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Mais c'est toujours dimanche quand on a dix bras. Ça peut être bien d'être cinq pour avoir dix bras. C'est toujours dimanche à deux et trois. Deux p'tits gars, une fille, toi et moi. Ça fera toujours dimanche quand on aura dix bras.
Dilettante totale et songes de petit dèj à l'hôtel familial. Des agrumes et des zestes. Viennoiseries et viennoises miettes. Valses matinales voire déboulés de galipettes. C'est vraiment dimanche quand on a dix bras. Pas besoin d'être cinq pour avoir dix bras. Rêvasser le dimanche suffit amplement des fois.

Publié par Duck La Bouee à 11:22:50 dans le canard battant | Commentaires (3) | Permaliens
Hum... de la confiture (quoique non pas tant que ça)... hum du placard...
D'où cette citation de Roger La Ferté :
"Cave: on y descend pour se remonter".
Publié par Duck La Bouee à 16:45:18 dans le canard battant | Commentaires (0) | Permaliens
Reste-t-il du café dans la poêle, ou faut-il en refaire griller ?
Le temps se refroidit, je me refais des films d'îles.
Publié par Duck La Bouee à 16:40:37 dans le canard battant | Commentaires (7) | Permaliens
Tu as bu, et j'ai repris un verre, j'ai causé en soufflant sur le thé qu'était trop bouillant. Je me suis énervé parce que je ne savais pas quel train prendre, ni dans quel couloir tourner. Parlons couloir, (ou cuisine tôt le matin), tant qu'il reste quelque chose à descendre à la cave, pour les cas d'urgence, et d'alerte au feu sans Canadair.
La tour Montparnasse prend l'ombre, celle de l'alliance le jour, avec des trains qui sifflent. Pour l'une. Pour l'autre.
J'ai traîné sous le ciel, derrière les rideaux, sous la pomme de douche, en attendant la famille, en se perdant bras dessus dessous, en se garant sur les marchés itinérants.
J'ai traîné, je traîne pas mal encore. Je ne suis jamais à l'heure.
Publié par Duck La Bouee à 16:50:22 dans le canard battant | Commentaires (0) | Permaliens
Ça se dit pas bouillonement...
Pendant ce temps sur le piano de cuisine, le dos du plan de travail, des traces de farines, des soucis de pétrin, à la fenêtre, de la lumière qui décline, c'est le soir, et le bouille-bouille de l'eau...
Ça se dit pas bouille-bouille...
Pendant ce temps sur le piano de cuisine, les cris des enfants sont bien loin, et un ketchup qui traine, je lui appuierai bien les hanches, une goutte sur la figure du doigt, et le bouibouille de l'eau...
Ça se dit pas bouibouille...
Pendant ce temps sur le piano de cuisine, parce que c'est pas le lieu, pour embrasser ta nuque et effleurer tes joues, parce que les oiseaux voisins pourraient nous voir, et l'envie, et la boullebouille de l'eau...
Ça se dit pas boullebouille...
Pendant ce temps sur le piano de cuisine, glisser sous ta jupe des caresses en douce, et ta paume des mains sur les carreaux en dur, écouter le café qui reste dans la machine, et le blouffebouille de l'eau...
Ça se dit pas non plus ça...
Pendant ce temps sur le piano de cuisine, les sélomanes et les senteurs poivrées, le mariage des cheveux qui blanchissent, ou ce qu'il reste de deux jours qui sourient à une bouteille d'huile...
Et toute l'eau se sera évaporée d'ici là.
Publié par Duck La Bouee à 16:59:51 dans le canard battant | Commentaires (1) | Permaliens
Coin coin attitude