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Les iris, Vincent Van Gogh
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C'est tellement facile de faire semblant, de jouer un rôle. Au début c'est difficile et épuisant, ça demande un effort énorme pour ne pas laisser transparaître ce que l'on est en vrai, ce qu'on ressent au fond. Puis cela vient naturellement au bout d'un moment, on donne l'impression d'être "ouverte, "joyeuse", "bien" quand bien même on ne l'est pas et/ou qu'on se sent étouffée, asphyxiée, morte à l'intérieure. Et j'en arrive même à jubiler de si bien jouer mon rôle, c'est comme un tour de prestidigitation sauf que le public ne le sait pas. C'est de plus en plus facile, la transition se fait instantanément, ne rien montrer, être blindée. Et finalement cela devient une seconde nature, ce n'est pas la vérité, mais c'est un mensonge qui vient naturellement. Tellement que parfois j'y crois moi-même.
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"C'est infiniment plus grave que ça, tout simplement. Si vous voulez, imaginez que vous découvriez un miroir brisé, retrouviez tous les morceaux, les éclats, les minuscules petits fragments, et qu'avec toute la patience et l'habileté nécessaires, le recolliez entièrement, il serait encore couvert d'une toile d'araignée de fissures, ce serait toujours une version inutile et rafistolée de ce qu'il a été autrefois, qui ne donnerait que des reflets fragmentaires de quiconque viendrait s'y mirer. Il y a des choses qu'il n'est plus possible de réparer."
Prozac nation, Elizabeth Wurtzel
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Il y a des films qu'on regarde par hasard, sans jamais en avoir entendu parler, sans avoir lu le synopsis, et ce sont des films qui finalement marquent. Ca m'était déjà arrivé avec Ma vie sans moi d'Isabelle Coixet, et cette fois-ci c'est avec Se souvenir des belles choses de Zabou Breitman. Je ne l'ai regardé que parce que je n'avais rien d'autre à faire et finalement on en ressort changé, le film a su saisir quelque chose de subtil et d'inattendu. Ce n'est pas forcément un grand film, mais c'est un film qui fait qu'on se sent différent quand même. Et j'ai bien aimé Les chansons d'amour de Christophe Honoré aussi, mais là je m'y attendais un peu. Par contre j'ai été un peu déçue par I'm not there de Todd Haynes, pourtant de lui j'avais absolument adoré Velvet goldmine.
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Cigarettes et chocolate milk, Rufus Wainwright
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"Personne ne peut longtemps présenter un visage à la foule et un autre à lui-même sans finir par se demander lequel est le vrai." (La lettre écarlate, Nathaniel Hawthorne) Pas faux. Ca pourrait même être vrai. A force de vouloir maintenir les apparences j'ai plaqué un masque sur mon visage et à force de me conformer à ce rôle, j'en arrive à ne plus savoir où est le moi là-dedans, ce que je veux, ce que j'aime, etc. J'agis comme le moi d'avant l'aurait fait, sans savoir si le moi d'aujourd'hui le veut vraiment, j'agis comme je suis censée le faire, j'agis aussi comme ni l'ancien ni le nouveau moi ne l'auraient jamais fait. Et finalement, je ne sais plus qui je suis.
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La traduction d'un article très intéressant de Nicholas Carr à propos du fait qu'Internet change notre manière de penser, mais plus largement, la manière dont nous pensons.
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"A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils, tous les chemins qui me sont passés à côté, à tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils, à tous ceux que je n'ai pas été, aux malentendus, aux mensonges, à nos silences, à tous ces moments que j'avais cru partager, aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense, à celles que je n'ai pas osées, à nos actes manqués, aux années perdues à tenter de ressembler, à tous les murs que je n'aurais pas su briser, à tout c'que j'ai pas vu tout près, juste à côté, tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer, au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus, aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés, tous ces mots que d'autres ont fait rimer et qui me tuent, comme autant d'enfants jamais portés, à nos actes manqués, aux amours échouées de s'être trop aimés, visages et dentelles croisés justes frôlés, aux trahisons que j'ai pas vraiment regrettées, aux vivants qu'il aurait fallu tuer, à tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard, à tous les masques qu'il aura fallu porter, à nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs, aux peurs impossibles à échanger, à nos actes manqués."
A nos actes manqués, Jean-Jacques Goldman
Publié par Miss-C à 21:09:30 dans Nothing in particular | Commentaires (6) | Permaliens
14-05-2009 18:25
De Miss-C
Sujet:
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14-05-2009 09:43
De Swan' Sujet:
°Argh° Url: [Liens]
14-05-2009 05:22
De Soleil Noir Sujet:
Nous avons les mêmes goûts en peinture : Klimt, Van Gogh ...
13-05-2009 21:34
De Miss-C
Sujet:
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13-05-2009 19:25
De Beside Sujet:
:-/
13-05-2009 15:48
De wendy Sujet:
uhm uhm :) Url: [Liens]Contact me
"Elle cherche quoi faire de sa vie entre soif d'absolu et peur de la déchéance."
"Elle est perdue avec elle-même, perdue avec le monde. Elle exige trop d'elle-même, trop du monde."
(Alain Rémond)