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Transitudes & tergiversations publiques

Chatte échaudée craint l'air du temps...

Princess | 28 décembre 2006


Étrange titre que celui-ci ? Rassurez-vous, mes agneaux, je ne vous "parlerai" pas de bergère rêveuse en attente passivistique du Prince Charmant (Priiince avant tout, le rang fofial, c'est important) ou de produit Hérenbiesque, genre musical qui ne me parle guère... Il y a déjà assez d'articles sur cela coincés dans la grande toile et je ne suis guère au fait de ces thématiques aimées. Je vous sens bien déchu-e-s, mais vous n'êtes pas au bout de vos peines car j'ai décidé d'approfondir (permettez-moi l'infinitif) mon militantisme rapport à ce qui suit.

Plus cynophile que cinéphile, je rate certainement bon nombre de daubes : dans un sens, c'est tant mieux pour moi (et puis, je tiens à mes économies, non mais). Cela dit, j'aurais vraiment aimé pouvoir visionner ce film {on en parle ici, par exemple > http://www.filmfestival.be}

Quelques déclarations d'Anders Morgenthaler - metteur en scène - que je trouve très justes.

-*-

"Avant, le porno faisait partie de la libération sexuelle, il prenait part à la révolution. Mais cette industrie est depuis longtemps devenue lucrative, il s'agit d'abord d'abuser des gens."

"Participer dans un film porno peut avoir des conséquences fatales. Comment les hommes peuvent-ils se convaincre que c'est excitant ou s'allumer de désir ? Comment les hommes peuvent-ils rester assis à se branler quand on sait que les modèles de porno sont considérés pour le restant de leur vie comme des parias ?"

"Il faut vraiment être très bête ou avoir une très forte capacité à oublier qu'il s'agit des êtres humains, pour pouvoir jouir d'un film porno. Il faut être complètement crétin pour s'imaginer que c'est un boulot de rêve de se faire baiser par quatre hommes lorsqu'on est enceinte jusqu'aux dents."

"Je ne suis pas scandalisé. Je ne suis pas un puritain nouvelle mouture. Mais j'ai mes opinions, et je n'en peux plus de cette indifférence "libérée" vis-à-vis de la pornographisation".

-*-

Comme quoi, il existe aussi des gens bien. Enfin, je veux dire, des HUMAINS lucides, créatifs, & qui prennent du recul rapport aux dérives de notre société en refusant de cautionner l'impensable. Cela vous semble normal, voire évident ?! Sachez que c'est loin d'être le cas pour tout le monde, et que j'entends plutôt dire que le porno est coooooool*, et qu'il faut qu'on arrête de tout diaboliser, coincé-e-s que nous sommes (ah bon). Pourtant, j'aime beaucoup les ÉCHANGES sensuels et sexuels, ainsi que le PARTAGE. Cependant, il me semble, le X, c'est tout le contraire de cela : brutal, misogyne, d'un goût plus que douteux, dénué de respect, d 'imagination et de fantaisie, bref... Totalement aliénant.
Ou désséchant, si vous voulez.

Remarquez, tout cela ne serait pas si terrible (bon nombre de productions - pas forcément à caracère pornographique - se présentent sous le même angle) si nous ne prenions pas en compte les désastres humains que cette INDUSTRIE (le terme est aussi bandant qu'un gode ceinture ou un sein silly conné) à la c... entraîne dans son sillon principalement motivé par le Grand Dieu Fric. Eh oui, nous y voilà. Pour lui, on serait prêts à tout, & surtout au pire**. Alors ziva, écarte les cuisses, fais bander l'autre porc et crève dans l'indifférence la plus totale, sac de foutre interchangeable. Non, je ne suis pas haineuse, seulement révoltée. J'espère que vous comprendrez cela. Sinon, tant pis, j'ai l'habitude.

Voilà, tout ça, c'est ce que je pense depuis longtemps. Ce qui cogite dans mon fort (à hublots) inférieur mais que je ne m'autorise pas souvent à dire, par crainte des réactions disproportionnées ("Mais ouais, t'es aigrie ou quoi ? Tu dois être grosse et moche (cherchez pas le rapport ;o)) pour sortir ça. Mal baisée, va, faut toujours que t'exagères, toi. En fait, tu rêves de tourner des pornos mais tu peux même pas (> very dick, z'vous zure !)"), ou des changements brusques de conversation ("Ah, tiens, au fait, t'as pas faim, là ?" > Si, si : après tout ce qui me pèse sur le cœur, je meurs d'envie d'un bon saucisson de cheval. Rapportez-moi la bassine, après. Burf, me demande bien ce que je fous dans ce monde, parfois). Ce blog est pour l'instant le seul espace que je m'octroie pour mes coups de bouche (je sens que je choisis mal l'expression). Alors vous me trouverez sans doute ridicule, mais j'aspire simplement à un monde LIBRE, sans violences physiques ou psychologiques, régi par le Respect & par le Désir (réel et réciproque, tant qu'à faire)... Mais surtout pas de ça.

