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NOTHING IN PARTICULAR

There's nothing here but what here's mine

Quand et dans quel contexte Charles Ier a-t-il été décapité en Angleterre ? | 08 décembre 2006

J'aimerais faire quelques remarques à propos des amphis. J'ai très vite remarqué cette année qu'il y avait comme un problème dans leur conception. En fait, les concepteurs ont dû intégrer que le travail, c'est soit la tête soit les jambes. Donc quand ils conçoivent des amphis, ils se disent : dans un amphi, c'est la tête qui travaille, pas les jambes. Donc suite à cette réflexion, amphis conçu ne prévoient pas de place pour les jambes. Je comprends qu'il faille standardiser les sièges et les tables, mais des fois, il y a des petits problèmes. Il y a aussi le problème du trop fort éloignement des sièges par rapport à la table. Soit on se met dans le fond du siège soit sur le bord du siège. Dans le premier cas, on est bien installé on a à peu près de la place pour ses jambes, mais on n'est trop loin de la table pour prendre des notes, ce qui est un peu bête quand on vient en cours. Dans le deuxième cas, on se met sur le bord du siège, on peut prendre des notes, mais on doit mettre la feuille en diagonale sur la table, donner des coups de coude à son voisin et on n'a pas de place pour les jambes. Enfin, ce n'est qu'un détail.

Sinon, hier j'ai eu un devoir d'histoire. J'avais essayé de réviser, je m'y était prise la veille (si, si, c'est vrai en plus), mais au final, il n'y a pas vraiment eu de révisions. Et ça va se ressentir dans la note que je vais avoir. Disons, que je n'ai pas fait toutes questions. Que ce que j'ai fait, je l'ai mal fait, mais ça arrive quand on ne révise pas. J'ai quand même de grandes lacunes parce que les quelques dates que j'ai mises ne sont pas dans le bon siècle (1615 au lieu de 1515 par exemple) et que dans toutes les questions, j'ai mélangé les époques. Je crois que ça passe moyen quand on est en Histoire. En plus, pendant 20 min, je n'ai rien fais parce que j'étais perdue dans mes pensées. Et j'ai failli avoir une crise de fou rire en repensant à ce merveilleux site. En tout cas, il va vraiment falloir que je travaille (c'est bizarre, j'ai comme l'impression de l'avoir déjà dit...). D'ailleurs, j'ai remarqué qu'il existait des livres spécialement conçus pour les élèves sérieuses comme moi, puisque j'ai trouvé L'Histoire de France pour les Nuls et L'histoire de France des paresseuses (voir image).

Pour finir, j'aimerais vous faire par d'une conversation de deux pouffes que j'ai entendu en attendant le bus. Apparemment, l'une d'elle avait été à la campagne pendant le week-end, et elle en faisait un bilan à son amie. C'est ainsi qu'elle a dit qu'elle a dit qu'elle avait vu "un vieux pépé de campagne, tu vois le délire" et qu'elle avait "dû faire marcher [ses] jambes, c'est relou".

Titre : une des (nombreuses) questions du devoir à laquelle je n'ai pas su répondre.

Publié par Miss-C à 12:31:10 dans Nothing in particular | Commentaires (11) |

Since five years | 08 décembre 2006

Il y a des choses que je ne dis pas, que je n'ai jamais avoué à personne. Il est évident que le mieux serait d'en parler aux personnes que je connais réellement, plutôt que de le faire sur un blog où il y a quand même une distance. Mais c'est tout de même un premier pas.

Pour tout dire, j'ai des troubles du comportement alimentaires et une dépression depuis 2002. Ça a commencé par un an et demi d'anorexie mentale, puis du jour au lendemain, c'est devenu de la boulimie (sans vomissements). L'année dernière et jusqu'à cet été, d'autres problèmes se sont ajoutés : automutilations (début 2006), abus de médicaments parfois mélangés avec de l'alcool. Pour ces dernières choses, qui n'ont pas été trop prononcées, c'est à priori terminé, et pour les troubles alimentaires et la dépression, ça s'est amélioré, même si c'est loin d'être terminé.

C'est dur d'en parler parce que j'en ai honte et j'ai peur du jugement des autres. Pour l'anorexie, ça s'est évidemment vu, j'ai été suivie médicalement, mais pas pour la boulimie. Pour cette dernière quand j'ai voulu en parler à ma mère, elle ne m'a pas écouté, ne m'a pas crue et n'a pas compris. Donc, je n'en ai plus jamais parlé à personne.

