudier aux Etats-Unis, ce qui fait qu'il y a un décalage entre lui et son épouse qui, elle, a été éduquée dans la tradition chinoise. L'héroïne se retrouve donc tiraillée entre deux cultures : celle dans laquelle elle a toujours vécu et où elle doit obéir à son mari, et celle de son époux qui est une culture occidentale, très différente. Pour pouvoir vivre avec son mari, elle va devoir aller à l'encontre de tout ce qu'on lui a appris. C'est un livre agréable à lire, c'est un choc entre deux cultures au sein d'une même personne.
Tout ce que j'aimais, Siri Hustvedt
J'ai lu ce livre après être tombé sur plusieurs sites et blogs de gens qui l'avaient bien aimé, comme l'histoire avait l'air pas mal, j'y ai jeté un coup d'oeil. Il raconte l'histoire de deux couple new-yorkais qui s'installent dans des appartements voisins et dont on suit la vie sur plusieurs décennies : amour, amitié, travail, enfants,... J'aime beaucoup, on s'attache aux personnages, on s'habitue aux lieux, c'est vraiment un livre dans lequel on s'installe, les protagonistes sont comme des amis, à la fin du livre on a l'impression d'avoir vécu avec eux. En plus le livre est très bien écrit, les mots sont choisis avec soin, les descriptions sont précises,... , tout cela rend l'histoire plus réelle.
L'objet de mon affection, Stephen McCauley
Je suis tombé sur ce livre de la même manière que le précédent : en errant sur Internet où je l'ai trouvé conseillé sur plusieurs sites. Le narrateur est un trentenaire gay qui vit avec un homme avec qui il a une relation sans passion. Par hasard, suite à une fête, il va se retrouver à aller habiter chez une femme qui va devenir son amie. Cette femme ca se retrouver enceinte et elle va demander au personnage principal de vivre avec elle pour élever l'enfant, et en parallèle, celui-ci va recontrer un homme dont il tombe amoureux. Dit comme ça, on dirait le synopsis d'un soap-opéra, mais en vrai c'est agréable à lire, les personnages sont attachants, c'est vraiment bien comme livre, on ne se prend pas la tête dessus. Par contre, j'a lu un autre livre de cet auteur et j'ai constaté beaucoup de points commun avec ce livre, un peu comme si c'était la même histoire dont les détails avaient été modifiés.
Le démon, Hubert Selby Jr.
J'avais déjà lu deux livres de cet auteur : Last Exit to Brooklyn et Retour à Brooklyn (dont est tiré le film Requiem for a dream), et je les avait bien aimé. Le démon, ce n'est pas que j'ai aimé, c'est que j'ai adoré ! En plus d'être un des livres que j'ai le plus appréciée cet été, et est désormais parmi mes livres préférés. Le héros de ctte histoire est un Américain moyen à la vie réglée, fade voire ennuyeuse. Cependant, il a une sorte de colère, de violence en lui. Il apaise d'abord ce besoin en couchant avec des femmes mariées. Mais au bout d'un moment ça ne lui suffit plus, il s'y est habitué alors il lui faut un exutoire plus fort. A chaque fois qu'il trouve un nouveau moyen de calmer son manque, il fini par se lasser et il lui faut quelque chose de plus fort. J'aime beaucoup l'ambiance oppressante de ce livre, l'impression de malaise, quelque chose de malsain.
Il y aurait pu en avoir un onzième : Johnny s'en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, mais je lui ai déjà consacré un article (ici), donc je ne l'ai pas compté ici. Donc voilà pour les dix livres qui m'ont le plus marqué cet été, comme je l'ai déjà dit dans la première partie de cet article j'en ai lu d'autres qui, même si je n'en parle pas ici, n'en sont pas moins bon. En fait, je n'ai pas lu tous les ouvrages que j'avais prévu, mais j'en ai lu beaucoup d'autres, et puis ceux que j'avais et que j'ai envie de lire sont notés dans un petit carnet, donc je finirais bien par les lire un jour.
Publié par Miss-C à 20:42:35 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
13-09-2007 12:14
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13-09-2007 11:08
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01-09-2007 07:27
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31-08-2007 21:15
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
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