Jeudi, j'ai eu mon dernier exposé du semestre. Il était dans le TD Colonialisme et il portait sur l'exposition coloniale de 1931.
Déjà, pour une fois, je m'y suis prise en avance. Enfin, quand je dis "en avance", ça veut dire que j'ai emprunté des livres sur le sujet 3 semaines avant et qu'ils sont ensuite resté 2 semaines et demi sur mon bureau à prendre la poussière.
Enfin, j'ai quand même travaillé. C'était un peu bâclé sur la fin ("à l'arrache" comme le dit Olivier Besancenot en parlant des dernières signatures qu'il a récupéré), notamment la conclusion que je n'avais pas eu le temps de faire. En fait, je voulais la faire pendant le CM juste avant le TD, mais le prof n'est pas arrivé assez en retard, donc j'ai dû me contenter d'une conclusion qui consistait en une demi-douzaine de mots écrits en diagonale sur une feuille.
Apparement, mon exposé était correct, le professeur a même parlé d'un "exposé de grande qualité" avec de "nombreuses informations". Mais bon, avec ce prof les compliments ne sont pas gratuits, il n'oublie pas de casser tout le temps les élèves, il passe 15 secondes sur les points positifs et 7 minutes sur les points négatifs. Et là, il m'a donc fait des reproches qui sont le manque de pertinence de ma problématique et ma première partie, portant sur le contexte, qu'il juge inutile.
Déjà, ça m'a bien fait rire parce que ces deux reproches sont, mot pour mot, les même qu'il m'avait déjà fait à propos d'un exposé que j'avais présenté dans un autre cours que j'ai avec lui. Mais vraiment exactement : le manque de pertinence de la problématique et ma première partie inutile sur le contexte. Déjà, pour la problématique, il devrait s'estimer heureux qu'il y en ait une parce que généralement je l'oublie (ce qui est stupide puisque qu'une dissertation ou un commentaire doit répondre à une question, donc en fait, mes devoirs sont des réponses à des questions qui ne sont pas posées...). Et puis, je préfère une problématique simple plutôt qu'une problématique ampoulée qui fait 6 lignes, avec plein de virgules, et que finalement, on ne comprend pas le sens de la question. Et par rapport au plan, j'ai réussi à retenir au premier semestre qu'une forme de plan classique était "contexte/causes-évènement/conséquences". Alors vu que je me suis inspirée de ce plan pour faire le mien, il est logique qu'il y ait une partie "contexte". C'est débile, des profs nous apprennent des plans avec une partie sur le contexte et d'autres disent qu'ils n'en voient pas l'utilité.
Bon, tant pis, il est trop tard, l'exposé est passé. Et puis, même si je l'ai un peu fait au dernier moment et que j'aurais pu travailler plus sérieusement, trouver une problématique plus pertinente et faire un meilleur plan, je m'y suis quand même investie (involontairement certes) sur le plan psychologique : crises d'angoisse, insomnies, tachycardie,... (il n'y a rien de mieux que d'être réveillée à 1h puis 4h du matin par des crises d'angoisse).
Image : une photo de la réplique d'Angkor-Vat reconstitué lors de l'exposition coloniale de 1931. L'original se situe à Angkor au Cambodge, il a été construit au XIIème siècle par un roi khmer, les Khmers étant un peuple du sud-est asiatique. La reconstitution du temple d'Angkor était le "clou de l'exposition", le temple est d'ailleurs représenté sur l'affiche officiel de l'exposition. (Admirez comment j'arrive à me souvenir de ce que j'ai raconté dans mon exposé à propos d'Angkor-Vat !)
Publié par Miss-C à 12:32:58 dans Nothing in particular | Commentaires (4) | Permaliens
Il y a des choses qui me concernent que j'aimerais changer, voire que je dois changer. Je sais que je peux le faire, je suis parfois capable de réflexion, de concentration et de volonté, mais il y a quelque chose qui me bloque. Je ne sais pas quoi.
En fait, je ne sais pas si ces obstacles sont réels ou s'ils sont imaginaires, ils ne seraient alors que des prétextes à mon inaction. Il me semble que les obstacles sont des deux natures, réelle et imaginaire, mais je me persuade qu'ils sont tous réels, parce que ça m'arrange, et que ça me permet de justifier mon manque d'efforts évident.
Il m'arrive parfois de faire des efforts, mais j'en fais juste assez pour pouvoir chuter suffisement, je gagne un peu pour avoir quelque chose à perdre. Il me semble que malgré l'inconfort de ma situation sur divers plans, je n'essaye pas de la changer parce que les problèmes, la douleurs et les maux divers font que je sens la vie, par des sensations, des ressentis négatifs, mais je me sens vivante. J'ai l'impression que je ne peux pas être complètement heureuse. Je peux l'être, mais dans un temps relativement court, je ne pense pas que je peux l'être durablement. Parce que j'ai toujours l'impression de ne pas mériter ce que j'ai, que je trouve que le bonheur, la joie,..., sont inintéressants et fades.
"J'aurai beau tricher et fermer les yeux de toutes mes forces... Il y aura toujours un chien perdu quelque part qui m'empêchera d'être heureuse..." (La Sauvage, Jean Anouilh)
Je ne sais pas.
Je n'arrive pas à formuler ce que je ressens.
Je sais que je peux arriver à être productive, j'en ai les capacités et la volonté, mais je ne parviens pas à créer le déclic qui me permettrais de commencer à construire quelque chose.
