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Le Canard Flottant

Laqué mais insubmersible

Le Courrier du Canard n°12 | 19 octobre 2007



Merci à Diego pour son mail,

"Bonjour Duck,

je suis petit et gras du bide, mais je joue pas au football, et je trouve que ça sent le camembert ici. Mais bon, c'est pas le sujet. Je me demande : pourquoi on comprend pas toujours ce que tu racontes ?

Diego"


Merci Diego,

merci de nous lire et de taper ton clavier de la main de Dieu. Effectivement, tout n'est pas compréhensible ici, et heureusement, car c'est avant tout un espace personnel, dont une infime partie s'ouvre au public. Néanmoins, tu peux agir sur des choses réelles, sur la réalité tangible, en cliquant ici là maintenant par exemple .

Duck

 



Publié par Duck La Bouee à 10:35:47 dans le canard correspondant | Commentaires (41) |

Scribbles at Arès Station | 19 octobre 2007

Un saint au bain-marie, ça se cuisine aussi, même qu'il se cisaille au Massicot latéral. Pour le faire briller, c'est bien simple tu lisses, sors le réveil du feu, tu vois bien que le lait sonne.
Si t'as rien compris, mange-toi un atlas, puis contourne alors les périmètres de surface. Sur les parterres de fleurs que t'auras retranchés, dont on ne sait trop quoi, on comptera jusqu'à moi. Je suis un peu gras du nian nian, tu trouves ça bucolique, c'est qu'on peut-être félin, et puis moche et lyrique.
Tu fais du trampoline, tu bois de la bibine, après 48 heures, ça fera onze mois de couleurs.
J'aime ma comptine, même sans mandoline, mais ça vaut mieux crois-moi. C'est une sainte aubaine, de souche, pas vilaine, de ne pas m'entendre rassembler les nuages, de mes bavardages tout émoustillés, viennent les orages et leurs sacrés effets.
Passons sur mes cribles, passons sur ses scribbles, passons sur les scribes de l'encre sympathique. Plus de papyrus, peut-être juste un marcel, quand le bus s'arrête, Arlette, à la station d'Arès.
Je note sur mon carnet, tout un tas d'idées.
Je mixe et je bois frais, sur les plages ensablées.

Publié par Duck La Bouee à 10:35:42 dans le canard marrant | Commentaires (0) |

Retour sur un vieux post | 19 octobre 2007

Le 14 décembre, ça fait un bail, j'écrivais ceci.

"D'après les spécialistes, il y a un suspense terrible à la fin de la saison 2, et les spécialistes ils attendent."

A la fin tous les flingues sont pointés sur elle.
Onze fois la même chanson après, je confirme. Mais les spécialistes, eux, ont déjà dépassé le souci. Ils sont devenus polygames et ont retrouvé leur amour de docteur boiteux.
Je vais pas me plaindre, j'ai moi même traversé deux saisons de deux jours.


Publié par Duck La Bouee à 10:35:37 dans le canard flottant | Commentaires (0) |

Extrait n°55 de la vie privée des bouées | 19 octobre 2007

- Moi pendant ce temps, je me fais attaquer par les moustiques, toi, tu restes là à rien faire... (mon chéri, mon chéri, mon chéri, mon chéri...) Bon, ben, je vais me lever parce que je m'ennuie.
- Ah la ferme ! je suis en train de prendre des notes pour un dialogue de bouées.

Publié par Duck La Bouee à 10:35:31 dans le canard dialoguant | Commentaires (0) |

Un frisson, disais-je ? | 19 octobre 2007


Un frisson t'ai-je dit ? Non, plus que ça. Parce que ça marchait encore ce matin, ce mariage, cette épousaille, cette unanimité éphémère en 25 mouvements seconde et mpeg-2.
Des carillons, des crécelles, (j'appelle cela des raras de semaine sainte), on croirait par moment les clochettes des rennes du père Noël.
Une procession tout seul.

Et puis à la fin quand tout s'arrête, une question. Idiote.

Y avait pas de fontaine. Pas de véritable. Pas de tangible. Pas une qui balance un petit geyser. Rien.
Si oui, un gros robinet où se laver les mains.

Y avait pas de question, non plus. Idiote, non plus.

Un frisson t'ai-je dit ? Non, de la jalousie émerveillée. Se dire, après tout ils sont plusieurs. Se dire, après tout rien à redire. C'est ce que je veux faire, moi, quand je serai grand.
Avec ces lumières là, ce grain là, cette musique là. Comme ça.

Il y a ce qui tombe sous le sens, et ce qui s'en échappe. C'est l'échappé que je ressens. Un moment de perfection, et se dire, qu'on le tient un instant, et que c'est tout ce qu'on a fait pour ça.

Mais là, c'est juste un film. Juste une histoire, une bobine qui défile dans une débauche d'or et de neige,de fleurs numériques échappées d'un flanc, d'un bonze stellaire, et d'une évidence criante, niée jusqu'à son acceptation éclatante : pourquoi les types seuls au cinéma, sont-ils toujours accompagnés par un orchestre symphonique et des choeurs ? comme si un piano tout seul ne pouvait pas surligner stabileusement leur majesté ? Le piano seul, c'est bon pour le générique... De la bobine, disais-je. Tu vois, je trouve à redire. C'est mille fois mieux quand c'est toi. Alors, je ne dis rien, je m'endors. Là aussi, je profite du hasard du moment de l'attente de la crainte de ne pas comprendre de ne pas être à la hauteur tout comme de ne pas être à la bassesse au plus simple au plus vil au plus pire d'en toi.

Je m'endors bien, je crois. C'est une des choses que je dois faire le mieux.
Sur la pointe des pieds de la sénilité.

- Tu dors ?
- Non.

Que je réponds en ronflant.

C'est mille fois mieux quand c'est toi, et d'un mille d'enfant qui ne sait pas compter plus loin que cinq et qui s'imagine mille bonbons, mille caresses, mille fleurs.
Alors, ça ne se raconte pas, pas de synopsis, pas de résumé en quatre lignes, ça s'embrasse.

Publié par Duck La Bouee à 10:32:52 dans le canard flottant | Commentaires (0) |