C'est aussi difficile d'en parler parce que les gens connaissent très mal les troubles du comportement alimentaire, à moins d'y avoir été confronté. Ce n'est en aucun cas une question de volonté, ou une envie de ressembler à telle ou telle star, on ne choisit pas de devenir anorexique, c'est le résultat d'un malaise, d'un problème psychologique. Je ne sais pas pourquoi ça s'est déclenché, probablement parce que j'étais stressé, mal à l'aise, timide, peut-être parce que j'ai eu peur de l'avenir, de ne pas pouvoir contrôler ma vie alors j'ai involontairement choisit de contrôler mon alimentation pour compenser. Et puis la maladie s'est installée, elle me rendait aveugle et insensible aux signaux de mon corps. J'étais euphorique, et je faisais taire la peur et la douleur que je ressentais au fond de moi. Ca s'est soldé par 7 mois d'hôpital, dont 6 d'affilés. Les médecins ont réussi à me faire prendre du poids, mais le problème n'était pas résolu parce qu'ils avaient guéri le corps, mais pas la tête, alors que la maladie a une origine psychologique. Donc, je n'était pas guérie. Ces 6 mois m'ont déconnectée de la réalité, m'ont éloigné de mes amies. Je me retrouvais quasiment seule, alors je suis resté enfermée dans mes problèmes et j'ai replongé.

Et puis un jour, j'ai eu peur parce que j'avais atteint le poids le plus bas que je n'avais jamais atteint. J'étais menacée de réhospitalisation. Alors je me suis dit que je pouvais cesser temporairement le contrôle de mon alimentation, le temps de reprendre du poids. Pour me rassurer, je me disais de toute façon, je contrôle tellement mon poids que je pourrais reperdre n'importe quand le poids que je m'autorisais à prendre. Mais je me suis trompé. Il a suffit que je mange un peu de ce que je m'étais interdit pendant des mois pour que je sombre dans l'autre face des troubles alimentaires : la boulimie (sans vomissements). Il faut savoir que pendant l'anorexie, je contrôlais mon corps à l'extrême, mais il y a des limites, et au bout d'un moment, le corps se rebelle. C'était un moyen d'exprimer mon mal-être, tout comme il y avait eu l'anorexie avant.

J'aurais du en parler, mais je croyait que je pourrais reprendre le contrôle à  tout moment. Et puis suite à mon hospitalisation, j'ai une sorte de phobie du monde médical et je ne leur fait plus confiance. Donc je n'ai rien dit. J'ai essayé d'en parler sur un blog, mais ça n'a pas du tout été une bonne idée. Alors je n'ai rien dit. Mes parents savent que je suis boulimique, mais on n'en parle pas, ils font comme s'il n'y avait rien, bien qu'il y ait des sous-entendus. En tout cas, depuis que tout a commencé, mes parents ne me font plus confiance, ils me surveillent, fouillent mon ordinateur, ma chambre,... Le climat est plutôt tendu et étouffant, ce qui n'améliore pas mon état. En tout cas, le fait d'être à la fac m'aide un peu parce que je suis un peu plus libre et ça me fait du bien. Je suis encore loin de ne plus avoir de problèmes, je suis toujours plus ou moins dépressive, j'ai des problèmes avec la nourriture et avec mon apparence, mais je me sens tout de même globalement un peu mieux.

J'en parle ici parce que ce blog est un nouveau départ, alors je dis les choses clairement parce qu'après tout, ces années de problèmes font partie de mon identité. Et puis c'est dur de se taire, d'avoir le poids de ces problèmes à porter, même si ça va mieux aujourd'hui, alors je pense que c'est le moment d'avouer. Si je veux prendre un nouveau départ, je dois faire table rase du passé et dire ce que j'avais caché. J'espère que ça ne va pas changer l'opinion qu'on a de moi, ni que certains sujets vont être évité en ma présence, parce que j'accepte mes problèmes, et ça me dérange beaucoup moins d'en parler (je ne vais pas le crier sur les toits et le faire savoir à tout le monde non plus). De toute façon, ça ne change pas ce que je suis, parce que ça a toujours fait partie de moi.

/!\ Cet article sera sûrement mis hors ligne

Publié par Miss-C à 11:51:13 dans Nothing in particular | Commentaires (8) |