Publié par Chaminou à 01:56:43 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (8) | Permaliens
Aujourd'hui, j'ai sillonné, le ventre lourd et l'âme en peine, les rues de ce Lille qui sut me charmer il y a de cela quelques années. Années au cours desquelles je me souviens avoir progressivement perdu une "amie", laquelle avait pour moi le tort de vouloir pricipalement vivre dans le regard des hommes. Cette tendance (qui lui faisait par ailleurs perdre de vue le reste), ainsi que son compagnon qui, paraît-il s'intéressait à moi, ont fini par nous séparer pour de bon. L'instigatrice d'un désir feint dont je fus par définition jugée seule responsable m'avait de prime abord bêtement culpabilisée, puis fait prendre conscience des perceptions et autres conditionnements qui pouvaient polluer la vie de mon accusatrice. Victime, comme on aurait pu le prédire, des insatiables humeurs de celui qu'elle semblait vouloir se garder l'exclusivité, la voilà qui, aux dernières et hasardeuses nouvelles, persistait à se dire qu'il était - malgré tout (et l'on notera le "tout" en question qui, connaissant le personnage, en dit plus long que tout le reste) - grand temps pour elle de vivre en couple et de fonder une famille. Après avoir sorti les dernières statistiques en date pour se rassurer ("Suis-je dans les temps où dois-je déployer une stratégie à la Bridget ?!"), il semble d'usage d'éloigner tout ce qui peut être perçu comme une concurrente potentielle (ce qui au passage, est tout à fait me connaître), seule chose à laquelle je souscris des deux pattes, lasse d'avoir à répéter deux mille et sept fois les mêmes évidences...
Je ne vous cache pas, une fois de plus, mon amertume. Mais il ne s'agit pas là d'accuser le contrecoup en agonisant véritablement qui que ce soit sans se poser quelques questions, notamment relatives à l'étendue de ce système patriarcal, lequel continue à distiller insidieusement des comportements qui, on le sait, tendent à me faire méditer. Pour moi, il est pourtant plus que temps d'être solidaires, et nous devons passer outre cette pseudo-rivalité qui, de tous temps ou presque, a visé avant tout à nous diviser.
Il est par ailleurs évident que j'aurais voulu que cette personne comprenne que je ne souhaite aucunement ce type de relation malsaine et chronophage, pas plus que je ne rêve d'ingurgiter les notions de propriété et d'exclusivité qui, si elles peuvent se justifier parfois, m'ont lassée à tout jamais rapport à cette tranche de vécu en particulier.
Publié par Chaminou à 02:45:12 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (21) | Permaliens
Publié par Chaminou à 19:43:32 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (8) | Permaliens
Publié par Chaminou à 23:02:28 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Chaminou à 19:59:27 dans Transitudes & tergiversations publiques | Commentaires (0) | Permaliens