Je n'ai aucune motivation, aucune passion, rien qui me donne envie de me lever le matin. Je suis comme détachée du monde, de la réalité. Je ne m'implique qu'au minimum. Je suis terriblement indifférente à tout. Même quand j'ai l'air de m'intéresser, que je m'efforce de prêter attention, au fond de moi, je sais que c'est faux. Que je pourrais être ailleurs, que tout pourrais être différent, cela n'aurait aucune influence sur moi, ou si peu. A force, j'ai appris comment "jouer la vie", je fais ce qu'on attend de moi, je réagis comme on dois le faire. Mais c'est faux. Je sors le costume adapté à chaque situation et je joue un rôle.
J'ai l'impression d'être moi, mais en même temps, je ne me sens pas moi. Je sais que ce n'est pas clair. Disons que mes goûts me correspondent, je n'essaie pas de suivre une mode, d'imiter quelqu'un, c'est en ça que je suis moi, mais d'un autre côté, dans mes réactions, mes attitudes, je ne suis pas moi. En fait, j'ai du mal à distinguer en quoi je suis moi et en quoi je ne le suis pas, c'est un ressenti plus que quelque chose de concret.
Je voulais clarifier mes pensées en mettant des mots dessus, mais je crois que je les plus embrouillées qu'autre chose.
"Car je ne crois pas que tout va bien par ici
Je veux aller quelque part
Je veux aller vers un paradis
Ne pas m'enfermer dans un parc
[...]
Car cet endroit ne lui disait plus rien
Elle y avait perdu, perdu son chemin"
(Punishment Park, Indochine)
Image : Los Angeles
Publié par Miss-C à 19:12:17 dans Nothing in particular | Commentaires (3) | Permaliens
Je vais raconter un truc qui m'a fait rire hier.
J'avais un TD Colonialisme et le TD se compose de deux exposés que le prof complète ensuite. En début de cours, le prof vérifie que les élèves qui ont des exposés à présenter. L'élève n°1 est là, mais pas le n°2. Le professeur demande alors à la classe si quelqu'un sait si cet élève a l'intention de venir aujourd'hui. Un élève répond que oui, le prof lui demande alors qu'il c'est sûr qu'il va venir, si quelqu'un l'a vu en chair et en os. Un élève répond que c'est sûr qu'il viendra parce que la veille au soir, il était en train de finir son exposé, c'est donc qu'il à l'intention de le présenter.
Un peu plus tard l'élève n°2 arrive et il présente son exposé. Il fait passer des documents qu'il a imprimé dans les rangs. Le professeur lui dit alors, tout à fait sérieusement, sans l'ombre d'un sourire (il devait rire intérieurement), quelque chose dans le genre "Je l'ai déjà dit, mais s'il y a besoin, je peux faire des photocopies, si vous voulez donner les documents aux élèves plutôt que de les faire passer, il suffit de me demander la semaine d'avant. Evidemment, il ne faut pas s'y prendre au dernier moment. Mais bon, vous vous y êtes pris en avance, enfin, je n'en sais rien, je suppose."
Musique : Intervention, de Arcade Fire (extrait de leur dernier album, Neon Bible, que j'ai été acheté le jour de sa sortie, sous la pluie)
Publié par Miss-C à 14:07:41 dans Nothing in particular | Commentaires (7) | Permaliens
Dans l'article précédent, j'ai dit que je ne voulais pas vraiment mettre de chanson d'Edith Piaf extraite de l'album Ma Grand-Mère est une Rockeuse, mais le morceau que je vous propose ici est une reprise tellement originale (et brève, 42 secondes) que je ne peux pas résister à l'envie de la mettre.
Musique : Non Je Ne Regrette Rien, par Bernadette Soubirou Et Ses Apparitions (reprise d'Edith Piaf)
Publié par Miss-C à 12:58:22 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
J'ai découvert il y a peu de temps un CD génial dans la discothèque de mes parents (j'ai de la chance, leurs goûts musicaux sont "écoutables"). En fait, j'étais en train de me ballader sur le site des Wampas (j'aurais aimé qu'ils gagnent la pré-sélection de l'Eurovision, ils sont trop marrants, mais d'un autre côté, c'est peut-être mieux pour leur réputation... ), et en regardant leur discographie, j'ai vu qu'ils avaient participé à un album dont le nom me disait quelque chose.
L'album en question, c'est Ma Grand-Mère est une Rockeuse, sorti en 1992. Sur ce CD, divers groupes reprennent des chansons d'Edith Piaf et de Fréhel. La pluparts des noms des participants ne me disent pas grand chose, il y a bien les Wampas et Etienne Daho que je connais et quelques groupes que mes parents écoutaient quand j'étais petite comme Les Garçons Bouchers, Pigalle et Sttellla, mais pour les reste, ça ne me rappelle rien.
J'adore cet album, chaque groupe ou chanteur s'est approprié une chanson de maière parfois originale (voir article suivant). D'ailleurs, j'ai eu un mal fou pour choisir une chanson afin d'illustrer l'article. Déjà, j'ai éliminé toutes les chansons d'Edith Piaf, parce qu'en moment, on parle pas mal d'elle à cause du film La Môme, alors je ne vais pas accentuer la tendance. J'ai donc choisi :
Musique : Ohé les Copains, par BB Doc (reprise de Fréhel)
(J'ai mis des liens avec les noms de groupe et de chanteur, ce sont des sites officiels, mais quand il n'en a pas, ce sont des pages avec des notices (non, pas nécrologiques !) explicatives ou des discographies, parce que certains groupes sont maintenant disparus ou n'utilisent pas Internet.)
Publié par Miss-C à 12:51:25 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)
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