Oh, mais, quelqu'un-e a vu ce film ?

Cha*

* Non, il n'y a pas de porno cool. Cette industrie est une MERDE. Une merde perverse et mutilante (si, si : c'est possible), qui en fait de jouissance, gâche bon nombre de vies.

** Pas grand chose à voir avec le sujet, mais j'avais ça dans la tête en pensant au dieu Fric > http://www.paroles.net/chansons/31447.htm. Tout de même mieux que TRYO, non ? ;o) Désolée pour le lien inactif, mes options de mise en forme sont on ne peut plus limitées en ce moment (?!).

Publié par Chaminou à 13:45:13 dans Anti-porno, tu perds ton sang frôa | Commentaires (5) |

Une ville de ma région | 28 décembre 2006


On précède par « Pas de » le nom de mon ancien département comme si certains voulaient nier l'existence et la situation de cette ville.

Par un drôle de jour de Juillet, je tente de rétablir l'équilibre. Capturée par mes soins, voici donc Calais, 78170 habitants, premier port voyageur français et second au monde. À part ça ? Euh...

Pas grand-chose hors transits et voyageurs pressés d'un milieu bien distinct. Sans cesse hèlent les côtes anglaises et pourtant, la plupart des calaisiens n'ont jamais dû quitter leur cité. Il y a deux mondes ici. Ou peut-être même davantage.

Tout cela et moi, la paria solitaire, mais de passage aussi.

Appartements dépouillés, devantures moribondes : on croirait une cité déserte beauf seventies, à en voir les « vestiges ». Des familles, des landaus, poussés par des filles mères, à perte de vue, pourtant. Lesquelles ondoient dans ces rues mortes et sales. Peu de services et de boutiques : j'ai mis un temps fou à me trouver ne serait-ce qu'un simple croissant.

Près du port, quelques malheureux pêcheurs m'interpellent. Leurs deux ou trois étals ne font même pas tourner la tête aux touristes.

Une fête foraine (« ducasse », comme in dit ichi) un peu plus loin. Les réfugiés de Sangatte y traînent, moribonds, packs de bière à la main. Après une longue marche sur la plage, je retrouve un beffroi altier, six bourgeois d'un autre temps, et quelques échoppes à touristes. Dentelle de Calais ? Laissez-moi rire.

Publié par Chaminou à 01:26:31 dans Pussy mystique powa | Commentaires (1) |

Ben vivement Janvier... | 27 décembre 2006

Publié par Chaminou à 17:00:35 dans C'est fait, Eric | Commentaires (0) |

Effroyables statistiques | 15 décembre 2006

Comme vous vous en doutez, il est très difficile de témoigner après un viol, ne serait-ce que par écrit. Cela dit, je suis partisane de l'aveu public, tout simplement parce-que je pense qu'étouffer l'affaire n'est pas la bonne solution, et que feindre l'oubli sera tôt ou tard forcément douloureux pour la victime.




Cependant, les réactions ne sont pas toujours à la hauteur des espérances de celle ou celui qui a le courage d'en parler. Selon une récente étude réalisée par mes soins douloureux :




- 58% s'en foutent (Bah ché comme cha, ché lô vie hiiin, pis on peut pas porter toute la misère du monde sur nos épaulettes, gnagna > C'est ça, va allumer le Bigdil et détends-toi, t'as raison).




- 16% nous culpabilisent (Ouais, mais bon, t'aurais pu te débattre si ça te déplaisait vraiment, hein ! Pis comment qu't'étais habillée d'abord ?! > C'est sûr que si je me couvrais toujours d'une burqa et que je ne sortais plus du tout de chez moi (on n'est jamais trop prudent), j'emmerderais pas ces gens là à me plaindre inutilement).




- 6% défendent leur propre sexe, comme si là était la question (Mais tous les hoooommes sont paaas comme çaaaa tu saaaais (parfois suivi d'un T'es quand même drôlement agressive, bordel (recensé aussi dans "culpabilisation", selon les cas de figures) !) > OK, merci de m'apprendre la vie : je pensais en effet qu'au fond de chaque homme, une brute sodomite & sanguinaire somnolait. Me voilà rassurée. Burf !)




- 17% font semblant de s'émouvôar (Oh, mon amiiiiie, si j'avais été là je l'aurais démoliiiiiiiii > à noter que 50% de ces tartuffes en puissance sont des dragouilleurs malsains qui profitent de la faille avouée pour tenter d'introduire, euh... Une formidiable atmosphère fraternelle).




- 3% sont réellement révolté-e-s . Et ça, pas besoin de dessin ou de guimauve du marché de Noël de Wattrelos, on le sent, on le sait. Je remercie ces personnes du fond du cœur, et il est certain que je ne les oublierai jamais.

