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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Le Canard totally remixed | 28 novembre 2007

De même qu'il est important de ne pas confondre carton et caneton, surtout au restaurant, malgré qu'avec certains accents mâchouillés on puisse parfois se tromper, de même il faut observer les subtiles différences entre les bouées et les ballons de baudruche. La bouée, elle, elle picore le matin son ami (ou son amie, ça dépend des bouées) du petit déjeuner. Apnées irréalistes, et crissement des latex sur les coutures des bouées. GRAMMATICALEMENT LOVE. Et puis autour du café crème, faire tinter les cuillers, noyer du sucre, et dans spirales de bulles en couleurs, dessiner des baisers tourbillonnés. En éloignant la table, en rapprochant les chaises, pianoter sur ta cuisse des sonates et des airs, des chansons de chercheurs d'or, des sésames ouvre-toi, qui approchent ta bouche de la mienne. Sur la route du pays où la vie est moins chère, elle a croisé un canapé qui faisait une gueule d'enterrement et qui s'appelait Lambada. C'est un peu comme les ponts qu'elle construit de sa nuque aux mollets. C'est sûrement ce que tu appelles le pire. La suspension voûtée, l'arc blanc crème qui finit sur deux branches chaleureuses, les dessins de colonne, le velouté des côtes, et sur les ralentisseurs la fente qui recèle les secrets du monde, ceux qu'on échange sur l'oreiller, pas tant que l'oreiller veuille écouter, mais qu'il est mordu ou agrippé. C'est un pont qui tient à ce que de gris nuages le prennent. Dans le cadre d'une liaison les première et seconde personnes sont zamoureuses. La troisième est tamoureuse. De toute évidence, ça fait canapé sur le blini. GRAMMATICALEMENT LOVE. Ma chérie a mis une mobylette dans sa cafetière, elle carbure au percolateur. D'une cafetière intergalactique qui draine les saveurs colombiennes et les mokas torréfiés au milieu des espaces de coccinelles et les toiles d'araignées.

Des « j'ai le goût chlorophylle d'un Hollywood chewing-gum, qui se trimbale à l'orée des mots, sur les traces de ta langue. »

Coupure de réseau. Mon amour se cogne la tête. Elle a une bosse et déplie les pattes d'araignées en soufflant dessus. Sur le rebord du paradis, comme escaladé sur ta hanche. Tu t'endors de côté, comme une chaîne de montagnes à 40°, un instant de relief, dans le froissé des draps, et le velouté de la trêve des amants. Pendant ce temps sur le piano de cuisine, glisser sous ta jupe des caresses en douce, et ta paume des mains sur les carreaux en dur, écouter le café qui reste dans la machine, et le blouffebouille de l'eau.

Ça se dit pas non plus ça... Des « je n'ai pas assez dit comme j'aime ta bouche, la retenue de tes dents, et tes lèvres quand elles se perdent sous mon ventre. »

C'est l'heure où les doigts en ciseaux déambulent dans le confort et la protection des velvets miroitants. Sur la peau, les au secours des jambes digitales éparpillées tremblent. C'est l'heure du make it easy et des chorégraphies du sud. C'est où le Mont Paradis ? Séoul Séoul Séoul... La chambre ne sera que désordre, et les jambes entre elles ne tiendront plus leurs places, en échafaud pour corps hachés, jusqu'à ce que la petite mort s'ensuive.
Et toute l'extinction des sens, l'interrupteur du goût de ta chair sur le bout de ma langue. je mords, (ce qui passe, un incurvé de hanche, une pointe de sein). Et moi de penser à des tops bulgares qui font yop yop. C'est velouté les fraises quand on y pense. Et caetera... Ta colonne joue les vallées encaissées, à l'érosion du tortillement de tes hanches, à la lumière du matin, à celle de l'abat-jour de la nuit, au revers de la main sur les fjords, à la brasse dans les courants, à la traversée des reins, au chevauchement superposé des rivières. Ta colonne est un pays sans matin, elle est un pays sans soir, elle est un pays où toute heure s'enfuit, dont la ravine s'élève sous l'index le majeur, dans les goulets des vertèbres, aux rails suspendus des côtes, justes perceptions tactiles d'un continent de dos. Il est question de ne pas attendre, de ne pas s'empêtrer de la journée. Il est question de vivre tout ce qu'il est bon de vivre... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... il est beau coco, il est beau... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... le manteau repose sur le perroquet... et le reste dans ma bouche s'éprend, agenouillé à la source de ton inflexion, ma main alpiniste tient à ta hanche. Je te mangerai entière. Et ton tronc dira ma faim de pêche dégoupillée. Pour faire une bonne petite salade de fruits, il faut une banane et une bonne poire. Si un abricot traîne par là, c'est encore plus sexy.

