- Avez-vous pu arrêter le méchant ?
- Oui. J'ai l'Elbe ici, c'était facile comme un deux trois, ou do ré mi.
Publié par Duck La Bouee à 16:40:47 dans le canard affligeant | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Duck La Bouee à 16:38:08 dans le canard flottant | Commentaires (2) | Permaliens
Merci à April pour son mail
« Salut Duck,
Mon petit ami, n'est pas un génie. Mais c'est mon ami, mon petit ami. Il est garanti sans mauvaises surprises. Certifié 6 mois, c'est assez comme ça. Car mon petit ami, c'est pas pour la vie, c'est juste une petite, une petite envie. Ma meilleure amie le trouve intéressant, je suis fière de lui, du moins pour l'instant.
Mon petit ami, le roi des sorties, restau, boîtes de nuit, concert NRJ. Avec lui c'est bien, on se tient la main, on se fait des cinés, des baisers langués.
Quand je vais au lit, j'emmène mon ami, mon petit ami qui m'entraîne au lit à devenir femme, sans trop d'état d'âme. Pas de vices cachés avec mon bébé.
Mon petit ami, c'est pas le paradis, mais il est gentil, mon petit ami. On met des capotes, on écoute du rock, on vit en accord avec notre époque.
On se saluera pourtant du bout des doigts, lorsqu'on se croisera d'ici deux ou trois mois. Mais lorsque j'attendrai mon petit mari, je me souviendrais de mon petit ami.
April »
Salut April,
Comment dire ? c'est pas le courrier du cœur ici. Mais passe à Canardbourg, y a des clubs de papotages pour filles.
Duck
Publié par Duck La Bouee à 16:38:06 dans le canard correspondant | Commentaires (5) | Permaliens
Des rebords de sa baignoire, Duckito le canard plastique lançait des regards vers un triste vasistas. Une lumière diaphane le frappait qui s'écaillait alors aux hasards des contours des fragments géométriquement incertains du verre mal poli, comme une longue litanie d'appartenance, du hasard aux contours, des contours aux fragments, des fragments à la géométrie, science exacte d'une incertitude de verriers pressés. A en croire cette fenêtre, il faisait beau dans ce que Duckito imaginait un « dehors », un « ailleurs », une terre où les Dieux qui décident de l'eau chaude ou du printemps sortaient parfois se rencontrer.
Duckito était un canard plastique de baignoire, mais cela ne l'empêchait de s'interroger.
« Qui suis-je ? où vais-je ? »
Et Duckito aimait, la petite cane plastique qui logeait plus haut sur un banc de serviettes éponges, trônant comme une reine, une déesse, alors qu'elle n'était qu'un canard plastique, d'un violet prune douteux, sa duckcinée.
Et Duckito voyait le banc de serviettes se réduire, à mesure que la divinité venait faire l'eau chaude et le printemps contre les parois de la baignoire.
« Mais où va le monde ? »
Il se tourna vers son vieil ami, qui sentait si bon le Tahiti Douche, et que tous appelaient Savon Pancha.
« Il faut que je la sauve. »
Mais Savon pensait surtout à se sauver : depuis quelque temps déjà, il se sentait bien vide, et tous savent ce qui arrive aux savons qui se sentent vides. Malgré tout il tempéra les propos de son ami.
« La sauver, c'est très bien, mais tu es si petit ! Tu te demandes toujours où tu vas, mais sais-tu quelle carrure te donne le d'où tu viens ? »
Duckito réfléchit très fort, car pour réfléchir il était bien doué. Puis il déclara :
« Je ne suis pas petit, et du plus loin que je me souvienne, je suis né là ! »
Et il désigna un flacon d'algues de bain, à côté d'un appareil photo de bain lanceur d'eau .
« Oui, là, je viens d'un nid d'algo. »
Savon n'y comprenait rien, ne parlant que très mal l'espagnol. Duckito précisa :
« Je dirai même plus : d'un nid d'algo qui shoote ! »
Savon y comprit beaucoup mieux car il connaissait bien le Real Madrid. Duckito continua :
« Tu vois donc bien que j'ai plus d'un tour dans la Mancha ! »
Savon n'y recomprit que dalle. Duckito de conclure :
« Je suis Duck Qui Shoote de la Mancha. Viens partons à l'aventure ! »
Et ils sautèrent tous deux du rebord de la baignoire, pour tomber dans un roller. Le saut entraîna le roller loin de la salle de bain. A priori il s'agissait du roller d'un petit pied qui pue, car Duckito se sentit vite mal à l'aise :
« Epanche-toi Savon !!! » hurlait-il.
Mais Savon comprit tout de travers, et il se pencha. Le roller tourna sur lui-même avant d'aller embrasser un pied de chaise, dans ce que Duck et Savon ne savaient pas être une cuisine. Les deux amis furent dans le choc propulsés jusqu'à un piano de cuisine.
« Où sommes-nous ? » s'inquiéta Savon.
« Au pays des géants » répondit Duckito, en montrant les moulins à poivre.
Savon pensa que son ami avait vraiment pété un plomb en humant trop dans le roller.
« Mon ami », s'écria Duckito, « à l'attaque !!! »
Et il courrait ainsi vers le moulin à poivre quand une main de la divinité qui fait l'eau chaude et le printemps le saisit. Une voix caverneuse tinta :
« Ma Choupette, tu as encore laissé traîner ton roller ! et ton canard ! »
... Une autre main se saisit de Savon...
« Et lui, tu aurais pu le mettre dans la poubelle !!! »
Les évènements se précipitèrent, et Duckito vit son ami disparaître dans un sac plastique, tandis que lui était ramené de force dans la salle de bain, sur le trône de serviettes éponges. Duckcinée était là, toute prune, on la croyait rougir.

Publié par Duck La Bouee à 16:37:38 dans le canard marrant | Commentaires (2) | Permaliens
Voilà. Ça c'est dit.
Publié par Duck La Bouee à 16:34:30 dans le canard groovant | Commentaires (1) | Permaliens
Coin coin attitude