Publié par Chaminou à 17:33:58 dans Passez-moi la bassine | Commentaires (5) |

Horroroscope | 14 décembre 2006


Un mythe s'écroule ; là, sous vos yeux ébahis d'internaute à la dérive. Non, Chaminou ne dévore pas QUE les Chants de Maldoror en Croate & le Monde Diplomatique sans les images. Il lui arrive aussi - entre autres - de se délecter à la lecture de ces cowneries (la faute aux journaux gratuits qui nous abreuvent d'inutilités notoires, naaan maaais !). Quand j'vous dis que j'ai aussi mon côté pouffe...

Pour info - et on va le noter parce-que c'est important - je suis Verseau, atypique solitaire (c'est souvent lié) par excellence, grande Idéaliste à la noix de cajou. Comme chacun-e sait, mon Ère est terminée. Out le félin avarié, et ziva que je cède la place. C'est normal. & voilà pour exemple ce qu'il dit pour aujourd"hui, l'autre de chez Lille Pluche, suivant trois thématiques fon-da-men-taaales harmonieusement réparties :

TRAVAIL : Restez ferme quant à vos choix, au risque de vous disputer avec votre propre entourage.

> Mmmh, "problèmes de communication au sein de l'entreprise" ?! Voilà ce qui vous inspire, Mesdames et Messieurs les horoscopeurs ? Ben dites-donc, fallait la pondre, celle-là. Cela dit, je m'en tamponne le coussinet, je travaille pas (enfin, pas officiellement, alors ça compte pas : z'avez qu'à demander aux gens, vous verrez ;o)).
Sinon, c'est clair qu'il faut apprendre à savoir dire NON, merci du conseil. Claire, je l'ai d'ailleurs été avec mes parents tout à l'heure, et même s'ils n'ont pas tout à fait voulu m'entendre, au moins, ils ne me reprocheront pas de ne pas avoir justifié pour la 76858651890 ème fois mon refus de fêter Noël en fômille ainsi que ma propre (ou sale, j'ai aussi mon côté cochonne) façon de fonctionner dans la vie. J'ai l'air d'une mégère, comme ça, mais je vous assure qu'il m'a fallu me battre et en rebattre (des esgourdes) pour affirmer mes choix, choix qui par ailleurs ne changent absolument rien au bon déroulement du quotidien de tout un chacun (voilà d'ailleurs pourquoi je me permets de les appliquer à présent).

AMOUR : Vous vous sentez lésé-E (je rajoute) et trompé-E (autant la rumeur du "c'est toujours ces p*tains de gonzesses qui lisent ces foutus horoscopes à la c..." est toujours d'actualité, autant l'accord final est toujours oublié, ce qui est, entre nous, la preuve d'un non-respect total des futures lois conjugales en vigueur). Il est donc important de tout mettre à plat et de provoquer une franche explication

> Décidément, ils/elles y tiennent, au côté franc-jeu ! Bon, je suis bien d'accord, mais si dans l'absolu on aimerait sans doute pouvoir tooout dire à celles & ceux qu'on aime (supposons), on a toujours du mal à expliquer ce qui nous déçoit et nous blesse en réalité. Complexitudes de la vie ! & Chaminou, la Grande Idéaliste (voir plus haut, Elisabeth Teissier confirmera à l'occasion) qui voudrait tant de choses fortes et de sincérité, transparence et solidarité blabla (je sais : ces principes sont totalement dévoyés tant ils frôlent parfois le bisounourrsisme aïgu sauce coulis à la rose de Mai. Même le capitalisme s'en met plein la soucoupe, c'est dire) que vous pouvez pas vous imaginer à quel point, s'en retrouve forcément bien déchue. Un mal-être qui parfois lui cogne le cœur, et via lequel il faudrait qu'elle travaille... Mais comment ? Forcément en mettant les choses à plat ?

SANTÉ : Manque de tonus. (et PAF, prinds chô dins t'gif)

> Humbles Verseaux lithaires, nous voilà bien "mal en point", si j'ose établir une comparaison avec les autres signes du zodiaque ! Alors soit, j'avoue avoir un gros ven-ventre qui me fait souffrir ainsi que d'énormes problèmes de mémoire (dûs essentiellement à mes soucis). Mais je me trouve encore bien tonique pour mon âge, vraiment. Certes, il me faut mes vingt-trois heures de sommeil par jour ainsi que mon jus de blette aux écorces de guêpe pour pouvoir tenir lors de mes réunions endiablées, néanmoins, j'assure. Enfin, je crois.Comme quoi même les magouilleurs horoscopeux de mes deux ovaires sots astrologues peuvent parfois se tromper. Ce qui nous décomplexe, assurément.

Publié par Chaminou à 23:06:48 dans Ma pauv'fille... | Commentaires (0) |

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