Des « mange moi encore, si tu veux mon amour, draine-le dans ses raisons érectiles, puis les plus prosaïques endormies de l'amant épuisé. »

My darjeeling, I'm a teaspoon. Entre Summer in the City des Lovin' Spoonful, comme quoi les cuillérées peuvent être surprenantes, et Remember (Walkin' in the Sand) des Shangri-Las, dans le classement des 500 meilleures songs ever du Rolling Stones magazine, reprenons-nous. Ça ne peut pas être qu'une chanson... ni des décors scintillants bleus Hawaï comme des nœuds coulants à l'élastique sous-vestimentaire. Après tout, wise men say only fools rush in... Little Girl Blue, Nina Simone : une taille un genre et une couleur. L'heure des berceuses. Les jolies chansons chassent les monstres, j'y crois... Vroum vroum avec la petite choupette, c'est zoom zoom zang dans la Volkswagen. U ne chanson, un accident d'Elvis Presley, tombé au hasard de la caresse. Dans nos dos, du moucharabieh plastique malléable souple rigide cassant d'une grille ronflante de haut-parleur de télévision... Ça s'appelait alors Plaisir d'Amour...

J'aime juste bien faire Brésil en première langue avec la tienne.

Voilà. Ça c'est dit.

 

Publié par Duck La Bouee à 13:00:14 dans le canard flottant | Commentaires (2) |

C'est mon joyeux anniversaire !!! | 28 novembre 2007

 


Aujourd'hui le Canard Flottant fête ses 1 an !!! (d'où la question, comment écrit-on ses un an ? ou ses un ans ? voire ses uns ans ?)

En un an le Canard aura été responsable de :

  • Quelques 460 publications originales rigolotes et sentimentales (voir un exemple );
  • De la diffusion de beaucoup de musique ultra lounge (voir un exemple et puis non finalement);
  • De la diffusion de beaucoup de musique ultra chanson jolie (voir un exemple );
  • De la fidélisation d'une quinzaine de lecteurs réguliers;
  • De néologismes;
  • De la défense mondiale des perroquets les plus intelligents du monde;
  • Entre autres...

 

Ceci, le Canard n'y serait jamais arrivé sans ses lecteurs les plus fidèles, ses collaborateurs les plus doués, ses amis, et sans celle que dans le milieu underground du show-bizz du blogg, Caliban appelle « la Marchande de Pinard ». (Tu te rappelles le caviste froid à la cave bouillante ?)

Merci donc à vous. Et à l'année prochaine pour une célébration encore plus stylée.

 

 

Publié par Duck La Bouee à 13:00:13 dans le canard flottant | Commentaires (2) |

Le dialogue de bouée totally remixed dans son director’s cut | 28 novembre 2007


- J'irai faire des courses si je suis en forme.
- En forme de quoi ?
- Pffff...
- Tu le savais quand tu as commencé à sortir avec moi, que je faisais des blagues pourries.
- Tu en fais des bonnes parfois.
- Oui. Quand tu es bourrée.

Vroum vroum...

- Pour aller au Leclerc, c'est à gauche ou à droite ?
- Leclerc... ils sont unis contre la vie chère. C'est forcément à gauche.
- Trompé, c'est à droite !
- Ségolène nous aurait menti ?

