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Pour rejoindre la Canebière depuis Lille, le Rouget avait bien plus d'un tour dans la Manche, mais s'y sachant attendu, par les chalands et les dragues des chaluts, il se trouva un passeur Mélomane des rivières, la Truite qui lui laissa pour mot de passe D957.
N'y voyant aucun mauvais cygne, pas plus que vautour de malheur, il prit la voie des rivières, et s'en arriva dans le sud, à Nîmes, où ses contacts étaient un couple local, une morue et sa patate. Impressionné par ce métissage, (qui a déjà vu l'effeuillage d'une morue saura comprendre), le Rouget en était ragaillardi. Et le voilà un beau matin qui arriva à Marseille.
Comme il se passait toujours ce qui était convenu, c'est sur la plage du Prophète, que le Rouget croisa une frégate, qui se trémoussait de ses atours rouges, qui serait ceux du Rouget après sa petite mort.
« Ma Sardine ! »
« Mon Rouget ! »
Et ils partirent en Renault sur les routes de France. C'étaient les années soixante. Et les voitures faisaient vraiment boîte de sardines.
Publié par Duck La Bouee à 15:13:35 dans le canard marrant | Commentaires (1) | Permaliens
« ... Quand tous, de chaque côté, se furent rangés sous leurs chefs, les Troiens s'avancèrent, pleins de clameurs et de bruit, comme des oiseaux. Ainsi, le cri des grues monte dans l'air, quand, fuyant l'hiver et les pluies abondantes, elles volent sur les flots d'Okéanos, portant le massacre et la Kèr de la mort aux Pygmées. Et elles livrent dans l'air un rude combat... »
Illiade, Chant III
J'en avalais de travers. C'était finalement après tout super dangereux une grue !!!
Tu m'avais dit « tit'amour, remonte-moi le moral », alors j'étais parti chercher une grue, mais je tombais d'abord sur un héron, qui s'appelait Petit Patapon et qui faisait l'unijambiste sur une seule échasse.
Pas échassier pour un sou, parce que trop palmé, j'ai continué à me promener par le marais. Il y avait bien une poule qui faisait le pied de grue, mais de grue, point. A la question, c'était quand tout ça, je pourrais répondre à peu près hier. A la seconde question, c'est quoi le rapport avec les rivières, je pourrais répondre, la grue hier c'est plein de trous !!!

Publié par Duck La Bouee à 17:17:27 dans le canard marrant | Commentaires (0) | Permaliens
Il était une fois un canard qui allait plus vite que l'éclair, comme tous les mâales de sa famille l'avaient été avant lui. S'il était rapide pas tradition, il était tête en l'air pendant les migrations. Ce qui de fil en aiguille, nous emmène un conte cousu de fils blancs.
Ah la vache, dit-on au pays des sacrées.
A l'heure des transhumances, justement, de l'estivage en plein air, il se perdit en route, et quand tout le monde voletait vers l'Afrique, celui-ci de déboussolages en azimuts bordéliques, arriva courbé à Bombay, ou en Delhi de fuite.
Ah la vache, dit-on au pays des sacrées.
Un bain de bec dans le Gange quand la faim le démange, le Canard fait le touriste et pour les touristes pose, malgré les mariages qu'on lui propose : « Canard viens épouser ma poudre de curry, Canard vient donc tâter du tandoori ! »
Ah la vache, dit-on au pays des sacrées.
Mais le Canard savait ne pas rester en place, et toujours il échappait aux rêves de sauces grasses. Il était si rapide que plutôt d'être délectable, le canard était un intouchable. C'est ce qu'on appelle l'héritage mâale.
(Cette histoire n'a été écrite que dans le but pervers de caser ce jeu de mot minable... Ne vous attendez donc à aucune suite...)
Ah la vache, dit-on au pays des sacrées.
Publié par Duck La Bouee à 11:53:01 dans le canard marrant | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Duck La Bouee à 10:18:11 dans le canard marrant | Commentaires (0) | Permaliens
Et quand le canard vanne passe, les chiens aboient. Quelques fois, on le cuisine au Carambar.
Il ne fait rire personne, ses blagues sont périmées. Il a été clown au pays des porcelaines tristes. Quelques fois, on le cuisine au Carambar.
Publié par Duck La Bouee à 17:21:52 dans le canard marrant | Commentaires (0) | Permaliens
Coin coin attitude