<< Procrastination ante-partiels | 8 mai 2009 | 11 mai 2009 >>
I-naked, Malibu Stacy
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Les grandes vacances. Frapper quelqu'un déjà à terre. Cappuccino. The Edukators, Hans Weingartner. "Réenchanter le monde pour le sauver." L'épuisement physique et l'épuisement moral. Not dark yet, Bob Dylan. L'autodestruction comme illusion salvatrice. 3 mois, 13 livres et 21 livres. Control, Anton Corbijn. Grandes vacances. Les hommes ont-ils tous les mêmes préférences et fantasmes ? Incertitudes de l'avenir. Malheureuses certitudes du présent. Commencer à réviser le jour même de l'examen. Klimt, en-dore-moi ! 36 degrees, Placebo. Quatre cauchemars et réveils dans la nuit. Aller faire des galipettes au risque d'arriver en retard en partiel. N'être claustrophobe que dans les salles de partiels. "Oh regarde là- bas, du papier Milka ! Euh... Oui oui, je t'écoute aussi, je n'écoute pas que mon estomac." Kir-Regina-Tiramisu-Diabolo menthe. De restos en bars, la ville la nuit. Le soleil donne à minuit. Le ballet des ambulances. L'ivresse de liberté dans l'air et de l'alcool dans les veines. Les belles chaussures font mal aux pieds. "A friend in need's a friend indeed" (Pure morning, Placebo). Spacescalope. L'art de Klimt est-il bling-bling ? Plus de cours d'Histoire. Les cheveux longs de Brian. Encaisser les coups. "De toute façon le seul moyen de se faire entendre c'est de tout casser, la violence est la solution !". Pouvoir procrastiner sans culpabiliser. On se donne rendez-vous dans dix ans... au Pôle emploi. De toute façon on va tous droit dans le mur.
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Les serpents d'eau II, Gustav Klimt
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"Mais son jugement me transperçait comme un glaive et mettant en question jusqu'à mon droit d'exister. Et c'était vrai, je m'en étais toujours rendu compte : je n'avais pas le droit d'exister. J'étais apparu au hasard, j'existais comme une pierre, une plante, un microbe. Ma vie poussait au petit bonheur et dans tous les sens. Elle m'envoyait parfois des signaux vagues ; d'autres fois je ne sentais rien qu'un bourdonnement sans conséquence."
"Mais cette richesse tournait en confusion et finalement ça n'était plus rien parce que c'était trop. Ce moment fut extraordinaire. J'étais là, immobile et glacé, plongé dans une extase horrible. Mais, au sein même de cette extase quelque chose de neuf venait d'apparaître : je comprenais la Nausée, je la possédais. A vrai dire je ne me formulais pas mes découvertes. Mais je crois qu'à présent, il me serait facile de les mettre en mots. L'essentiel c'est la contingence. Je veux dire que, par définition, l'existence n'est pas la nécessité. Exister, c'est être là, simplement ; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire. Il y a des gens, je crois, qui ont compris ça. Seulement ils ont essayé de surmonter cette contingence en inventant un être nécessaire et cause de soi. Or aucun être nécessaire ne peut expliquer l'existence : la contingence n'est pas un faux-semblant, une apparence qu'on peut dissiper ; c'est l'absolu, par conséquent la gratuité parfaite."
"- Je le sais. Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la passion. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice : si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterais plus jamais."
La nausée, Jean-Paul Sartre
Publié par Miss-C à 09:46:07 dans Nothing in particular | Commentaires (4) | Permaliens
09-05-2009 19:15
De Miss-C
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09-05-2009 18:22
De Lucas Sujet:
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09-05-2009 18:21
De Lucas Sujet:
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"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)