- Pour rentrer chez moi, ce sera à droite.
- Comment ça ? Pour y aller c'est à droite, et pour en revenir c'est encore à droite ?
- Ben, en fait, c'est à gauche de chez moi, mais faut aller à droite avant.
- Ah ? c'est vraiment socialiste alors ?

Vroum vroum, ouais un feu rouge...

- Tu trouves pas qu'il y a du laisser-aller dans nos dialogues de bouées ?
- Oui, je trouve.
- Faut essayer de faire quelque chose.
- Oui, on va éviter le rose.

Vroum vroum... freeeeeeeein... clack clack shuuttt... « bienvenue au leclerc » cling claq shaft...

- Tiens ? Une baguette magique ?
- T'es au rayon boulangerie ?
- Non, loisirs créatifs, et y a des baguettes magiques, je comprends rien.
- Et est-ce qu'il y a des citrouilles ?
- Non mais là j'ai un déguisement de fée, là j'ai un déguisement de princesse, là j'ai un déguisement de pirate, là j'ai un déguisement de soldat... C'est pas cher, à trois euros le déguisement de mardi gras.
- Tu as encore des envies de crêpes ?
- Oui mais j'ai toujours des envies de crêpes.

Shikitack shik... fait du bruit ce chariot...

- Où trouver des dialogues de bouées le soir quand il se fait tard ?
- Tu prends d'abord à droite, puis à gauche.

- Pourquoi ils font plus d'œufs extra frais, mais que des œufs frais ?
- C'est depuis qu'il n'y a plus de poules dans les supermarchés.

- Tu sais, non seulement je suis amoureux de toi, mais en plus, j'ai envie d'être amoureux de toi.
- Ça veut dire quoi avoir envie d'être amoureux de moi ?
- Ça veut dire qu'il faudra pas venir me plaindre si jamais je suis heureux.
- Bon alors je vais prendre du lait, parce que j'ai mal pris ta réflexion sur le fait que j'avais pas de lait.

- Je vais me chercher une pizza fraîche.
- Pourquoi ils en font plus des extra fraîches ?

shit shak... rouiun rouiun... chikaboum chouin chouin... shaft... vroum vroum vroum...


Publié par Duck La Bouee à 13:00:03 dans le canard dialoguant | Commentaires (0) |

La bédéversaire du Canard Flottant | 28 novembre 2007


Publié par Duck La Bouee à 12:59:40 dans le canard flottant | Commentaires (0) |

L'anniversaire | 28 novembre 2007

 


Duck et son ami Sam le Chat avaient tout bien décoré l'appartement. Ils n'attendaient plus que les invités arrivent. Tous leurs meilleurs amis : Sherlock Holmes et le Docteur Watson, les scientifiques du programme spatial lunaire en cafetière, les ouvriers des chantiers navals des quais de l'île de la Cité, les caissières du Leclerc et du Shopi Market, la Guilde des Restaurateurs Asiatiques qui aiment pas qu'on vienne manger après 22h, et qui vous empoisonnent au riz cantonnais parce que vous saviez pas ce qu'est un bo bun, et puis tous les commentateurs habituels et quasi officiels du Canard Flottant : Romanée Conti, Jane, Lillysback, Swannn, Caliban, Tschok entre autres.

Mais le temps passait et personne n'arrivait.

Sam se tourna vers Duck :

- Franchement on a assuré dans l'organisation de cette petite fête.

- Oui oui.

- Les guirlandes, le gâteau, toussa, c'était bien.

- Oui oui.

- Par contre, là où je crois qu'on a pas assuré...

- Oui ?

- Ben c'est en laissant le perroquet passer les invitations par téléphone.

 


Ps : pour être sûr de bien comprendre ce qui pourrait vous paraître incompréhensible, voyez ici , ou voyez là , ou encore là...

Publié par Duck La Bouee à 12:59:27 dans le canard affligeant | Commentaires (4) |